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samedi 21 septembre 2013

Au Maroc / On interdit, on punit, on emprisonne... !

Au Maroc / On interdit, on punit, on emprisonne... !

Mohammed Belmaïzi
20/09/2013


L’État marocain ne sait gouverner qu'à coup de revanche et de punition. Aucun projet d'édification. Aucune vision de l'avenir. Aucun contrat social. Nul respect pour la citoyenneté. Cet État se refuse à promouvoir le débat d'idée. Il bâillonne les forces de proposition. Il est instauré par la force et la violence.

Personne n'a élu le roi. Il est là, selon les thuriféraires du régime,  par la force de je ne sais quelle légitimité historique. Le gouvernement actuel est élu dans une fraude et manipulation sordides. La Constitution falsifiée et verrouillée. Les partis politiques officiels déshonorent la responsabilité et l'éthique. Ils ne savent que prosterner, remplir la panse et déféquer.

L'opinion piétinée et humiliée... Jusqu'au moment où le peuple crie haut et fort à la face du roi qui a cru gracier le pédophile Daniel selon son bon plaisir et à son irrévocable guise : Assez, Assez, Assez!!

C'est ainsi que le roi et sa clique ont été ébranlés et ont vacillé de leurs fauteuils mous et dodus...  La sacralité a perdu sa couronne dorée! Le roi est nu !

Alors il fallait reprendre le dessus et rétablir la puissance et le despotisme, ces gouvernails traditionnels de l’État marocain, qui ne connait que la coercition et la provocation.

Oui, l’État marocain provoque la société civile et invente des thématiques qu'il croit rendre vigueur, sacralité, stabilité à son pouvoir. Il crache et rugit contre l'affront qu'il a subi pour la bourde grâce du pédophile...

C'est ainsi que la victime expiatoire était toute désignée : le journaliste Ali Anouzla, que l’État de la coercition décide d'ajouter au nombre considérable de prisonniers militants qui combattent pour une société démocratique et pour un État de Droit.. où le mot "Citoyenneté" rime avec paix, dignité et prospérité.

La déliquescence de cet État n'est plus à prouver! Répondre du tac au tac pour enfoncer et ligoter la société civile, est une manœuvre sans avenir... C'est-à-dire que cette gouvernance entachée d'arrogance et pataugeant dans la mauvaise foi, est appelée logiquement à disparaître.

Car l'abolition du Makhzen despote est inscrite dans ses propres gênes !



mardi 20 novembre 2012

La Violence, l’Univers Carcéral et les Prisonniers Politiques au Maroc



  • Conférence/Débat sous le thème :
    « La Violence, l’Univers Carcéral et les Prisonniers Politiques au Maroc »
    Suivie d’une projection et d’une soirée artistique, dédiées aux prisonniers politiques au Maroc.
    Le 01 Décembre à 18H, au 33, Rue des Vignoles
    Le combat du Mouvement marocain du 20 Février pour la liberté, la dignité, l’égalité et la justice sociale ne saurait faiblir. La mobilisation n’a pas cessé malgré les intimidations, la répression et l’emprisonnement des militantes et des militants qui manifestent pacifiquement pour leur liberté et leur dignité.

    Le pouvoir marocain, fidèle à sa politique anti-populaire et anti-démocratique, continue à museler les voix libres des militantes et des militants et à étouffer toute aspiration à la liberté et au changement démocratique.

    Le Mouvement marocain du 20 Février Paris/IDF :

    Réaffirme son soutien et exprime sa totale solidarité avec les prisonnièr(e)s politiques au Maroc et condamne la répression systématique du régime marocain,

    -  Dénonce les jugements préfabriqués par l’appareil judiciaire marocain qui cherche à briser la détermination des militantes et militants libres qui luttent pour un Etat de droit.

