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vendredi 24 juin 2016

Ali Aarrass, Salé II, Matricule 69 : Lettres de l’ombre (première partie)


LogoAli Aarrass, Lettres de l’ombre adressées à la DGAPR (Délégation Générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion)

dans Lettres/Letters/Brieven par


Letter from prison handsMessage adressé à la DGAPR  – Partie 1
Tentative de corruption 

Le nouveau directeur, monsieur Hoho, le dernier en date, a fait fort !
Depuis le début de mon malheureux séjour dans ces lieux infâmes, qui ne me correspondent pas du tout, j’en ai vu défiler bien des directeurs.  Ils se valent tous en matière de sournoiserie.  Mais l’actuel directeur démontre qu’on peut toujours faire mieux.  Je suis même impressionné par la ruse et la manipulation dont est capable cet individu.
Je dois vous relater les faits qui m’obligent à vous parler de ce personnage.  Et au fur et à mesure que vous me lirez, vous découvrirez un second personnage, non moins fourbe.

mardi 14 juillet 2015

Le « Réseau des associations victimes d’interdictions », organise une conférence de presse

Conférence de presse 

mercredi 15 juillet 2015 à 10H30 

à Rabat.

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Communiqué de presse.
Le « Réseau des associations victimes d’interdictions », organise une conférence de presse mercredi 15 juillet 2015 à 10H30 à Rabat
Le Réseau des associations victimes d’interdictions (RAVI), organise une conférence de presse mercredi 15 juillet 2015 à 10H30 au Club des Avocats (rue Afghanistan, Quartier Océan) à Rabat. Lors de cette rencontre, le RAVI rendra public un rapport préliminaire chiffré sur les violations du droit d’association et de réunion au Maroc ainsi que son futur plan d’action.
Sont invités à cette conférence, journalistes des différents médias audiovisuels, écrits, électroniques, agences de presse internationales et attachés de presse auprès des ambassades étrangères au Maroc.
Créé le 25 juin dernier par plusieurs associations, suite à la campagne de répression à l’égard de la société civile depuis les déclarations du ministre de l’Intérieur devant le Parlement le 15 juillet 2014 contre des associations, le RAVI appelle l’Etat à respecter la Constitution ainsi que ses engagements internationaux en matière de droit d’association et de réunion.
Rabat, le 10 juillet 201.
Signé : Khadija Ryadi, coordinatrice provisoire du RAVI
Associations signataires :
1- Ligue marocaine de défense des droits de l’homme,
2- Association marocaine des droits humains,
3- Amnesty International-Maroc,
4- Instance marocaine des droits de l’Homme,
5- Association Freedom Now,
6- Association marocaine pour le journalisme d’investigation,
7- Association des droits numériques,
8- Ligue marocaine pour la citoyenneté et droits de l’homme,
9- Association Attac-Maroc,
10- Association Racines,
11- Forum des citoyens,
12- Association pour le contrat mondial de l’eau-Maroc,
13- Transparency-Maroc.
14- Observatoire de la Justice au Maroc.

samedi 27 décembre 2014

La violente charge du ministère de l’intérieur contre l’AMDH et la réponse de l’ONG

Par le Bureau central de l’AMDH, Rabat, 22/12/2014.

Le ministre de l'intérieur Mohamed Hassad (Photo DR)
Le ministre de l’intérieur Mohamed Hassad (Photo DR)


Le ministère de l’intérieur, c’est-à-dire le Palais, cherche à museler l’Association marocaine des droits humains (AMDH), la plus importante organisation des droits de l’homme du Maghreb et même du monde arabe. Dans une mise en demeure d’une rare violence, le ministère de l’intérieur dirigé par Mohamed Hassad, menace l’organisation de retrait de son statut d’ONG d’utilité publique.
Du basrisme, sans Basri !
La réponse de l’AMDH à la wilaya de Rabat, expéditrice de la correspondance, qu’elle accuse d’être passée « maitre dans les violations des lois »
Demain


Communiqué suite à la mise en demeure reçue par l’AMDH de la Wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer



Poursuivant son agression systématique à l’encontre du mouvement des droits humains marocain, dont l’AMDH fait largement les frais, les services de la wilaya de RABAT /SALE/ZEMMOUR/ZAER ont adressé une mise en demeure (marquant ainsi une nouvelle étape en matière de restriction et d’hostilité) à l’ASSOCIATION MAROCAINE DES DROITS HUMAINS le 17 DECEMBRE  2014, menaçant de recourir à la procédure de retrait du statut d’utilité publique  en se basant sur une série d’allégations dénuées de tout fondement ; l’objectif de ces allégations est de discréditer l’AMDH et de l’amener à  accepter de faire des concessions dans sa mission et à s’intégrer dans un supposé/présumé   consensus en matière de droits humains.

