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vendredi 26 février 2016

Mouad Belghouat, le rappeur marocain qui a choisi l’exil pour éviter le suicide


 Membre actif du Mouvement du 20 février 2011, étendard de la jeunesse marocaine depuis sa première arrestation, «El Haqed» a quitté son pays pour continuer la musique en Belgique. Rencontre.
«On va prendre notre dose de vitamine D?», plaisante-t-il d’emblée en français lorsqu’on se rencontre en plein centre de Bruxelles, indiquant du regard un rond salvateur ensoleillé qui pointe le bout de son nez à la terrasse d’un café. Le sourire et la bonhomie de Mouad Belghouat témoignent d'une faculté salvatrice à relativiser: cinq ans après le début du «Printemps marocain» le 20 février 2011, la vie du jeune homme, devenu étendard du mouvement, est on ne peut plus chaotique, entre interdiction de chanter, intimidations, pratiquement deux années passées en prison et un exil forcé loin de sa famille.

mercredi 1 août 2012

Mustapha Ramid : « Il n’y a pas de détenu politique au Maroc »

Par Mamfakinch, 1/7/2012
[Nous publions dans ce qui suit un article apparu sur Yabiladi.com dans lequel Ramid nierait l'existence de détenus politiques au Maroc, au moment même où l'AMDH publie un rapport répertoriant 48 prisonniers politiques.] 

Mustapha Ramid nie catégoriquement l’existence de cas de détention politique au Maroc. L’AMDH parle, en revanche, de 40 personnes qu’elle classe dans cette catégorie. En presque huit mois au gouvernement, l’ancien président du Forum de la Dignité a complètement révisé ses positions. « Il n’y a pas de détenu politique au Maroc parmi les 65 mille prisonniers».

 Les propos ne remontent pas à l’époque des années de plomb mais juste à hier. Ils sont de Mustapha Ramid, le ministre de la Justice et des libertés, lors d’un entretien avec la chaine Al Mayadine, basée au Liban, la concurrente d’Al Jazeera. Le responsable gouvernemental a même affirmé que les prisons marocaines « ne comptent que des détenus de droit commun et non ceux d’opinion ».

 Ramid a également évoqué les mis en cause dans des affaires de terrorisme, précisant qu’il y a un travail pour les convaincre de réviser leurs positions initiales. Visiblement gêné par la question du journaliste qui est revenu à la charge, Mustapha Ramid a répliqué que « pour le moment aucun cas de détention politique ne me revient en mémoire ». 
Mais qu’en est-il des membres du Mouvement du 20 février arrêtés lors des marches et autres manifestations ? Le trou de mémoire du ministre de la Justice et des Libertés est, apparemment, la raison de cet oubli. 

L’AMDH contredit les propos du ministre  
Justement, le même jour du passage de Ramid à la chaine Al Mayadine, l’AMDH vient de publier un rapport, non encore exhaustif, sur les violations des droits de l’Homme qu’auraient subi les militants du M20F. C’est le bilan de plus de quatorze mois de recherche et de travail, et ce, depuis l’émergence de ce mouvement sur la scène politico-sociale au Maroc.
 Le document commence par énoncer le nombre de personnes tuées et la date de leurs décès, toutes sont victimes d’interventions des forces de l’ordre. Selon l’AMDH, elles seraient au nombre de onze : cinq à Al Hoceima, deux à Safi, et un respectivement à Sefrou, Berkane, Taza et Béni Bouyache. Contrairement aux propos du ministre de la Justice et des Libertés assurant qu’ « il n’y a pas de détenus politique au Maroc », le rapport élaboré par les services de l’ONG présidée par Khadija Riyadi a cité les noms de 40 personnes classées dans cette catégorie. Un bilan qui ne mentionne pas les arrestations et les condamnations qui se sont produits après le 17 avril 2012. 

Dans l’ensemble, le document énumère quelques 645 cas de violations des droits de l’Homme réparties entre « répression psychique et physique » qu’auraient subi les manifestants du M20 F dans plusieurs villes du royaume durant la période comprise entre le 20 février 2011 et le 17 avril dernier.
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Aziz Enhaili Du Bled du Makhzenistan: 
Finalement, «il n'y a pas de prisonniers politiques» au Maroc... C'est dans ces termes que s'est prononcé le ministre marocain de la justice et des libertés. Ces propos ''négationnistes'' de l'islamiste Mostapha Ramid me rappellent celles d'un autre ''négationniste'', mais d'un autre calibre. Au faîte de son pouvoir absolutiste, Hassan II a nié à maintes reprises l'existence au Maroc des prisonniers politiques et du mouroir Tazmamart. Nous connaissons la suite...

mardi 31 juillet 2012

MAROC : ESCALADE DE LA RÉPRESSION

EUROPE : COMMUNIQUE DE SOLIDARITÉ /
 DÉTENUS POLITIQUES & ACTIVISTES DU MVT 20 FEV.
 par Mounaim Ouhti, 31 /7/ 2012 

Des jeunes et des moins jeunes toutes couches sociales, convictions et appartenances politiques, syndicales, associatives, personnelles confondues descendent régulièrement dans les rues de plusieurs villes du Maroc. C'est toujours de manière pacifique qu'ils expriment leur désir de liberté, de dignité et de démocratie. Ils ne veulent rien lâcher pour que l’avenir de leur pays profite à sa jeunesse, pour que soit éradiqué tout signe de soumission et de mépris des peuples. 

