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dimanche 12 mars 2017

Mépris à Rabat, mépris à Alger


opinion

  11/3/2017, Par IGNACIO CEMBRERO | Actualité 

Le nouveau ministre espagnol des Affaires étrangères, Alfonso Dastis, avait effectué une visite à Rabat le 13 février. Durant la préparation de son voyage, les diplomates espagnols avaient demandé qu’il puisse s’entretenir avec Abdelilah Bekirane vainqueur des élections d’octobre dernier et chargé par le roi Mohamed VI de former un gouvernement, une tâche dont il n’arrive pas à s’acquitter à cause des entraves que lui met Aziz Akhnnouch, un homme d’affaires, très proche du monarque, récemment propulsé à la tête d’un petit parti politique.
L’audience avec celui qui est en théorie le chef l’exécutif fait d’habitude partie de l’agenda du patron de la diplomatie espagnole lorsqu’il se déplace à Rabat. Mais les fonctionnaires marocains des Affaires étrangères, un ministère de souveraineté, donc sous l’autorité du palais royal exercée à travers Nasser Bourita, ont répondu à leurs collègues espagnols qu’il n’était pas nécessaire de fixer un rendez-vous avec Benkirane. Cet islamiste modéré était en quelque sorte politiquement fini aux yeux du palais.
Le chef de la diplomatie espagnole était en visite à Alger le 8 mars et, lors de la préparation de son déplacement, une audience avec le président Abdelaziz Bouteflika était prévue pour le lendemain. Le chef de l’État algérien a pour habitude de recevoir les ministres espagnols des Affaires étrangères lorsqu’ils se déplacent à Alger.  Le rendez-vous a cependant été annulé à la dernière minute sans aucune explication. Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères, est allé jusqu’à nier le fait que la rencontre ait figuré dans l’agenda de son hôte espagnol.
La présidence de la République algérienne avait déjà annulé, le 20 février, la visite de la chancelière allemande Angela Merkel à cause d’une « bronchite aiguë ». Le 6 mars c’est la présidence iranienne qui a pris l’initiative de renoncer, sans donner d’explications, à ce que le président Hassan Rohani se rende à Alger le 12 mars dans le cadre d’une tournée africaine.

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dimanche 9 novembre 2014

Dossier sahraoui : M6 s'en prend à Alger et à Ross

par Moncef Wafi
Le roi du Maroc a, derechef, évoqué l'Algérie dans le dossier sahraoui, la considérant comme "principale partie dans ce conflit". Mohammed VI, dans un discours prononcé, ce jeudi, à l'occasion du 39ème anniversaire de la "Marche verte", sur le Sahara Occidental, annexé par le Maroc, depuis 1975, a appelé, Alger, à "assumer sa responsabilité" sinon, il exclut toute solution au problème sahraoui. 
Alger a, de tout temps, mis en avant les résolutions onusiennes, à propos de ce dossier. Le monarque marocain a réaffirmé, au cours de son allocution, que le Maroc ne lâchera pas "son" Sahara et que son pays ne négocierait, jamais, sa souveraineté sur le Sahara. Il soulignera que "l'initiative d'autonomie est le maximum que le Maroc puisse offrir". Une solution rejetée par le Polisario qui réclame un référendum d'autodétermination. Le roi s'attaquera, pour la circonstance, sans toutefois le nommer, à Christopher Ross, l'envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU, déclarant que Rabat "n'acceptera jamais que sa souveraineté soit l'otage de conceptions idéologiques et d'orientations stéréotypées de certains fonctionnaires internationaux". En 2012, le Maroc avait même retiré, momentanément, sa confiance au diplomate américain, l'accusant de "partialité". Les efforts de médiation de l'ONU se retrouvent, durablement, dans l'impasse. 
En effet, M. Ross n'a plus effectué de mission dans la région, depuis janvier. Mohammed VI est, également, revenu sur la nouvelle tentative d'élargissement du mandat de la mission de l'ONU, au Sahara Occidental (Minurso), à la question des droits de l'Homme, la rejetant catégoriquement. L'année dernière, Washington avait élaboré un projet de résolution, en ce sens, au Conseil de sécurité, avant d'y renoncer, face au lobbying de Rabat. Rappelons que les Etats-Unis d'Amérique devaient présenter un projet de résolution aux pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU, pour étendre le mandat de la Minurso, au respect des droits de l'Homme. En clair, Washington voulait que l'ONU, à travers ses représentants dans la région, puisse enquêter sur les atteintes aux droits de l'Homme, au Sahara Occidental. 
Des droits de l'Homme violés, systématiquement, par Rabat et dénoncés par le Front Polisario (Front pour la libération de Sakia El Hamra et Oued Dhab), et des organisations de défense des droits de l'Homme. Des droits, insuffisamment, protégés par la Minurso, avait déjà constaté le Front Polisario
Le projet américain tendait à élargir les missions de la Minurso à la surveillance et l'information, en matière de droits de l'Homme. Créée, le 29 avril 1991, par la résolution 690 du Conseil de sécurité, la Minurso a pour responsabilités premières, la surveillance des forces en présence ainsi que la préparation du référendum sur le statut final du Sahara Occidental. 
Après le référendum, la Mission avait pour mandat de surveiller le cessez-le-feu. Si le cessez-le-feu est globalement respecté, le référendum, prévu en 1992 est constamment reporté du fait de l'absence de consensus entre les parties. 
En 2007, un projet d'autonomie présenté par le Maroc est rejeté par le Front Polisario qui continue de défendre l'idée d'un référendum. Pourtant, l'initiative américaine semblait être l'aboutissement de plusieurs actions initiées pour faire de la protection des droits de l'Homme, au Sahara Occidental, une priorité internationale. Le Congrès américain avait adopté, en décembre 2012, une loi qui exige du département d'Etat de s'assurer du respect des droits de l'Homme au Sahara Occidental, préalablement, à l'octroi de toute aide financière militaire, au Maroc.