 Par cette mise en demeure, les autorités ont avancé des prétextes infondés et des allégations dangereuses comme «le constat par les autorités locales compétentes d’une inadéquation entre les activités de votre association et ses obligations telles que stipulées dans son statut et notamment l’article 3 » , que les positions et activités de l’association « expriment quant au fonds une orientation politique » et vise à « l’atteinte à l’unité territoriale du ROYAUME et aux intérêts des institutions étatiques » comme elle vise à « ébranler l’ordre public » et à minimiser « toutes les initiatives de l’ETAT en matière de droits humains » et œuvre pour « un agenda non dévoilé dont l’objectif est de remonter l’opinion publique » à travers « l’encadrement des  mouvements de protestation ».

Le bureau central tient, par son communiqué, à informer  l’opinion publique de cette nouvelle phase de restrictions, et souligne ce qui suit :
  • Que la mise en demeure de la WILAYA DE RABAT/SALE/ZEMMOUR/ ZAER (WILAYA passée maitre dans les violations des lois) n’est qu’un prétexte pour justifier des mesures arbitraires et absurdes qui vont à l’encontre des lois
  •  
  • Ce que recensent l’association et les autres organisations en matière de violations des droits des citoyens et citoyennes et ce qu’elles expriment en matière de revendications et de suggestions font partie intégrante de leur mission ; plutôt que de lancer des accusations, de chercher à museler les voix et de dénigrer toute critique sans prendre la peine de l’ étudier et d’ouvrir des enquêtes à seule fin de sauvegarder « l’autorité de l’ETAT », de consacrer la politique de l’impunité et l’inadéquation entre le discours et la réalité, l’ETAT devrait faire preuve de sérieux et de  responsabilité face aux critiques.
  •  
  •  Ce n’est pas le mouvement des droits humains qui doit être interpellé sur les tensions sociales que connait notre pays, sur les crises structurelles, sur les régressions sectorielles et spatiales mais plutôt les politiques économiques, sociales et culturelles appliquées aujourd’hui, politiques qui ont échoué dans l’éradication de la pauvreté et de l’analphabétisme, qui ont accentué la marginalisation et la fragilisation  et qui ont favorisé la déchéance
  •  
  • La campagne dont  fait l’objet , l’association ne la dissuadera jamais de poursuivre sa lutte pour un MAROC sans violations des droits humains ; elle poursuivra son travail unitaire avec les différentes composantes de la société concernées par les droits humains pour faire face aux violations et pour l’instauration d’un MAROC  de dignité, de liberté, de démocratie, d’égalité, de justice sociale et de droits humains pour tous

Le Bureau Central de l’AMDH
Rabat, le 22 décembre 2014.
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Photo d’archive (2010).

  L'AMDH est en danger : communiqués, articles, etc !



AMDH-Paris <amdh.paris@gmail.com>




Extrait : "Par cette mise en demeure, les autorités ont avancé des prétextes infondés et des allégations dangereuses comme «le constat par les autorités locales compétentes d’une inadéquation entre les activités de votre association et ses obligations telles que stipulées dans son statut et notamment l’article 3 » , que les positions et activités de l’association « expriment quant au fond une orientation politique » et vise à « l’atteinte à l’unité territoriale du ROYAUME et aux intérêts des institutions étatiques » comme elle vise à « ébranler l’ordre public » et à minimiser « toutes les initiatives de l’ETAT en matière de droits humains » et œuvre pour « un agenda non dévoilé dont l’objectif est de remonter l’opinion publique » à travers « l’encadrement des  mouvements de protestation »."
Source et suite : http://amdhparis.org/wordpress/?p=2115


Extrait :
"Le ministère de l’intérieur, c’est-à-dire le Palais, cherche à museler l’Association marocaine des droits humains (AMDH), la plus importante organisation des droits de l’homme du Maghreb et même du monde arabe. Dans une mise en demeure d’une rare violence, le ministère de l’intérieur dirigé par Mohamed Hassad, menace l’organisation de retrait de son statut d’ONG d’utilité publique. Du basrisme, sans Basri ! La réponse de l’AMDH à la wilaya de Rabat, expéditrice de la correspondance, qu’elle accuse d’être passée « maitre dans les violations des lois »."