  Le pouvoir marocain, après avoir créé l’amalgame, instrumentalisé les convictions de chacun, utilise de manière progressive sa politique de répression par l'intermédiaire au début des baltagias et actuellement par une répression directe des forces de l'ordre de manière quasi systématique : hier à Tanger ou Fès, un autre jour à Rabat, aujourd'hui à Casablanca et dans différents villages, arrêtant des citoyens, des jeunes à la veille de leurs examens de baccalauréat, poursuivant des militants politiques ou de droits humains, les tabassant et laissant les marques de blessures et de violence que montre nettement un nombre important de vidéos circulant sur la toile.

 Une série de procès sont planifiés, des procès iniques organisés à la va vite pour incarcérer des jeunes. Au delà du mouvement du 20 février, ce sont des attaques sauvages contre des populations de village qui vivent dans la quasi indifférence des pouvoirs publics. Exploitant une situation internationale de violence innommable, le régime marocain procède dans le silence des opinions nationale et internationale à une répression ciblée par moments et généralisée à d'autres. 

 Ces derniers jours, à la manifestation du 22 juillet 2012 dans le quartier populaire de Casablanca à Sidi Elbernoussi, cette violence s'est accélérée : des dizaines d'arrestations et de blessés, le quartier a été quadrillé par les forces de répression. D’autres villes ont connu la même escalade de violence comme c’est le cas à El Jadida. Le mois dernier, les 16 et 17 juin 2012 : encore une fois, parce que les habitants de Chlihat s'étaient mobilisés contre l’oubli, le délaissement et les investissements étrangers qui les ont abandonnés, les forces de l’ordre arrivent en force ont envahi ce village, traqué et arrêté des jeunes, bousculé des femmes… Près de 32 citoyens étaient jugés ce 24 juillet 2012. 

 Face à ces attaques et cette répression à répétition que l’on a toujours tenté d’occulter on ne peut plus dire aujourd’hui, grâce aux nouvelles formes de communication, « on ne le savait pas ». Face à cette recrudescence de la répression, la solidarité avec ses victimes est indispensable de même que la condamnation des attaques sauvages et des arrestations de jeunes du mouvement du 20 février. Le principe d'universalité des droits humains nécessite de chaque personne éprise de liberté et de droit à dénoncer les atteintes à la liberté d'expression dans chaque région du monde où celle-ci est remise en cause. 

SOLIDARITÉ AVEC TOUTES LES VICTIMES 
DE LA RÉPRESSION
 EXIGEONS LEUR LIBÉRATION IMMÉDIATE 

 Premiers signataires : PADS-Europe-, ANNAHJ ADDIMOCRATI-Europe-, FTCR, AMF, ATMF, ASDHOM, FCSME, CRLDHT, FMVJ-France-, Union syndicale Solidaire, PCF. 
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 Par  Younes Derraz | Hicham Derraz, FB, 30/7/2012

 Arrestation de Said Ziani, militant M20 à Tanger, et ça continue !!!! Jusqu'à quand ?? Jusqu'à combien ?? 

lundi 30 juillet 2012

Ce que j’ai vu à Bernoussi

 العفاريت والتماسيح والمخلوقات التي لا يعرف أحد أين Par Larbi, 24/7/ 2012

 Sommes-nous en démocratie ? Non, nous sommes au Maroc.

 Faut-il vous le confesser comme si on confessait un horrible crime ? 

Hier j’étais dans la manifestation du mouvement 20 février dans le quartier Bernoussi à Casablanca. Certes le cœur n’y est plus depuis un moment, mais je me fais un devoir d’assister au moins une fois par mois à une manifestation du mouvement. Parce que contrairement à ce que dit ce clown triste et personnage insignifiant faisant office de chef de gouvernement, la demande de réformes politiques est toujours présente et il faut être sourd et aveugle pour l’ignorer. 

Parce que des militants du mouvement dorment toujours derrière les barreaux pour des crimes qu’ils n’ont pas commis. Et parce que le mouvement 20 février, c’est un peu la famille, on n’arrive pas à s’en séparer et il faudrait bien se retrouver de temps en temps pour ne pas laisser la flamme vaciller. 

 Dimanche soir donc, un impressionnant comité d’accueil composé de diverses unités policières était massé au point de départ et attendait les irréductibles du mouvement. A croire que les forces d’ordre n’ont rien d’autres à faire qu’intimider les manifestants. Dans la même journée à Derb Kebir des trafiquants de drogue ont semé la terreur et attaqué les policiers et il faut croire que ces derniers sont venus se rattraper auprès des manifestants. Forts avec les faibles, faibles avec les forts telle est leur ligne de conduite lâche et nauséabonde.

