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vendredi 8 janvier 2016

Le Maroc suspend ses activités avec les instances de l’Union européenne



Un mois après les deux coups de semonce de l’Europe au Maroc (cour de justice et parlement), Rabat gèle les rendez-vous bilatéraux et suspend, jusqu’à nouvel ordre, l’ensemble des manifestations et réunions organisées avec les pays de l’Union européenne. Un message a été envoyé dans ce sens par les Affaires étrangères aux différents départements ministériels.

En effet, rapporte le quotidien Les Inspirations Eco, la ministre déléguée aux Affaires étrangères Mbarka Abouaïda a adressé à ses pairs au gouvernement une note (dont le quotidien dispose de la copie) demandant à ce que « soient suspendues, immédiatement, toute participation aux réunions organisées par l’Union européenne et l’organisation de celles inscrites à l’agenda bilatéral Maroc-UE, (en plus) de s’abstenir de tout échange ou contact avec la délégation de l’UE à Rabat, et ce jusqu’à nouvel ordre ».  La charge est rude, mais la note fait partie des mesures prises par le Maroc suite à l’arrêt de la Cour de justice européenne annulant l’Accord agricole entre les deux parties.

Cette décision diplomatique musclée, il faut le reconnaître, est destinée à exercer une pression sur le Conseil de l’Europe et surtout la Commission pour accélérer le processus d’appel décidé le surlendemain de la décision judiciaire européenne ; or, les textes laissent le temps aux instances dirigeantes de l’UE pour matérialiser leur appel. Et comme il se pourrait que la Commission ait annoncé sa décision de contester la décision de la justice européenne dans le seul but de « calmer » et de rassurer le Maroc, Rabat veut être fixé sur les véritables intentions de Bruxelles.

Mais ce n’est pas tout... quelques jours après l’arrêt de la cour de justice, c’était au tour du parlement européen de demander que le mandat de la Minurso soit étendu aux questions de droits de l’Homme, une affaire qui avait fait monter le Maroc au créneau voici quelques années, quand le roi Mohammed VI avait pris par deux fois son téléphone pour exprimer, à Obama puis à Ban Ki-moon, la désapprobation du Maroc quant à cette proposition.
La démarche de la ministre déléguée des Affaires étrangères, qui a dû « consulter » plus haut avant d’émettre sa note, est donc le début d’un (autre) bras de fer avec la Commission de Bruxelles, sachant que le Maroc a d’ores et déjà entamé la diversification de ses partenariats économiques et commerciaux étrangers.

samedi 18 avril 2015

Quand la France approuve la pratique de la torture au Sahara Occidental !

Par Saïd,  L’ESSENTIEL, 17/4/2015


Depuis plusieurs années, à l'abri des portes closes du Conseil de sécurité de l'ONU, la France use du pouvoir de dissuasion que lui confère son droit de veto pour tenir les Nations unies à l'écart des questions touchant au respect des droits de l'homme dans le territoire annexé par son allié marocain en 1975.

Faute d'un mandat approprié, la mission de l'ONU au Sahara Occidental (Minurso) est restée aveugle tout au long des événements qui ont opposé le mois dernier les forces de l'ordre marocaines aux militants sahraouis – les troubles les plus graves depuis le cessez-le-feu de 1991. A cet effet, le Fond d'aide aux étudiants et Universitaires internationaux, une organisation estudiantine norvégienne, mène depuis lundi dernier une campagne contre l’occupation du Sahara occidental. Le SAIH place sur le même pied d’égalité le roi Mohamed VI et le président François Hollande, la France était le principal soutien du Maroc dans la politique colonialiste. Pour attirer l’attention de l’opinion internationale au sujet de ce qui se passe au Sahara Occidental, le Fond d’aide aux étudiants et universitaires internationaux a choisi comme affiche de sa campagne, une caricature du Président français François Hollande et  Mohammed VI contemplant avec fierté le désert du Sahara Occidental occupé par le Maroc. Un choix explique l’organisation qui est  dicté par « le rôle joué par la France dans ce conflit ».  Le président de SAIH, Jørn Wichne Pedersen  estime  que « beaucoup de personnes pensent que la période coloniale est terminée, et n’ont pas entendu parler du Sahara Occidental, la dernière colonie d’Afrique. Le Maroc occupe le Sahara Occidental depuis 40 ans, même si les Nations unies et la communauté internationale reconnaissent le droit du peuple Sahraoui à l’autodétermination »

