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mardi 3 février 2015

Les espérances se dissipent au Maroc Le roi continue à régner et à gouverner


Malgré les espoirs qu’avaient suscitées en juillet 2011 la promulgation de l’actuelle Constitution et l’arrivée du Parti de la justice et du développement (PJD) au gouvernement au Maroc, la régression démocratique est une réalité qui se vit au quotidien, que ce soit dans la répression contre les organisations non gouvernementales ou dans le musellement de la presse.
Même si les –- très — larges pouvoirs du roi Mohammed VI n’ont pas été remis en cause, le renforcement des droits et libertés est un aspect marquant de la réforme Constitutionnelle de juillet 2011 imposée par le Printemps arabe : droits linguistiques, avec, notamment, la reconnaissance de l’amazigh comme langue officielle au même titre que l’arabe  ; droits liés à la question du genre, avec la reconnaissance explicite de l’égalité homme-femme1  ; libertés individuelles, avec l’affirmation des «  libertés de pensée, d’opinion et d’expression sous toutes leurs formes  » (article 25), etc. Parmi celles qui sont à la fois «  garanties  » et renforcées, la liberté de se réunir, de se rassembler et de manifester pacifiquement : «  Sont garanties les libertés de réunion, de rassemblement, de manifestation pacifique, d’association et d’appartenance syndicales  », précise l’actuelle Constitution.
Tout en préservant l’essentiel des prérogatives royales, ces «  réformes  » ont permis au Maroc de dépasser la zone de turbulences provoquée par le Printemps arabe, mais sans qu’une dynamique démocratique véritable y soit établie2.

Depuis quelques mois, les activités des acteurs sociaux les plus en vue, notamment l’Association marocaine des droits humains (AMDH), sont systématiquement interdites : les autorités reprochent à cette ONG, la plus importante du pays tant par son dynamisme que son implantation locale, de ne pas être en conformité avec les «  orientations fondamentales  » de l’État.

Des associations qui dérangent

Tout a commencé le 15 juillet 2014, lorsque le ministre de l’intérieur marocain Mohamed Hassad (n’appartenant pas à un parti, proche du Palais) a annoncé devant les députés que certaines associations portaient «  atteinte à la réputation et à l’image  » du pays : elles entraveraient l’action des autorités dans leur lutte contre le terrorisme, dit-il, et serviraient des «  agendas étrangers  ». Sans être citée, l’AMDH était la principale ONG visée par les accusations du ministre : depuis cette déclaration, plus de soixante activités de cette association ont été interdites. Mais les véritables interrogations que suscite le réquisitoire de Hassad portent sur le contenu de ses propos. Par quels «  agendas étrangers  » l’action de l’AMDH serait-elle déterminée  ? Dans quelle mesure, et de quelle manière une ONG reconnue d’utilité publique par l’État en 2000 porterait-elle atteinte à l’image du Maroc  ? Enfin, pourquoi l’AMDH, la seule association marocaine à se définir comme une ONG «  laïque  », entraverait-elle l’action des autorités dans leur lutte contre le terrorisme  ? Aucune réponse n’a été fournie par le ministre.
Quelques jours plus tard, toujours devant les députés, Hassad a souligné que certaines ONG étaient «  financées par des fonds étrangers  », et que leur gestion manquait de transparence. Le financement des associations marocaines par des fondations ou des organismes étrangers, dans le cadre de projets liés au développement (alphabétisation, promotion des droits humains, lutte contre la pauvreté dans les régions reculées, lutte contre l’exclusion des femmes, etc.) est tout à fait légal. Perçus comme des actions complémentaires à celle de l’État en matière de développement, les financements étrangers sont plutôt encouragés par la loi et l’administration marocaines. Selon les chiffres officiels, le financement étranger des ONG marocaines est passé de 7 millions d’euros en 2007 à 24 millions d’euros en 2012.
Aussitôt après les déclarations de Mohamed Hassad, l’AMDH, dont les comptes sont publiés chaque année, a invité les autorités à venir contrôler sa gestion financière. Mais là non plus, le ministère de l’intérieur n’a donné aucune suite à cette «  invitation  ».

L’épineuse question des droits humains

Fondée en 1979 par Abderrahmane Benameur, un avocat de gauche très respecté au Maroc, l’AMDH est aujourd’hui l’une des plus importantes ONG marocaines, avec un champ d’action qui porte sur tout le territoire marocain. Le travail de terrain, la proximité, le bénévolat de ses militants et leur présence dans les coins les plus reculés du pays sont les marques de fabrique de l’association. Même si ses principaux dirigeants font partie de l’extrême gauche marocaine, particulièrement du Parti de la voie démocratique (Annahj Addimokrati), l’AMDH est respectée par la plupart des tendances politiques — y compris par les islamistes du puissant mouvement Justice et bienfaisance — interdit mais toléré. Sa principale force : promouvoir et défendre les droits humains conformément aux paramètres internationaux. Contrairement, par exemple, à l’Organisation marocaine des droits de l’homme (OMDH), proche du parti de l’Union socialiste des forces populaires (USFP).