Source et suite : http://www.demainonline.com/2014/12/26/la-violente-charge-du-ministere-de-linterieur-contre-lamdh-et-la-reponse-de-long/

mardi 21 octobre 2014

AMBDH : Appel à un rassemblement le 1er novembre 2014 : 40 interdictions en 1 an ! Ça suffit.


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40 interdictions en 1 an ! Ça suffit.
Rassemblement de solidarité avec les forces vives 
au Maroc.

Le 23 juillet 2014, suite à l’interdiction, injustifiée, de la section AMDH (Association Marocaine des Droits Humains) de la ville de Tahla de tenir une conférence de presse, le pacha de la ville a avisé la section d’« instructions d’en haut lieu demandant d’interdire à l’AMDH d’organiser ses activités dans les salles publiques et ce au niveau national ». Cette déclaration est intervenue huit jours après celle de son supérieur, le ministre de l’intérieur, le 15 juillet, devant la Chambre des conseiller(e)s. Il s’est attaqué aux associations de défense des droits humains les accusant, entre autres, d’« affaiblir les forces de l’ordre » et de « servir des intérêts étrangers ».
Depuis, plus de 20 sit-in de l’association sont interdits et environ 17 suspensions d’utiliser des salles publiques, préalablement réservées, sans aucun fondement ou justification. S’ajoute à cela un acharnement à l’encontre des militant(e)s de l’AMDH. Entre 2010 et 2014, plus d’une vingtaine de militant(e)s de l’association ont été poursuivi(e)s ou condamné(e)s à des peines de prisons sans oublier des dizaines d’autres syndicalistes étudiant(e)s ou d’activistes du mouvement du 20 février. A ce jour, Wafaa Charaf et Oussama Housne, croupissent dans les prisons pour avoir dénoncé la torture qu’ils/elles ont subies.
Plusieurs organisations ont apporté leur soutien à l’AMDH et à l’ensemble du mouvement de défense des droits humains. On peut lire dans le dernier communiqué du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme : « Le REMDH tient à exprimer sa vive préoccupation face au harcèlement systématique qu’endure l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH). Sans remonter aux mois précédents où l’AMDH a enduré des interdictions ponctuelles, entre le 12 juillet et le 30 septembre 2014, l’AMDH a fait état de 17 interdictions arbitraires de réunions organisationnelles, sit-in, conférences publiques, activités de formation, et caravanes. Ces interdictions n’ont jamais été communiquées par écrit ni accompagnées d’une explication justifiant chaque restriction ».
Quant à la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), elles déclarent : « L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a en effet été ces dernières semaines régulièrement victime d’entraves à l’exercice des libertés d’association et de réunion, en se voyant refuser de tenir plusieurs de ses activités publiques, à commencer par les colonies de vacances qu’elle organise annuellement et la tenue de conférences dans des salles publiques … ».
La répression systématique exercée à l’encontre des militant(e)s particulièrement ces derniers mois, illustre bien la réalité d’un Maroc à deux vitesses. L’Etat marocain affiche l’image d’un pays où la situation des droits humains a connu des avancées, comme ne cessent de le répéter les autorités marocaines ainsi que les médias officiels. Cependant, nous ne pouvons que constater le contraire sur le terrain. Au moment où le Maroc se prépare à accueillir le Forum mondial des droits de l’Homme en novembre 2014, nous faisons le compte d’innombrables violations des droits humains, et cela, malgré les engagements de l’Etat marocain.
L’AMDH subit depuis quelques semaines des interdictions systématiques de ses activités (camp de jeunesse, conférences publiques, sit-in, caravanes de solidarités avec les migrant-e-s subsaharien-ne-s, etc.).
D’autres organisations ont enduré des interdictions comme la Ligue Marocaine de Défense des Droits de l’Homme (LMDDH), l’Instance Marocaine Des Droits Humains (IMDH), la Fédération Nationale de l’Enseignement (FNE), affiliée à l’Union Marocaine du Travail-Tendance Démocratique, etc. La section Maroc d’Amnesty International qui a lancé une campagne internationale pour l’arrêt de la torture au Maroc s’est vu interdire l’une de ses activités. L’association Freedom Nowqui a pour objectif de défendre la liberté de la presse et d’expression s’est vu refuser son dépôt légal. L’Union Marocaine du Travail-Tendance Démocratique a connu le même sort quant au dépôt de son dossier légal.
Un fossé sépare le discours officiel et le respect effectif des droits comme en témoigne l’acharnement des autorités marocaines contre les organisations militantes. Afin d’apporter notre soutien et faire face à cette situation inacceptable nous appelons à un rassemblement de solidarité avec toutes les organisations et tou(te)s les militant(e)s ciblé(e)s par la machine répressive.
Le 1er novembre 2014 à 15h.
Rassemblement devant l’ambassade du Maroc à Bruxelles
située au 29, Boulevard Saint Michel – 1040 Etterbeek  
Le Bureau de l’AMDH Bruxelles
Le 10 octobre 2014