A l’occasion de cette campagne, le Fond d’aide aux étudiants et Universitaires internationaux a publié  un rapport détaillé sur les dernières violations des droits de l’homme commises contre la population sahraouie dans les territoires occupés de la dernière colonie en Afrique. Dans ce rapport de SAIH, intitulé « Agir dans l’impunité », l’organisation  a relevé  un total de 256 violations des droits de l’Homme commises au Sahara Occidental durant l’année 2014.

Droits de l’Homme : la France indifférente
Les derniers événements qui ont embrasé El-Ayoun, la capitale du Sahara occidental, devaient convaincre la diplomatie française de changer de cap sur un dossier peu connu, mais qui embarrasse jusqu'aux plus aguerris de ses diplomates. 

vendredi 17 avril 2015

Ban Ki-moon nous renvoie auprès de ses institutions corrompues par le Maroc

 

Comme d’habitude, le Secrétaire Général de l’ONU, a essayé de jouer l’équilibriste dans son rapport sur le Sahara Occidental. Au détriment de la légalité internationale. Sentant l’épée de la France sur son cou, Ban Ki-moon, a été très indulgent avec le Maroc au point de lui envoyer quelques fleurs sur des prétendus progrès dans les droits de l’homme.
Au lieu de demander que les prérogatives de la MINURSO soient élargies au contrôle de la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental et aux camps des réfugiés sahraouis en Algérie, Ban a proposé que cette mission soit octroyée au Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCNUDH). C’est-à-dire que cet organisme siégé à Genève envoie régulièrement des émissaires et des délégations pour rapporter sur la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental et à Tindouf. Le même organisme cité maintes fois dans les documents secrets de la diplomatie marocaine et qui a été noyauté par l’ex-ambassadeur du Maroc à Genève, Omar Hilale, selon les révélations faites par le hacker français Chris Coleman.
Pour rappel, Omar Hilale a été promu ambassadeur du Maroc à l’ONU après avoir démontré des performances dans l’art de corrompre les fonctionnaires onusiens. Au sein du HCNUDH, il avait acheté les services de Anders KOMPASS, Directeur des opérations sur le terrain au HCNUDH et Bacre Waly Ndiaye, Directeur de la Division des Organes des Traités du HCDH, alors que dans le HCR il se payait les services de Sultan Athar Khan, Directeur de cabinet Directeur de cabinet de M. Antonio Guterres, chef du HCR.
Dans son rapport, Ban Ki-moon, au lieu de condamner les pratiques de ses fonctionnaires, il renvoie les sahraouis à ses institutions corrompues de Genève qui n’ont aucune crédibilité auprès des sahraouis. C’est dire que les droits de l’homme au Sahara Occidental continueront à être malmenés.
04/ban-ki-moon-nous-renvoie-aupres-de-ses.html?spref=tw

samedi 11 avril 2015

Sahara occidental : Ban Ki-Moon veut intensifier les efforts de médiation




BAN KIMOON

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a appelé vendredi les protagonistes du conflit au Sahara occidental à "redoubler d’efforts pour négocier une solution politique", quelques semaines après une tournée de son émissaire dans la région.
Dans un rapport transmis vendredi au Conseil de sécurité en prévision du renouvellement annuel du mandat de la Minurso (Mission de l’ONU au Sahara occidental), M. Ban invite le Maroc et le Front Polisario à "dialoguer sérieusement" avec son émissaire personnel Christopher Ross.
Celui-ci a effectué en février et mars une tournée qui l’a mené à Rabat, dans les camps de réfugiés sahraouis, à Alger et à Nouakchott, et qui représentait son premier déplacement dans la région depuis un an.
Le Maroc s’est engagé à soutenir les efforts de médiation de M. Ross, auquel Rabat avait un temps retiré sa confiance en 2012 en l’accusant de "partialité". Le Polisario a aussi réaffirmé qu’il était disposé "à coopérer" avec l’ONU. 

