Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Roi prédateur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Roi prédateur. Afficher tous les articles

vendredi 23 octobre 2015

Maroc : à qui profite surtout la Loi de finance ?

ما معنا ميزانية البلاط الملكي 240 مليار ؟
Relevez la tête votre cause est juste soyez solidaires et chassez la peur n° 500

Le tyran, le dictateur est parmi les hommes les plus riches du monde en plus de ses entreprises qui rendent la vie chère aux marocains, ses sociétés, des milliards investis à l’étranger il trouve le moyen d’imposer au projet de loi de finances 2016 sa part du gâteau 240 milliards de centimes. 
 Il a sa part dans tous les secteurs d’activité les phosphates les mines d’or l’agriculture, la pêche, la drogue, sa part dépasse 7 milliards d’euros par an, l’un des tyrans les plus riches du monde. Le coût du dictateur est de 7 milliards d’euros un autre poste Ribats les intérêts des dettes 6 milliards d’euros plus les cadeaux faits aux entreprises de ne pas payer les impôts, la corruption est généralisée. Nous sommes en face d’un système sioniste fasciste criminel contre tout un peuple. 
Mohamed 6 doit être arrêté et traduit devant la justice et jugé pour haute trahison et pour avoir utilisé la religion musulmane comme un moyen de maintenir le peuple marocain dans la misère, le sous-développement, et l’ignorance.
 Nous avons tellement de richesses que nous sommes réduits par la force , la répression et le mensonge à être des esclaves et à nous taire. Aucune liberté n’est tolérée , nous sommes dans une grande prison à ciel ouvert .

samedi 7 décembre 2013

Ce que coûte notre monarchie

Cette semaine, le numéro 597 de TelQuel : Budget royal. Le dernier tabou. Sacré, les finances du Palais font l’objet d’une présentation laconique devant les parlementaires, qui n’ont aucun interlocuteur du sérail pour en discuter. Opaque, le peu de détails fournis aux élus crée une confusion entre listes civiles, dotations de souveraineté et budget de la cour royale. Excessif, le Marocain paie pour la monarchie plus de onze fois ce que débourse un Anglais, pourtant treize fois plus riche.

JLEC : la petite histoire d’un géant de l’électricité. Le premier producteur privé d’électricité du pays entre en Bourse le 24 décembre. Retour sur l’histoire d’un colosse qui vaut 9 milliards de dirhams.

Rencontre : Aquarium  L’école des femmes. Depuis près de 20 ans, la compagnie fondée par la metteure en scène Naïma Zitane défend le féminisme sur les planches. Un théâtre militant qui s’inspire des maux de la société et mise sur la proximité.

+ Nos chroniques : Ta vie en l’air par Fatym Layachi, Décalages par Souleïman Bencheikh, A contre-courant par Omar Saghi, la page Blad Schizo, la section Passion, l’incontournable Zakaria Boualem…

Dès vendredi dans les kiosques !
Cette semaine, le numéro 597 de TelQuel : Budget royal. Le dernier tabou.
 Sacré, les finances du Palais font l’objet d’une présentation laconique devant les parlementaires, qui n’ont aucun interlocuteur du sérail pour en discuter. 
Opaque, le peu de détails fournis aux élus crée une confusion entre listes civiles, dotations de souveraineté et budget de la cour royale.
 Excessif, le Marocain paie pour la monarchie plus de onze fois ce que débourse un Anglais, pourtant treize fois plus riche.
 JLEC : la petite histoire d’un géant de l’électricité. Le premier producteur privé d’électricité du pays entre en Bourse le 24 décembre. Retour sur l’histoire d’un colosse qui vaut 9 milliards de dirhams. 
 Rencontre : Aquarium L’école des femmes. Depuis près de 20 ans, la compagnie fondée par la metteure en scène Naïma Zitane défend le féminisme sur les planches. Un théâtre militant qui s’inspire des maux de la société et mise sur la proximité.
 + Nos chroniques : Ta vie en l’air par Fatym Layachi, Décalages par Souleïman Bencheikh, A contre-courant par Omar Saghi, la page Blad Schizo, la section Passion, l’incontournable Zakaria Boualem… Dès vendredi dans les kiosques !

dimanche 18 novembre 2012

URGENT URGENT MAROC !!! Manifestation du 18 novembre contre le budget accordé au Roi

Mamfakinch.com Follow us on Facebook Follow us on Twitter

 

