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dimanche 27 janvier 2013

Sortie de la prison locale d'Oukacha, et cérémonie d'accueil au siège du PSU

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  • Ali Aijjou Désormais, le "Makhzen" a fabriqué des "opposants" à vie ...
     Le jour où le "M20F" comprendera qu'il est l'héritier de la résistance rurale et montagnarde de 1906 à 1926; il balayera (balaiera) tout sur son passage à commencer par une "monarchie" (coloniale) et son Makhzen militaro-sécuritaire (collaborateur)

 23 janvier. 2013 libération des détenus du Mouvement du 20 Février Assal Casablanca Abderrahmane, Samir Bradley, Tariq Rushdie: Noor , Crdoashi et Joseph Ople, des membres du Mouvement du 20 Février Casablanca  arrêtés lors d'une marche pacifique de  Bernoussi Le groupe a été accueilli par des camarades libérés membres du Bureau de l'Association marocaine des droits de l'homme et le réseau régional de solidarité et de droits de l'homme à Casablanca et la coordination  de prisonniers d'opinion
A cette occasion, les plus chaleureuses félicitations aux gars libérés et à leurs familles et à tous les camarades dans le Mouvement du 20 Février glorieux.
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Par  Dire Li Bghiti
حفل تكريمي لمعتقلي حركة 20 فبراير الدار البيضاء
M20F Casablanca Cérémonie d'accueil des détenus de la ''marche de Bernoussi'' Mercredi 23 janvier 2013 au siège du PSU

jeudi 13 septembre 2012

Répression au Maroc, Samir Bradley en grève de la faim


On vient d’apprendre hier que six jeunes du mouvement du 20 février ont été condamnés à des peines de prison ferme allant de 10 mois à 8 mois. Je ne peux exprimer ici l’étendue de mon dégoût face à ses simulacres de procès, qui sont des procès politiques faits contre des militants politiques réclamant de la dignité, de la liberté et de la justice sociale. Il leur est reproché la participation à une manifestation pacifique se déroulant dans le quartier populaire de Bernoussi à Casablanca.

Un des détenus, Samir Bradley, est entré en grève de la faim, avec refus de rencontrer qui que ce soit tant que l’on aurait pas revu son jugement, refusé de rencontrer qui que ce soit revient à s’infliger une mort lente. Ce détenu a témoigné de sévices corporels de tortures, celle tristement célèbre de la bouteille dans l’anus. Oui oui au Maroc existe encore ces pratiques.
Voilà un article d’un blogueur marocain ayant suivi toute l’affaire :
Voici l’article du Monde :
Peines de prison ferme pour des militants du Mouvement du 20 février au Maroc
Cinq militants du Mouvement du 20 février, poursuivis pour “participation à une manifestation non autorisée”, ont été condamnés mercredi 12 septembre à des peines de huit à dix mois de prison ferme par le tribunal de Casablanca, au Maroc.
http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0001.jpg
Des militants du Mouvement du 20 février, qui appellent à plus de démocratie au Maroc, manifestent à Rabat, le 26 août.
“Trois ont été condamnés à dix mois de prison ferme, deux à huit mois et une jeune femme, qui a comparu libre, a écopé de six mois avec sursis”, a déclaré à l’AFP leur avocat, Me Omar Bendjelloun. Ils ont également été condamnés à verser chacun 3 000 dirhams, environ 280 euros, à la partie civile.
“C’est un verdict politique conforme à la stratégie répressive contre le Mouvement du 20 février. Nous allons faire appel de ce jugement indigne”, a ajouté Me Bendjelloun. Les cinq militants, en détention à Casablanca depuis le 22 juillet, date à laquelle ils avaient participé à une manifestation pacifique, ont affirmé au cours de précédentes audiences avoir été torturés par la police pendant leur période de garde à vue de soixante-douze heures.
SOIXANTE-DIX JEUNES DU MOUVEMENT EN PRISON
Le Mouvement du 20 février, né l’an dernier dans le contexte du printemps arabe, revendique des réformes politiques profondes de la monarchie marocaine et une plus grande justice sociale. Après le verdict, les familles des militants “sont rentrées dans une hystérie totale et la mère d’un détenu s’est même évanouie”, selon un témoin.
“Le juge n’a même pas terminé de prononcer le verdict que des dizaines de militants, présents au tribunal, ont commencé à crier vive le peuple”, a-t-il ajouté. Selon l’Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendante), il y aurait près de 70 jeunes du Mouvement du 20 février actuellement en prison. Le 22 août, des dizaines de manifestants issus de ce mouvement, qui protestaient contre la cérémonie d’allégeance annuelle au roi Mohammed VI, ont été dispersés par la force à Rabat.
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De Jamila Waadalla 
Il faudrait essayer de mobiliser les étrangers sur place pour la visite, comme ça les gardiens n'osent pas les empêcher d'y entrer.

