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mardi 30 décembre 2014

Communiqué et soutien de l'ATMF suite à la mise en demeure reçue par l'AMDH de la Wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zae

Le Bureau Central de l'AMDH Rabat, le 22/12/2014

 Poursuivant son agression systématique à l’encontre du mouvement des droits humains marocain, dont l’AMDH fait largement les frais, les services de la wilaya de RABAT/SALE/ZEMMOUR/ZAER ont adressé une mise en demeure (marquant ainsi une nouvelle étape en matière de restriction et d’hostilité) à l’ASSOCIATION MAROCAINE DES DROITS HUMAINS le 17 DECEMBRE 2014, menaçant de recourir à la procédure de retrait du statut d’utilité publique en se basant sur une série d’allégations dénuées de tout fondement ; l’objectif de ces allégations est de discréditer l’AMDH et de l’amener à accepter de faire des concessions dans sa mission et à s’intégrer dans un supposé/présumé consensus en matière de droits humains.  
Par cette mise en demeure, les autorités ont avancé des prétextes infondés et des allégations dangereuses comme «le constat par les autorités locales compétentes d’une inadéquation entre les activités de votre association et ses obligations telles que stipulées dans son statut et notamment l’article 3 » , que les positions et activités de l’association « expriment quant au fond une orientation politique » et vise à « l’atteinte à l’unité territoriale du ROYAUME et aux intérêts des institutions étatiques » comme elle vise à « ébranler l’ordre public » et à minimiser « toutes les initiatives de l’ETAT en matière de droits humains » et œuvre pour « un agenda non dévoilé dont l’objectif est de remonter l’opinion publique » à travers « l’encadrement des mouvements de protestation ». 

Le bureau central tient, par son communiqué, à informer l’opinion publique de cette nouvelle phase de restrictions, et souligne ce qui suit : 

· Que la mise en demeure de la WILAYA DE RABAT/SALE/ZEMMOUR/ ZAER (WILAYA passée maitre dans les violations des lois) n’est qu’un prétexte pour justifier des mesures arbitraires et absurdes qui vont à l’encontre des lois 
· Ce que recensent l’association et les autres organisations en matière de violations des droits des citoyens et citoyennes et ce qu’elles expriment en matière de revendications et de suggestions font partie intégrante de leur mission ; plutôt que de lancer des accusations, de chercher à museler les voix et de dénigrer toute critique sans prendre la peine de l’ étudier et d’ouvrir des enquêtes à seule fin de sauvegarder « l’autorité de l’ETAT », de consacrer la politique de l’impunité et l’inadéquation entre le discours et la réalité, l’ETAT devrait faire preuve de sérieux et de responsabilité face aux critiques. 
· Ce n’est pas le mouvement des droits humains qui doit être interpellé sur les tensions sociales que connait notre pays, sur les crises structurelles, sur les régressions sectorielles et spatiales mais plutôt les politiques économiques, sociales et culturelles appliquées aujourd’hui, politiques qui ont échoué dans l’éradication de la pauvreté et de l’analphabétisme, qui ont accentué la marginalisation et la fragilisation et qui ont favorisé la déchéance 
· La campagne dont fait l’objet , l’association ne la dissuadera jamais de poursuivre sa lutte pour un MAROC sans violations des droits humains ; elle poursuivra son travail unitaire avec les différentes composantes de la société concernées par les droits humains pour faire face aux violations et pour l’instauration d’un MAROC de dignité, de liberté, de démocratie, d’égalité, de justice sociale et de droits humains pour tous 

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Halte à la répression de l’AMDH / l’ATMF solidaire de l’AMDH.

Communiqué

L’AMDH continue de faire l’objet d’attaques et de répression de la part des autorités marocaines.
Ces attaques qui sont de plus en plus virulentes ont pour objet de dissuader l’AMDH de poursuivre sa lutte pour  la défense des droits humains au Maroc.
Ces attaques visent à faire taire les voix des militantes et militants de l’AMDH dans leur combat pour la dignité et la liberté d’expression au Maroc.
L’ATMF, membre de la CMODH (Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains), condamne ces attaques qui n’ont d’autre objet que celui de réprimer toutes les forces progressistes qui dénoncent les violations des droits de l’homme au Maroc.
L’ATMF apporte son soutien et sa solidarité avec l’AMDH dans son combat pour un Maroc sans violation des droits humains, et pour l’instauration d’un Maroc de dignité, de liberté, de  démocratie, d’égalité, de justice sociale et de droits humains pour  tous.

   Le Bureau National de l’ATMF
   Paris, le 30/12/2014

mardi 23 juillet 2013

SM le Roi accepte les démissions des ministres du PI et leur demande d'expédier les affaires courantes

                              Communiqué de la MAP

 SM le Roi Mohammed VI a reçu lundi de la part du chef du gouvernement les démissions présentées par plusieurs ministres, membres du parti de l'Istiqlal que le Souverain a bien voulu accepter , indique un communiqué du Cabinet Royal, dont voici le texte intégral : "Sa Majesté Le Roi, que Dieu L'Assiste, a reçu ce jour de la part du chef du gouvernement les démissions présentées par plusieurs ministres, membres du parti de l'Istiqlal. Sa Majesté Le Roi, que Dieu l'Assiste a bien voulu accepter lesdites démissions et enjoint aux ministres démissionnaires d'expédier les affaires courantes jusqu'à nomination de ministres en charge de leurs départements respectifs et ainsi permettre au chef de gouvernement d'entamer ses consultations en vue de constituer une nouvelle majorité". (MAP) 
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Dans le même style, par Le 20 Heures, 23/7/2013 :

Le Roi donne sa bénédiction à Benkirane !  