 La manifestation est arrivée à démarrer à la faveur d’un changement de point de départ de dernière minute, prenant les bataillons de force de l’ordre de court. Pendant une heure, on a volé quelques moments de manifestation qu’on savait précaire. Voici Hamza Haddi, jeune du mouvement, sorti de prison il y a à peine trois jours, qui reprenait déjà service et donnait le ton avec abnégation et courage. Pendant une heure on a un peu retrouvé le mouvement qui milite pour un idéal : la dignité et la justice pour tous. Et s’en tient à une ligne de conduite : les actions pacifiques.
 Avec détermination, quand beaucoup d’autres ont renoncé. Avec courage, quand beaucoup d’autres se sont réfugiés dans la lâcheté et le silence. Pour de nobles idéaux, quand beaucoup d’autres ont choisi la médiocrité et la servilité.

 Et soudain les chiens sont lâchés. On n’est jamais préparé à une attaque de police, c’est lâche et soudain une attaque de police, d’autant plus que cette dernière a accumulé une longue expérience répressive. Il y a eu les motards qui essayaient d’écraser des manifestants avec leurs engins rappelant des scènes horribles de chiens lâchés sans laisse. Il y a eu les matraques qui pleuvaient pour chasser les manifestants faisant plusieurs blessés. 

C’est toujours spécial quand des policiers marocains matraquent des manifestants, ils se mettent à la tâche avec ardeur et à bras le corps, comme s’ils avaient un compte personnel à régler avec chaque manifestant. Quelqu’un m’a dit un jour qu’on les laissait toute la journée, exprès, sans repas pour qu’au moment du passage à l’acte ils le fassent avec la rage des affamés. Je me demande si dimanche soir on n’a pas fait exprès de ne pas les laisser rompre le jeune du ramadan. 

 Il y a eu les violents coups de pieds, qui paradoxalement passaient pour un moindre mal. Il y a eu des passants et des vendeurs qui prenaient eux aussi des coups parce qu’ils se trouvaient, là, sur le chemin d’un policier en rage qui a besoin d’atteindre son quota de matraqués.

 Puis il y a ce moment, peu glorieux où l’on se déteste. Ce moment où face aux matraques on commence à courir et à fuir pour ne pas prendre un coup, pour ne pas être interpellé, pour ne pas donner l’occasion à un médiocre élément des forces de l’ordre, ne sachant parler qu’en injures, de nous faire humilier. Ce moment où l’on se déteste parce qu’on se dit, après coup, qu’on aurait pu rester regroupé, résistant aux coups, accueillant les matraques avec dignité. Il y a eu ce moment où on commence à faire le compte, à chercher qui manque à l’appel et à déduire qui a été interpellé et qui est en train d’être ramené en ce moment dans un obscure poste de la police, subir l’arbitraire de la justice. Ce moment où l’on s’appelle pour se rassurer, prendre des nouvelles des disparus, chercher des infos…. 

Il y a eu enfin ce moment où l’on regarde les passants, les yeux dans les yeux. Où l’on lit la peur dans leurs yeux, elle se lit très bien la peur dans le regard des gens, et l’on se dit que ceux-là ils ne sortiront jamais manifester après avoir assisté à cette leçon de la politique de la peur. Ainsi apprend-on aux foules à bien se tenir. Ce que j’ai vu à Bernoussi, je ne l’oublierai pas. Il se rajoutera ce que j’ai vu avant à Rabat, à Sbata, à divers moments et endroits pendant un an et demi de manifs.

 Ce que j’ai vu à Bernoussi est révoltant, triste et abject. Et quand on échappe de cette épreuve sans blessure dans le corps, on garde fondamentalement des blessures dans le cœur. Mon dieu, ça en fait des séquelles ! 

 Beaucoup de ceux qui étaient présents hier vous le diront : par une alchimie mystérieuse, et assez paradoxale, on sort de ce genre d’épreuves encore plus fort et encore plus déterminé. Alors oui, à la prochaine manifestation pacifique du mouvement 20 février je sortirai dans la rue sans haine et sans crainte. Et si on est encore réprimé, tant pis, on sortira la fois suivante. Quelque chose est définitivement cassée dans le pays et ce n’est pas la répression qui va la réparer. 

Ils sont sortis manifester pacifiquement, ils ont été jetés en prison
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Un Journaliste tabassé par la police lors de la manifestation du M20F Casa à Bernoussi

Conférence de presse du M20
http://youtu.be/qI9pVhI6Kq0

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Lire aussi sur .

vendredi 27 juillet 2012

Détention arbitraire, torture et intimidations des militants du Mouvement du 20 Février

Par Dire Li Bghiti M20F Casa,

 Invitation 

Objet : Détention arbitraire, torture et intimidations des militants du Mouvement du 20 Février Casablanca 

Nous vous invitons à assister à la conférence de presse organisée par le Mouvement du 20 Février Casablanca, le dimanche 29 juillet 2012 à 14:00 au siège du Parti Socialiste Unifié (PSU) 9 rue d’Agadir Immeuble Maréchal Ameziane, Casablanca. 

mardi 24 juillet 2012

Répression massive à Casablanca, procès dans 6 villes du Maroc.

