Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Budget du palais scandaleux. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Budget du palais scandaleux. Afficher tous les articles

mercredi 28 novembre 2012

Condamnation de la répression sauvage à l’encontre des militantEs,

Par Mouvement du 20 Février,( Coordinations de Paris/ ile-de-France, Bruxelles et Lille ) : 


Condamnation de la répression sauvage à l’encontre des militantEs, lors du rassemblement pacifique en face du Parlement le dimanche 18 novembre 2012 contre le budget colossal attribué à la monarchie au Maroc

Le dimanche, 18 novembre 2012, un rassemblement a été appelé par le mouvement du 20 février au Maroc, devant le parlement marocain pour dire NON au budget colossale attribué annuellement à la monarchie pour couvrir leurs énormes dépenses au moment où le peuple marocain, affamé, est appelé à se serrer la ceinture et se voit augmenter le prix de l’essence, des produits alimentaires, etc…Ce fut l’occasion de dire STOP aussi aux parlementaires, sans scrupules, qui votent un projet de finance sans avoir le courage de l’examiner minutieusement, ni même le discuter car ils le votent sans même oser regarder le montant.

Face à cette mobilisation, le pouvoir a peur, réprime, intimide, interdit, et porte atteinte aux libertés fondamentales, en totale violation de toutes les conventions que l'Etat marocain a signé, et de la constitution qu’ils nous ont attribué. Les policiers recourent à des méthodes de répression sauvage contre les manifestants pacifiques: ils leur assènent des coups de matraques sur le crâne, et les rouent de coups de pied, sans distinction aucune. Les manifestants, eux, sont restés profondément pacifiques.

Depuis des siècles le peuple marocain, supporte un coût exorbitant de la monarchie généré, notamment, par le train de vie, le faste qui la caractérisent et les dépenses à des fins privées du roi, en plus du monopole assuré dans les secteurs stratégiques de l’économie qui nuit gravement à la santé économique de notre pays. Hélas, dans un pays où la monarchie est très puissante, avec une logique de prédation, le fait de procéder à un examen minutieux de la plus importante des lois de la législature, est une mission impossible même si elle engage les deniers de tout un peuple, Nos politiques restent impuissants et aucun parlementaire ne se risquerait à contester le budget de la monarchie car il encourt la disgrâce royale. Dans cette configuration la monarchie fait un usage patrimonial de l’Etat et considère le parlement comme une propriété privée, dans un climat pareil, l'arbitraire se fait roi et vice versa.

Face à cette répression sauvage, le Mouvement du 20 Février,( Coordinations de Paris/ ile-de-France, Bruxelles et Lille ) :

· Salue le courage des militantEs à contester bravement et dignement contre cette énorme allocation budgétaire, injustifiable et impardonnable,
· Condamne cet acte sauvage de la machine répressive de l’Etat marocain et dénonce l’oppression du régime marocain pour étouffer les voix libres,
· Exprime les vives inquiétudes que lui inspire l’évolution de la situation politique au Maroc,
· Apporte son soutien aux revendications du mouvement du 20 février au Maroc pour la liberté, la dignité, l’égalité et la justice sociale,
· Interpelle l’opinion publique nationale et internationale sur la dégradation des droits humains au Maroc, et
· Appelle toutes les organisations démocratiques à exprimer leur solidarité avec les victimes des violations des droits humains au Maroc.

samedi 24 novembre 2012

"Un train de Vie exorbitant !"

Par Saïd Karaoui,  Bruxelles, 21/11/2012

            "Un train De Vie Exorbitant !" ou le Roi n'est pas nu !


 
Les Habits neufs de l'empereur (Vilhelm Pedersen)
Au Maroc on fait comme dans le conte «Les Habits neufs de l'empereur » du célèbre dramaturge et conteur de fées danois Hans Christian Andersen : « ... à l’instant critique, tout le monde voit bien que le Roi est nu, mais se comporte comme s’il était habillé de façon extraordinaire, pour ne pas révéler sa connaissance de cette nudité... »

La moralité de l’histoire est que, « l’évidence que personne n’ose dire », finit toujours par éclater au grand jour… Comme dans le conte d’Anderson lorsqu’un enfant osa dire la vérité à l'assistance en s’exclamant : « Mais il n’a pas d’habits du tout» !

