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vendredi 22 octobre 2010

Maroc-Affaire du colonel-major Kaddour Terhzaz : Les avocats reviennent à la charge

Par Khadidiatou Diop, Aufait Maroc, 21/10/2010
Le 28 novembre prochain, l'ancien colonel-major Kaddour Terhzaz aura passé deux ans derrière les murs de la prison de Salé pour avoir révélé “un secret de Polichinelle” de l'avis de ses avocats et “un secret défense” selon l'accusation. Aux côtés de sa famille, Me Jamai et Me Bourdon étaient mercredi à Rabat au siège de l'AMDH où ils se sont publiquement exprimés sur cette affaire.
Me. Abderrahim Jamai, avocat./DR

Avocat au barreau de Paris, Me Bourdon affichait une mine dépitée, visiblement contrarié de n'avoir pas pu rencontrer son client à son arrivée “malgré les assurances écrites et orales” qu'il dit avoir reçues.
“Je pense que c'est de la part de ceux qui ont pris la responsabilité de m'interdire de voir mon client une erreur. Il aurait été au contraire ingénieux et intelligent de me permettre de le voir pour témoigner peut-être du fait qu'il recevait les soins adaptés à un état de santé dont on sait qu'il se dégrade.”
Maître William Bourdon
De son côté, on pouvait noter de l'indignation et de la colère dans les propos et la gestuelle de Me Abderrahim Jamai qui n'a pas fait dans la dentelle pour exprimer son exaspération face à “l'acharnement” dont fait l'objet son client, le colonel Kaddour Terhzaz condamné à 12 ans de prison pour “violation du secret défense”.
Pointant le communiqué du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, daté du 16 mai dernier, qui reprochait, entre autres, à Terhzaz d'avoir “volontairement procédé à la destruction de biens publics avant de quitter le domicile de fonction que l'État avait mis à sa disposition (...). Arguant de la double nationalité de ce dernier, la famille a engagé une campagne indigne de dénaturation volontaire de la vérité”.
A propos de ce communiqué, Me Jamai s'indigne:
“Il fait l'objet d'attaques même des responsables du gouvernement. C'est honteux qu'un gouvernement puisse avancer des choses comme ça.”
Les avocats ont entamé en juin une procédure de rétractation “qui consiste à attaquer la décision de la Cour Suprême qui a confirmé le jugement du tribunal”.
Chacun de son côté et avec la famille du colonel, Me Jamai et Bourdon ont également entrepris des démarches au plus haut niveau des États marocain et français en vue de la libération du colonel âgé de 73 ans.
En France, Me Bourdon a “sollicité une rencontre avec le président Sarkozy” dans une lettre le 30 septembre dernier et attend une réponse. Me Jamai a pour sa part, avec la famille du détenu, soumis auprès du Roi une demande de grâce et ne désespère pas de la voir aboutir.
Eric Goldst
"Tous les éléments montrent que le procès du colonel Terhzaz n’était pas équitable. Les raisons de cet acharnement se trouvent en dehors du dossier d’accusation. Notre organisation demande sa libération pure et simple et l'annulation de sa condamnation.”
Sonia Terhzaz
Cependant, demander la grâce royale ne serait-il pas implicitement reconnaître la validité des charges retenues contre le Colonel-major? “Il y a des priorités” a répondu à cela Me Bourdon évoquant l'âge et l'état de santé du Colonel. Pour Me Jamai, il s'agit “heureusement” d'une institution distincte qui a le pouvoir de faire recouvrer la liberté à son client et sans délai.
Interpellée sur l'état de santé de son père, Sonia Terhzaz qui multiplie les actions en faveur de la libération de l'ancien officier, a souligné que l'état de santé de celui-ci s'était quelque peu amélioré après un été de “grosses frayeurs”.

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