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lundi 28 février 2011

Conférence de presse de la famille Terhzaz à Paris

Par Ayad Ahram, Asdhom, 27/2/2011
Ce dernier purge une peine de douze ans de prison ferme à Salé, après avoir été condamné injustement par un tribunal militaire pour « divulgation d’information relevant du secret défense ». Il s’agit en fait d’une lettre qu’il a adressée au chef de l’Etat marocain pour l’interpeller sur la situation faite à ses compagnons d’arme qui ont été libérés par le Polisario après avoir été détenus à Tindouf depuis 1978.

L’ASDHOM assistera et interviendra à la conférence de presse qu’organise la famille Terhzaz le mercredi 2 mars 2011, à 11h, à la mairie du 3ème arrondissement de Paris (8, rue Spuller Métro République).

Cette conférence est parrainée par Humains Right Watch et elle portera sur « La question des droits de l’Homme et des détentions arbitraires au Maroc : le cas de Kaddour Terhzaz, franco-marocain, emprisonné arbitrairement depuis plus de deux ans ».

Interviendront à cette conférence maître William Bourdon, avocat de Kaddour Terhzaz ; Eric Goldstein, directeur de recherche de la division Afrique Moyen Orient à HRW ; Aboubakr Jamai, ancien directeur de l’ancien hebdomadaire « Le journal Hebdomadaire » ; Ignace Dalle, journaliste spécialiste du monde arabe ; Annie Granier Terhzaz, femme de Kaddour Terhzaz ; ainsi que sa fille Sonia.


