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mercredi 6 février 2013

Human Rights Watch critique le soutien de l’Occident à la monarchie marocaine

Human Rights Watch critique le soutien de l'Occident à la monarchie marocaine

Dans son rapport pour l’année 2012, l’organisation des droits de l’homme Human Rights Watch estime que la situation des droits humains au Maroc présente un bilan mitigé.

Dès le début du rapport, l’ONG critique le soutien de l’Occident au Maroc et à sa monarchie : "On parle beaucoup des modestes réformes adoptées par le Maroc au lieu de pousser sa monarchie à aller plus loin. Le message envoyé est que l’Occident est disposé à tolérer les autocrates arabes qui appuient les intérêts occidentaux et qu’il ne suivra le train des réformes que lorsque celui-ci sera sur le point d’arriver à destination".
 
Ensuite, l’ONG internationale revient sur la répression policière de manifestations et les "procès injustes" de leurs instigateurs, la liberté de la presse et la liberté d’expression souvent bafouées. En exemple, HRW cite les procès politiques du journaliste Rachid Nini, du responsable de l’AMDH Seddik Kebbouri, et du rappeur Mouad Belghouat allias Lhaqed.
Les abus policiers contre les subsahariens, l’agression du député Abdessamad Idrissi, le suicide d’Amina Filali, le retrait de l’accréditation du journaliste AFP Omar Brousky et le travail d’enfants sont également pointés du doigt.
Plus positif, HRW note que les autorités marocaines ont autorisé la visite en septembre dernier, du rapporteur spécial de l’ONU sur la torture au Maroc et au Sahara.
Human Rights Watch relate dans son 23e rapport, plusieurs autres évènements survenus au Maroc en 2012, avec un peu plus de négatif que de positif...

 http://www.bladi.net/hrw-critique-monarchie-marocaine.html
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En illustration du rapport : 
Par Greta Alegre, 6/2/2013
Vous ne trouvez pas cela bizarre vous ? Ces métallos venant de Belgique et de France en bus, sont arrêtés et fouillés un par un 1 heure avant d'arriver à Strasbourg. Ca commençait bien. Arrivés à Strasbourg où ils venaient, non pour manifester violemment, mais pour faire savoir au Parlement qui siégeait à ce moment leurs propositions et revendications concernant les pôles industriels en Europe. LEGITIME NON ? Eh bien on les reçoit avec des lacrymos, des matraques etc... Il y a vraiment quelque chose qui ne va plus dans nos pays "soi-disant démocratiques ".
Aujourd'hui à Strasbourg : par terre, Greg, métallo d' ArcelorMittal à Florange.
Aujourd'hui à Strasbourg : par terre, Greg, métallo d' ArcelorMittal à Florange.

lundi 6 février 2012

Seddik Kabbouri s'exprime à sa sortie de prison


Par Mhamed Khouya, 5/2/2012 
Nous tenons à vous informer que tous les détenus de Bouarfa au Maroc ont été libérés hier le 4 février 2012 . 
A cet effet, nous félicitons les détenus libérés et à leur tête le syndicaliste Seddik Kabbouri , leurs famille et toutes les organisations politiques, syndicales et de lutte pour les droits humains, qui les ont soutenus dans leur lutte pour la dignité et la justice.

تم قبل لحظات اليوم السبت 4 فبراير 2012 اطلاق سراح الرفيقين
         الصديق كبوري والمحجوب شنو
        وكافة شباب مدينة بوعرفة الذين تم اعتقالهم على اثر الاحداث التي شهدتها
        المدينة بتاريخ 18 ماي 2011
        تهانينا الحارة للرفاق على معانقتهم للحرية
        ومطالبتنا باطلاق سراح كافة المعتقلين السياسيين القابعين
        بسجون النظام
        عبدالله امهـــارش
 Allocution du camarade Kabbouri après sa libération. Un grand militant.

كلمة المناضل الصديق كبوري في مهرجان استقباله و مجموعته




dimanche 5 février 2012

Mohamed VI libère 458 prisonniers mais garde Rachid Niny en prison

Par Badr Soundouss, demainonline, 4/2/2012

Rachid Niny, victime d'une vengeance royale ?

Rabat.- On vient de l’apprendre, le roi Mohamed VI vient de gracier à l’occasion de la fête du mouloud 458 personnes. Une fournée dont fait partie l’ancien champion du monde de boxe thaïe Zakaria Moumni. Sept militants fiévristes et le syndicaliste Seddik Kabbouri ont également été libérés.

Selon son bon plaisir le sultan a gracié dans la foulée trois prédicateurs salafistes, Hassan Kettani, Mohamed Rafiki, alias Abou Hafs et Omar Haddouchi qui avaient été condamnés en septembre 2003 à respectivement 25, 20 et 30 ans de prison ferme pour « endoctrinement, association de malfaiteurs et atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat. »
Ces condamnations avaient eu lieu après les attentats de mai 2003 à Casablanca, qui avaient fait 45 morts, dont 14 kamikazes, et dont les auteurs intellectuels, selon l’actuel chef du gouvernement Abdelilah Benkirane (du temps où il était dans l’opposition…), ne se cachent pas dans Al Qaïda ou dans le mouvement salafiste.