URGENT de Casablanca

 Par Ali Fkir, correspondant du site

 En ce moment(24 juillet à 13h30 GMT), et au moment où la police livre au tribunal des militants du MVT20FEVRIER arrêtés la nuit du 23/24 juillet 2012 à Casablanca au cours de la marche populaire organisée par le MVT20FEVRIER, des dizaines de militants sont arrêtés et embarqués dans des fourgons. Les poursuites/arrestations sont toujours en cours dans les alentours du tribunal de Aïn Sebaâ 
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 Parti de L' Avant-garde Démocratique Socialiste 
Secrétariat National 
Communiqué 

 Le Secrétariat National du PADS attire l'attention de l'opinion publique nationale et internationale sur ce qui suit: 

Les militants du PADS et des activistes au sein du mouvement du 20 février subissent des attaques répressives incessantes dont l'objectif est d'atteindre à leurs libertés d'opinion et d'expression à travers une série de procès iniques programmés comme suit :

 - CASABLANCA : le 19 juillet 2012, procès en appel du camarade Younes Ben Lakhdim, militant de la jeunesse du PADS alors qu'il avait été condamné en 1èr instance à 2 ans de prison ferme. 

- Ksar ELKBIR : le 24 juillet 2012, procès du camarade Elayachi Riyahi et de l'un de ses camarades suite aux évènements qu'a connus le village de Chlihat 

 - TANGER : le 24 juillet 2012, Poursuite d’environ 32 citoyens du village de Chlihat en première instance devant la chambre criminelle de la cour d'appel. 

- CASABLANCA : le 24 juillet poursuite du procès en première instance du camarade Mamoune ELKHALKI, militant de la jeunesse du PADS en raison de sa participation au mouvement du 20 février. 

 - BENI MELLAL : Le 2 août 2012, procès du militant de la jeunesse du PADS, Jalal ELHALMAOUI inculpé pour avoir insulté un fonctionnaire.

- TANGER : le 7 août 2012, procès en appel auprès de la chambre de procédure pénale du camarade Eliyachi RIYAHI pour sa participation au mouvement du 20 février.

 -TANGER : le 17 septembre 2012 procès en appel du camarade Abdelmajid MOUMLIK, membre du Comité Central du PADS pour avoir appelé au boycott des élections législatives du 25 novembre 2011. 

 Le Secrétariat National du PADS
 - Condamne fermement toutes ces poursuites et réclame leurs annulations et la libération de tous les détenus politiques, 
- Demande la mise en place d'une commission d'enquête sur les abus graves préfabriqués qui enferment en détention les meilleurs de nos jeunes, 
- Renouvelle sa solidarité avec toutes les victimes de la répression.

vendredi 20 juillet 2012

4 et 2 ans de prison pour des militants du 20 Février..

Par Larbi Fennich Maâninou , fb, 20/7/1012

Le premier avait la voix rauque, le second est un soprano...Travaillez votre voix ! De la foutaise qui crée un climat très malsain!!!!

 Un militant du Mouvement du 20 février a été condamné à quatre ans de prison ferme pour avoir participé récemment à des manifestations réclamant des réformes politiques. Abdelhalim Bekkali, 32 ans, a été condamné dans la nuit de mercredi à jeudi par le tribunal de première instance d'Al-Hoceima, dans le nord du Maroc, à quatre ans de prison ferme notamment pour "occupation de lieu non public". Son avocat, Abdelmajid Azeryah, a toutefois jugé que "les conditions d'un procès équitable n'ont pas été respectées". 

Au cours de ce même procès, un autre militant, Abdelhalim Ettalii, 23 ans, a été condamné à deux ans de prison ferme pour les mêmes motifs. M. Ettalii militait au sein du 20 février, né dans le tumulte du Printemps arabe et qui appelle notamment à une limitation des pouvoirs de la monarchie. 

Selon le représentant de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) à Al-Hoceima, une vingtaine de militants de ce mouvement sont actuellement en prison dans cette région du nord du royaume. 

Le Maroc a connu de "nombreuses violations" des droits de l'Homme en 2011, année marquée par les contestations liées au Printemps arabe, avait indiqué mercredi à Rabat l'AMDH lors de la présentation de son rapport annuel.

samedi 14 juillet 2012

Chlihat- étrange pays et pauvre monarchie

 Par Chawqui lotfi, Mamfakinch,

Étrange pays et pauvre monarchie. Elle croit que la lutte des classes va s’arrêter parce que la violence de l’Etat suffira à anesthésier les contradictions sociales. Il y a des moments dans l’histoire où rien ne peut arrêter le peuple une fois qu’il se réveille. Et ce monarque et sa clique seront à leur tour balayés même s’ils mettent tous leurs chars et tortionnaires en avant et nous traitent comme des apaches. Un jour viendra…ce n’est pas une prophétie ni même une certitude absolue. Cette conviction ne relève pas de la foi. Disons seulement que lorsque la légitimité d’un pouvoir s’épuise, la répression ne suffit plus. Elle peut avorter des luttes, retarder l’insurrection sociale et démocratique, mais comme elle ne produit aucun consentement des opprimées, bien au contraire, elle contribue à faire de la braise un feu qui alimente d’autres braises … jusqu’à l’incendie. Pas forcément là où on l’attend. Pas forcément au moment où on l’attend. Le printemps arabe en est une illustration. Mais là n’est pas le sujet. 