vendredi 21 mai 2010

Le Maroc gonfle à bloc l’affaire Terhzaz

Par la princesse enchantée*, Bakchich, 21/5/2010
L’ex-colonel-major Terhzaz végète en prison pour un projet de lettre sur le sort de ses camarades après la guerre contre le front Polisario. Et le grand communicant du royaume, Khalid Naciri, le charge de tous les maux.
Le ministère marocain de la communication dirigé par l’excellent Khalid Naciri, communiste à la sauce marocaine, vient de publier un communiqué à propos de l’affaire Terhzaz dans lequel « il tient à remettre les choses dans leur véritable contexte ».
Bakchich a eu l’occasion d’évoquer le cas de cet officier supérieur marocain à la retraite, âgé de 73 ans et condamné fin 2008 à douze ans de prison au terme d’un simulacre de procès dénoncé aussi bien par Amnesty International, Human Rights Watch que par l’AMDH (Association marocaine des droits humains) et de nombreux organes de presse marocains et européens.
Pendant plus d’une année, la famille du colonel s’est tue, convaincue que le roi Mohammed VI finirait par leur rendre justice. Devant son mutisme, elle s’est décidée à rendre l’affaire publique en décembre dernier.
CHANGEMENT DE PROGRAMME
Agacés et sans doute inquiets par la tournure prise par les événements, (les députés européens commencent à s’y intéresser) M. Naciri et son équipe, dont l‘ultime dessein, pour paraphraser le directeur de l’hebdomadaire indépendant marocain Tel Quel, est de « fondre tous les journalistes du Maroc dans un moule unique : celui de l’allégeance servile et décérébrée face au Palais royal », ont décidé de réagir fortement.
A les écouter, Kaddour Terhzaz, ancien colonel-major des Forces Royales de l’Air, « a été démis de ses responsabilités en 1988, puis mis à la retraite pour faute professionnelle grave confirmée par les enquêtes et inspections d’usage, sans pour autant être alors déféré devant les tribunaux compétents ».
Il a ensuite « bénéficié d’une Haute Clémence lorsqu’il a, par la suite, volontairement procédé à la destruction de biens publics avant de quitter le domicile de fonction que l’Etat avait mis à sa disposition ». Mais l’indulgence de la Justice militaire du royaume ayant ses limites, le colonel Terhzaz a été condamné en novembre 2008 « pour divulgation de secrets militaires, à l’occasion d’un procès équitable au cours duquel il a bénéficié de toutes les garanties de la défense ».
Pour le ministère, l’officier « n’a donc pas été condamné pour le motif avancé (NDLR : par son comité de soutien) d’une soi-disant lettre qu’il aurait soumise à la Très Haute Attention de Sa Majesté le Roi sur les conditions de détention en Algérie des prisonniers de guerre marocains dans le contexte du conflit sur le Sahara marocain. Il s’agit là d’une totale aberration, l’Etat marocain n’ayant cessé de dénoncer régulièrement les conditions de captivité prolongée et inhumaines de ses soldats dans les geôles sur le territoire algérien ».
Évoquant une demande de grâce présentée au roi par l’épouse française du colonel, le communiqué reproche à la famille, « arguant de la double nationalité de ce dernier », d’avoir « engagé une campagne indigne de dénaturation volontaire de la vérité ».
DÉMENTI
Inutile de dire que c’est avec stupéfaction que la famille Terhzaz et le comité de soutien du colonel ont pris connaissance de ce ramassis de contre-vérités et de mensonges dont le ministère de la communication, depuis qu’il a pour animateur en chef Khalid Naciri, s’est fait une spécialité.
Dans le Droit de réponse qui nous est parvenu, la famille et les amis démentent catégoriquement la totalité des assertions contenues dans ce communiqué et, en particulier, que Kaddour Terhzaz ait été mis à la retraite pour « faute professionnelle grave ». « Si cela avait été le cas, il aurait naturellement été déféré devant les tribunaux compétents."
Le fait est que, bien au contraire, il a pu jouir en toute sérénité d’une retraite méritée, sans entrave aucune à son droit de libre circulation – ce qui aurait été le minimum s’il avait commis une faute professionnelle, « grave » de surcroît. Le colonel Major Kaddour Terhzaz a été admis à la retraite en 1995 à l’âge de 58 ans, comme plusieurs de ses collègues, dans le cadre d’une procédure administrative normale et régulière. Ce fait est facile à vérifier.
CHARGER LA BARQUE