Alors que le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane avait soumis au Roi les démissions présentées par les membres du parti de l’Istiqlal, il a reçu hier la bénédiction du Palais pour aller malgré tout au bout de son mandat. Un feu vert fraternel qui encourage Benkirane à trouver un nouvel allié politique pour sa majorité, et met fin à toutes les spéculations qui ont circulé dernièrement sur la volonté du Palais d’en finir avec un gouvernement mené par les islamistes. A noter par ailleurs que le Souverain a ordonné aux ministres démissionnaires d’ « expédier les affaires courantes jusqu'à nomination de ministres en charge de leurs départements respectifs ».
NDLR : Un chef d'Etat "démocratique" peut-il donner une bénédiction ?
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Commentaires de fb sur 
Sa Majesté Le Roi, que Dieu l'Assiste
Par Driss El Rhaib
 Parler de Benkirane de Chabat et des autres employés du palais ne sert à rien, quand il y a un échec c'est le chef qui doit se retirer et s'excuser. 
On ne pourra jamais parler d'une démocratie au Maroc tant et aussi longtemps que le roi, non élu, gouverne le pays. Il est primordial de définir les priorités et à leur tête une monarchie parlementaire où le roi ne se mêlera plus des affaires politiques, économiques et religieuses. Il est temps de désigner nos priorités et nos handicaps, dans ce sens je vois d'abord et avant tout que la monarchie a failli à sa fonction et elle doit se retirer définitivement des affaires!
  • Photo de Jamila Waadalla.Par Jamila Waadalla 
     Et se retirer de ses propres affaires, qui l'ont rendu le 7e plus riche leader du monde, (à partir de richesses) qui appartiennent au peuple sur lesquelles il a pris son pourcentage au sacrifice de leur bien-être.
    Imider avec sa mine d'argent, vs le holding royal du palais, Managem viennent tout de suite à l'esprit parce que, en plus, les résidents des villages sont empoisonnés par les produits chimiques qui sont entrés dans leur sol et leur eau -- mais dans chaque domaine de la vie quotidienne, M6 a crée une base de clientèle de la population marocaine : énergies renouvelables, produits laitiers, huile, sucre, transport, tourisme, phosphates, immobilier, banques, bourse...


samedi 23 février 2013

Maroc : les agences de l'État prospèrent...