Benkirane a insinué à plusieurs reprises, en privé et en public (voir les vidéos accrochés sur le site du PJD), que les véritables auteurs de ces attentats sont à chercher du côté de certains cercles proches du pouvoir. Il visait sans le nommer Fouad Ali El Himma, le conseiller en eaux troubles du roi.

Après la fête de ces libérations, vient l’incompréhension. Pourquoi l’ex-directeur du quotidien Al Massae, Rachid Niny, n’a pas été libéré ? Es-ce que le patron de la DST, Abdellatif Hammouchi, qui est à l’origine de l’incarcération du journaliste, ainsi qu’El Himma dont l’implication dans une affaire de corruption avait été révélée par Al Massae, sont derrière cette hargne royale ?

Est-ce une vengeance ? Mais une vengeance pourquoi ? Niny a pourtant toujours défendu la monarchie. Et il s’en prenait souvent, de manière véhémente, à ceux qui s’attaquaient au roi ou à la monarchie.

Lors de sa première interview à la chaîne qatarie Al Jazeera après sa nomination, l’actuel premier ministre avait déclaré qu’il avait demandé à plusieurs reprises au roi de de libérer Niny. En vain, avait-il soupiré.

Badr Soundouss

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2 commentaires:
Républicain, 5 février 2012 - 4 h 14 min
Mohamed VI libère 458 prisonniers ! Ah oui ?

On peut se demander quelle sorte de jouissance perverse cela procure t-il à un tyran, qui doit se prendre pour un petit dieu ? Incarcérer qui bon lui semble et libérer qui bon lui semble !
Seuls des fous et des obsédés peuvent ressentir de telles basses satisfactions au moment de leur jouissance, étant donné que leurs cerveaux sont dégénérés.

Le droit de grâce dont dispose un Président dans le monde civilisé, est une prérogative que lui accorde la loi. Il est obligé d’en user avec une grande circonspection. Le despote du Maroc peut ordonner d’arrêter ou de libérer n’importe qui, selon ses caprices. Il n’ y a rien que puisse lui accorder la loi. C’est à dire qu’il est la loi et le droit au Maroc. C’est lui, par la force des centres de torture, par des polices brutales, bornées et corrompues qu’il utilise pour mater la population.

Les incarcérés de Momosix , dans des conditions barbares, ne le sont pas parce qu’ils sont accusés d’avoir été à l’origine de la mort de 45 personnes.
Il se fiche totalement du nombre de Marocains tués de quelque façon que ce soit, du moment qu’il ne s’agisse pas de ‘ Moulay Toto’ ou de ‘ Lalla Tata ‘. Comment réagit-il aux naufragés du détroit de Gibraltar ? Aux immolés par le feu ? A ceux qui crèvent debout, accotés toute leur vie aux poteaux de ‘ ras derb’ ? Ces gens-là ne représentent rien pour lui. Est-ce qu’ils votent pour qu’il reste vautré dans sa luxure ? Non. Ils n’ont pas ce droit et ils ne l’auront jamais, pense t-il. Eh bien, mon lourdaud, ce droit va s’imposer par la force de la révolution. Une force qu’aucune police corrompue ne peut vaincre ou arrêter.
C’est la force du peuple, qui prend conscience de sa suprématie sur le despote, usurpateur du pouvoir et kidnappeur du peuple marocain, et de toutes les richesses de son pays.
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Yan Umazigh, février 2012 - 6 h 50 min

Deux jeunes étudiants militants amazighs croupissent depuis je ne sais combien d’années dans une prison glauque de Meknès. Leur procès a été une absurdité monumentale. Aucune preuve n’a été fournie contre eux. Ils ont été condamnés sur des présomptions juste parce qu’ils étaient des militants amazighs. Leur embastillement injuste a toutes les allures d’une vengeance des plus minables. En fait, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une vraie parodie de justice.

Devant une telle injustice, des manifestations parfois spontanées ont eu lieu pratiquement dans toutes les régions du Maroc et même dans le monde pour exiger leur libération immédiate. Mais le régime haineusement amazighophobe de Rabat n’en absolument cure. En fait, il fait toujours la sourde oreille là il sent la moindre odeur amazighe. (...)

vendredi 26 août 2011

Seddik Kabbouri et Abderrahim Chenou bientôt en grève de la faim

Par lakome, 25/8/2011

Les détenus politiques Seddik Kabbouri et Abderrahim Chenou lancent un cri de colère. Les membres de la CDT (Confédération démocratique du travail) et de l’AMDH (Association marocaine des droits de l’Homme) entament une grève de la faim d’avertissement de deux jours (les 8 et 9 septembre).

Les détenus dénoncent leurs « arrestations arbitraires » ainsi que leurs « conditions de détention », dans un communiqué diffusé mercredi 24 août 2011 depuis l’intérieur de la prison d’Oujda.