mercredi 8 octobre 2014

MAROC : La FIDH dénonce la recrudescence des entraves à l’action des ONG



Paris-Genève, le 7/10/2014 –


 La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, expriment leur préoccupation face à la multiplication des atteintes aux libertés d’association et de réunion et des entraves à l’action des ONG de défense des droits de l’Homme.
Alors que le Maroc s’apprête à accueillir la 2e édition du Forum mondial des droits de l’Homme, une augmentation inquiétante des cas d’entraves à l’action des associations de défense des droits de l’Homme est observée dans le pays.

L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a en effet été ces dernières semaines régulièrement victime d’entraves à l’exercice des libertés d’association et de réunion, en se voyant refuser de tenir plusieurs de ses activités publiques, à commencer par les colonies de vacances qu’elle organise annuellement et la tenue de conférences dans des salles publiques. Depuis le 12 juillet 2014, pas moins de 12 événements organisés par l’association ont ainsi été interdits ou empêchés sans notification préalable et au dernier moment, soit de manière informelle, soit pour des motifs discrétionnaires émanant des autorités marocaines, sans fondement légal. A plusieurs reprises, les locaux dans lesquels l’événement organisé par l’association devait se tenir ont été cadenassés, ou leur accès interdit, par les forces de l’ordre sans motif valable [1].

Une conférence sur le thème « Médias et démocratie » prévue à la Bibliothèque nationale à Rabat le 27 septembre 2014 a été interdite. Le Wali de la ville a justifié cette interdiction au motif que l’association n’avait pas respecté les dispositions de l’article 3 du dahir 1,58,377 relatif aux rassemblements publics, alors que l’article en question précise que les associations légalement constituées, comme l’AMDH, sont exemptées de l’obligation de déclaration préalable de réunion publique.

Par ailleurs, le 1er septembre 2014, la section marocaine d’Amnesty International s’est vu interdire la 16e édition d’un camp de jeunesse au motif que la procédure adéquate n’aurait pas été suivie. L’organisation a pourtant affirmé, et conservé les documents prouvant, que toutes les démarches prévues par la loi marocaine avaient été entreprises pour la préparation de cet événement.

De même, le 27 septembre une « Caravane de solidarité avec les Subsahariens » dénonçant les abus dont sont victimes des migrants au Maroc a été bloquée par les forces de l’ordre aux portes de Tanger. Aucune explication n’a été fournie pour justifier l’interdiction faite à cette caravane d’entrer dans la ville.

Ces entraves répétées à l’action des organisations de défense des droits de l’Homme, ont connu une recrudescence après des déclarations du ministre de l’Intérieur, qui a déclaré devant le Parlement marocain le 15 juillet dernier, que des organisations non gouvernementales étaient influencées par des agendas étrangers et par leurs actions pouvaient nuire à la réputation et à la sécurité du pays [2].

Par ailleurs, l’Observatoire s’inquiète d’actes de violence perpétrés par des inconnus à l’encontre de défenseurs. Le 24 septembre dernier, M. Hicham Mansouri, membre de l’Association marocaine pour le journalisme d’investigation (AMIJ) a été victime d’une agression grave par des inconnus, lui causant une invalidité de 25 jours. Quelques jours auparavant, les bureaux de son association avaient été pillés et le site Internet piraté

L’Observatoire appelle les autorités marocaines à garantir la liberté d’association des défenseurs des droits de l’Homme en toutes circonstances, ainsi que la sécurité des membres et locaux des ONG de défense des droits de l’Homme, conformément à l’article 22 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), et à l’article 5.b de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998.