Le second enseignement moral de l'histoire est que, quand il y a un problème, il faut en parler, même si on doit déranger les esprits, car autrement il gonfle, il gonfle, et quand il éclate, c'est trop tard….

Plus d'un demi-siècle après « l'indépendance » du Maroc, il est toujours interdit aux Marocains de contester les pouvoirs politiques du Roi et ses prérogatives économiques, ou discuter sur la place publique le budget de la Monarchie et du Palais Royal. (1)

Comme si, cette « indépendance » était un bien ou propriété privée, dont le droit de disposition et d’usage relevaient exclusivement d’une partie autre que Le nu-propriétaire qui ne peut en percevoir le fruit !

Par un cynisme qui frôle l’indécence, le Gouvernement « islamiste » de BenKirane, appelle les Marocains à serrer la ceinture à cause de la crise économique en augmentant le prix des matières de première nécessité pour les consommateurs marocains (sucre, farine, lait, carburants…), en accablant les contribuables de nouveaux impôts, et en affichant la volonté d’en poursuivre le recouvrement d'une manière impitoyable... Tout en faisant passer honteusement, en catimini comme s’il s’agissait d’une manigance ou un chuchotement secret qu’on doit passer sous silence, un budget au Roi (au-dessus des moyens des Marocains) dont la fortune représente à elle seule 6% du produit intérieur Brut du Maroc, et qui est le premier opérateur économique du pays, et parmi les Monarques les plus riches de la planète !(2)
Le budget du Palais Royal est l'un des plus élevés parmi les Régimes Monarchiques au Monde, et atteint, selon la loi de finance 2013, le chiffre de 2.576.769.000 de dirhams, payés annuellement par le trésor public aux frais du contribuable Marocain !

Cela revient aux Marocains à 7.028.293 DH (700 milles euros) par jour !

Une somme colossale pour un pays dont le déficit public dépasse les 6% annuellement, le chômage des jeunes atteint les 30%, le taux de pauvreté se situe entre 25 et 30 %, et tous les indicateurs économiques sont dans le rouge, et parmi les plus catastrophiques, car « chaque année nous battons des records de déficit commercial et nous sommes dans l’incapacité de couvrir les importations par les exportations » se lamente l’économiste Marocain Najib Akesbi (3)

Le plus choquant dans cette histoire, c'est qu'un dirigeant puisse mener un pareil train de vie, dans un tel contexte économique et social , et dans un pays pauvre , ou les gens travaillent un mois pour gagner 3000 dirhams, (moins de 300 euros) et ou le Smig est à 2200 dirhams ….(200 euros !)

La forme d’approbation de ce budget, pose par ailleurs la question de la séparation des pouvoirs et la sacralité du politique.
Ce budget passe le seuil du conseil des ministres (Présidé par le Roi) sans discussion. Il ne fait l’objet d’aucun débat au parlement qui se contente de l’enregistrer et l’approuver à l'unanimité !

Les organes de contrôle des dépenses publiques comme la cour des comptes, ou l’inspection générale des finances n’ont aucun pouvoir de contrôle des finances du Roi ou du Palais Royal.

Parallèlement à cette dépense généreuse pour le Palais Royal, le projet de finance 2013 prévoit :
- Une augmentation d’impôts avec de nouvelles mesures fiscales qui touchent les classes moyennes à hauteur de 38 %.
- L’abrogation (pur et simple) du décret de l’ancien gouvernement d’Abbas El Fassi de créer 4000 postes de travail pour les enchômagés.
- Le gel des salaires des fonctionnaires.
- La diminution de l’investissement public à hauteur de 39,26 milliard de dirhams, réservé pour honorer la dette publique de l’Etat Marocain contractée au FMI ou aux institutions bancaires étrangères comme le club de Paris.
 - La diminution de ce même investissement public en faveur des dépenses de gestion administratives (199,26 milliards de dirhams) pour des ministères ou administrations dites de souveraineté, qui engloutissent la majeure partie du budget aux dépend des secteurs sociaux.
- L’allègement fiscal à hauteur de 36,6 milliards de dirhams en faveur des grandes fortunes et grandes entreprises dont l’ONA propriété du Roi et la Famille Royale.

 
Et bien entendu le projet du gouvernement prévoit d’autres mesures impopulaires, entre autres : s’attaquer à certains acquis sociaux comme la caisse de compensation, la caisse des retraites, ou le droit de grève afin de museler les syndicats et les travailleurs.