Concernant l’affaire du Sahara occidental, une «  cause sacrée  » au Maroc, l’AMDH adopte une position neutre en dénonçant, notamment, les atteintes à la liberté de rassemblement pacifique dans ce territoire administré par le Maroc depuis 1975 mais que l’ONU considère toujours comme un «  territoire non autonome  » (non décolonisé). L’ONG dénonce régulièrement la répression de la police marocaine qui se déploie parfois dans les grandes villes du Sahara occidental (Lâayoune et Smara notamment) contre une partie de la population sahraouie, et n’hésite pas à défendre le droit de cette dernière à manifester pacifiquement. Par ailleurs, les rapports qu’elle établit chaque année sur les violations des droits humains au Maroc sont largement couverts par la presse étrangère, et les ONG internationales (Amnesty international et Human Rights Watch notamment) s’y appuient dans leurs comptes-rendus.

«  Soit on est patriote, soit on est traître  »

La crédibilité de l’AMDH, qui dépasse les frontières nationales, lui vaut l’hostilité des autorités marocaines au plus haut niveau. Dans son discours du 6 novembre 2014, le roi Mohammed VI a qualifié de «  traîtres  » tous ceux qui ne s’alignent pas sur la position officielle concernant le Sahara occidental : «  Depuis quand les troubles à l’ordre public et la destruction des biens publics relèvent-ils de l’exercice des droits et des libertés  ? En effet, nous avions déjà exprimé, dans le discours de la Marche verte de 2009, notre refus catégorique de ces agissements et avons prévenu : ‘’ou on est patriote ou on est traitre’’ et, il n’y a pas de juste milieu entre le patriotisme et la trahison. Par ailleurs, il n’y a pas de degrés en patriotisme ou en trahison car soit on est patriote, soit on est traître.  »
À deux reprises, la justice a débouté le ministère de l’intérieur : en novembre 2014, lorsque le tribunal administratif de Rabat a condamné l’État à verser 10 000 dirhams (9 000 euros) à l’AMDH pour l’avoir empêché de tenir une réunion préalablement autorisée à la Bibliothèque nationale de Rabat  ; en janvier 2015, le même tribunal a de nouveau condamné l’État à verser 50 000 dirhams (5 000 euros) à l’association après l’interdiction, par la wilaya de Rabat, d’une activité qui devait se tenir en septembre 2014 au centre Bouhlal, dans la capitale.

Le journalisme aussi est à l’index

Mais ces condamnations n’ont pas empêché les autorités de poursuivre le processus d’interdiction de tous les rassemblements qui ne sont pas «  conformes aux orientations de l’État  ». Le 22 janvier à Rabat, une rencontre internationale sur le journalisme d’investigation, à laquelle devaient participer des experts et des journalistes de plusieurs pays (Maroc, France, Égypte, Tunisie, Algérie, etc.), en plus du ministre marocain de la communication Moustapha El-Khalfi, est interdite par les autorités de la ville. Des instructions orales avaient été données préalablement aux responsables de l’hôtel où la réunion — organisée cette fois par la fondation allemande Friedrich Naumann — devait se dérouler, pour qu’ils empêchent les organisateurs de tenir leur activité. Ces derniers ont alors été contraints de se déplacer jusqu’au siège de l’AMDH où la rencontre a finalement eu lieu… sans le ministre. Pour mesurer l’ampleur du contraste, imaginons, en France, une rencontre internationale dont l’invité de marque serait le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, interdite par son collègue de l’intérieur Bernard Cazeneuve.
Ces contrastes sont l’illustration de la nature du système politique marocain, dont le roi est la clé de voûte et le véritable acteur : il est toujours le Commandeur des croyants, un statut qui en fait un personnage quasi sacré, et il décide de la politique générale de l’État dans le conseil des ministres qu’il préside. Le chef du gouvernement  ? Il coordonne l’action des ministères via l’administration dont il dispose, fait exécuter les lois et, surtout, exécute les décisions du roi. Passé de quatre à douze conseillers en 2011, le cabinet royal, dont le directeur est Mohamed Rochdi Chraïbi, un copain de classe du roi, est la «  dynamo  » de l’exécutif au Maroc. Le «  cabinet  » est dominé par l’ami intime du monarque, Fouad Ali El-Himma, qui en est membre et qui distribue en son sein les tâches et les «  missions  ». Situé au cœur du Palais royal de Rabat, le cabinet n’est pas une institution constitutionnelle, mais une structure politique qui participe activement à l’élaboration des décisions stratégiques du monarque et les met en œuvre, en se servant — si nécessaire — du gouvernement qui dispose de l’administration. Plus que jamais le roi Mohammed VI «  règne et gouverne  », alors que l’actuelle Constitution précise, dans son article premier, que «  le Maroc est une monarchie  » non seulement «  constitutionnelle  » mais aussi «  parlementaire  ».
1Cette «  égalité  » homme-femme est toutefois conditionnée par «  le respect… des constantes et des lois du Royaume  », précise l’article 19 de la Constitution marocaine.
2La fin des espérances liées au Printemps arabe, à partir de février 2011, est une réalité qui se vit au quotidien : des dizaines de militants laïcs du 20-Février, un mouvement pro-réformes né dans le même sillage, sont aujourd’hui en prison ou poursuivis dans le cadre de procès inéquitables de droit commun  ; la presse indépendante, qui était pendant le début du règne de Mohammed VI l’un des phénomènes les plus dynamiques, est quasi absente, la plupart de ses journalistes étant contraints à s’exiler ou à changer de métier. (Faut-il rappeler que le journaliste Ali Lmrabet, ancien directeur du journal satirique Demain, est toujours interdit d’exercer le journalisme au Maroc par décision judiciaire  ?).