Non à la prédation économique orchestrée par la monarchie marocaine - Soutien Manif 18 nov #Maroc

Soutien à la manifestation du 18 novembre contre le budget accordé au Roi du Maroc dans le projet de loi de finance de 2013.
Les signataires de ce communiqué, soutiennent l'appel à manifester le 18 novembre, devant le Parlement marocain, contre le budget attribué au roi, prévu dans le projet de loi de finance de 2013.
Le projet de loi de finance prévoit un budget pour le roi  qui s’élève à 2.576.769.000 Dirhams (L’équivalent de 232.980.922 Euros). Une somme colossale pour un pays dont le taux de pauvreté avoisine les 28% et les indicateurs économiques sont parmi les plus catastrophiques dans la région (chômage, dette publique, enseignement, …).
Par ailleurs, le coût  du roi et du palais, ainsi que les dépenses de l’armée, inscrits dans la loi de finance, passent inaperçus, au moment du vote au parlement marocain. Ce qui confirme, encore une fois, la domination de l’institution monarchique  sur la décision politique et la confiscation du débat public et justifie, en outre, la fortune du roi du Maroc, classée parmi les plus grandes du monde.
De même, nous dénonçons, avec vigueur, la politique de deux-poids-deux-mesures du gouvernement marocain, quand il appelle les marocain(ne)s à serrer la ceinture à cause de la crise économique  et se tait quant au budget du roi et du  palais.
Par ce communiqué :
  • Nous soutenons l’action du 18 novembre, organisée par les camarades du mouvement du 20 février, devant le parlement marocain, contre le budget accordé au roi.
  • Nous dénonçons la confiscation et l’absence du débat public au sujet du budget du roi considéré comme un tabou et une ligne rouge à  ne pas dépasser.
  • Nous dénonçons, aussi, la mainmise des holdings royaux sur l’économie marocaine et nous appelons à une juste redistribution des richesses.
  • Nous rappelons que notre combat est pour un État démocratique de dignité, d’égalité, de liberté et de justice sociale. L’Etat marocain actuel, autoritaire et absolutiste, est loin de satisfaire nos revendications.
Signataires :
  • Le Mouvement marocain du 20 février Paris/IDF
  • Le Comité de Suivi du Mouvement Marocain 20 Février, Nord-France
  • Le Comité de soutien au Mouvement du 20 Février - Montpellier 
  • La Coordination de soutien au mouvement de 20 février – Bruxelles
  • La Coordination du mouvement du 20 février –Madrid
  • Le Comité Marocain de soutien du mouvement du 20 février Nantes
  • -------------------------------------------------------------------------------------- -
  • Vivement la République marocaine ! 
    Monarchie prédatrice : dégage !
    Ce mot d'un de mes amis facebookiens qui en dit long sur l'évolution qui fait son chemin dans les esprits, même si, comme un feu qui couve sous la cendre, la révolution fait son chemin en catimini ! Il se reconnaîtra !

    "Doux Maroc, cher pays de mon enfance...

    balivernes...on prend nos vessies pour des lanternes...ou...nos lanternes pour des vessies... je ne sais plus... je suis confus... mais je suis certain d'une chose... étant partisan d'une monarchie constitutionnelle, il y a quelque temps... aujourd'hui je suis convaincu que le Maroc ne peux s'en sortir qu'avec l'unique condition... celle de la République... Suffit du maghzen, suffit des privilèges, suffit de la monarchie..."
  • Malika Filali fb
     Comme d'autres ont fait leur chemin vers Canossa, j'ai fait, moi aussi, ce même périple qui m'a menée d'une monarchie constitutionnelle que je croyais indissociable de la nature-même des Marocains à la conviction que celle-ci, incapable de reconnaître les signes indéniables d'un immense désarroi, a continué à s'agripper, dans une espèce de frénésie monstrueuse, à ses privilèges et sa cupidité criminelle sur le dos de millions de miséreux. Le Makhzen n'étant qu'un avatar de ladite monarchie et les Islamistes leur hochet du moment, c'est donc bien cette institution qu'il faut sommer de changer ou d'être engloutie dans le tourbillon de l'Histoire.
    ---------------------------------------------------------------------
     Mohammed Belmaïzi


    NON A LA PRÉDATION ORCHESTRÉE PAR LA MONARCHIE MAROCAINS
    Soutien à la manifestation du 18 novembre contre le budget accordé au Roi du Maroc dans le projet de loi de finance de 2013.

dimanche 16 septembre 2012

Les députés suédois contre le détournement marocain des fonds ONU




Les porte-parole des deux partis politiques suédois exhortent le gouvernement suédois à s’assurer que le Maroc ne fera pas usage du mécanisme MDP de l’ONU sur le climat pour maintenir l'occupation du Sahara Occidental.
Mis à jour le: 15.09 - 2012 17:35Imprimez cette page    
L'avis ci-dessous a été publié dans le quotidien suédois Göteborgs-Posten le 11 août 2012.