A la recherche désespérée d’un argumentaire, le ministère de la communication affirme aujourd’hui que le colonel « aurait volontairement procédé à la destruction de biens publics avant de quitter son domicile de fonction ». Cette accusation n’est pas seulement minable, elle est totalement fausse : « Nous en voulons pour preuve, dit la famille, qu’elle n’a, à aucun moment, été retenue à sa charge dans son procès ». (Pour le vérifier, il suffit de se référer au jugement n° 3437/08 rendu le 28/11/2008 dans l’affaire pénale n° 3314/3009/2008, par le tribunal militaire permanent des Forces Armées Royales, à Rabat.)
Plus c’est gros, mieux ça passe… Avec une mauvaise foi colossale, les sbires de M. Naciri affirment, contre toute évidence, que l’officier supérieur a fait l’objet d’un « procès équitable au cours duquel il a bénéficié de toutes les garanties de la défense ». Malheureusement, entre les allégations de fonctionnaires serviles ou trompés par leur hiérarchie, et les enquêtes approfondies d’organisations unanimement respectées comme Amnesty International, HRW ou l’AMDH, il n’y a pas photo. Pour ces trois organisations et pour de nombreux autres organes de presse et responsables de tous horizons, rappelle sa famille, son procès s’est au contraire tenu dans des conditions particulièrement inéquitables, contraires aux droits de la défense tels qu’ils sont internationalement reconnus. Tous les détails de ce scandaleux procès se trouvent sur le site du collectif de défense du colonel : www.sauver-kaddour-terhzaz.org
Famille et amis qualifient également d’ « aberrante » l’affirmation du communiqué selon laquelle Terhzaz « n’a pas été condamné pour le motif avancé d’une soi-disant lettre ». En effet, répondent-ils, « les attendus du jugement se fondent, de bout en bout, sur cette même lettre. En conclusion desdits attendus, on peut même lire cette phrase, très claire : « Il est demandé à la Cour d’appliquer la loi à l’encontre de l’accusé avec destruction de la copie de la lettre. Comment est-ce imaginable, puisque cette lettre est l’unique pièce à conviction sur la base de laquelle la condamnation a été prononcée ? Evoquer, comme le fait le communiqué du gouvernement, une « soi-disant lettre », n’a pas d’autre but que d’égarer l’opinion publique ».
Enfin, le communiqué du ministère évoque « la campagne indigne de dénaturation volontaire de la vérité menée par sa famille ». Pour la famille, il s’agit plutôt « d’une campagne en vue du rétablissement de la vérité. Une vérité que le communiqué du gouvernement dénature consciencieusement, sans apporter aucune preuve à ses allégations ; des allégations que tous ceux qui ont suivi cette affaire découvrent aujourd’hui pour la première fois, à leur grande surprise ».
INDIGNE
Khalid Naciri est particulièrement bien placé pour parler d’indignité. C’est en effet ce « digne » ministre communiste qui a qualifié il y a quelques mois le bilan de Mohammed VI de « tout simplement extraordinaire ». Le prolétariat et la classe ouvrière marocains ont certainement apprécié les compliments de ce champion toutes catégories de la courtisanerie.
Beaucoup plus graves ont été ses multiples atteintes aux libertés, à commencer par celles de la presse qui lui ont valu au mois de novembre dernier d’être moqué et chahuté par des dizaines de jeunes déguisés en clowns lors d’une remise de prix de journalisme à Rabat. M. Naciri, « l’homme de gauche », a en effet défendu envers et contre tout les fermetures de journaux, les emprisonnements de journalistes et les amendes invraisemblables infligées à la presse indépendante.
Récemment, cet homme de progrès a justifié l’expulsion – sans procès pour leur éviter la prison, a-t-il eu le culot de dire — d’une vingtaine de chrétiens qui s’occupaient d’un orphelinat à Aïn Leuh dans le Moyen-Atlas. Il les a accusés sans le moindre commencement de preuve de « prosélytisme ». Peu lui chaud le sort de la trentaine d’enfants, profondément traumatisés, pourvu que les islamistes soient satisfaits !
Indigne, M. Naciri, ne cesse de l’être, à la demande de ses maîtres de l’appareil sécuritaire. Dans l’affaire Terhzaz, ses hommes et lui ont accumulé mensonges et contre-vérités avant de les propager en boucle via leurs supports habituels : la MAP, 2M, MEDI 1, la RTM, Le Matin, ou les journaux de l’ex-communiste Fahd Yata et autres courtisans. Ce serait plutôt bon signe pour le colonel, compte tenu du niveau de crédibilité de ces organes de presse.
Espérons seulement que le régime ne tardera pas trop avant, une fois de plus, de reculer sans gloire : en prison, il y a en effet un vieux monsieur, fragile, qui se demande encore ce qu’il a bien pu faire à son Maroc pour être traité de façon aussi indigne !

