Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Abdellaziz Mokhtari. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Abdellaziz Mokhtari. Afficher tous les articles

vendredi 21 mars 2014

Déclaration d’Agadir : « Pour la terre et la souveraineté de nos peuples ! Dans la solidarité et dans la lutte ! »

De Collectif, Global Research, 16/3/2014

Nous, organisations syndicales, mouvements paysans et mouvements sociaux :
  • la Fédération Nationale du Secteur Agricole FNSA/UMT /MAROC
  • Syndicat National des Marins pêcheurs, de la pêche côtière et hautière SNMPCM/MAROC
  • la Confédération Paysanne Française
  • l’Union des Comités du Travail Agricole Palestinien (UAWC)
  • le Conseil Nationale Sénégalais de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR),
  • ATTAC/CADTM Maroc
  • l’Association Million des Femmes Rurales et l’Association Lutte de Terre Tunisiennes
Réunis, dans le cadre du Mouvement paysan International VIA CAMPESINA à Agadir les 13, 14 et 15 mars 2014 sous le slogan :

« Pour la terre et la souveraineté de nos peuples !
Dans la solidarité et dans la lutte ! »

Après avoir discuté du contexte local, régional et international, marqué par :
Premièrement, l’accentuation de la crise capitaliste multidimensionnelle (crise alimentaire, environnementale, énergétique, financière, économique, institutionnelle, d’endettement et de migration), et les tentatives des gouvernements à faire supporter aux travailleurs et travailleuses de la Terre et de la Mer (paysans pauvres, ouvriers et ouvrières agricoles, marins pêcheurs démunis) et à toutes les catégories populaires, le coût de cette crise. Les politiques d’austérité mises en œuvre généralisent le chômage, la pauvreté, la précarité et la persécution des immigrés. Ceci à un moment où les dépenses d’armement ont augmenté, ainsi que les guerres impérialistes menées dans le cadre de la concurrence pour le partage des sphères d’influence, et l’accaparement des richesses, sous le couvert de la légitimité internationale.
Deuxièmement, la montée des résistances populaires et les grèves des travailleurs et travailleuses de la Terre et de la Mer dans de nombreux pays, contre les répercussions de cette crise, et le déclenchement du processus révolutionnaire dans la région arabe et maghrébine en conséquence des décennies d’appauvrissement, de tyrannie, de domination impérialiste et d’agression sioniste.
Après avoir mis l’accent, en particulier, sur la crise alimentaire liée aux spéculations capitalistes mondiales sur les produits agricoles, et l’encouragement de l’industrie des agro-carburants sous la pression des grandes sociétés de l’agrobusiness qui mènent une course pour l’acquisition des terres agricoles, notamment dans les pays du Sud.
Cette crise alimentaire a touché directement les peuples des pays du Sud dépendants, en raison des politiques imposées par les institutions économiques mondiales et le poids de la dette. Ce qui a été mis en évidence par les soulèvements et mobilisations populaires contre la hausse des prix des aliments qui ont éclaté en 2007 et qui persistent.
Après avoir étudié les conséquences des accords de libre échange qui contribuent au démantèlement de la production agricole paysanne partout dans le Monde et particulièrement dans les pays du Sud, en inondant le marché par des produits agricoles subventionnés et en imposant un modèle d’agriculture d’exportation qui épuise les ressources et pollue la nature.