"Manque de progrès"
"Je réitère mon appel aux parties (..) à redoubler d’efforts pour négocier une solution politique mutuellement acceptable, qui permette une auto-détermination pour la population du Sahara occidental", écrit M. Ban dans ce rapport dont l’AFP a eu copie. Mais il reconnait le "manque de progrès" des discussions.
Le Sahara occidental est une ex-colonie espagnole contrôlée par le Maroc mais revendiquée par des indépendantistes (le Polisario). Rabat propose une large autonomie sous sa souveraineté pour ce vaste territoire de moins d’un million d’habitants, tandis que le Polisario, soutenu par Alger, réclame un référendum d’autodétermination.
"Il est trop tôt, ajoute M. Ban, pour dire si la nouvelle approche choisie" par M. Ross –qui combine contacts bilatéraux et navettes diplomatiques mais sans négociations directes– "portera ses fruits". "40 ans après le début de ce conflit (..) rien ne justifie de maintenir le statu quo", affirme-t-il.
"Frustration croissante…"
M. Ban souligne que "la frustration croissante parmi les Sahraouis et l’expansion des réseaux criminels et extrémistes dans la région Sahel-Sahara présentent des risques accrus pour la stabilité et la sécurité de la région". Un règlement au Sahara occidental "diminuerait ces risques".
Le rapport réitère les appels à "améliorer la coopération" en matière de droits de l’homme, notamment en facilitant la visite d’experts de l’ONU sur place.
Il salue aussi "les mesures positives prises par le Maroc", en particulier l’adoption d’un nouveau code de justice militaire et l’adhésion au Protocole optionnel de la Convention contre la torture.
Rabat avait critiqué le précédent rapport de M. Ban en avril 2014, refusant l’élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme.
Le Conseil avait finalement adopté une résolution modérée qui n’instaurait pas de mécanisme de contrôle. La Minurso, dont le mandat arrive à échéance le 30 avril, est actuellement essentiellement chargée de surveiller un cessez-le-feu conclu en 1991.
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dimanche 22 mars 2015

La Norvège pour l'élargissement du mandat de la MINURSO à la surveillance des droits de l'Homme

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Algérie Press Service, 20-03-2015

Le ministre norvégien des Affaires étrangères, Borge Brend que son pays soutenait l'élargissement du mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental (Minurso), à la surveillance du respect des droits de l'Homme, a rapporté jeudi l'Agence de presse sahraouie. M. Brend qui répondait à une question d'un député sur la situation des droits de l'Homme au Sahara Occidental, a précisé que la Norvège "soutient l'élargissement du mandat de la MINURSO ainsi que les efforts de l'ONU en faveur d'une solution politique au Sahara Occidental à travers un référendum libre et régulier ".

La Norvège "mène des consultations informelles à travers sa mission permanente auprès de l'ONU avec ses alliés pour l'élargissement du mandat de la MINURSO", a-t-il précisé soulignant que son pays reste "attaché à sa position de principe consistant à doter toutes les missions des Nations Unies des prérogatives de surveillance du respect des droits de l'Homme".

La Norvège a "examiné l'élargissement du mandat de la MINURSO avec la France à plusieurs occasions dont la dernière lors d'un entretien avec le MAE français Laurent Fabius le 15 mars en cours", a rappelé le ministre norvégien.

La situation des droits de l'Homme au Sahara Occidental reste un "élément fondamental dans les discussions entre la Norvège et le Maroc", a-t-il fait remarquer rappelant que son pays a fait part aux "autorités marocaines de la nécessité de garantir le respect des droits de l'Homme des Sahraouis dans les régions occupées du Sahara Occidental".