jeudi 31 octobre 2013

Le mouvement marocain du 20 février Paris/IDF condamne l’escalade de la violence de l’Etat marocain


                                                                                Le mouvement marocain du 20 février Paris/IDF condamne l’escalade de la violence de l’Etat marocain et appelle au renforcement de l’action et à l’unité contre le despotisme.
En 2011, le mouvement du 20 février nous a montré la voie à suivre pour imposer le changement et il continue à le faire aujourd’hui encore plus que jamais en prolongeant son combat jusqu’à la satisfaction de ses revendications légitimes et l’instauration d’un vrai régime démocratique.

Le mouvement marocain du 20 février Paris/IDF exprime sa vive préoccupation devant le passage de mesures économiques ultralibérales accompagnées 
d’une  recrudescence sans précédent de la répression :
- Une augmentation considérable des prix des matières de première nécessité qui condamne les marocain(ne)s dans leur vie quotidienne à devenir de plus en plus pauvre. Elle creuse d’autant plus l’écart entre la minorité riche qui détient le pouvoir et le reste de la population et nous montre clairement l’échec politique, prévisible du gouvernement du PJD qui aggrave la crise politique et économique au Maroc.
- Après la libération par grâce royale du violeur Daniel Galvan Fina, ayant abusé de 11 enfants, le peuple marocain n’est pas au bout de ses surprises. L’Etat marocain frappe fort encore une fois en arrêtant un journaliste du journal électronique Lakome.com, Ali Anouzla, le 17 septembre 2013, connu pour son professionnalisme et son indépendance. Par ailleurs, Lakome.com était à l’origine de la campagne de dénonciation de l’affaire du pédophile Daniel Galvan.
L’affaire n’est pas encore finie et devient de plus en plus complexe, surtout avec la censure il y a quelques jours au Maroc du site Lakome version arabophone et francophone, qui sont inaccessibles pour les internautes marocain(ne)s.
Ali Anouzla vient de retrouver sa liberté provisoire ce vendredi 25 octobre 2013, en attente de son procès.
- Les arrestations se multiplient et atteint plus de 240 prisonniers politiques selon les ONG marocaines et étrangères. Récemment, trois jeunes du mouvement du 20 Février (Hamza Haddi, Rabie Houmazi et Mouad El Makhloufi) ont été arrêtés après avoir manifesté leur soutien à une militante tabassée au commissariat.
- Le 21 Septembre, un jeune manifestant a été assassiné par les forces de répression à Assa, une ville au sud du Maroc.
- Le Samedi 19 Octobre 2013, une répression sauvage d’une manifestation des activistes sahraouis à Laâyoune au Sahara.
- Assassinats, poursuite et discrimination vis-à-vis des migrant(e)s subsaharien(ne)s. Lors d’une descente de la police marocaine chez Moussa Seck (un jeune sénégalais), ce dernier voulant échapper à la police, se jette par la fenêtre du 4ème étage, un de ses amis qui accusent la police d’être derrière sa mort, se retrouve arrêté et en voie d’expulsion du territoire marocain.
-Le jeudi 3 octobre, nous apprenons l’arrestation de trois adolescent(e)s dans la ville de Nador pour « atteinte à la pudeur publique ». Cela est survenu quand deux adolescent(e)s Mouhsine (15 ans), Raja (14 ans) ont publié une photo de baiser sur Facebook. Leur ami, Oussama (16 ans), qui a pris la photo, a été aussi arrêté. Cette arrestation confirme les pratiques dictatoriales du régime marocain et montre un Maroc à deux vitesses entre le discours véhiculé officiellement et les pratiques sur le terrain.
-Un autre cas d’un jeune marocain de Taounate converti au christianisme se voit condamné à 30 mois de prison ferme et 5000 dirhams d’amende pour avoir fait le choix de la religion qu’il souhaitait pratiquer, bafouant ainsi la liberté de conscience de ce jeune.