*LA PRINCESSE ENCHANTÉE
Il était une fois, au royaume enchanté du Maroc, une princesse bien malheureuse. Alors que ses frères et sœurs voyageaient, festoyaient et s’étourdissaient dans le luxe parisien, elle s’ennuyait ferme dans les modestes palais chérifiens. Pour se distraire, la donzelle se mit en quête de sensations fortes et, n¹écoutant que son courage, se piqua de raconter les petites et grandes histoires du Royaume. Après tout, s¹il y en a une qui sait ce qui se passe dans son beau pays, c’est bien elle ! Effarés par ce qui pourrait lui advenir si cela venait à s’ébruiter, d’éminents journalistes sévissant dans la presse française comme internationale se précipitèrent pour lui servir de modestes scribes et recueillir ses confidences. Pour le plus grand bonheur de Bakchich.

mercredi 19 mai 2010

Démenti de la famille du colonel-major Kaddour Terhzaz

Par AFP ,18/5/2010
 
                                                    Le colonel-major Kaddour Terhzaz. /DR

La famille du colonel-major Kaddour Terhzaz, 72 ans, a démenti lundi les "assertions" du gouvernement marocain selon lequel le militaire avait été condamné en 2008 au Maroc à 12 ans prison ferme pour avoir divulgué des "secrets militaires graves".
"Nous tenons à démentir formellement la totalité des allégations", a affirmé l'épouse et les enfants du colonel-major, dans un communiqué remis en personne par ces derniers à l'AFP Rabat.
Dimanche, le gouvernement marocain a indiqué dans une mise au point que Kaddour Terhzaz avait été auparavant "démis de ses responsabilités en 1988, puis mis à la retraite pour faute professionnelle grave confirmée (...) sans pour autant être alors déféré devant les tribunaux".
Et en 2008, selon le texte, il avait été condamné pour "divulgation de secrets militaires".
Mais, selon la famille, "le colonel-major a été admis à la retraite en 1995 à l'âge de 58 ans, comme plusieurs de ses collègues dans le cadre d'une procédure administrative normale et régulière".
Il "n'avait pas été mis à la retraite pour +faute professionnelle grave+ comme le prétend le communiqué du gouvernement".
"Le fait est que, bien au contraire, le colonel-major a pu jouir, selon le texte de la famille, en toute sérénité d'une retraite méritée, sans entrave aucune à son droit de libre circulation".
Selon le gouvernement, des médias auraient écrit que l'ancien officier de l'armée de l'air marocaine avait été condamné pour avoir dénoncé les "conditions de captivité des soldats marocains" dans les camps du front Polisario (en Algérie).
Terhzaz "n'a pas été condamné pour ce motif mais pour faute professionnelle grave", selon Rabat.
Dans sa réaction, la famille a demandé lundi à "Sa Majesté le roi de bien vouloir accorder sa grâce à notre mari et père, un homme qui a toujours vécu dans l'honneur et qui est aujourd'hui victime d'une injustice". 
En France, la famille du colonel-major Kaddour Terhzaz avait récemment affirmé qu'en fait ce dernier a été condamné pour "atteinte à la sécurité extérieure de l'Etat" pour avoir écrit en 2006 une lettre à Mohammed VI.
Dans cette lettre, selon la famille, il affirmait notamment que "les avions de combat marocains n'étaient pas équipés de dispositifs anti-missiles pendant la guerre contre le Polisario, il y a 20 ans".
L'officier a la double nationalité marocaine et française. Il est incarcéré actuellement à la prison de Salé, ville jumelle de Rabat.

dimanche 28 février 2010

Pétition du Comité de soutien à Kaddour Terhzaz

Comité de soutien à Kaddour Terhzaz
Kaddour Terhzaz a été condamné à 12 ans de prison pour avoir exprimé sa solidarité à l'égard d'anciens compagnons d'armes.
Cela fait 466 jours que Kaddour Terhzaz a été incarcéré, dont 90 jours en isolement.

Signer la pétition
Il s'appelle Kaddour Terhzaz, c'est un ancien Colonel Major des Forces Armées Royales marocaines à la retraite depuis 14 ans, de nationalité franco-marocaine et chevalier de la Légion d'Honneur. Il a été arrêté le 9 novembre 2008 à son domicile de Rabat et incarcéré depuis lors. Jugé de manière expéditive par la justice militaire marocaine pour "atteinte à la sureté extérieure de l'Etat" et "Divulgation d'informations militaires" , il a été condamné arbitrairment à une peine de 12 ans de réclusion criminelle pour une simple lettre écrite à Sa Majesté Le Roi du Maroc en 2006 en faveur des officiers marocains prisonniers du Front Polisario. Il subit à l'heure actuelle un régime de détention d'une rigueur absolue.
Kaddour Terhzaz est âgé de 72 ans. Sa condamnation à 12 ans s'apparente à une peine à perpétuité. Les conditions qui lui sont faites relèvent de la peine de mort. Mais que fait la France pour l'un de ses ressortissants qu'elle a décoré? Des interventions jusqu'au plus haut niveau ont été faites: personne ne bouge. Le confort des relations entre ces deux pays est-il la cause de ce honteux silence? Au moment ou l'on parle de l'identité nationale, la France pays des Droits de l'Homme est sourde et muette.
Kaddour Terhzaz, homme Juste et Courageux, s'il en est, subit chaque jour davantage des privations vitales. Il est dans une cellule en isolement, sans matelas, sans droit de visite et a peine de quoi se nourrir.
Il a 72 ans, il est en danger de mort.
Aidez-nous à le sauver !
Voici le site Officiel pour écrire à Monsieur le President Nicolas Sarkozy:
http://www.elysee.fr/ecrire/
Signer la pétition en consultant le site :