Maroc : les agences de l'État prospèrent...Au moment où, en ces temps de disette, la réduction du train de vie de l’État est un leitmotiv, étonnamment la problématique de l’inflation des agences de l’État continue d’être occultée du débat public. Qu’il s’agisse des agences de développement régional, de régulation et de contrôle ou encore des agences sectorielles, le bilan est très décevant au regard des budgets mobilisés. Il n’y a qu’à regarder l’aggravation du déficit commercial, la persistance du chômage des jeunes, les pratiques anti-concurrentielles, les déficits sociaux, etc. Quelles sont donc les raisons d’un tel échec ?
Trois raisons permettent de comprendre ce fiasco : d’abord, le flou juridique entourant la définition et la délimitation de leurs attributions, ce qui est à l’origine de la difficulté de leur pilotage. On est donc face à des « satellites » de l’État difficile à évaluer et à contrôler, et donc à responsabiliser.  En outre, cela crée des chevauchements avec les autres entités publiques et donc des conflits, à l’image de ce qui s’est passé entre le ministère de l’habitat et Al Omrane. La coordination devient ainsi difficile face à la multiplicité des intervenants, chacun s’estimant le plus habilité à prendre la décision, ce qui pousse chacun à entreprendre des actions désordonnées de manière non coordonnée avec l’ensemble des dispositifs. Résultat des courses : des redondances, des actions contradictoires et donc un gaspillage de l’argent du contribuable. Ce qui se passe dans les domaines du commerce extérieur, de la promotion des PME, et des investissements est très éloquent. Plus grave encore, cela génère le blocage de plusieurs dossiers et immobilise la décision publique causant des manques à gagner pour les entrepreneurs et l’État.
La création d’agences de manière ad hoc explique pour une part leur prolifération parfois irrationnelle. Le déficit de mécanismes de bonne gouvernance régissant le fonctionnement de ces agences est un facteur structurant de leur incapacité à atteindre leurs objectifs. L’absence d’appels d’offre, de tableau de bord pour un suivi réel des réalisations, de planification prévisionnelle, le lancement de certains projets en l’absence d’études de faisabilité et d’impact, et le recrutement sur la base du copinage et de calculs politiques, tout cela est en complète contradiction avec les principes de gestion privée dont l’État prétend vouloir s’inspirer à travers ces agences. Il n’est pas étonnant alors que dans chaque rapport de la Cour des comptes, une ou plusieurs de ces agences soit épinglée pour la médiocrité de sa performance.
Enfin, le problème de fond de ces agences est lié aux incitations des bureaucrates qui, comme n’importe qui, défendent en priorité leur intérêt personnel, mais ici, en mettant en avant l’intérêt général. Ils cherchent avant tout à maximiser la taille du budget de leur agence de façon à augmenter leur rémunération et leur influence au sens large. Par conséquent, soit les objectifs ne sont pas atteints, afin de légitimer davantage de crédits budgétaires « insuffisants », soit quand ils le sont, le coût est plus élevé que ce qui est nécessaire. D’où les effets pervers sur le plan budgétaire, notamment quand il arrive très souvent que des agences aient tendance à perdurer dans le temps, y compris lorsqu’elles avaient vocation à n’être que temporaires (Agence Hay Ryad à Rabat par exemple). Et même quand leurs résultats sont médiocres, elles continuent à être financées, comme l’ANAPEC, l’ADS, l’ADPN, et bien d’autres.
Si l’État a délégué certaines de ses missions à ces agences, pour moderniser le management public, cela reste insuffisant car une gestion moderne suppose d’autres ingrédients qui étaient négligés, notamment une définition rigoureuse de contrats avec des objectifs et des missions précises, claires et mesurables ;  la définition de mécanismes de coordination et de coopération avec les autres entités concernées, la responsabilisation à travers des mécanismes rigoureux et effectifs de suivi et d’évaluation assortis de sanctions comme la non reconduction ou du moins la réduction des budgets en cas de mauvaises performances ; la mise en concurrence avec d’autres acteurs pour une meilleure responsabilisation (À titre d’exemple, il sera intéressant de remettre en cause le monopole de l’ANAPEC sur le marché de l’intermédiation et ouvrir ce dernier à des entreprises privées.), et enfin un management des ressources humaines fondé sur le mérite et les résultats. Ces agences doivent se conformer à la nouvelle constitution en ce sens qu’elles doivent faire preuve de davantage de transparence, se soumettre au contrôle parlementaire et rompre avec la culture de bureaucrates rentiers. Faute de quoi elles continueront à être des alibis pour échapper aux contrôles budgétaires et à la reddition des comptes.
Bref, au lieu d’une action publique plus performante le peuple marocain a droit à des conflits et des situations de blocage avec de piètres réalisations. A la place d’économies réalisées, on a assisté à l’explosion des coûts. Et à la place de la discipline, irresponsabilité et laxisme. Tout à fait contraire aux objectifs de départ. Comme quoi, les bonnes intentions ne suffisent pas : même l’enfer est pavé de bonne intentions. Il faut donc s’assurer que les incitations des acteurs concernés aillent dans le sens de l’intérêt public.
Hicham El Moussaoui, maître de conférences à l’université Sultan Moulay Slimane de Beni Melal et analyste sur www.LibreAfrique.org, le 19 février 2013.
URL Source : http://www.libreafrique.org/HEM_Maroc_agences_190213
APPEL 
Appel à tous les fonctionnaires des ministères, des collectivités locales et des entreprises publiques pour participer à la grève et marche nationale du Jeudi 28 février 2013 à Rabat.
                                               
Dans le but de:
1. Dénoncer le dialogue social qui a été altéré par différents facteurs au lieu de répondre aux demandes légitimes.. Dénonçant le dialogue social a altérés destiné à la consommation externe au lieu de répondre aux demandes légitimes.
2. Accélérer la mise en œuvre intégrale de l’accord du 26 Avril 2011, en particulier pour ce qui concerne la création d’une nouvelle échelle et l’indemnisation des zones difficiles et enclavées, en rendant l’accès facile à tout fonctionnaire. 
3. Demander l’augmentation des salaires et des pensions pour mettre en œuvre l’indexation des salaires et des prix, et la réduction des disparités entre les salaires élevés et les salaires minima. 
4. Exiger le respect des libertés syndicales et en particulier le droit de grève en mettant un terme à toutes les formes de harcèlement, dont notamment les relevés illégaux sur les salaires des fonctionnaires en grève. 
5. Mettre l'accent sur le rejet de la réforme du gouvernement du projet des systèmes de retraite.
6. Exprimer notre rejet de toutes les lois et décrets régressifs et injustes (le droit de grève, de promotion et d'évaluation ...)
7. Rejeter des tentatives du gouvernement d'en finir avec le fonds d'indemnisation qui sont destinés à porter atteinte au pouvoir d’achat des fonctionnaires.
8. Condamner tous les détournements de fonds dont nos entreprises publiques souffrent. 
9. Exiger à ce que l’on réponde aux revendications des différents secteurs(collectivités locales, éducation, justice, santé, agriculture ...) et catégorielles (administrateurs, assistants administratifs et techniciens, moniteurs, techniciens ...).
Rendez-vous le jeudi 28 février 2013.
Journée nationale de grève à Rabat.
De Bab El Had à partir de 11 heures.