Par ce communiqué, le mouvement marocain du 20 février Paris/Ile de France :
- Réitère sa détermination et son combat pour la démocratie, la liberté, la dignité, l’égalité et la justice sociale.
- Considère que le gouvernement du Parti de Justice et Développement  n’est qu’une marionnette dans les mains du Palais qui gouvernement réellement au Maroc.
- Exige l’arrêt des poursuites contre le journaliste Ali Anouzla ainsi que tous les militants du mouvement du 20 Février et de tou(te)s les détenu(e)s politiques et d’opinion au Maroc.
- Exige de l’Etat Marocain le respect de la liberté de la presse et des libertés individuelles.
 - Nous appelons au renforcement et l’unité de la lutte contre la tyrannie au Maroc.

Contact :
· Tél du coordinateur : 07.52.24.04.93

samedi 5 octobre 2013

Maroc : Washington plaide pour la libération du journaliste Ali Anouzla




















Jonh Kerry, secrétaire d’État des États-Unis

L’administration Obama prend officiellement position dans l’affaire Ali Anouzla. Elle demande la libération du journaliste marocain, arrêté pour "apologie du terrorisme".

De l’administration Obama au Washington Post, la cause pour la libération du journaliste Ali Anouzla prend une nouvelle tournure. Alors que la France et l’Espagne gardent le silence à ce sujet, ce sont les Etats-Unis, par la voix du secrétaire d’Etat John Kerry, qui prennent la parole. Lors d’un point de presse organisé ce mercredi à Washington, le porte-parole du département d’Etat a exprimé les « préoccupations » des Etats-Unis suite à la « décision du gouvernement marocain de poursuivre Ali Anouzla ». « Nous soutenons la liberté d’expression, la liberté de la presse et les droits universels », a ajouté John Kerry.
Les signaux envoyés par la diplomatie américaine sont sans ambiguïtés. « Sur ce dossier, nous invitons les autorités marocaines à agir avec transparence et justice, conformément à la loi marocaine et les engagements marocains », a-t-elle indiqué avant d’annoncer que « des négociations franches avec le gouvernement marocain » sont menées.

John Kerry et le Maroc, des relations compliquées
Les relations entre les autorités marocaines et le nouveau secrétaire d’Etat ne sont pas aussi fluides qu’elles ne l’étaient avec Hillary Clinton. John Kerry l’a d’ailleurs prouvé en avril dernier, lorsqu’il a demandé l’introduction formelle d’une enquête sur les droits de l’Homme dans le mandat de l’ONU au Sahara occidental (Minurso). Une demande qui a bien failli coûter l’annulation des manœuvres militaires conjointes entre le Maroc et les Etats-Unis, l’African Lion 2013, si Washington n’était pas revenu sur sa proposition. Un exercice annuel pour lequel les Etats-Unis, qui avaient engagé 1 400 soldats américains à Benguerir et à Agadir, ne pouvaient se permettre de rater, afin de sauvegarder d’une part ses relations avec le Maroc et d’autre part ses positions à un endroit stratégique du continent africain. C’était d’ailleurs la carte stratégique qu’a abattu le Maroc pour faire plier Washington.
John Kerry n’adressait plus la parole à son homologue marocain Saâdeddine El Otmani jusqu’à ce qu’il accepte de recevoir une délégation marocaine.

La presse américaine s’en mêle
Le célèbre tabloïd américain The Washington Post marque son soutien au journaliste de Lakome. Dans un édito consacré à cette affaire, le journal réclame la libération d’Ali Anouzla et dénonce des méthodes d’un autre temps. Rappelons qu’Ali Anouzla a été arrêté dans le cadre de la loi antiterroriste de 2003 pour avoir rédigé un article dans lequel figurait le lien d’une vidéo d’Al-Qaïda menaçant le Maroc et son roi, Mohammed VI. Mais en coulisse, il se murmure qu’il s’agit là d’un prétexte pour museler un journaliste qui dérange. C’est la rédaction de Lakome, dirigé par Anouzla, qui a dévoilé la libération du pédophile Daniel Galvan. Une importante mobilisation au Maroc et partout dans le monde avait vu le jour pour exiger la remise en prison du pédophile accusé d’avoir violé onze enfants marocains. L’affaire avait fait trembler le trône, directement visé par les contestataires. Du jamais vu au Maroc. Ajoutons à cela les nombreux dossiers fâcheux dévoilés par Lakome et qui visent directement les autorités.
Aujourd’hui, Ali Anouzla risque plusieurs années de prison pour avoir fait son métier. Cette nouvelle arrestation d’un journaliste marocain confirme la règle selon laquelle la liberté de la presse dans le royaume n’est que partielle, voire inexistante. Au Maroc, la mobilisation pour sa libération se poursuit.