    Dans le cadre de la campagne d'information et de sensibilisation, pour la libération des détenu(e)s politiques, nous appelons toutes les militantes et tous les militants, engagé(e)s à exprimer pacifiquement leur indignation face à l'injustice que subissent plus de 170 détenu(e)s politiques, dont 70 emprisonnés depuis le 20 Février 2011, victimes de leurs engagements pour la démocratie au Maroc et contre la dictature opprimante du Makhzen.

    A cet effet, nous vous invitons à une conférence/débat sur les détenu(e)s politiques suivie d’une projection et d’une soirée artistique le 01 Décembre 2012 à 18H au 33 Rue des Vignoles 75020 Paris.

    Mobilisons-nous, pour soutenir la lutte du peuple marocain pour le droit de vivre dans un pays de dignité, d’égalité, de liberté et de justice sociale.

    Vive le mouvement du 20 Février, vive la lutte du peuple Marocain.

    mvt20fevrierparisidf@gmail.com

    Premiers signataires :

    Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF) – Confédération nationale du travail (CNT)- La Voie démocratique Paris -

mercredi 23 mai 2012

Campagne d'arrestations, d’enlèvements et de condamnations pour museler artistes et meneurs du mouvement

 par Salah Elayoubi, Lausanne, 21/5/2012
 Communiqué numéro 3 du mouvement du 20 février    pour la Suisse

La campagne d'arrestations, d’enlèvements et de condamnations qui s’est amplifiée au cours des semaines écoulées a été orchestrée et menée sur ordre du pouvoir, dans le seul but de museler, prioritairement, les artistes et les meneurs du mouvement, instaurer, accessoirement, la peur, parmi les militants de base et dissuader les autres de poursuivre leur campagne de dénonciation de la dictature du makhzen, de la répression des libertés et de la prédation économique du roi, de sa famille et de ses proches.  

Ces comportements menés au mépris absolu de la constitution et des droits de l’homme, nous renvoient aux chapitres les plus sombres de l’histoire moderne du Maroc, particulièrement, aux années de plomb Outre les militants qui mènent, dirigent, inspirent, encadrent et participent activement à la mise en œuvre des marches, des protestations, des sit-in et des autres actions et que la vindicte du régime poursuit, le tribunal de Casablanca a condamné, le 18 mai 2012, Younes Belkhdim, surnommé "le poète du peuple", à deux années de prison ferme et cinq mille (5000) dirhams d'amende, pour de prétendues violences contre les forces de l'ordre, la destruction de biens publics et la constitution de bande armée. Le 11 mai 2012, soit une semaine avant ce jugement infondé, le tribunal de Ain Sebaa, condamnait Mouad Belghouat, Alias "Lhaqed", à une peine d'emprisonnement d'une année ferme, pour offense faite à un corps constitué. Le rappeur était, en effet, accusé d'avoir réalisé un montage vidéo représentant un policier marocain, la tête remplacée par celle d'un âne, sur fond d'un de ses raps, accusant la police marocaine de corruption. 

Le mouvement du 20 février pour la Suisse, s'insurge contre cette répression ciblant des militants pacifistes. Il dénonce les méthodes violentes et illégales en usage chez les forces de l'ordre et les jugements injustes qui discréditent les prétentions du régime à une ouverture démocratique. 

Le mouvement se solidarise totalement et inconditionnellement avec ceux de ses militants qui ont fait l'objet d'interpellations, d'arrestations ou de condamnations, dans l'exercice légitime de leurs droits à protester contre les injustices qui continuent de frapper le peuple marocain. Le mouvement exige la libération de tous ses militants détenus, l'amnistie de tous ceux qui ont été condamnés et l'abandon de toutes les poursuites judiciaires et de toutes les charges retenues contre les autres militants détenus dans les prisons du royaume.

 Le mouvement prend à témoin les organisations des droits de l'homme et les appelle, solennellement, à appuyer sa lutte jusqu’à l'instauration d'une véritable démocratie au Maroc. Fait à Lausanne le 21 mai 2012