samedi 12 avril 2014

Maroc : Après Alger, John Kerry à Rabat


Jamais les relations entre Washington et Rabat n’ont été aussi tendues, et ce, parce que le Président Barack Obama s’est dit publiquement favorable à la proposition algérienne d’étendre les fonctions de la surveillance de la Minurso (NDLR : mission onusienne pour la surveillance et la résolution de la question du Sahara occidental) aux droits de l’Homme et leur respect dans le Sahara occidental actuellement occupé par le Maroc. Plus encore, le Maroc, depuis plusieurs mois, refuse pratiquement de recevoir Christopher Ross, envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental, trahissant une nervosité de voir son plan de «large autonomie» rejetée par le Conseil de sécurité de l’ONU.
Le département d’Etat américain a confirmé l’arrivée avant-hier dans la soirée du secrétaire d’Etat américain, John Kerry, dans la capitale marocaine. Cette escale maghrébine est la dernière d’une tournée de plusieurs semaines qui l’a menée en Europe et au Moyen-Orient. Le chef de la diplomatie américaine a eu l’occasion de rencontrer le roi Mohammed VI et son homologue marocain Salaheddine Mezouar.
Quelques heures à peine après sont départ d’Alger où il était en visite mercredi et jeudi derniers, John Kerry est arrivé jeudi, en début de soirée, dans la capitale marocaine, à Rabat, afin de co-présider l’initiative de dialogue stratégique entre les Etats-Unis et le Maroc, tout comme il l’a fait à Alger auparavant. Le chef de la diplomatie américaine a quitté Rabat hier soir pour rejoindre Washington, achevant ainsi une tournée de plusieurs semaines entre l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.
 La venue de John Kerry intervient dans un contexte très particulier. Jamais les relations entre Washington et Rabat n’ont été aussi tendues, et ce, parce que le Président Barack Obama s’est dit publiquement favorable à la proposition algérienne d’étendre les fonctions de la surveillance de la Minurso (NDLR : mission onusienne pour le référendum au Sahara Occidental ) aux droits de l’Homme et leur respect dans le Sahara occidental actuellement occupé par le Maroc. Plus encore, le Maroc, depuis plusieurs mois, refuse pratiquement de recevoir Christopher Ross, envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental, trahissant une nervosité de voir son plan de «large autonomie» rejetée par le Conseil de sécurité de l’ONU. La Russie est traditionnellement une féroce opposante à ce plan, en partie par soutien à Alger. Mais maintenant, même Washington remet en cause ce plan et les médias marocains ont fait état à maintes reprises de l’inquiétude des autorités marocaines qui voient d’un très mauvais œil, le rapprochement entre Alger et Washington.
Allié stratégique
Le Maroc est historiquement l’allié stratégique le plus stable et le plus fiable pour les puissances occidentales et, mis à part les récents froids diplomatiques avec Washington et Paris, qui sont, sommes toutes, circonstanciels, le Maroc représente encore le partenaire des Occidentaux. Dans une telle configuration, la venue de John Kerry s’inscrit dans le cadre du raffermissement des liens entre les Etats-Unis et le Maroc qui ont d’ailleurs, depuis 2007, mis en place un accord de Libre-échange entre leurs deux pays. Si la question du Sahara occidental risque de fâcher les officiels marocains, John Kerry sera contraint de l’évoquer dans la mesure où le Président américain Barack Obama a plusieurs fois fait montre de sa volonté d’accélérer le processus visant au règlement de cette question dans le cadre de l’ONU. D’ailleurs, cette visite intervient à un mois seulement du vote qui devraient normalement reconduire la Minurso dans ses fonctions et, vraisemblablement, devraient étendre ses compétences aux droits de l’Homme. En outre, Rabat représente également un pôle important de lutte antiterroriste au regard des Occidentaux qui ont largement participé au soutien de la course à l’armement effréné dans laquelle Rabat s’était lancée pour rivaliser avec Alger, sans succès. Les États-Unis, pour leur part, espèrent voir les deux meilleurs ennemis du Maghreb enfin mettre leurs différends de côté afin de pouvoir travailler ensemble sur la protection du Sahel et l’éradication de la menace terroriste dans la région. Précisément, pour apaiser la relation entre l’Algérie et le Maroc, qui a toujours été tendue, la diplomatie américaine compte sur le règlement rapide de la question du Sahara occidental, laquelle émaille particulièrement la mise en place d’un axe Alger-Rabat. D’ailleurs, les visites de John Kerry à Alger et Rabat devaient initialement avoir lieu en décembre dernier, après une nouvelle escalade entre les deux pays, avant d’être reportée en raison du sommet de Genève sur le nucléaire iranien, organisé à la dernière minute.
Reporters, 05/04/2014