 A Chlihat donc. Pays du sous-sol prolétaire même si là-bas les prolétaires ne vendent pas leur force de travail et ont les mains calleuses d’une terre qui ne les nourrit plus. Parce qu’au Maroc, il y a bien sur des exploités, des prolétaires mais il y aussi ceux qui n’ont rien, même pas des miettes et pour qui la survie commence le premier jour de la naissance. Appelons-les les dépossédés. Ceux qui ne possèdent plus rien pour vivre et parfois on ne sait pas si ils survivent ou meurent à petit ou grand feux. Peut-être que cela revient au même. Les dépossédés donc et je n’invente rien. Marx a de belles pages sur les enclosures où il explique comment l’accumulation primitive du capital détruit dans la boue et les larmes l’économie agricole de subsistance, le droit coutumier et transforme les paysans en parias qui ne possèdent plus rien. 

Chlihat donc. Mais il ne s’agit pas d’accumulation primitive. Dans ce patelin comme ils disent, la violence sociale de la mondialisation capitaliste règne. Puisque maintenant le pays est vendue gratis. Pas aux enchères, gratis. Une entreprise espagnole s’installe, prend les meilleures des terres, des milliers d’hectares pour l’équivalent d’un argent de poche dépensés en quelques soirées de « la hight ». La vie de centaines de personnes échangées contre un pourboire pour l’état client des multinationales. Cette société que l’on ne nommera pas car elle aurait pu être française, italienne, américaine, chinoise ou provenant du golfe persique n’accepte ni le droit syndical, ni le fait que les dépossédés expropriés puissent bénéficier d’un travail. 

C’est ainsi que va le monde où nous vivons. Le profit et rien que le profit et de préférence le surprofit.. La carte sociale de l’accumulation du capital est ainsi faite : une machine à broyer, piller, surexploiter et surtout à exclure du jour au lendemain. Un vieil auteur marxiste, que l’on soit d’accord ou pas avec lui, parlait de la loi du développement inégal et combiné. 

 Chlihat est cela : un douar ancré dans les relations rurales précapitalistes plongé dans le mode de la modernité marchande et capitaliste. Et ça donne 2500 âmes qui vivent dans la misère la plus noire, sans même le « luxe » des marchés de la prostitution, du tourisme, des transferts des RME ou l’inauguration d’un quelconque service par la fondation du « roi des pauvres ». Parce qu’à Chlihat on manque de tout même si l’entreprise ne manque de rien. Pas de services publics de base, d’accès à l’eau potable, de centres sanitaires, d’écoles publiques à proximité et de qualité, de centre de loisirs, de maison de jeunes, de revenus dignes.. Le temps s’écoule dans la survie informelle à peine allégée par des liens de solidarité communautaire. L’espace confond le jour et la nuit de la despérance sociale quand il n’y a plus d’ancrage à la terre et que le lendemain est un hasard au ventre creux.

 Ici les moustiques parait-il ont plus de droits que les habitants. Ceux-là ne méritent rien et qui sont-ils d’abord pour exiger et s’inviter par leurs revendications à la table des puissants ?

Le Maroc donc, pas celui de mon peuple mais des prédateurs, ont voulu que du sous-sol ne germe aucune racine. Qu’un paysan soit et reste dans leur imaginaire fataliste, patient, silencieux, bon à courber l’échine. Qu’il puisse lutter et revendiquer est de l’ordre du blasphème qui ne pardonne pas. On veut bien pour le décor démocratique que des voix s’élèvent dans des colloques pour questionner « les avancées et reculs de la transition démocratique », que la presse de temps à autre s’offre le luxe de questionner les attentes des Marocains, qu’elle aborde dans un langage policée les sujets tabous, que les opposants démocrates saisissent l’ONU ou écrivent des pétitions, qu’on fasse des manifs comme une promenade de dimanche , qu’on autorise une presse d’extrême gauche qui n’est lue par personne mais que les dépossédés se révoltent, même pour des revendications élémentaires, il y a une ligne rouge qui ne peut être franchie. 

 Le pouvoir est ainsi. Une histoire génétique sans doute. Les campagnes doivent rester un sanctuaire de la paix sociale. Des milliers de chiens de gardes habillés comme des robocop et une panoplie de moyens d’intervention : des balles à caoutchoucs, du gaz lacrymaux à vol d’hélicoptère, des camions à eau, de la matraque à n’en plus finir et tout y passe. L’allure d’une expédition punitive surarmée face à une population terrorisée mais qui résiste parce qu’il ne lui reste que sa dignité. Cette flamme qui perdra le pouvoir parce que la dignité est tout ce qui nous reste quand on n’a plus rien. 

