C’est par ce mot, typiquement algérien, loin des sentiers usités de
la diplomatie, que l’on pourrait résumer la très sévère mise en garde
du secrétaire général de l’ONU après les attaques en règle essuyées par
lui rien que parce qu’il a enfin décidé de rejoindre le camp des
partisan du droit international en ce qui concerne le traitement de la
cause sahraouie.
Par Ali Oussi :
Le moins que l’on puisse dire est que le souverain marocain est dans de
sales draps, après avoir présumé de ses forces, de ses relais et de ses
soutiens en osant attaquer frontalement le secrétaire général de l’ONU.
Il semble en effet que la France, qui a d’autres chats à fouetter, ait
commencé à prendre ses distances par rapport à la politique criminelle
et indéfendable du Maroc, telle qu’appliquée dans les territoires
occupés sahraouis. La riposte effarouchée, et ô combien inélégante, du
Maroc, au lendemain de sa visite dans les territoires libérés sahraouis,
de l’utilisation du terme » occupation » en évoquant l’occupation
marocaine et son insistance pour que le peuple sahraoui puisse enfin
bénéficier de la tenue d’un référendum d’autodétermination, a donc fait
sortir Ban de ses gonds, sans que personne, non personne, ne vienne au
secours de Mohamed VI, plus que jamais dans ses petits babouches.