Selon un récent Rapport de la banque mondiale(4) consacré au climat d’affaires au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, le Maroc se classe à la 97ème place, loin derrière la Tunisie pays du Maghreb, classée au 50ème rang… À l’échelle du développement humain, le Maroc occupe la 130è place parmi les pays du monde...

Par des louanges dont le but est d’entrainer l’adhésion et le sentiment d’obligation, ou la volonté de respecter les traditions ; par une forme de fleurs de rhétorique (ou bluff) chantés sur tous les tons, et répétés inlassablement par une classe politique discréditée, corrompue et impopulaire, ou des médias serviles, complaisants et obéissants, on s’efforce d’inculquer dans les esprits l’image fallacieuse d’une Monarchie au-dessus de la mêlée, au- dessus des classes, neutre, représentative et au service de tous les citoyens Marocains, comme s’il s’agissait d’une monarchie en dehors des classes sociales et en dehors de l’histoire !!

Une manœuvre à peine voilée pour brouiller les cartes et protéger hypocritement (ou ne pas découvrir) le véritable détenteur du pouvoir et perpétuer ainsi une forme de gouvernement politique dont le bilan est désastreux pour les Marocains depuis l’indépendance formelle en 1956.

C’est également un procédé technique de la part de la monarchie pour ne pas rendre des comptes sur l’exercice du pouvoir :
 - Lorsqu’il s’agit d’inaugurer un projet social (une école ou un puits dans un lointain village du pays), c’est le Roi en personne qui se met en valeur...
- Mais lorsqu’il s’agit de prendre des décisions impopulaires, ou lorsqu’il est question d’échecs politiques, c’est le gouvernement qui est responsable !

Or c’est un secret de polichinelle que les choix et décisions stratégiques ainsi que toutes les orientations politiques qui engagent le pays et ses générations futurs sont pris dans un cercle fermé composé du Roi et ses conseillers, et le gouvernement n’a rien à y redire ! Par la grâce d’une constitution taillée sur mesure, le Roi peut bloquer tout projet gouvernemental qui ne lui plaît pas.Il peut même congédier uniment et sur le champ le gouvernement et le parlement réunis !
Le coût du Roi met en lumière une place qui excède la mesure ordinaire de l’institution de la Monarchie dans l’échiquier Politique Marocain, en plus de la confiscation de tout débat public quant à ses prérogatives et son pouvoir sans limites… 
Par une présence démesurée, par l’accaparement de tous les leviers du pouvoir, et par sa volonté d’écumer tous les grands chemins sans rien laisser, ou en laissant des miettes, la Monarchie écrase le paysage politique marocain. Elle n’est pas neutre, mais au service de ses propres intérêts, d’une classe sociale bien déterminée, au service d’intérêts étrangers -politiques et économiques- et des multinationales occidentales et notamment françaises, aux dépens des Marocains !

Elle est au cœur de l’enjeu politique, et le Roi est le premier responsable de ce qui se passe au Maroc étant lui-même le véritable détenteur de tous les pouvoirs.

La Monarchie Marocaine est l’exemple typique d’une « démocratie » ou « démocrature » de Façade, où la non transparence se cache derrière le manteau déguisé d’une légitimité historique et religieuse (à la fois, insuffisante et contestable) pour justifier un pouvoir politique et économique devenu de plus en plus exorbitant pour les Marocains.


Publié par APSO avec l'autorisation de l'auteur
.

(1) Répression sauvage du setting pacifique du Mouvement du 20 février organisée à Rabat capitale du Maroc ce dimanche 18 novembre 2012 - Jour de « l’indépendance » du Maroc ! Pour protester contre l’énorme budget accordé au Roi dans le projet de loi de finance de 2013
(2) Daniel Salvatore Schiffer - http://blogs.mediapart.fr/blog/daniel-salvatore-schiffer/100212/la-dictature-au-maroc-silence-censure-emprisonne-torture-
(3) http://www.luxeradio.ma-indicateurs-statistiques-comment-se-porte-l/’economie-marocaine?html 5 avril 2012
(4) Rapport Doing business 2013 AfricanManager, publié le 4-10-20

dimanche 18 novembre 2012

URGENT URGENT MAROC !!! Manifestation du 18 novembre contre le budget accordé au Roi

Mamfakinch.com Follow us on Facebook Follow us on Twitter

 

Non à la prédation économique orchestrée par la monarchie marocaine - Soutien Manif 18 nov #Maroc