 Pourquoi cette armada ? y a-t-il un foyer de guérilla en gestation ? Les paysans de Chlihat font partie de l’armée secrète de libération nationale ? Des secteurs de la voie démocratique basiste ont recruté pour la guerre populaire prolongée ? Les trotskystes se sont rappelés le vieux adage maoïste de l’encerclement des villes par les campagnes à défaut de ne pas prendre la citadelle prolétaire de casa ? Le M20F a fondé une cellule insurrectionnelle préparant une manif des paysans de la région autour du sel mot d’ordre valable : « le peuple veut la chute du régime » ? rien de tout ça à moins qu’al nahj s’est dit qu’il fallait créer une section de l’amdh . Non ce n’est même pas sûr. A moins que ce soit le Polisario qui ait décidé de s’expatrier dans le nord, tirant le bilan de la nécessaire unité du peuple marocain et sahraoui contre le despotisme. Je plaisante évidemment et pourtant…pourquoi un tel déploiement de forces ?

Pour deux raisons essentielles : montrer la fidélité du pouvoir aux intérêts du capitalisme international dans son œuvre de recolonisation économique et se préparer à la guerre civile qui vient en faisant de chaque conflit social un laboratoire des nouvelles techniques de la répression qui seront nécessaire pour mater la révolte des dépossédés et des exploités. Il oublie juste une chose : que même l’appareil de répression le plus sophistiqué, le plus impitoyable ne suffira pas quand tous les rivières deviendront des torrents, des torrents des fleuves et les fleuves un océan de révolte. Et quand il tombera chlihat et tout le Maroc n’appartiendront plus aux prédateurs quel qu’ils soient. 

    Précédents articles de Mamfakinch - Source : 
http://badiltawri.wordpress.com/2012/06/29/chlihat-et-linsurrection-qui-vient-maroc/r le sujet : https://www.mamfakinch.com/chlihate-un-village-marocain-rebelle-cadenasse-et-pille-par-les-forces-de-lordre/http://badiltawri.wordpress.com/2012/06/29/chlihat-et-linsurrection-qui-vient-maroc/r https://www.mamfakinch.com/%D8%AD%D8%AA%D9%89-%D9%86%D9%81%D9%87%D9%85-%D9%85%D8%A7-%D9%8A%D8%AC%D8%B1%D9%8A-%D9%81%D9%8A-%D8%AF%D9%88%D8%A7%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D8%B4%D9%84%D9%8A%D8%AD%D8%A7%D8%AA/ https://www.mamfakinch.com/affrontements-au-village-chlihat-region-de-larache-au-maroc/ https://www.mamfakinch.com/le-maroc-cette-exception-sur-la-voie-de-la-democratie-dites-vous/

vendredi 4 mai 2012

Tanger : violente intervention de la police

Par Tanger 24, Nouvelles agence du Nord, 3/5/2012

L' intervention violente de la sécurité laisse 11 blessés à Tanger jeudi soir, lors de l'intervention contre  des militants du Mouvement du 20 février, qui étaient en sit in en face du commissariat de "Tanger sécurité "
 Ils ont été soumis à un interrogatoire par la police judiciaire sur  fond d' affaire criminelle. Selon nos sources dans le domaine les forces de sécurité sont intervenues soudainement et sans avertissement, immédiatement après la libération de militants . 
 Les onze blessés ont été transportés à l'hôpital Mohammed V pour recevoir les premiers soins nécessaires. La chasse est toujours en cours dans le voisinage du commissariat par les forces publiques.
 La bastonnade, rien que la bastonnade! les gouvernements passent, la nature du makhzen reste la même!
طنجة 24 أصيب 11 شخصا مساء الخميس، في تدخل أمني ضد نشطاء من حركة 20 فبراير كانوا معتصمين أمام مقر ولاية الأمن بطنجة "تضامنا" مع عنصرين كانا يخضعان للاستنطاق من طرف الشرطة القضائية على خلفية قضية جنائية. وجاء هذا التدخل الأمني، حسب مصادر ميدانية، بشكل مفاجئ وبدون سابق إنذار فور إطلاق سراح الناشطين الفبرايريي. وقد تم نقل المصابين الإحدى عشر إلى مستشفى محمد الخامس لتلقي الإسعافات الضرورية. يذكر ان ومطاردات ما زالت جارية في محيط ولاية الأمن للنشطاء الفبراريين من طرف قوات العمومية. Par :كالة انباء الشمال 

Liste des blessés :
 Par: Amine Jlali
- Ghassan Comih (blessure au niveau de la tête et la colonne vertébrale) 
- Abdel-Latif al-Razi (dans un état grave, a été transféré dans une clinique privée) 
- Ayashi Riahi 
- Hala Cguana - Accomplissement d'honneur 
- Mohammed orientale 
- Sufyan Azzouz 
- Arabes Ouled Sidi Radwan 
- Naima populaires 
- Najwa Amghar
 - Fouad (facteur "Geoffalsa") 
- Osman Al-Haddad 
- Said Tahills

lundi 30 avril 2012

Marches du 20 mai contre le TGV dimanche 20 mai

Par Samira Kinani, 29/4 /2012

Mouvement du 20 Février - Maroc - حركة 20 فبراير
 ‎"Nidal Peuple"
Un petit interview d'une membre du collectif Stop TGV: une des raisons pour laquelle on ne devrait pas accepter ce projet.
Les Anti-TGV s'expliquent ( Samira Kinani - Interview )
Un regroupement d'associations marocaines dont Capdema lancent l'appel Stop TGV. Elles contestent la rentabilité du projet de ligne TGV Tanger-Casablanca 