lire aussi

samedi 11 mai 2013

Laâyoune : la plus grande manifestation pour l'autodétermination depuis 1975


Manifestation à Laâyoune - samedi 4 mai 2013


Plus de 2000 Sahraouis selon le CNDH ont manifesté pacifiquement samedi à Laâyoune. Ils ont été autorisés pour la première fois à traverser le boulevard Makka, en centre-ville, pour revendiquer leur droit à l'autodétermination.
Après plus d'une semaine sous haute tension à Laâyoune, où des manifestations réprimées et des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre ont eu lieu dans les quartiers sahraouis de la ville, la journée du samedi 4 mai a connu un événement majeur : pour la première fois depuis 1975, des milliers de Sahraouis sont sortis de leurs quartiers pour revendiquer leur droit à l'autodétermination, sans intervention des forces de l'ordre.
La manifestation a démarré samedi à 19h quartier Matallah. Les manifestants étaient alors près de 500 selon Mohamed Salem Charkaoui, coordinateur régional du CNDH. Le cortège, parsemé de drapeaux du Polisario, a traversé pour la première fois le boulevard Makka du centre-ville. Les forces de l'ordre ont quadrillé la ville mais ne sont pas intervenues. La manifestation était pacifique, selon des témoins sur place interrogés par Lakome. Plus de 2000 Sahraouis au total ont participé à la manifestation selon Mohamed Salem Charkaoui. Entre 6000 et 10000 selon Mohamed Salem Lakhal, membre du CODESA.
Les autorités ont toutefois donné l'ordre de stopper la marche au bout de deux heures et demi et de disperser la foule lorsque celle-ci avait atteint les limites de la ville. Des confrontations ont alors eu lieu entre quelques manifestants et les forces de l'ordre, notamment des jets de pierre, mais aucun des deux camps n'a déclaré de blessés.
Cette manifestation était spontanée selon les activistes sahraouis mais intervient alors qu'une délégation de journalistes féminines anglos-saxonnes vient d'arriver à Laâyoune. Les journalistes se déplacent dans la ville sous haute surveillance. Mohamed Salem Lakhal du CODESA a dénoncé le fait que la maison d'Aminatou Haidar ait été encerclée par les forces de l'ordre lorsque les journalistes lui ont rendu visite.

Vidéos de la manifestation : 

http://youtu.be/b_1bUJQGcdo
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Le 2 Minutes, 7/5/2013
 Sahara. Démonstration de force des pro-Polisario à Laâyoune. 
 Samedi, Laâyoune a connu une « grande » marche des pro-Polisario qui a duré deux heures. Une première au Maroc. Environ plus d’un millier de saharaouis -CODESA d’Aminatou Haidar avance le chiffre de 6000- ont battu le pavé de la capitale du Sahara, brandissant des drapeaux du Front et réclamant l’indépendance de la région. La marche a été marquée par une participation des habitants du quartier Maâtallah, réputé pour être un bastion du Polisario.
 Le timing de cette mobilisation était bien calculé, il coïncidait avec l’arrivée d’une délégation de huit femmes journalistes, membres de The International Women Fondation, dont la majorité travaille pour des supports américains et la BBC anglaise. C’est la deuxième visite de l’IWMF au Sahara après celle survenue en novembre 2012. Visiblement, cette présence de représentantes des médias américains au Sahara a dissuadé les forces de l’ordre d’intervenir contre les marcheurs, comme c’était le cas lors de précédents événements. Les jours à venir verront, à coup sûr, la multiplication des marches. Et pour cause, Aminatou Haidar et les autres ne vont pas laisser passer la commémoration de deux grandes dates inscrites dans l’agenda du Front sans rien entreprendre. 
Vendredi prochain, les amis de Mohamed Abdelaziz célèbreront le 40ème anniversaire de la création du Polisario. Une entité, officiellement, créée le 10 mai 1973 dans la localité mauritanienne de Zouerate, par des jeunes issus du Sahara et de la Mauritanie, parmi eux Ahmed Baba Meski, ancien ambassadeur de Nouakchott auprès des Nations Unies. 
Le 20 mai, est une autre date symbole que le Polisario devrait fêter. Il s'agit de la première attaque menée par le Front, juste dix jours après sa constitution, contre le poste espagnol d’El Khanga, à l’Est de Smara. Là aussi, les indépendantistes de l’intérieur se doivent de commémorer cet événement avec l’organisation de manifestations. 
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Sahara: manifestation pro-indépendance "sans précédent" à Laâyoune
Selon les autorités à Laâyoune, quelque 500 personnes ont défilé dans le calme en fin de journée, sans intervention des forces de l'ordre. Des violences ont toutefois éclaté dans la soirée, après la dispersion du cortège, et au moins 21 policiers ont été blessés, d'après les mêmes sources. L'un d'eux est dans un état grave et a été transporté à Rabat.
Les heurts ont aussi fait un nombre indéterminé de blessés parmi les manifestants, a affirmé à l'AFP un responsable local de l'Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendant), Hamoud Iguilid.
La manifestation, qui est intervenue alors que des journalistes de médias nord-américains se trouvent à Laâyoune, a rassemblé plus de 2.000 personnes, a pour sa part affirmé le coordinateur régional du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH, officiel), Mohamed Salem Charkaoui, cité par le site Lakome.
"Une mobilisation sans précédent des ennemis de l'intégrité territoriale", a estimé lundi le quotidien Aujourd'hui Le Maroc, citant "des sources concordantes".
"La plus grande manifestation de l'histoire de Laâyoune pour la séparation", a également titré Akhbar al-Youm, notant la présence dans le cortège de drapeaux du Polisario (indépendantistes) mais également de drapeaux américains.
Un autre rassemblement a eu lieu dimanche à Smara, à environ 200 km à l'est de Laâyoune, et 17 membres des forces de l'ordre ont été blessés "à différents degrés", ont annoncé lundi les autorités de la ville, citées par l'agence MAP.
Des personnes "ont érigé des barricades dans une tentative d'investir la voie publique et d'entraver la circulation, créant une situation de chaos", ajoute le communiqué, sans détailler sur les motivations précises des manifestants.
Plusieurs rassemblements pro-indépendantistes ont eu lieu depuis le renouvellement, fin avril, de la mission de l'ONU au Sahara occidental (Minurso), dont le mandat n'a finalement pas été élargi aux droits de l'Homme, comme Washington en avait un temps émis le souhait. Le Maroc s'était vivement opposé au projet.
Le 27 avril, une manifestation à laquelle participaient une centaine de personnes, selon le correspondant de l'AFP, avait dégénéré en violences à Laâyoune, faisant une quarantaine de blessés: 30 manifestants selon l'ONG Amnesty International, dont une équipe se trouvait sur place, et huit policiers d'après les autorités.
S'exprimant lundi devant les députés, le ministre de l'Intérieur Mohand Laenser a affirmé que le bilan des "derniers événements" dans la région s'élevait à "150 blessés" parmi les forces de l'ordre, dont certains grièvement.
Les manifestations ont été "minutieusement préparées, l'objectif principal étant de provoquer les forces de l'ordre et les pousser à intervenir pour exploiter les images dans les médias", a-t-il avancé, accusant "des milieux étrangers" d'avoir financé un tel "plan".
Rabat propose un plan d'autonomie pour le Sahara occidental, mais il est rejeté par le Front Polisario, soutenu par Alger, qui réclame un référendum d'autodétermination.