samedi 16 novembre 2013

Le cinéma marocain rafle les prix au festival du film à Alger





La première édition du 
« Festival culturel maghrébin du Cinéma d’Alger » s’est tenue du 3 au 8 novembre et mettait en compétition plus de 35 films d’Algérie, du Maroc, de Mauritanie et de Tunisie. L’événement a été marqué par la belle prouesse du cinéma marocain qui s'est adjugé la majorité des distinctions.

Dans la catégorie documentaire qui représente « l’essence du cinéma du réel », le grand prix Amayas d’or a été décerné à Mohamed El-Aboudi pour « Femmes hors la loi ».
Des jeunes réalisateurs maghrébins ont aussi présenté de « bons films dans le contenu et la technique ». Ainsi, l’Amayas d’or est revenu à Yassine Marco Marroccu pour « Entropya ». Les femmes ont été également récompensées et la meilleure interprétation féminine est allée à Dalila Tlemci pour « Androman de sang et de charbon » de Az Larab Alaoui.
Pour leur part, le prix du meilleur scénario a été octroyé à Noureddine Lakhmari pour « Zéro », et le grand prix de l’Amayas d’or dans la catégorie long métrage a été décerné à Nabil Ayouch pour son œuvre « Les chevaux de Dieu » 

Favoris

samedi 2 novembre 2013

1er Festival Culturel Maghrebin du Cinema - Alger 03-08 Novembre 2013


 Le cinéma maghrebin s'invite a Alger!

 Wassim Korbi - 1er Festival Culturel Maghrebin du Cinema - Alger 03-08 Novembre 2013

Site officiel de la 1ére édition du Festival Culturel Maghrebin du Cinema -

 Wassim KorbiWassim Korbi

biographie

Natif de Kélbia en 1982, il est maître-assistant à l’Ecole Supérieure de l’Audiovisuel et Cinéma (Gammarth), il obtient sa thèse de doctorat en audiovisuel et cinéma en mars 2013. Il est vice-président de l’Association tunisienne de la promotion à la critique cinématographique. Il a été membre du jury dans plusieurs festivals : Allemagne 2011, Suisse 2013, Maroc 2013.





Vidéos

Le film d'ouverture

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samedi 30 mars 2013

FSM de Tunis. Agressions de part et d'autre...



Un militant d'Attac-Maroc agressé par la "délégation marocaine"

    .
Écrit par O.R, Lakome, 30/3/2013

Mimoun Rahmani, militant d'ATTAC Maroc et de la direction du Comité pour l'annulation de la dette du Tiers-monde (CADTM) a été agressé physiquement et verbalement par des "délégués" marocains au Forum social mondial, qui se tient ces jours-ci à Tunis.