 عندما تصبح المدرسة سريعة ووطنية والاقتصاد سريعا ومواطنا والصحة سريعة وفي متناول الجميع والقضاء سريعا وعادلا والحرية سريعة وملك للجميع والكرامة سريعة ومكفولة للجميع والعدالة الاجتماعية سريعة وشاملة للجميع والتغيير سريع وحقيقي عندها اقول 
  رحبا با التي جي في السريع مسيرات من أجل إلغاء مشروع القطار السريع 

Commentaire en français sur l'événement Stop TGV
http://youtu.be/vnFSINms5a4  

TGVvsecole.jpg

Cette caricature qui circule sur les réseaux sociaux illustre bien la réalité d'un Maroc à deux vitesses.
D'un côté, un Maroc qui avance à la vitesse d'un TGV, à l'image de celui qui reliera bientôt Casablanca et Tanger: c'est le Maroc des affaires, d'une élite qui prétend bénéficier des mêmes services que ceux que l'on trouve dans les pays les plus industrialisés de la planète.
De l'autre côté, un Maroc rural et pauvre, qui se contente de survivre au jour le jour,  et de regarder ébahi cet étalage de richesses auxquelles il n'accédera jamais.
Les deux mondes ne se croisent presque pas, ou du moins ne se parlent pas, car le deuxième Maroc sert le premier en silence, méprisé et presque invisible...

samedi 28 avril 2012

La répression ne faiblit pas, la lutte pour la liberté non plus ! Solisarité avec Mouad et Younes !

Par Salah Elayoubi, 28/4/2012

 Mouad subit des conditions de détention indignes entassé dans une cellule, avec cinquante autres détenus de droit commun. Le chanteur est, en outre privé de promenade, du panier de provisions et porte toujours le même bermuda que lors de son arrestation, les gardiens refusant obstinément de lui transmettre tout ce qui viendrait de l'extérieur
Ses geôliers auront donc tenu leur promesse de lui faire regretter ses déclarations à la sortie de sa première incarcération. Ils avaient alors dit, en substance: - "nous pensions avoir affaire à un homme, mais il s'est avéré que tu en étais indigne ! Nous allons te montrer ce que signifie la prison !" 

 Un autre de nos militants souffre des mêmes conditions d'incarcérations indignes. Il s'agit de Younes Belkhdim, surnommé "le poète du peuple" arrêté lors du sit-in de soutien à Mouad "Lhaqed" et dont on sait qu'il risque une lourde peine au vu des accusations de dégradation de biens publics, de voies de fait, de violence en réunion et de constitution de bande armée. La manière dont le régime traite les militants du 20 février et ceux des autres mouvements de contestation, les lourdes condamnations dont il gratifie les thuriféraires de la liberté ou les parangons de l'islamisme, nous confortent dans le sentiment que rien n'a changé au pays du makhzen et que le comportement des sicaires est aux antipodes des déclarations des responsables faisant l'apologie de la nouvelle constitution et des droits qu'elle est supposée garantir aux justiciables marocains. 
 De plus en plus nombreux sur la toile, blogs, posts, journaux électroniques et vidéos dénoncent unanimement la répression et appellent à la chute du régime, à la révolution et à l'instauration d'une république. La lutte continue jusqu'à la chute de l'absolutisme !!!

samedi 21 avril 2012

Dimanche 22 avril manifestations contre le chômage dans les villes du Maroc

Manifs le 22 avril contre le chômage 
- مسيرات ضد البطالة يوم 22 أبريل 

Mise à jour ! Il y a maintenant 7 villes dans la description de l'événement principal: Rabat, Casa, Tanger, Sidi Kacem, Meknès, Marrakech et Bruxelles. 
J'appelle les activistes et sympathisants qui ont des infos à les envoyer à cette page même, par message. Merci de partager l'événement aussi.