Les évènements du 4 mai 2013
  • Plus de 10.000 (dix mils) manifestants dans de différents sécteurs de la ville;
  • Manifestations aux 30 (trente) points de la ville;
  • 4(quatres) marches populaires où on a hissé des drapeaux nationaux de différentes tailles;
  • La plus grande des caravanes de voitures enregistrées jusqu’au moment, dans l’Avenue Smara;
  • Des dizaines d’attaques contre les manifestants sahraouis de la part des forces d’occupation marocaines;
  • Présentation et couverture médiatique importante à travers des images diffusées des médias internationaux présents sur place;
  • Participation significative des jeunes sahraouis aux manifestations historiques;
  • 3 (trois) citoyens sahraouis écrasés par des véhicules de la police marocaine;
  • 13 (treize) maisons des familles sahraouies victimes d’irruption forcée par les forces d’occupation, parmi lesquelles celle de l’activiste Larbi Messaud;
  • Colons marocains engagés et complices des actes d’agression contre les manifestants sahraouis, coordinnés par les forces d’occupation;
  • Plus de 12 (douze) voitures des citoyens sahraouis détruites par les forces d’occupation, parmi lesquelles celle de l’activiste défenseur des droits humains, Aminatu Haidar;
  • Effectifs de toutes les forces de sécurité (police en uniforme et en civil, armée, forces spéciales, etc) ont participé à réprimir les citoyens sahraouis;
(Traduction WSHRW)
Source: www.radiomaizirat.com/Colectivo Saharaui 1975
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Sahara: manifestation pro-indépendance "sans précédent" à Laâyoune
Selon les autorités à Laâyoune, quelque 500 personnes ont défilé dans le calme en fin de journée, sans intervention des forces de l'ordre. Des violences ont toutefois éclaté dans la soirée, après la dispersion du cortège, et au moins 21 policiers ont été blessés, d'après les mêmes sources. L'un d'eux est dans un état grave et a été transporté à Rabat.
Les heurts ont aussi fait un nombre indéterminé de blessés parmi les manifestants, a affirmé à l'AFP un responsable local de l'Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendant), Hamoud Iguilid.
La manifestation, qui est intervenue alors que des journalistes de médias nord-américains se trouvent à Laâyoune, a rassemblé plus de 2.000 personnes, a pour sa part affirmé le coordinateur régional du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH, officiel), Mohamed Salem Charkaoui, cité par le site Lakome.
"Une mobilisation sans précédent des ennemis de l'intégrité territoriale", a estimé lundi le quotidien Aujourd'hui Le Maroc, citant "des sources concordantes".
"La plus grande manifestation de l'histoire de Laâyoune pour la séparation", a également titré Akhbar al-Youm, notant la présence dans le cortège de drapeaux du Polisario (indépendantistes) mais également de drapeaux américains.
Un autre rassemblement a eu lieu dimanche à Smara, à environ 200 km à l'est de Laâyoune, et 17 membres des forces de l'ordre ont été blessés "à différents degrés", ont annoncé lundi les autorités de la ville, citées par l'agence MAP.
Des personnes "ont érigé des barricades dans une tentative d'investir la voie publique et d'entraver la circulation, créant une situation de chaos", ajoute le communiqué, sans détailler sur les motivations précises des manifestants.
Plusieurs rassemblements pro-indépendantistes ont eu lieu depuis le renouvellement, fin avril, de la mission de l'ONU au Sahara occidental (Minurso), dont le mandat n'a finalement pas été élargi aux droits de l'Homme, comme Washington en avait un temps émis le souhait. Le Maroc s'était vivement opposé au projet.
Le 27 avril, une manifestation à laquelle participaient une centaine de personnes, selon le correspondant de l'AFP, avait dégénéré en violences à Laâyoune, faisant une quarantaine de blessés: 30 manifestants selon l'ONG Amnesty International, dont une équipe se trouvait sur place, et huit policiers d'après les autorités.
S'exprimant lundi devant les députés, le ministre de l'Intérieur Mohand Laenser a affirmé que le bilan des "derniers événements" dans la région s'élevait à "150 blessés" parmi les forces de l'ordre, dont certains grièvement.
Les manifestations ont été "minutieusement préparées, l'objectif principal étant de provoquer les forces de l'ordre et les pousser à intervenir pour exploiter les images dans les médias", a-t-il avancé, accusant "des milieux étrangers" d'avoir financé un tel "plan".
Rabat propose un plan d'autonomie pour le Sahara occidental, mais il est rejeté par le Front Polisario, soutenu par Alger, qui réclame un référendum d'autodétermination.