Soutien à la manifestation du 18 novembre contre le budget accordé au Roi du Maroc dans le projet de loi de finance de 2013.
Les signataires de ce communiqué, soutiennent l'appel à manifester le 18 novembre, devant le Parlement marocain, contre le budget attribué au roi, prévu dans le projet de loi de finance de 2013.
Le projet de loi de finance prévoit un budget pour le roi  qui s’élève à 2.576.769.000 Dirhams (L’équivalent de 232.980.922 Euros). Une somme colossale pour un pays dont le taux de pauvreté avoisine les 28% et les indicateurs économiques sont parmi les plus catastrophiques dans la région (chômage, dette publique, enseignement, …).
Par ailleurs, le coût  du roi et du palais, ainsi que les dépenses de l’armée, inscrits dans la loi de finance, passent inaperçus, au moment du vote au parlement marocain. Ce qui confirme, encore une fois, la domination de l’institution monarchique  sur la décision politique et la confiscation du débat public et justifie, en outre, la fortune du roi du Maroc, classée parmi les plus grandes du monde.
De même, nous dénonçons, avec vigueur, la politique de deux-poids-deux-mesures du gouvernement marocain, quand il appelle les marocain(ne)s à serrer la ceinture à cause de la crise économique  et se tait quant au budget du roi et du  palais.
Par ce communiqué :
  • Nous soutenons l’action du 18 novembre, organisée par les camarades du mouvement du 20 février, devant le parlement marocain, contre le budget accordé au roi.
  • Nous dénonçons la confiscation et l’absence du débat public au sujet du budget du roi considéré comme un tabou et une ligne rouge à  ne pas dépasser.
  • Nous dénonçons, aussi, la mainmise des holdings royaux sur l’économie marocaine et nous appelons à une juste redistribution des richesses.
  • Nous rappelons que notre combat est pour un État démocratique de dignité, d’égalité, de liberté et de justice sociale. L’Etat marocain actuel, autoritaire et absolutiste, est loin de satisfaire nos revendications.
Signataires :
  • Le Mouvement marocain du 20 février Paris/IDF
  • Le Comité de Suivi du Mouvement Marocain 20 Février, Nord-France
  • Le Comité de soutien au Mouvement du 20 Février - Montpellier 
  • La Coordination de soutien au mouvement de 20 février – Bruxelles
  • La Coordination du mouvement du 20 février –Madrid
  • Le Comité Marocain de soutien du mouvement du 20 février Nantes
  • -------------------------------------------------------------------------------------- -
  • Vivement la République marocaine ! 
    Monarchie prédatrice : dégage !
    Ce mot d'un de mes amis facebookiens qui en dit long sur l'évolution qui fait son chemin dans les esprits, même si, comme un feu qui couve sous la cendre, la révolution fait son chemin en catimini ! Il se reconnaîtra !

    "Doux Maroc, cher pays de mon enfance...

    balivernes...on prend nos vessies pour des lanternes...ou...nos lanternes pour des vessies... je ne sais plus... je suis confus... mais je suis certain d'une chose... étant partisan d'une monarchie constitutionnelle, il y a quelque temps... aujourd'hui je suis convaincu que le Maroc ne peux s'en sortir qu'avec l'unique condition... celle de la République... Suffit du maghzen, suffit des privilèges, suffit de la monarchie..."
  • Malika Filali fb
     Comme d'autres ont fait leur chemin vers Canossa, j'ai fait, moi aussi, ce même périple qui m'a menée d'une monarchie constitutionnelle que je croyais indissociable de la nature-même des Marocains à la conviction que celle-ci, incapable de reconnaître les signes indéniables d'un immense désarroi, a continué à s'agripper, dans une espèce de frénésie monstrueuse, à ses privilèges et sa cupidité criminelle sur le dos de millions de miséreux. Le Makhzen n'étant qu'un avatar de ladite monarchie et les Islamistes leur hochet du moment, c'est donc bien cette institution qu'il faut sommer de changer ou d'être engloutie dans le tourbillon de l'Histoire.
    ---------------------------------------------------------------------
     Mohammed Belmaïzi


    NON A LA PRÉDATION ORCHESTRÉE PAR LA MONARCHIE MAROCAINS
    Soutien à la manifestation du 18 novembre contre le budget accordé au Roi du Maroc dans le projet de loi de finance de 2013.