Nous déclarons continuer à travailler ensemble pour :
Faire face :
  • Aux choix néo–libéraux imposés par les institutions économiques internationales, et les gouvernements des pays impérialistes pour garantir les intérêts des multinationales et faire supporter le fardeau de la crise du capitalisme mondial aux classes populaires et travailleurs et travailleuses de la terre et de la mer.
  • Aux nouvelles stratégies néo -coloniales et les guerres impérialistes qui empêchent la paix dans le Monde, et qui bafouent le droit des peuples à l’autodétermination politique, économique, sociale, et culturelle.
  • Au système capitaliste patriarcal qui génère les discriminations et les violences à l’égard des femmes.
  • Au pillage capitaliste des ressources naturelles terrestres et maritimes, ce qui aggrave le phénomène de la famine qui sévit dans de nombreuses régions pauvres de la planète.
  •  Au modèle de l’agriculture industrielle et d’exportation qui aggrave la crise climatique, qui détruit l’agriculture paysanne, les liens solidaires dans le monde rural, et épuise l’eau, endommage la terre, et pollue la nature.
  •  A la politique d’accaparement des terres agricoles par les multinationales et les entreprises locales mandataires, et à l’expulsion des petits paysans de leurs terres, la destruction des semences locales, de la biodiversité végétale et animale et du patrimoine génétique ancestral ;
Nous déclarons renforcer les solidarités locales, nationales et internationales :
  •  Pour une réforme agraire intégrale basée sur la distribution équitable de l’eau, des terres et des politiques agricoles qui assurent tous les moyens de production, garantissent la souveraineté alimentaire et respectent l’environnement.
  •  Avec les luttes des paysans pauvres pour la défense de leurs terres et de leurs eaux contre les multinationales, des ouvrières et des ouvriers agricoles pour l’égalité des salaires, le droit à l’organisation syndicale, aux négociations collectives et à l’amélioration des conditions de travail, des marins pêcheurs contre la mainmise des grandes entreprises capitalistes.
  •  Avec les résistances des femmes contre l’oppression capitaliste et la domination Patriarcale. Pour la garantie de leur dignité et de leurs droits à l’égalité pleine et effective.
  •  Avec les luttes des peuples pour leur souveraineté, et contre les plans coloniaux, notamment en Afrique.
  • Avec la résistance du peuple palestinien contre l’occupation sioniste.
JPEG - 85.9 ko
La Via Campesina 15 mars 2014
Les organisations signataires de cette déclaration soutiennent les luttes des travailleurs et travailleuses de la Terre et de la Mer au Maroc. Elles revendiquent ainsi à l’État marocain le respect des Droits Humains, la libération des prisonniers politiques ; la ratification des conventions et accords internationaux relatifs à la garantie des droits et des libertés individuelles et collectives.
Elles appellent également à l’instauration des négociations collectives avec les organisations syndicales, à mettre fin aux entraves mises au droit syndical, et à garantir les droits des migrants sub-sahariens, tout en mettant un terme aux campagnes de racisme menées contre eux.
Les participantes et participants expriment leur soutien aux luttes des peuples pour la libération, la liberté, la dignité, la justice sociale et l’égalité. Et pour un monde dans lequel règne la solidarité entre les peuples, et où disparaît l’exploitation de l’Homme par l’Homme.

dimanche 6 juin 2010

Scandale de la mort d'Aïcha Mokhtari : son frère Abdellaziz poursuit son combat.