Lors de la traditionnelle Assemblée des mouvements sociaux qui clôture le FSM, Mimoun Rahmani a été approché par des "délégués" marocains au forum, qui l'ont empêché de prendre la parole par la force, et qui l'ont violenté jusqu'à l'intervention d'autres participants et du service de sécurité du FSM qui l'ont escorté et qui assurent jusque là sa sécurité.
Depuis plusieurs éditions de différents forums sociaux (Forum des peuples à Bamako, Forum social de Dakar..), les autorités marocaines encadrent des délégations qui participent à ces espaces de rencontres pour défendre la cause de la marocanité du Sahara. Au FSM de Tunis, le ministère des affaires étrangères a encadré une délégation pour défendre les "acquis démocratiques" du royaume. Abdessamad Idrissi, député PJD ayant été agressé il y a quelques mois devant le parlement, y a même affirmé que le Maroc ne connait plus aucune exaction des droits de l'homme.
Le Maroc est le seul pays qui envoie une délégation "nationale" aux forums sociaux, en infraction de la Charte de Porto Alegre qui régit ces espaces, car la représentativité n'est pas nationale, mais par organisations militantes et par les mouvements sociaux. 
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Autre son de cloche :
Par Le 2 Minutes, 1/4/2013
 
Politique Nationale. Des membres du Polisario et Algériens attaquent un journaliste marocain au Forum social mondial de Tunis.

  Comme à Dakar en 2011, le Forum social mondial de Tunis est scène d’affrontements entre les délégations marocaines et celle du Polisario, soutenue par les Algériens. Depuis le début de ce rendez-vous, la tension entre les parties était palpable et il a suffit d'une petite étincelle pour l'embrasement général. 

 Ainsi, vendredi, un journaliste marocain qui était en train de filmer un atelier de débat sur la question du Sahara a été la cible d’attaques d’éléments du Polisario. Une dépêche rapporte que le journaliste, dont l’identité n’a pas été révélée, « a été empêché de filmer et des activistes algériens ont tenté de lui arracher sa caméra ». 
Faut-il rappeler qu’Alger a interdit à plusieurs syndicalistes et acteurs associatifs et des droits de l'Homme, en rupture de ban avec les autorités, de prendre le chemin de la Tunisie pour participer au FSM. Une mesure qui est d'ailleurs à l’origine de la tenue, jeudi, dans la capitale tunisienne d’un sit-in devant l’ambassade algérienne, dénonçant une telle mesure.
 A Tunis, la délégation marocaine compte porter plainte contre les agresseurs du journaliste. Même son de cloche auprès du ministre de la Communication et Porte-parole du gouvernement. Dans des déclarations, Mustapha El Khalfi assure qu’«il faut ouvrir une enquête pour clarifier les circonstances et les responsabilités ». Et d’appeler les organisateurs « à prendre toutes les mesures à même d'éviter de tels actes nuisibles au bon déroulement du Forum ». Le ministre a dit également « condamner et rejeter ces actes d'agression », estimant que cet indicent est une « faillite de la thèse séparatiste ».
 Au FSM de Tunis, 500 personnes composent la délégation marocaine contre 100 pour le Polisario. A ce Forum, les amis de Mohamed Abdelaziz ont réussi à marquer des points en réservant des ateliers de débat exclusivement à la question du Sahara. Le Polisario est membre du comité préparatoire du FSM. Le député Abdessamad Idrissi, qui a participé au FSM, a regretté que "le Maroc ait pris part à cet événement sans la moindre concertation ni coordination entre les différentes composantes de sa délégation". Les nouvelles en provenance de Tunis ne sont guère bonnes pour le Maroc, notamment sur la question du Sahara. (Yabiladi)

dimanche 24 février 2013

Forum social maghrébin: Arrestations, expulsions, arrestations en Algérie

SOLIDMAR a aujourd'hui 4 ans d'âge. Voici ci-dessous  le premier document que nous avions diffusé le 23 février 2009. Le chemin parcouru depuis peut se résumer à quelques chiffres : 5150 articles publiés, soit une moyenne de 3,5 par jour, 1 million et demi de pages visitées, soit une moyenne de 1027 pages vues par jour.

Durant ces quatre années, bien des choses se sont passées au Maroc et dans le Sahara occidental illégalement occupé par les forces de la monarchie.