Traduction non officielle par Western Sahara Resource Watch.
Le roi du Maroc tente de parasiter les ressources de l’ONU pour le climat

Le roi du Maroc Mohammed VI a délivré un faux certificat de pays d’accueil dans une demande de fonds de l'ONU pour mettre en œuvre avec Siemens une importante centrale éolienne, sur le territoire occupé du Sahara Occidental, écrit Bodil Ceballos, député Vert, Jens Holm, député du Parti Gauche et Sören Lindh, de Action suédoise pour le Sahara Occidental.

La devise de Robin des Bois était de «prendre aux riches pour donner aux pauvres". Maintenant, le roi Mohammed VI du Maroc l’a détournée. Il veut prendre aux pauvres pour donner aux riches. L'une des sociétés du roi a tenté de parasiter les fonds d'un mécanisme de l'ONU en vertu du Protocole de Kyoto, appelé le Mécanisme de développement propre, MDP.

Dans les territoires occupés du Sahara Occidental, le souverain marocain a présenté à l’ONU une demande, en collaboration avec Siemens, pour un projet d'énergie éolienne à grande échelle. Le parc éolien sera situé en dehors de la principale ville du Sahara Occidental, El Aaiun. La demande de MDP ne mentionne pas le fait que le site se trouve sur un territoire occupé. Néanmoins, le Maroc a émis un «certificat de pays d'accueil" pour le projet. Mais aucun État, ni l'ONU, ne reconnaît les revendications marocaines sur le Sahara Occidental, ce que SM le Roi Mohammed sait très bien. Ainsi, le certificat est délibérément faux, destiné à obtenir une part du soutien de l'ONU.

Réaction du Certificateur
Mais le MDP a un processus de sélection rigoureux. Chaque projet est attribué à un examinateur indépendant, dans ce cas, l'entreprise norvégienne de certification Det Norske Veritas. L'année dernière, Veritas a observé que le lieu du projet était en territoire occupé. Cela a mis fin à l’examen, et en avril 2012 le projet a été discrètement retiré.

Jusque-là, rien ne semblait poser de problème. Mais il reste la honte de l'état marocain et de son régime royal pour avoir intentionnellement tenté de parasiter les ressources réservées par l'ONU pour les besoins urgents en investissement dans les énergies propres dans les pays en développement. Outre le projet de Siemens, le Maroc a soumis d'autres projets de production d'énergie au Sahara Occidental occupé. Ils comprennent la fourniture d'énergie pour une douzaine d’usines de farine de poisson et une usine de ciment. Tout cela sur le territoire occupé et avec cofinancement royal. Ces investissements n'ont pas l'approbation du peuple sahraoui, qui, selon l'ONU est considéré comme le propriétaire des ressources naturelles du Sahara Occidental. Ainsi, ces projets sont aussi contraires au droit international et aux principes des Nations Unies dans la question du Sahara Occidental.

Et l’éthique de Siemens ?
La question reste aussi de savoir comment Siemens peut considérer un projet éolien sur les terres occupées comme en conformité avec ses propres principes éthiques, quand l'on peut lire que «Siemens est résolu à embrasser, soutenir et adopter dans toute sa sphère d'influence, l'ensemble de valeurs fondamentales dans les domaines des droits de l'homme ... "

La stratégie marocaine semble chercher la bénédiction de l'ONU et d'autres organismes internationaux pour son pillage continuel des ressources naturelles du Sahara Occidental, et le maintien de l'occupation illégale. Il est important que le projet d'énergie éolienne Siemens ait été arrêté dans le processus de sélection. Mais il est inquiétant de constater que le Maroc compte sur le soutien international pour sa stratégie. D’autres demandes pour des projets illégaux sont à attendre. Il est donc sage de travailler à prévenir ces crimes.

