Le 11 juillet 1995, 8.000 hommes et adolescents étaient exécutés par les forces du général Mladic. Un massacre qui ne doit rien au hasard, révèle la journaliste Florence Hartmann, 20 ans plus tard.
Srebrenica se trouve
dans une vallée verdoyante, en Bosnie orientale, au milieu des
montagnes qui entourent la rivière Drina. Mais il y a 20 ans, le 11
juillet 1995, Srebrenica se transforme en véritable enfer. Les forces
bosno-serbes, dirigées par le général Ratko Mladić, s’emparent de cette
enclave musulmane, séparent les hommes et les femmes et massacrent, dans
les jours qui suivent, tous les hommes âgés entre 16 et 60 ans. Au
total, cela représente 8.372 victimes, dont les corps sont enterrés dans
des charniers. La « lâcheté » et le « dysfonctionnement onusien » sont
pointés du doigt pour ce véritable massacre, reconnu comme génocide par
le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie.