Driss El Rhaib 

Même s’il survit, les répercussions sur sa santé seront irrémédiables surtout sur les reins. Je suis profondément triste pour ces injustices qui frappent de plein fouet notre avenir. Ce pays est l’amertume de mon existence, j’aime son peuple tout en déniant toute relation d’appartenance à son système politique. Il est honteux d’enterrer la voix du changement, de l’espoir et de demain dans une cellule obscure. Nos sommes un pays qui, parmi ses semblables autocrates, est capable d’enfermer le soleil dans l’obscurité. Ces jeunes sont une perte historique pour le Maroc, ces jeunes sont l’espoir qui meurt.

dimanche 9 septembre 2012

Demain 10 septembre, procès des six militants arrêtés à Bernoussi

 
Le procès des six militants du M20F Casablanca arrêtés lors de la marche de Bernoussi le 22 juillet 2012, reprendra lundi 10 septembre à 17:00.

Aujourd'hui a été consacré à l'audition des témoins des militants; en tout trois témoins ont répondu présents. Par contre absence totale de témoins de la partie civile.
L'avocat de cette dernière justifie cette absence par le fait qu'ils se sont tous constitués partie civile (sic) et par conséquent il ne peuvent être témoins.
L'un des avocats des militants a estimé, quant à lui, qu'être partie civile n'empêche pas l'audition par le tribunal.

Rendez-vous donc est donné le lundi 10 septembre 2012 à 17:00, pour le énième acte de cette pantalonnade makhzénienne.

lundi 30 juillet 2012

Ce que j’ai vu à Bernoussi

 العفاريت والتماسيح والمخلوقات التي لا يعرف أحد أين Par Larbi, 24/7/ 2012

 Sommes-nous en démocratie ? Non, nous sommes au Maroc.

 Faut-il vous le confesser comme si on confessait un horrible crime ? 

Hier j’étais dans la manifestation du mouvement 20 février dans le quartier Bernoussi à Casablanca. Certes le cœur n’y est plus depuis un moment, mais je me fais un devoir d’assister au moins une fois par mois à une manifestation du mouvement. Parce que contrairement à ce que dit ce clown triste et personnage insignifiant faisant office de chef de gouvernement, la demande de réformes politiques est toujours présente et il faut être sourd et aveugle pour l’ignorer. 

Parce que des militants du mouvement dorment toujours derrière les barreaux pour des crimes qu’ils n’ont pas commis. Et parce que le mouvement 20 février, c’est un peu la famille, on n’arrive pas à s’en séparer et il faudrait bien se retrouver de temps en temps pour ne pas laisser la flamme vaciller. 

 Dimanche soir donc, un impressionnant comité d’accueil composé de diverses unités policières était massé au point de départ et attendait les irréductibles du mouvement. A croire que les forces d’ordre n’ont rien d’autres à faire qu’intimider les manifestants. Dans la même journée à Derb Kebir des trafiquants de drogue ont semé la terreur et attaqué les policiers et il faut croire que ces derniers sont venus se rattraper auprès des manifestants. Forts avec les faibles, faibles avec les forts telle est leur ligne de conduite lâche et nauséabonde.

 La manifestation est arrivée à démarrer à la faveur d’un changement de point de départ de dernière minute, prenant les bataillons de force de l’ordre de court. Pendant une heure, on a volé quelques moments de manifestation qu’on savait précaire. Voici Hamza Haddi, jeune du mouvement, sorti de prison il y a à peine trois jours, qui reprenait déjà service et donnait le ton avec abnégation et courage. Pendant une heure on a un peu retrouvé le mouvement qui milite pour un idéal : la dignité et la justice pour tous. Et s’en tient à une ligne de conduite : les actions pacifiques.
 Avec détermination, quand beaucoup d’autres ont renoncé. Avec courage, quand beaucoup d’autres se sont réfugiés dans la lâcheté et le silence. Pour de nobles idéaux, quand beaucoup d’autres ont choisi la médiocrité et la servilité.