Pour plus d’informations, merci de contacter :

• FIDH : Arthur Manet / Audrey Couprie : +33 1 43 55 25 18
• OMCT : Miguel Martin : +41 22 809 49 22

mercredi 1 octobre 2014

Les droits de l’homme foulés aux pieds au Maroc

L’AMDH dénonce l’interdiction systématique de ses activités

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Par Aniss Z.,El Watan, 30/9/14

Les premières victimes de cette situation de non-droit sont les militants sahraouis qui font l’objet d’une véritable chasse à l’homme dans les territoires occupés illégalement par le Maroc.

La monarchie marocaine confirme une nouvelle fois que les droits de l’homme constituent le cadet de ses soucis. Pour preuve : l’Association marocaine des droits humains (AMDH), la principale organisation indépendante de défense des droits de l’homme au Maroc, a dénoncé hier «l’interdiction systématique de ses activités» ces dernières semaines, sur fond de tension croissante avec les autorités du royaume. «L’interdiction de nos activités est devenue systématique dans les lieux publics, mais aussi dans des lieux privés comme les hôtels», a déclaré le président de l’AMDH, Ahmed El Haij, lors d’une conférence de presse organisée dans les locaux de l’organisation.
Le conférencier, excédé, a soutenu que ces interdictions «montrent clairement qu’il existe un recul (...) et une attaque généralisée contre des droits pourtant garantis par la nouvelle Constitution» adoptée en 2011 durant le Printemps arabe. «Nous demandons aux autorités de cesser cette escalade sans précédent, dont l’AMDH est la principale victime», a encore clamé M. Haij, selon l’AFP qui rapporte l’information.
Dans un document remis à la presse, l’ONG, qui avait déjà fustigé en mars une «campagne» à son encontre, recense une quinzaine d’interdictions depuis juillet. Jugeant que «l’Etat se place au-dessus des lois par de telles mesures liberticides», Ahmed El Haij a souligné que l’AMDH porterait «plainte pour recouvrer ses droits». Il a fait valoir que le ministre de la Justice, Mustafa Ramid, avait lui-même remis en cause certaines interdictions.
Il est à rappeler que les frictions se sont multipliées ces derniers mois avec des ONG locales et internationales. Début septembre, Amnesty International a dénoncé l’interdiction d’un rassemblement de jeunes militants d’Europe et du monde arabe prévu à son initiative. En juillet, des associations avaient vivement critiqué des propos du ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad, accusant des ONG de servir un agenda étranger — en allusion à certains de leurs financements — et d’affaiblir par leurs critiques la lutte contre le «terrorisme».
Hier, ce sont les organisateurs d’une «caravane de solidarité avec les migrants» qui ont, à leur tour, exprimé leur «indignation» dans le sillage de son interdiction. Selon le Groupe antiraciste de défense et d’accompagnement des étrangers et des migrants (Gadem), cette manifestation a été «bloquée» samedi à l’entrée de Tanger, ville où un ressortissant sénégalais a été tué le mois dernier lors de heurts sanglants entre des migrants subsahariens et des résidents marocains.
Présente, une équipe de TV5 Monde a été empêchée de couvrir cette caravane, ont également signalé plusieurs participants, d’après qui le matériel vidéo des journalistes a été saisi et les images effacées. Il est à rappeler cependant que les premières victimes de cette situation abominable sont les militants sahraouis qui font l’objet d’une véritable chasse à l’homme dans les territoires occupés illégalement par le Maroc.
Aniss Z.

vendredi 26 septembre 2014

Le 29/9 conférence de presse pour informer l’opinion publique sur les nouveaux développements concernant l’interdiction systématique dont fait l’objet l'AMDH

Par
Khadija Ainani, 25/9/2014
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COMMUNIQUE DE PRESSE