vendredi 5 avril 2013

François Hollande interpellé sur les droits de l'homme et la justice au Maroc

 La venue du chef d'Etat au Maroc est l'occasion pour les ressortissants français d'exprimer leurs doléances.

La quarantaine de familles françaises regroupées au sein de l'association Droit et Justice attendent beaucoup de la visite de François Hollande, qui démarr et e ce mercredi. Ces familles se disent victimes de spoliations d'escroqueries immobilières au Maroc.
«Nous avons répertorié des centaines de cas. Ces escroqueries représentent des milliards d'euros», lance Moussa Elkhal, juriste franco-marocain en charge d'une trentaine de dossiers et cité par le média français 20minutes.fr. Parmi eux, le cas de Daniel, retraité français de 72 ans, dont le frère s'était fait déposséder de son riad à Marrakech il y a quatre ans. «Mon frère aurait fait donation de son riad à une Marocaine, retraitée de l'Education nationale», explique Daniel à 20minutes.fr. Mais l'acte de donation est contesté : il porte le sceau d'un notaire parisien qui a entretemps déposé plainte pour vol de ses cachets. Début 2009, le frère de Daniel a été retrouvé mort dans son riad de Marrakech, assassiné à coups de marteau...
Ces affaires de spoliation semblent être monnaie courante au Maroc. «La police marocaine a arrêté cinq personnes, mais des titres fonciers ne se trafiquent pas comme ça... Ces spoliations sont une machinerie très organisée, avec des personnalités haut placées... C'est une vraie mafia.» , explique Moussa Elkhal à 20minutes.fr.

L'association Droit et Justice a été reçue par le ministère français de la Justice et leurs revendications devraient faire l'objet d'une discussion lors de la visite présidentielle au Maroc entre les deux ministres des Affaires étrangères, Laurent Fabius et Saâd Eddine El Othmani.

22 détenus français en grève de la faim
Autre appel lancé à François Hollande à l'occasion de sa visite au Maroc : celui des détenus français incarcérés dans le royaume. Ils sont 22 à s'être lancés dans une grève de la faim le 1er avril dernier pour réclamer leur transfèrement en France, la révision de leur procès et l'examen de leur plaintes pour torture et mauvais traitements. « Suite aux arrestations abusives dont nous avons été victimes, la majorité d'entre nous a été torturée. [...] Face au silence coupable des autorités marocaines et à la frilosité de la France, nous voyons dans cette grève de la faim l'ultime chance de faire entendre notre désespoir lors de votre venue Mr Le Président », selon une lettre ouverte des détenus adressée à François Hollande.