Kaddour Terhzaz et sa famille

samedi 2 janvier 2010

Mobilisation autour de l'officier franco-marocain Kaddour Terhzaz



Publié  par Continentalnews, 31/12/2009 
En ces temps de débat sur l'identité nationale, il est au moins une chose sur laquelle tous nos concitoyens peuvent s'accorder, quelle que soit leur appartenance politique : la France, patrie des droits de l'homme, se doit de défendre l'honneur, la liberté et la justice lorsque l'un de ses ressortissants est victime de l'arbitraire. Tel est le message que Pierre Sadran, professeur à Sciences Po Bordeaux veut faire passer en soutenant et en exhortant la France à se mobiliser pour l'officier franco-marocain Kaddour Terhzaz.
Rappel des faits.
Ce Franco-Marocain âgé de 72 ans, officier supérieur de l'armée de l'air marocaine à la retraite, est aujourd'hui emprisonné, tenu à l'isolement dans une cellule où il ne dispose ni d'un matelas pour dormir, ni du nécessaire pour s'alimenter dans des conditions décentes. Comment en est-on arrivé là ? "Il a commis le « crime » d'en appeler respectueusement à la clémence du pouvoir à l'égard de ses anciens pilotes, dont l'appareil fut abattu par le Front Polisario voici une trentaine d'années et qui ont été traités en parias à leur retour au Maroc", explique Pierre Sadran. Il appelait, pour ceux dont il avait été le chef (et dont la seule « faute » était de rentrer au pays après avoir subi plusieurs années d'emprisonnement dans le camp de Tindouf), à un traitement les rétablissant dans leurs droits et leur dignité de militaires à la retraite.
Un règlement de comptes tardif
C'est ce réflexe de justice élémentaire et ce devoir moral qu'il s'imposait à lui-même qui lui ont valu d'être arrêté brutalement, et « jugé » plus qu'expéditivement par la « justice » militaire marocaine dans un procès sans considération ni respect pour les droits de la défense, en novembre 2008. "Tout montre qu'il a été victime d'un règlement de comptes tardif de la part de certains généraux influents qui ont saisi cette occasion de lui faire payer, durement, son franc-parler", estime le professeur de l'Institut d'études politiques de Bordeaux.
La famille s'inquiète de son état de santé
Kaddour Terhzaz est maintenant détenu à la prison de Salé à Rabat depuis plus d'un an, le 9 novembre 2008 exactement. "Un an, déjà, qu'il a été arrêté à son domicile ; un an, déjà, que nous nous battons pour sa libération ; un an, déjà, que nous ne comprenons pas cet acharnement à garder en prison un homme innocent ; un an que nous clamons la vérité !", crient, de désespoir, sa femme et ses quatre enfants, qui mettent en avant ses problèmes cardiaques. "Que fait la France pour soutenir celui qui a sa nationalité et qu'elle a décoré de la Légion d'honneur ?", s'interroge Pierre Sadran. "C'est pourquoi j'en appelle à nos élus, et à tous ceux qui se reconnaissent dans la devise de la République : « Liberté, Égalité, Fraternité", conclut-il.