Le signal annonciateur du "Printemps arabe" est d'ailleurs parti du Sahara occidental, avec le campement de Gdeim Izik, lancé le 9 octobre 2010 et démantelé le 8 novembre. Mouvement très violemment réprimé et qui vient de connaître un sinistre épilogue judiciaire avec des très lourdes condamnations, par un tribunal militaire -on sait depuis Groucho Marx que "la justice militaire est à la justice ce que la musique militaire est à la musique" - de 9 accusés à la prison à vie, 4 à trente ans, 8 à vingt-cinq ans, 2 à vingt ans et 2 à 2 ans de prison.
Mais ces condamnations n'arrêteront pas l'élan irrésistible d'un peuple pour sa liberté et ses droits.

Tout comme la répression ne pourra arrêter la marche du peuple marocain vers la liberté. Les expériences de lutte s'accumulent et se diversifient, les nouvelles générations sont descendues dans la rue depuis le 20 février 2011 et viennent d'entamer la troisième année de leur mouvement, qui recherche des nouvelles formes d'organisation échappant à la corruption makhzénienne qui a gangréné la plus grande partie de la classe politique, de droite comme de gauche. SOLIDMAR est et restera à leurs côtés.


C'était il y a 4 ans : notre Lettre n°1

La répression contre les militants du Souss (Maroc) : quatre procès contre 8 militants d’Ouzioua et Taliouine

Gap, Paris-Carcassonne, 23/2/2009


Au Maroc, manifester sa solidarité est un délit. Nous avons reçu les informations ci-dessous concernant les accusations injustes et répétées contre des militants des droits de l'homme des régions d'Aoulouz et Taliouine qui défendent sans relâche les victimes d'injustices et de répression, donc qui dérangent les autorités. Solidarité Maroc 05 (Gap, Hautes-Alpes, France), l’AZLS (Paris-Carcassonne) et Tlaxcala (monde) avaient déjà protesté contre les injustices dont souffrent les paysans habitant la région du barrage Mokhtar Soussi, défendus, entre autres, par l'enseignant Amal Lahoucine.
Nous (
Solidarité Maroc 05, AZLS, Tlaxcala) avons constitué un Réseau de solidarité avec les militants du Souss que vous pouvez rejoindre en écrivant à solidmar05@gmail.com.
- 1 - Le Pacha de Taliouine avait mené une guerre farouche contre les jeunes de Tagargouste fin août 2007 pendant 4 jours, à cause de leur décision de boycotter les élections du 7 septembre 2007.
Les forces de répression (gendarmes et mokhaznia) sous la direction du pacha avaient arrêté 16 jeunes garçons et filles et la gendarmerie a établi des PV de poursuites.
Les jeunes de Tagargouste avaient alors organisé une marche de protestation contre la répression du Pacha. La marche a été écrasée par les gendarmes sous la direction du colonel de gendarmerie de Taroudant déplacé à Taliouine et accompagné par la police judiciaire de Taroudant et les brigades d’Ouled Berhil et d'Aoulouz.
Pour bien justifier son intervention musclée contre la marche pacifique des jeunes, le colonel a fait arrêter quatre militants, qui ont été transférés à Taroudant et il leur a établi des pv en présence des chefs de la DST de Taroudant.
Les militants poursuivis sont :
- Amal Lahoucine, Nourdine Driss, Choukri Yassine et Nourdine Samir, qui sont tous des memmbres de l'association Afra de Taliouine, procès n° 866/08 le 12 mars 2009.
Pour étayer la justification des ces faits violents, le procureur du tribunal de Taroudant a constitué un sac d’inculpations très lourd contre Amal Lahoucine : « insulte à un fonctionnaire (un gendarme) dans l’exercice de ses fonctions et protestation dans un lieu public sans autorisation ». Il a été inculpé pour avoir essayé d’enlever l’appareil photo de ce gendarme et de lui arracher sa chemise !
Une inculpation injuste et fausse ! Le procès du 12 mars 2009 du dossier n° 866/08 sera le seul moyen qui permettra au régime d'arrêter et d’enfermer Amal Lahoucine derrière les barreaux. Le régime usera de ses possibilités et utilisera cette nouvelle arme qui mène à une condamnation qui peut aller jusqu’à 5 ans de prison ferme pour museler les activités militantes d’Amal Lahoucine.