Au nom de sa sœur refoulée vers la mort

Abdelaziz Mokhtari accuse l’État français d’avoir refusé un visa à Aïcha, atteinte d’un cancer et décédée au Maroc.
Par SONYA FAURE, Libération.fr, 31/5/2010
Il ouvre un énorme classeur et en sort une à une des pochettes de couleurs différentes : «Voilà Copé, voilà Kouchner, Rama Yade, et là Hortefeux…» Dans un espoir un peu fou, peut-être naïf, certainement désespéré, Abdelaziz Mokhtari a envoyé ses lettres à une dizaine de politiques français. Il les a alertés sur la situation ubuesque et tragique de sa sœur, marocaine comme lui, Aïcha. Aïcha Mokhtari souffrait d’une forme rare de tumeur au genou, elle est morte le 15 août 2009, à 52 ans. Faute d’avoir obtenu un visa pour venir se soigner en France, selon son frère. Il veut aujourd’hui amener l’administration française devant les tribunaux.
En 2008, des médecins informent Aïcha Mokhtari qu’elle ne peut être soignée dans les hôpitaux de sa région, Oujda. «Son état nécessite une prise en charge à l’étranger», écrit par exemple ce médecin, dont Abdelaziz Mokhtari sort la lettre d’attestation de son gros classeur. Aïcha décroche un rendez-vous à l’institut Gustave-Roussy à Villejuif, en France, pour avril 2008. Elle fait une demande de visa médical le 25 mars. Refusée, quelques jours plus tard.
Homonymes. 
Le frère, conseiller de clientèle à la BMCI, une filiale du groupe BNP Paribas, écrit alors au ministère de l’Immigration, et le chef de cabinet de Brice Hortefeux, Pierre Castoldi, lui fait une réponse curieuse :«Aucune demande de visa au nom de Mme Aïcha Mokhtari n’a été récemment enregistrée […] depuis la dernière demande de visa […] qui a fait l’objet d’un refus le 10 avril 2007.» Aïcha n’a pourtant jamais fait de demande de visa en 2007, selon sa famille, et le courrier signifierait que le consulat n’a pas gardé la trace de sa demande d’avril 2008.
Après enquête auprès des consulats d’Oran et d’Alger, les Mokhtari sont persuadés qu’il y a confusion entre deux homonymes : il existe une autre Aïcha Mokhtari, née en Algérie en 1932, dont une demande a par le passé été refusée. Le cabinet d’Hortefeux s’est-il pris les pieds dans le tapis ? Ou, bien plus grave, le consulat de Fès s’est-il trompé d’Aïcha, en lui refusant son visa ? C’est la thèse d’Abdelaziz Mokhtari et de la sénatrice française des Verts Alima Boumediene, qui l’a accompagné dans son combat.
Aïcha va de plus en plus mal, elle mange peu, ne dort plus. Elle est hospitalisée trois fois en réanimation. Les Mokhtari saisissent la commission de recours contre les refus de visa d’entrée en France. Plus de dix mois plus tard, en mai 2009, nouveau refus. Aïcha meurt cet été-là, après une bataille administrative d’un an et demi.
Effondré, déboussolé, son frère a pris contact avec l’avocat William Bourdon. Ils ont adressé le mois dernier un courrier au ministère des Affaires étrangères : «La responsabilité de l’administration des services consulaires et par conséquent de l’Etat me paraît indiscutablement engagée, écrit Me Bourdon. Merci de me confirmer que votre ministère partage cette analyse de sorte que puisse être envisagée l’indemnisation des préjudices subis par la famille Mokhtari.» Dans le cas contraire, ils attaqueront l’Etat devant le tribunal administratif, qui devra trancher : y a-t-il eu erreur des services du consulat ? Aïcha aurait-elle pu être sauvée en France ?
Contacté par Libération, le ministère de l’Immigration préfère le silence : «Nous ne pouvons commenter l’affaire puisqu’un recours en responsabilité est en cours.» Le Quai d’Orsay a sa propre lecture de l’affaire. Pour lui, pas d’erreur, pas d’homonymie. Après avoir rappelé que «427 visas médicaux ont été délivrés au Maroc en 2008, un taux de délivrance de près de 80%», le service de communication du ministère envoie par mail des «éléments de langage» déjà employés par l’ambassade de France à Rabat, devant les journalistes marocains. «La demande de visa de Mme Mokhtari a été traitée par le consulat général de France à Fès avec toute l’attention nécessaire. Comme son dossier comportait des insuffisances, principalement liées aux modalités de prise en charge financière de l’intéressée, celles-ci ont été signalées à plusieurs reprises à la famille.»
Abdelaziz Mokhtari et la sénatrice Alima Boumediene, qui a elle-même envoyé de multiples pièces aux ministères et consulats, assurent au contraire que le dossier était complet. Abdelaziz sort une feuille de son classeur : l’attestation d’Isaaf Mondial assistance témoignant de l’existence d’un contrat au nom d’Aïcha garantissant ses frais médicaux à hauteur de 30 000 euros. La commission de recours aurait également motivé son refus selon le principe que «les soins pouvaient être prodigués au Maroc». Aïcha n’a pourtant pas été soignée.
«Autisme».
 «Il est clairement établi qu’on a privé cette femme d’une possibilité de survivre, estime l’avocat William Bourdon. L’obsession sécuritaire adossée à l’interconnexion des fichiers conduit mécaniquement à ce genre d’erreurs, pour une affaire d’homonymie. Celle-ci était tellement évidente qu’elle était facile à corriger. C’est ce qui rend l’affaire encore plus révoltante.» «La politique migratoire est rentrée dans une forme d’autisme», poursuit la sénatrice Alima Boumediene.
Au Maroc, l’affaire a suscité de nombreux articles, «127 en tout, et 5 reportages télé», précise le frère d’Aïcha Mokhtari, qui a également déposé plainte contre plusieurs ministres marocains pour non-assistance à personne en danger.
«Il y a eu une campagne de presse largement injuste envers la France», estime le Quai d’Orsay. Dans les journaux, les mots sont durs : «Hortefeux, Aïcha et le racisme», titre le Journal hebdomadaire. Ce journal indépendant (qui a fermé depuis) qualifiait d’«ignoble» le comportement du ministre dans l’affaire Mokhtari. L’hebdomadaire Tel Quel, lui aussi indépendant, préférait braquer sa critique sur les institutions marocaines : «C’est bien plus facile de penser que la France doit être tenue pour responsable que de pointer la déficience du système de santé marocain et l’absence d’un système de couverture maladie universelle.»
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ce que Abdellaziz Mokhtari a déjà obtenu par son combat (NDLR)
Les modalités des visa ont été modifiées depuis 2 Mois .
Le consul à Fès a été révoqué le 31.03.2009 par décret présidentiel .

jeudi 17 décembre 2009

Demande d'aide solidaire

Par Abdelaziz Mokhtari, frère d'Aïcha, 18/12/2009
Moi, Abdelaziz , frère de feue Aicha Mokhtari décédée tragiquement le 15 Août 2009 suite au  visa refusé arbitrairement , injustement et de manière inhumaine par Mr le consul général de France à Fès , sollicite vivement une aide financière de la part de personnes sensibles au drame de ma famille,  bienfaiteurs et donateurs , pour faire face aux frais d'honoraires de l’avocat français chargé de ce dossier qui devait nous défendre auprès de la justice française et qui s’élève à 5.382 euros.
Par ce geste votre solidarité sera un très joli cadeau  en ces jours de Noël ...
Grand merci d’avance pour votre généreuse solidarité  .
Abdelaziz Mokhtari
Téléphone : 00.212.662.30.12.85 ou 00.212.660.46.07.15
Compte bancaire ( RIB ) : 013.570.01029.480051.001.76 . 17
Banque : Banque Marocaine Pour le Commerce et l’Industrie ( B.M.C.I )
Agence bancaire : OUJDA Succursale . Maroc
SWIFT : BMCI-MAMC
Lire ci-dessous le rappel de cet évènement inhumain et douloureux