Le Ministre de l'Environnement devrait se prononcer sur l'escroquerie royale
La Suède a activement contribué à faire que l'UE montre un meilleur respect du droit international dans la question de la pêche dans les eaux du Sahara Occidental. Maintenant, nous exhortons le ministre suédois de l'Environnement, Lena Ek, à s’assurer que l'ONU et le MDP sont conscients des tentatives du Maroc pour parasiter les ressources de l’ONU pour le climat, et que soit indiqué clairement que tous projets illégaux similaires, présents et à venir seront rejetés.

Le monde a besoin de plus d'énergie propre, mais produite dans le respect du droit international et des principes des Nations Unies.

Bodil Ceballos, député du Parti Vert, porte-parole de la politique étrangère,
Jens Holm, député du Parti de gauche, porte-parole de l'environnement,
Sören Lindh, coordinateur de Swedish Western Sahara Action

  
  

Haut de page
Actualités:
15.09 - 2012 / 15.09 - 2012Pillage du phosphate du Sahara : l'exploitation illégale continue
15.09 - 2012 / 15.09 - 2012Les députés suédois contre le détournement marocain des fonds ONU
15.09 - 2012 / 15.09 - 2012Un nouveau navire de phosphate est arrivé en Tasmanie
15.09 - 2012 / 15.09 - 2012Sommet de l'UA : Stop au pillage des minéraux de ses Etats membres
15.09 - 2012 / 15.09 - 2012Le projet du roi du Maroc parc éolien en terres occupées désapprouvé
15.09 - 2012 / 15.09 - 2012Maroc prépare d’autres demandes de financement à l'ONU 

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 Salah Elayoubi

Le "Roi des voleurs", non content de voler à ses pauvres pour s'enrichir vole à présent aux riches pour s'enrichir encore plus, en volant de surcroît des terres au Sahara, pour y mettre ses énergies renouvelables, son nouveau dada ! Il pense ainsi qu'en s'éloignant de nous, il va gagner en anonymat dans la prédation ! !

http://www.wsrw.org/a111x2372

vendredi 9 mars 2012

Comment Mohammed VI a fait du Maroc sa machine à cash

Par Régis Soubrouillard - Marianne, 7/3/2012

Surnommé le roi des pauvres, lors de son accession au pouvoir, grâce à ses nouveaux conseillers Mohammed VI a mis au point une véritable machine à cash, faisant main basse sur tous les marchés du pays grâce à sa holding royale. Plus riche que l'émir du Qatar, le roi du Maroc règne sur un pays qui pointe à la 126ème place mondiale du point de vue du développement humain, dont il a fait sa pompe à finances. Dans «le Roi prédateur», les journalistes Catherine Graciet et Eric Laurent démontent le mécanisme de ce business royal.

Plus riche que l’émir du Qatar, les ressources naturelles que lui offre son sous-sol sont infiniment moindres que celles de l'émir, tout juste quelques « espoirs pétroliers » et des mines d’or. Sa fortune personnelle a pourtant doublé en 5 ans. Le budget de fonctionnement du « Palais » est deux fois supérieur à celui de l’Elysée alors que le PNB du pays est plus de 25 fois plus faible à celui de la France.

Il s'est relativement bien sorti, en comparaison de ses « confrères », des bouleversements politiques qui ont frappé le monde arabe. Mohamed VI, que l’on surnomme « M6 », ne connaît pas la crise financière. En revanche, il règne sur un pays classé 126ème (sur 177) du point de vue du développement humain. Plus de 5 millions d’habitants du royaume vivent avec moins de 1 euro par jour et son taux de pauvreté dépasse les 18% !

Les journalistes Catherine Graciet et Eric Laurent ont consacré leur dernière enquête à ce « Roi prédateur », tant il a fait de son royaume sa holding personnelle. Le livre fait l'impasse, on pourra le regretter, sur le bilan politique de Sa Majesté, pour faire le point sur son bilan financier. Globalement très positif ! En moins de dix ans de règne M6 s’est livré, selon les auteurs à « une sorte de holp-up à l’encontre de l’économie de son pays ». Un véritable coup d’état économique, que son père Hassan II, connu pour son autoritarisme, qui était aussi un habile politique et un homme d’affaires averti n’avait pas su ou pu réaliser.