L’association marocaine des droits humains (AMDH) organise une conférence de presse pour informer l’opinion publique sur les nouveaux développements concernant l’interdiction systématique dont elle fait l’objet.
En vue d’informer l’opinion publique nationale et internationale sur les développements récents relatifs à la campagne manifeste et inquiétante dont fait l’objet l’ASSOCIATION MAROCAINE DES DROITS HUMAINS, campagne qui consiste, entre autres, en l’interdiction systématique de ses activités par les services du ministère de l’intérieur et ce , dans toutes les villes du MAROC, la privant ainsi d’utiliser toutes les salles et espaces publics,
 l’ASSOCIATION organise une conférence de presse
 le lundi 29 septembre ,
 à 10H du matin 
au siège du bureau central sis avenue HASSAN II ,
 rue AKENSOUS, immeuble 6, appartement 3,
 à RABAT.
A cette occasion, le bureau central de l’ASSOCIATION MAROCAINE DES DROITS HUMAINS est honoré d’inviter mesdames et messieurs les journalistes de tous les médias, les représentants/tes des agences de presse étrangères, les attachés de presse auprès des ambassades au MAROC ainsi que les différentes composantes de la société civile pour assister et couvrir le contenu de cette conférence de presse
Le bureau central
RABAT LE 23/9/2014

dimanche 7 septembre 2014

Le Gouvernement marocain, tellement exemplaire en matière de ddH, ne supporte pas que d'autres soient-vraiment-exemplaires...Pourquoi ??

Dernière réunion de l'ASSOCIATION MAROCAINE DES DROITS HUMAINS : interdite.

Conférence de lancement de l'ASSOCIATION DES DROITS NUMERIQUES : interdite.

16ième colonie internationale au profit des jeunes organisée par AMNESTY INTERNATIONAL au Maroc : interdite.

Vous l'aurez compris, dès qu'une activité portera sur les droits des citoyens au Maroc, il faudra s'attendre à ce que le gouvernement conjugue le verbe : interdire.

Je vous le dis, les prochains classements du Maroc en termes de liberté d'expression vont être fracassants (au sens premier du termes) et ils seront bien mérités.
Si vous voyez d'autres conclusions, je suis preneur...

samedi 3 mai 2014

Caravane microcrédits : Bras de fer entre Attac et le ministère de l’Intérieur du Maroc



Hassan Bentaleb, Libé Maroc, 30/4/2014


Les autorités locales contraignent les activistes de l’ONG à passer la nuit à la belle étoile à Errich

Bras de fer entre Attac et le ministère de l’Intérieur


Le bras de fer entre Attac Maroc et le ministère de l’Intérieur perdure. 

Pas plus tard que samedi dernier, les autorités locales de la ville d’Errich ont interdit aux militants de cette organisation internationale de passer la nuit dans l’un des hôtels de la ville censé héberger les participants de la Caravane internationale en solidarité avec les victimes des microcrédits.
 Les activistes ont dû passer la nuit à la belle étoile devant le commissariat de la ville et sous l’œil bienveillant des forces de l’ordre.  

« Nous sommes arrivés à Errich vers minuit après des heures d’un  voyage pénible. L’ensemble des participants venus du Maroc et d’autres pays n’avaient qu’une seule envie : dormir. Le hic, c’est que l’hôtel a été fermé et son propriétaire était aux abonnés absents», nous a raconté Salaheddine Lemaizi, militant d’Attac Maroc, avant d’ajouter : « Contacté par l’un de nos militants, ce propriétaire nous a révélé qu’il avait subi des pressions de la part des autorités locales».
Une position jugée provocante et inacceptable par les participants à cette caravane organisée du 24 au 27 avril 2014 par Attac/CADTM Maroc et l’Association de protection populaire pour le développement social; lesquels ont décidé d’organiser une marche de protestation qui a parcouru les rues désertes de la ville avant de s’arrêter devant le commissariat de police vers trois heures du matin. «A Errich, il n’y avait pas d’interlocuteurs officiels. Il n’y avait que la police. Le commissaire  de police de cette ville nous a indiqué que la décision de fermeture de l’hôtel a été prise par le gouverneur de Midelt. Pire, il nous a signifié sur un ton menaçant que c’est à nous de nous débrouiller sinon la police trouvera une solution pour nous», nous a confié notre source. 
Des menaces qui ne semblent pas avoir fait trembler les militants d’Attac Maroc qui ont décidé de passer la nuit devant le commissariat dans le froid, encerclés par des agents des forces de l’ordre et des éléments de la DGST.      
Pourtant, l’incident de la ville d’Errich n’a pas été le seul dans la série de provocations et de restrictions menées contre la Caravane internationale de solidarité avec les victimes du microcrédit. Les militants d’Attac se sont vu interdire, dès le lancement de leur caravane, l’accès à une salle de conférence à Ouarzazate.
 Une interdiction que les responsables de la commune de Kelaat Magouna réitèreront le samedi 26 avril.  Ces militants se sont également vu interdire la réservation des autocars et ont été obligés de se déplacer en grands taxis. 
« Pourquoi les autorités sont-elles sur le qui-vive alors qu’il s’agit d’une simple caravane destinée à rencontrer les victimes du  microcrédit, à les soutenir et à manifester sa solidarité avec leur combat? On se savait pas qu’Attac Maroc dérangeait à ce point les pouvoirs publics », a conclu notre source.  