 Et soudain les chiens sont lâchés. On n’est jamais préparé à une attaque de police, c’est lâche et soudain une attaque de police, d’autant plus que cette dernière a accumulé une longue expérience répressive. Il y a eu les motards qui essayaient d’écraser des manifestants avec leurs engins rappelant des scènes horribles de chiens lâchés sans laisse. Il y a eu les matraques qui pleuvaient pour chasser les manifestants faisant plusieurs blessés. 

C’est toujours spécial quand des policiers marocains matraquent des manifestants, ils se mettent à la tâche avec ardeur et à bras le corps, comme s’ils avaient un compte personnel à régler avec chaque manifestant. Quelqu’un m’a dit un jour qu’on les laissait toute la journée, exprès, sans repas pour qu’au moment du passage à l’acte ils le fassent avec la rage des affamés. Je me demande si dimanche soir on n’a pas fait exprès de ne pas les laisser rompre le jeune du ramadan. 

 Il y a eu les violents coups de pieds, qui paradoxalement passaient pour un moindre mal. Il y a eu des passants et des vendeurs qui prenaient eux aussi des coups parce qu’ils se trouvaient, là, sur le chemin d’un policier en rage qui a besoin d’atteindre son quota de matraqués.

 Puis il y a ce moment, peu glorieux où l’on se déteste. Ce moment où face aux matraques on commence à courir et à fuir pour ne pas prendre un coup, pour ne pas être interpellé, pour ne pas donner l’occasion à un médiocre élément des forces de l’ordre, ne sachant parler qu’en injures, de nous faire humilier. Ce moment où l’on se déteste parce qu’on se dit, après coup, qu’on aurait pu rester regroupé, résistant aux coups, accueillant les matraques avec dignité. Il y a eu ce moment où on commence à faire le compte, à chercher qui manque à l’appel et à déduire qui a été interpellé et qui est en train d’être ramené en ce moment dans un obscure poste de la police, subir l’arbitraire de la justice. Ce moment où l’on s’appelle pour se rassurer, prendre des nouvelles des disparus, chercher des infos…. 

Il y a eu enfin ce moment où l’on regarde les passants, les yeux dans les yeux. Où l’on lit la peur dans leurs yeux, elle se lit très bien la peur dans le regard des gens, et l’on se dit que ceux-là ils ne sortiront jamais manifester après avoir assisté à cette leçon de la politique de la peur. Ainsi apprend-on aux foules à bien se tenir. Ce que j’ai vu à Bernoussi, je ne l’oublierai pas. Il se rajoutera ce que j’ai vu avant à Rabat, à Sbata, à divers moments et endroits pendant un an et demi de manifs.

 Ce que j’ai vu à Bernoussi est révoltant, triste et abject. Et quand on échappe de cette épreuve sans blessure dans le corps, on garde fondamentalement des blessures dans le cœur. Mon dieu, ça en fait des séquelles ! 

 Beaucoup de ceux qui étaient présents hier vous le diront : par une alchimie mystérieuse, et assez paradoxale, on sort de ce genre d’épreuves encore plus fort et encore plus déterminé. Alors oui, à la prochaine manifestation pacifique du mouvement 20 février je sortirai dans la rue sans haine et sans crainte. Et si on est encore réprimé, tant pis, on sortira la fois suivante. Quelque chose est définitivement cassée dans le pays et ce n’est pas la répression qui va la réparer. 

Ils sont sortis manifester pacifiquement, ils ont été jetés en prison
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Un Journaliste tabassé par la police lors de la manifestation du M20F Casa à Bernoussi

Conférence de presse du M20
http://youtu.be/qI9pVhI6Kq0

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Lire aussi sur .

mercredi 3 août 2011

Belle vidéo de la marche du 31 juillet 2011 à Casablanca (quartier populaire/ouvrier Bernoussi).

Les potentats ont raison d'avoir la frousse!

De : Khalid Lachhab , 2/8/2011

Objet : [فصيل طلبة اليسار التقدمي] Nouvelle vidéo

http://youtu.be/BZhdJBGNYo8