Les auteurs décrivent un véritable « village Potemkine qui dissimulerait les prédations royales ». Car le bas-peuple doit tout ignorer du niveau de fortune du roi: le numéro de Forbes qui révélait son niveau de fortune (1,8 milliards d’euros) a été interdit sur le territoire marocain.*

Mis en cause lors des manifestations à travers ses collaborateurs les plus proches, M6 a senti le vent de l’opinion tourner. Et c’est pour mieux asseoir son règne qu’il a su concéder certaines réformes, très relatives. Le « makhzen » qui désigne l’appareil d’état a été réformé mais il est toujours en place et demeure une « une mine à ciel ouvert, un monde où le sens de l'intérêt général et l'intérêt national n'existe pas ».

Le souverain perçoit un salaire royal mensuel de 40.000 dollars, auquel s’ajoutent 2,5 millions d’euros par an pour la famille proche, et 31 millions d’euros de subventions répartis selon son bon vouloir : « une somme dont l’usage échappe naturellement à tout contrôle, mais on sait qu’au temps d’Hassan II, elle servait de caisse noire pour s’assurer les faveurs de certaines personnalités politiques, marocaines ou étrangères et récompenser pour sa fidélité l’étrange tribu française des « amis du Maroc », composée de journalistes, d’académiciens d’avocats et d’anciens responsables des services de renseignements…». Ces hôtes le lui rendent bien. Hassan II qui voulait intervenir à la télé française se fera inviter –à sa demande- à l’émission « 7 sur 7 » sur un simple coup fil à Bouygues…

Passons sur ses innombrables voitures de luxe, ses jets, ses tableaux, son festival royal subventionné par le royaume, ses « frais » vestimentaires qui s’élèvent à 2 millions d’euros par an, les immenses palais rénovés ou édifiés par son père pour des centaines de millions de dollars où il ne passait parfois que quelques heures.

A l’absolutisme politique teinté de terreur d’Hassan II a ainsi succédé, avec Mohammed VI, un système de confiscation organisé et légalisé. Ou plutôt même au dessus des lois. Tout ce qu’il dépense dispendieusement ou « donne » au peuple lors de ses déplacements sort des poches de l’Etat et tout ce que dépense Sa Majesté est payé par le peuple à travers l’impôt. L’Etat subventionne même les entreprises du roi. Chaque jour le peuple enrichit Sa Majesté. Un système gagnant-gagnant à sens unique.

Autre exemple avec le « TGV marocain», marché remporté par la France, en compensation du fiasco sur le Rafale, considéré comme un caprice royal que l’Agence Française pour le Développement a financé à 50%. Ainsi, le TGV marocain aura coûté 1 milliard aux contribuables français !
Une puissance politique qui fait main basse sur le domaine économique
A mesure, que la génération Mohammed VI s’affirme au pouvoir, écartant les conseillers d’Hassan II, naît la « Monarchie des copains et coquins» où la compétence ne se révèle pas toujours un critère déterminant pour accéder aux entrailles du royaume.

Quand la holding royale (ONA) bat de l’aile, plusieurs dirigeants se succèderont à sa tête. Les nouveaux conseillers du roi, le duo Mahidi-Bouhemou concocte la stratégie des « champions nationaux » : des entreprises en situation de monopole ou quasi-monopole dont le roi est actionnaire. L’épreuve de force est engagée avec les anciens partenaires, Axa, Danone et Auchan etc. Chacun revendra ses parts royales ou quittera le Maroc, laissant le Roi régner sur les marchés de l’assurance, les télécoms, l’agro-alimentaire, l’immobilier, l’énergie et la distribution. Ce dernier représente aujourd’hui 25% du chiffre d’affaires de l’ONA. Le Maroc devient la machine à cash du roi : « Une pieuvre royale » envisagée « comme le moyen d’asseoir une puissance politique qui, absolutisme monarchique oblige, s’exprimait jusque dans le domaine économique » écrivent les auteurs.

Ce n’est rien à côté du racket social auquel se livrera M6 avec la Caisse de dépôt et de gestion qui gère les retraites de millions de Marocains. Par quelques entourloupes financières détaillées dans le livre, le Roi a fait une OPA sur l’institution qui participe désormais au financement des projets royaux.

Prédations , pressions, intrigues, courtisaneries, excès, corruption délits d’initiés présumés, les exemples sont légion.
Le nouveau roi a mis au point un régime aux conditions très avantageuses pour la couronne : une forte capacité à mâter le peuple pour éviter toute révolte et un royaume entièrement tourné vers le développement de la fortune royale. Une monarchie « néo-féodale » dont M6 profite chaque jour.

Régis Soubrouillard Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur

* mais paru sur internet