- 2 - D’autre part la marche rouge du 7 mai 2006 des paysans pauvres d’Ouzioua pour réclamer leurs droits à l’électrification, à l’eau potable, à l’eau d’irrigation et à l’exploitation des ressources naturelles autour du barrage Mokhtar Soussi, a été suivie d’une répression judiciaire. Le régime marocain poursuit les militants de la société civile d' Ouzioua devant le tribunal de première instance à Taroudant.
Les cinq militants poursuivis étaient :
- Aakik Driss, secrétaire général du syndicat des paysans pauvres.
- Amal Lahoucine, président de l’association Ifghelen.
- Chkib Boubker, vice président de l’association Atlas. - Bouichou Mohamed, membre du conseil de la commune d’Ouzioua.
- Id Bouichou Mohamed, paysan pauvre membre de l’association Atlas.
Ils ont été condamnés le 21 décembre 2007 à 4 mois de prison avec sursis et une amende de 2500 dirhams chacun.

- 3- Les paysans pauvres ont continué leur lutte en organisant des sit-in le 14 novembre 2007, le 3 janvier 2008 et le 30 mai 2008. Comme à son habitude, le régime marocain poursuit six militants :

- Ifkirne Abdelmalik membre du bureau de l’association Mokhtar Soussi.
- Aakik Driss, secrétaire général du syndicat des paysans pauvres.
- Amal Lahoucine, président de l’association Ifghelen.
- Chkib Boubker, vice-président de l’association Atlas.
- Bouichou Mohamed, membre du conseil communal d’Ouzioua.

Les paysans d'Ouzioua ont maintenant 3 procès au tribunal de première instance à Taroudant :
- dossiers no 1348/08 et 1245/08 le 12 février 2009.
- Dossier no 1521/08 le 12 mars 2009.
Le motif d’inculpation est : avoir organisé des sit-in dans des lieux publics sans autorisation.
Le verdict des deux procès du 12 février sera rendu le 26 février 2009. Les organisations politiques de gauche, de droits de l'homme, syndicales et associatives de Taroudant sont mobilisées contre cette insulte injuste et fausse.

Il serait souhaitable que de nombreux militants envoient une lettre inspirée ou copiée du message ci-dessous pour protester contre ces atteintes aux droits humains et sociaux :
" NOUS VOULONS EXPRIMER NOTRE SOLIDARITÉ AVEC LES 8 MILITANTS D´OUZIOUA ET TALIOUINE QUI SERONT TRADUITS DEVANT LE TRIBUNAL DE PREMIÈRE INSTANCE À TAROUDANT LE 12 FÉVRIER 2009 ET LE 12 MARS 2009 POUR AVOIR PARTICIPÉ À UNE MANIFESTATION PACIFIQUE.
NOUS PROTESTONS CONTRE CETTE RÉPRESSION À L’ENCONTRE DES MILITANTS ASSOCIATIFS DONT LE SEUL CRIME EST D'AVOIR LUTTÉ POUR LEURS DROITS POLITIQUES ET CIVILS ET POUR LES BIENS PUBLICS
."

Les 8 militants poursuivis sont :
- Amal Lahoucine, Nourdine Driss, Choukri Yassine, Nourdine Samir, Ifkirne Abdelmalik, Aakik Driss, Chakib Boubker et Bouichou Mohamed.
Les quatre procès :

Le n° 1348/08 et le n° 1245/08 le 12 février 2009 et le n° 1521/08 et le n° 866/08 le 12 mars 2009.
MESSAGE À ENVOYER À :
M. Le Premier Ministre : - Fax : 00 212 37761777
M. Le Ministre de la Justice : - Fax 00 212 37723710
M. Le Ministre de l’Intérieur:
Fax 00 212 37766861 ou bien 212 37767404
M. le gouverneur de Taroudant Fax 00 212 28852018
M. le Wali (Préfet) d’Agadir Fax 00 212 28840249
Si vous n'avez pas de fax, vous pouvez essayer d' envoyer un mail de protestation au Premier ministre :
courrier@pm.gov.ma, au ministre de la Justice : courrier@mj.gov.ma et au ministre de l'Intérieur : courrier@mi.gov.ma

Ou bien aux adresses suivantes :
Le ministre de la Justice :
http://www.annuaires.justice.gouv.fr/inc_alias/contact.php?contact=annuaires
Le ministre de l'Intérieur :http://www.interieur.gouv.fr/sections/contact/ministre/ministre
Le Premier ministre :
http://www.pm.gov.ma/fr/contact.aspx