APPEL A LA SOLIDATITE INTERNATIONALE CONTRE LA REPRESSION DES MILITANTS D’ATTAC MAROC ET DU MOUVEMENT DU 20 FEVRIER

Par ATTAC MAROC , Rabat, 18/4/2012

SAFI : Le procès de Abdeljalil Agadil et ses 15 camarades à Safi a été reporté au 2 mai 2012.  
LIBÉRATION IMMÉDIATE et sans conditions de Abdejalil Agadil et ses 15 camarades détenus du 1er août 2011 à Safi. Le procès d' Abdeljalil Agadil et ses 15 copains qui s'est tenu aujourd’hui ce mercredi 18 avril à Safi a une nouvelle fois été reporté, raisons invoquées : absence des témoins partie adverse . 
 La demande de liberté provisoire a été rejetée malgré l'état de santé de Yassine Almohali, né en 1985, chômeur, condamné à 2 ans de prison . Il a subi les pires tortures, sa colonne vertébrale est brisée, il ne parle plus, il a perdu la raison, il n'a pas obtenu la liberté provisoire. Il semble que les autorités couvrent les responsables et tortionnaires.
 Après une lutte acharnée contre les traitements et les conditions de détention déplorables, ce n'est au bout de 40 jours de grève de la faim de 4 détenus et 62 jours pour 2 détenus* que les détenus du groupe de Safi avaient reçu des promesses de voir leurs revendications satisfaites: les droits de visite, être regroupés dans les chambres.
 Aujourd’hui leur procès est reporté au 2 mai, brisons le silence. 
 
 APPEL A LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE : 
 - Dénonçons ces procès fabriqués de toute pièce dans le but de criminaliser les luttes, semer la terreur et étouffer toute voix contestataire Exigeons la libération immédiate et sans condition de tous les détenus.
-  Exigeons l’ouverture d’enquêtes indépendantes sur les responsables des tortures et meurtres perpétrés à l’encontre des militants du mouvement du 20 février et des manifestants
-  Exigeons le jugement des tortionnaires responsables de l'état de Yassine Elmohali 
-  Exigeons la vérité et le jugement des responsables de la mort de Kamal Oumari et Mohamed Boudroua. 
 RAPPEL 
La ville de Safi connaît un mouvement massif de protestation, une répression féroce et une terreur policière y sévit sans discontinuer depuis le début du mouvement du 20 février 2011. 
JUGEMENT INIQUE à l’encontre des détenus du 1er août 2011 à Safi : Le 19 janvier 2012, la Cour d'appel de Safi a condamné à de lourdes peines et des amendes au montant exorbitant : 
- 16 condamnations allant de 4 ans à 4 mois de prison, 52.000.000 dirhams de compensation pour l'OCP et 4.639.101.00 DH pour l’ONCF 4 ans de prison ferme et amende de 50 milles DH pour Abdeljalil AGADIL, Ali TOABANE, Mahdi GHIWAN et Hicham TAANI 2 ans de prisons ferme :Amine Abou Al Iddam, Omar Martab, Yassine Elmohali, Abdelkarim Koundi, Abdelkader Al Fidadi, Adil Zaid et Amine El Touzani: Un an de prison ferme : Mohamed Assarssar et Boujemaâ 4 mois de prison ferme : Miloud Al Habti et Aziz Benchrifa 
 Un jugement inique contre des jeunes pour avoir revendiqué le droit au travail, la liberté et la dignité. Un simulacre de procès pour avoir dénoncé la corruption, le vol des biens publics, le despotisme des responsables, les promesses de création d’emplois non tenues,
 Une justice de classe qui condamne des jeunes pour avoir réclamé leur droit au travail à verser des compensations exorbitants à l’OCP et l’ONCF, principales sources d’emplois et de revenus dans la région. 
Abdejalil Agadil, militant et membre honoraire du secrétariat national d’Attac/Cadtm Maroc et du Mouvement du 20 Février: Militant actif de Safi il avait été enlevé une première fois le 29 mai 2011 par des civils tabassé et lâché dans la nature, son portable confisqué. Il avait déposé plainte devant le procureur du roi de Safi, son témoignage avait été recueilli par CMDH et association WASSITE pour la démocratie. Il a été enlevé une seconde fois le mardi 1 novembre 2011 devant son lieu de travail à 18h30 par des policiers en civil. Durant 3 jours il a subi les plus infamantes tortures pour lui soutirer des aveux, lors de son interrogatoire tenu dans un lieu secret. Son procès  avait été reporté plusieurs fois, faute de preuves et de témoins à charge. 
 Le contexte : Le verdict inique rendu par le Tribunal de Safi à l’encontre des 16 détenus du 1er août 2011 à Safi s’inscrit dans un contexte où le pouvoir au Maroc est dans l’impasse, incapable de trouver des solutions aux revendications des mouvements de lutte dans toutes les régions. 
 Depuis l’appel lancé au Maroc le 20 février 2011 pour réclamer, justice sociale, démocratie et dignité, les marches populaires et protestations se poursuivent dans toutes les régions du Maroc sans relâche. 
La répression qui s’en suit, ne fait que renforcer le mouvement et élargir sa base sociale. Le nouveau gouvernement mené par A. Benkirane n’a d’autres solutions que la répression, les procès fabriqués, la fuite en avant.  

 Attac Maroc :Membre du réseau international du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde CADTM Adresse : n°140, rue Cadi Bribri Akkari 10000 Rabat. Maroc Email attac_maroc@yahoo.fr site Web attacmaroc.org Tel 00 212 6 61 17 30 39 _

*Ces 6 grévistes de la faim ne figurent pas sur la liste des 27 grévistes. Il serait bon d'avoir leurs noms pour les ajouter, même si leur grève n'est pas illimitée (ndlr)