samedi 12 avril 2014

une vendetta contre le Mouvement 20 février au Maroc



une vendetta contre le Mouvement 20 février au Maroc


YanasstelL'info en continu
La culture est le prolongement de la politique par d’autres moyens.
Par Fahd Iraqi, 
8/4/2014

Les militants du 20-Février l’ont compris quand leur mouvement a commencé à s’effriter et qu’ils se sont mis à se recycler dans les associations culturelles. Jusque-là, les autorités ne réagissaient que de manière occasionnelle pour contrer certaines de leurs activités. Mais récemment, une tendance de fond se dessine : on cherche à bâillonner les artistes qui se déclarent proches du mouvement.
En l’espace de deux semaines, trois cas de censure de manifestations culturelles sont à déplorer. D’abord l’interdiction, le 13 février, de la conférence de presse du rappeur et militant Mouad L7a9ed. Un dispositif sécuritaire impressionnant avait été déployé pour dissuader les propriétaires d’une librairie casablancaise d’abriter cet événement « non autorisé ». Une semaine plus tard, les organisateurs du festival Résistance & Alternatives se sont vu refuser l’accès aux anciens abattoirs de Casablanca. Les portes de ce qui est censé être une fabrique culturelle sont restées fermées au nez des acteurs qui font vivre cet espace, sous prétexte qu’une autorisation de la ville était nécessaire. Troisième cas et non des moindres, le festival Étonnants voyageurs vient de déprogrammer la projection du film My Makhzen and me ainsi qu’une table ronde avec le collectif Guerilla Cinéma. Cette fois-ci, le coup de pression serait venu des gestionnaires du centre culturel Renaissance à Rabat, appartenant à la famille royale, sous prétexte que les débats politiques sont bannis des lieux.

lhaqed
Le chanteur Lhaqed (L7a9ed)
Le rappeur L7a9ed, les cinéastes de Guerilla Cinéma et Nadir Bouhmouch, le réalisateur de My Makhzen and me, ont en commun d’avoir émergé du Mouvement du 20 février. Face à eux, le pouvoir semble user d’instruments démesurés pour contrer leur forme d’art. Pourtant, cette culture poil à gratter des puissants, ses œuvres courageuses qui mettent le Makhzen à nu devant ses contradictions et ses injustices sont productives dans une société qui se cherche un modèle. L’art rebelle est même un signe de bonne santé dans un pays qui se veut en transition démocratique. C’est un miroir qui grossit les traits des dérapages et un baromètre pour prendre le pouls d’une communauté mal dans sa peau.
Mais il ne faut pas compter sur les faucons du régime pour avoir cette vision des choses. Leur démarche sonne comme une vendetta contre le Mouvement du 20 février. On veut lui asséner le coup de grâce en exterminant jusqu’à sa dernière branche. C’est son aile culturelle qui a su le mieux s’organiser et s’est montrée des plus efficaces et des plus prolifiques. Ce processus de « containment » a, malgré tout, ses limites. Au lendemain de l’interdiction de sa conférence de presse, L7a9ed a pu monter sur scène dans un club de Casablanca. Les activistes du festival Résistance & Alternatives ont pu délocaliser une partie de leur activité ailleurs. Enfin, les œuvres de Guérilla Cinéma sont disponibles en un double clic sur le Web. Si le régime croit pouvoir siffler la fin de la récréation à coups de censure pour makhzéniser la culture à sa guise, il se trompe de combat. Pire, il ne fait que redonner du souffle à un mouvement en voulant l’étouffer.
Fahd Iraqi Telquel