Merci pour eux !
Deutsche Fassung: Die Unterdrückungsmassnahmen gegen die Aktivisten der Souss-Region (Marokko): vier Prozesse gegen 8 Aktivisten aus Ouzioua und Taliouine

vendredi 21 décembre 2012

A Alger, Hollande reconnaît les « souffrances » infligées par la colonisation


François Hollande à Alger (Photo AFP)
François Hollande à Alger (Photo AFP)
Cinquante ans après l’indépendance de l’Algérie, François Hollande a reconnu solennellement vendredi à la tribune du Parlement algérien les « souffrances que la colonisation française », qu’il a qualifiée de « système profondément injuste et brutal », a infligées au peuple algérien.
« Je reconnais ici les souffrances que la colonisation a infligées au peuple algérien (…), pendant 132 ans, l’Algérie a été soumise à un système profondément injuste et brutal », a lancé le président français dans un discours historique devant les deux chambres du Parlement algérien réunies.
De nombreux Moudjahidine, combattants d’une guerre de libération sanglante et cruelle qui avait mis fin à 132 années de colonisation française, siègent encore dans ce Parlement qui l’a applaudit debout à l’issue de son discours.
François Hollande avait cependant prévenu dès mercredi, au premier jour d’une visite d’Etat de 36 heures en Algérie, qu’il n’entendait ni faire acte de « repentance » ni présenter des « excuses ».
La relation franco-algérienne à laquelle il aspire, a-t-il répété devant les parlementaires algériens, doit reposer sur un « socle de vérité » car « rien ne se construit sur des dissimulations, dans l’oubli ou le déni ». Et cette vérité, a-t-il encore souligné, passe par la reconnaissance des « injustices », des « massacres » et de « la torture ».
Comme Jacques Chirac en 2005, François Hollande a reconnu le massacre de Sétif perpétré le 8 mai 1945, « le jour même où dans le monde triomphaient la liberté et de la justice, la France manquait à ses valeurs universelles ». Mais le chef de l’Etat a évoqué aussi ceux de Guelma et de Kherrata qui demeurent de la même manière « ancrés dans la mémoire et dans la conscience des Algériens ».
« Accueillir mieux » les demandeurs de visa
Cette reconnaissance, a-t-il espéré, doit ouvrir un « nouvel âge » dans les relations franco-algériennes. Et le président français en a donné d’emblée quelques gages.
François Hollande a ainsi promis d’ »accueillir mieux » les Algériens qui demandent des visas pour se rendre en France, afin que ces demandes ne deviennent pas un « parcours d’obstacles, ou pire encore une humiliation ».
« Nous avons besoin que se poursuivent et même s’amplifient les allers-retours des étudiants, des entrepreneurs, des artistes, des familles, bref tous ceux qui animent la relation » entre la France et l’Algérie, a-t-il fait valoir.
La France attend de l’Algérie « qu’elle ouvre plus largement ses portes aux Français qui souhaitent se rendre sur votre territoire », a poursuivi François Hollande. Il a évoqué ceux qui « ont des souvenirs, des attaches familiales, affectives ou des projets professionnels ou personnels à réaliser », dans une allusion aux pieds-noirs et harkis notamment.
Un système similaire à Erasmus
Le président français a promis d’autres ouvertures en direction de la jeunesse algérienne, cette fois, avant de s’adresser directement aux étudiants algériens dans l’après-midi à l’université de Tlemcen, 580 km plus à l’ouest.
Il a ainsi évoqué la mise en oeuvre à l’échelon méditerranéen d’un système d’échanges universitaires similaire à Erasmus, le programme européen d’échange d’étudiants, ou la création de quatre « Instituts d’enseignement supérieur de technologie » algériens, sur le modèle des « IUT » français.
Accueilli mercredi en grande pompe par son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, qu’il a invité à venir en « visite d’Etat » en France, le président français a été acclamé par des milliers d’Algérois.
Les deux présidents avaient assisté mercredi soir à la signature d’une demi-douzaine d’accords dont celui, âprement négocié, sur la construction près d’Oran (Ouest) d’une usine de montage de Renault susceptible de produire à compter de 2014 au moins 25.000 véhicules par an.
Devant le Parlement algérien, François Hollande a souligné que la France était prête à « aller plus loin » dans des domaines comme l’énergie, la santé, l’environnement, la construction ou les transports.
AFP
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