L'ONG américaine Human Rights Watch a tenue elle aussi à interpeller le président français la veille de sa visite. Dans un communiqué publié le 2 avril, l'association estime que le chef de l'etat français « devrait exercer davantage de pression pour que le Maroc approfondisse ses réformes en matière de droits humains, lors de sa première visite officielle à cet allié de longue date de la France ». L'ONG cite notamment la torture de détenus, les procès militaires iniques, les restrictions du droit à la libre expression, le retrait de l'accréditation du journaliste marocain Omar Brouksy de l'Agence France-Presse (AFP) et la vulnérabilité des enfants employés comme domestiques.
« Le paysage politique marocain est marqué par une ouverture et un pluralisme notables, mais il n'empêche que le président Hollande devrait faire pression dans les domaines où les réformes ont pris du retard par rapport aux standards internationaux », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « En tant que premier partenaire commercial et principale source d'aide bilatérale, la France peut jouer un rôle positif en mettant en lumière les abus qui persistent et en encourageant les efforts de réforme du gouvernement. »
URL Source : https://fr.lakome.com/index.php/politique/594-francois-hollande-interpelle-sur-les-droits-de-l-homme-et-la-justice-au-maroc


lundi 20 août 2012

Merci à ceux qui ont soutenu la cause d'Imider


العربية


تحية إعلامية خاصة إلى جميع الأقلام الحرة والعدسات الحرة التي أبت إلا أن تلبي الواجب المهني إزاء ما يدور في الجماعة القروية لإميضر من أحداث ومستجدات دون أن ننسى الصحافة الإلكترونية التي كان لها الفضل الأول في نشر ومتابعة احتجاجاتنا منذ مراحلها الأولى.
 فتحية خالصة إلى كل هؤلاء الرجال والنساء الذين شكلوا دعما جديا وجيدا لقضيتنا ولولاهم لنبذنا المخزن بآلته القمعية في صمت رومانسي.
كما نسجل التعتيم الذي نهجه الإعلام الرسمي الذي دفعنا ضريبته في فواتير الكهرباء وتنكر لنا في لحظة نحن في أمس الحاجة له. لا ننكر الدقائق الذي تناولت موضوع إميضر بتعليمات من المركز ولو أن المادة التي بثت كانت معدلة بشكل تعمد فيه الطاقم إخفاء الحقيقة أو بالاحرى تقديمها في قالب لا يغضب أصحاب القرار.
وفي الأخير ندعوا كافة الإعلاميين التفاعل مع قضيتنا وتنوير الحقيقة والرأي العام وكسر الطوق الذي ما فتئ المخزن يحاول فرضه على الأحرار على المستوى الوطني عامة وإميضر خاصة.

 Français

Nous saluons tous les médias et les journalistes qui sont restés fidèles à leur travail et répondent à l’appel de la  cause d’Imider. Sans oublier la presse électronique, qui était la première à soutenir nos protestations et à diffuser nos  nouvelles depuis les premiers jours du mois d’Août 2011.

Des hommes et des femmes ont formé, par leurs écrits et leurs actions, un appui remarquable et confirmé pour notre cause. Et sans eux, le Makhzen nous assassinerait à première vue dans un silence médiatique et sans la moindre hésitation.
Nous condamnons également le black-out des médias par les organismes officiels qu’on a pour payé leurs taxes sur nos factures d’électricité pour nous déguiser en un temps où nous avons un besoin urgent. Effectivement, quelques minutes nous sont consacrées dans leurs flashes infos, mais ceci est venu après le succès des efforts des médias internationaux  puis l’écho laissé par ces efforts auprès de la presse internationale. Ainsi qu’après  « des instructions venant du pouvoir central ».
Ajoutant que ces articles publiés visent à détendre l'atmosphère et à présenter la vérité dans une image n'irritant pas les autorités centrales.
En conclusion, nous invitons tous les médias pour interagir avec notre cause pour la vérité et l'éveil de l'opinion publique et de briser le carcan que le « Makhzen » a tenté d'imposer aux hommes libres au niveau national en général et à Imider spécialement.
 ( nous avons laissé ce texte tel qu'il était,malgré certains passages  difficiles à comprendre)

English

            We greet all those journalists and media who remained faithful to their duty and responded to the call of Imider's cause. Without forget to mention the electronic press, which was the first to carry our demonstrations and to disseminate news of our activities from the August the first 2011. These men and women have formed, by their words and actions, extraordinary and encouraging support for our cause. Without them, the "makhzen" would have silently assassinated us, without hesitation. 

          Conversely, we condemn the officially sanctioned media black-out which was intended to hide our protests despite the fact that we paid taxes on our electric bills to these same official organisms at a time we so urgently needed it. Actually, a few minutes were allotted to us in their news, but after the efforts of international media and its echoes, which makes the authorities give instruction from the center in order to break the truth that would not annoy them.
         Finally, we invite all media to participate actively in our mission to rouse public opinion by getting to the truth, and breaking the cord that the regime's power has tried to impose on free men throughout the country in general and in Imider particularly.

A Imider aujourd'hui, 20/8/2012  http://youtu.be/JVJzTMyJa3w