Les deux militants sont détenus avec les prisonniers de droit commun, loin de leurs familles, « alors que le procès en appel a été jugé », lit-on sur le communiqué, dont une copie est parvenue à lakome.com. Ils disent vivre difficilement cette situation, qui les éloigne de leur ville de Bouarfa de plus de 300 km.

Seddik Kabbouri et Abderrahim Chenou ont été arrêtés suite aux protestations qu’avait connues la ville de Bouarfa le 26 mai 2011. Un sit-in de solidarité est prévu dans la soirée du jeudi 25 août 2011, devant le parlement à Rabat.

Photo: Seddik Kabbouri.

mercredi 3 août 2011

La nouvelle justice "indépendante": le procès politique de façade contre les militants de Bouarfa

Communiqué du Bureau Central de l'AMDH
Rabat, 27/7/2011
L’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) dénonce vivement le jugement inique à l’encontre de SEDDIK KEBBOURI et ses compagnons dans un procès n’ayant pas connu les normes du procès juste et équitable et demande leur libération immédiate


Le Bureau central de l’Association Marocaine des Droits Humains a suivi en 1re instance et en appel le déroulement du procès politique intenté contre les militants Seddik Kabbouri et Mahjoub Chennou ainsi que le procès inique à l’encontre de huit jeunes de la ville de BOUARFA arrêtés arbitrairement à la suite des protestations et des événements qu’à connus cette même ville le 18 mai 2011. Le Bureau central est fort surpris et indigné par les sentences prononcées contre eux par la cour d’appel d’Oujda en rapport avec le dossier de flagrant délit n° 1134/2011 du 26/7/2011 à savoir deux ans de prison ferme pour les militants Seddik Kabbouri et Mahjoub Chennou et 16 à 18 mois de prison ferme pour les 8 autres jeunes.
Dénonçant vivement ces sentences, n’ayant aucune assise juridique, et l’incrédibilité même de ce procès de façade dans son ensemble visant à neutraliser et empêcher l’action des militants droits-humanistes, syndicalistes et politiques et à mettre un terme au mouvement de contestation que connaît la région de Bouarfa et revenir sur les acquis réalisés grâce au rôle important joué par Kabbouri et Chennou dans la lutte menée par la population de la ville, le Bureau central de l’AMDH relève à nouveau - comme il l’a fait au cours du procès des concernés en 1re instance à Bouarfa, le 16/6/2011- les différentes violations que ce procès a connues et notamment :
- Le refus de la demande présentée par la défense pour la convocation des témoins à décharge ;
- Le refus des sérieuses plaidoiries de forme de la défense et surtout concernant la demande d’une enquête complémentaire en raison des nouvelles données permettant de savoir vraiment ce qui s'est passé à Bouarfa le 18 mai.
- Les conditions de l’état de flagrance ne sont pas réunies du fait que la campagne ayant entrainé l’arrestation du premier groupe n’a eu lieu que 6 jours après les incidents.
- L’absence d’arguments qui prouveraient l'implication présumée des accusés et la non présentation des saisies faites dans l’irrespect des formalités légales nécessaires.
- Les sentences se sont basées essentiellement sur les procès-verbaux de la police judiciaire, bien que les accusés aient nié toutes les accusations et que la défense ait contesté auprès du procureur, du tribunal de première instance et de la cour d'appel leur légalité.
Relevant ces violations, le Bureau central de l’AMDH dénonce de nouveau la violation flagrante des conditions et des normes du procès équitables que ce dossier a connue et :
- Condamne très fort le verdict et le procès politique qu’il considère comme une violation flagrante de la Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l'homme de 1998.
- Exprime son appui et sa solidarité avec les militants Kabbouri, Chennou et leurs compagnons et revendique leur libération immédiate et sans conditions.
- Dénonce la poursuite de l’usage de la Justice par l’État pour se venger des militants et intimider les citoyens.
- Salue touTEs les avocatEs qui se sont mobiliséEs volontairement pour la défense de ces détenus politiques tant en 1re instance qu’en appel.
- Réaffirme qu’il continue dans sa lutte et sa pression jusqu’à la libération des dix militants : Kebbouri, Chennou et leurs compagnons.


الجمعـية الـمغربية لحــقـوق الإنــــسان ــ المكتب المركزي
Association Marocaine des Droits Humains – Bureau Central –
العنوان: شارع الحسن الثاني، زنقة أكنسوس، العمارة 6، رقم 1،-الرباط - الهاتف: 0537730961tel : – الفاكس:0537738851 fax :
البريد الإلكتروني: amdh1@mtds.com email: - الموقع الإلكتروني: www.amdh.org.ma SITE-WEB :
جـمعــيـة غير حكومية، تأسست في 24 يونيه 1979،، معترف لها بصفة الـمـنـفـعــة العـامــة (مرسوم رقم 2.00.405 – 24 أبريل 2000)
ONG constituée le 24 juin1979, reconnue d'utilité publique (Décret n° 2.00.405 du 24 Avril 2000)