Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Mamfakinch. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mamfakinch. Afficher tous les articles

samedi 11 octobre 2014

Palestine : 18 ctobre à Paris, à la République, ! On lâche rien !

Palestine : on lâche rien !

Durant la guerre contre Gaza nous nous sommes mobilisés contre l'atroce. La guerre est finie mais les problèmes demeurent. Gaza est détruit et est toujours sous un blocus inhumain et illégal. 

Le peuple palestinien est toujours sous le joug d'une occupation féroce que Netanyahu veut encore renforcer. Les prisons israéliennes sont toujours pleines. L'émotion retombée la mobilisation doit continuer car sinon le cauchemar palestinien durera. Voilà le piège : que nous soyons incapables de manifester notre solidarité dans la durée.
 Le 18 octobre 
- largement unis - 
nous agirons contre l'insupportable ! 
A la République !
 Notre émotion ne dure pas 50 jours puis s'éteint.
 Elle est durable.
 Ils faut qu'ils le sachent. 
Tous !

jeudi 8 août 2013

Danielgate : Le roi « révoque » Hafid Benhachem


h24info.ma,5/8/2013,15h00 
Danielgate : Le roi « révoque » Hafid Benhachem
Hafid benhachem, délégué des prisons révoqué par le roi Mohammed VI suite au Danielgate© DR

L’agence officielle Map vient de diffuser les conclusions de l’enquête sur le Danielgate. Le roi a décidé de révoquer Hafid Benhachem, délégué général de l'administration pénitentiaire. 

L’enquête ordonnée par le roi Mohammed VI suite à l’affaire du Danielgate a livré ses conclusions.
"L'enquête ordonnée par SM le Roi au sujet de la procédure de libération du dénommé Daniel Galvan Fina, a permis de localiser la défaillance au niveau de la Délégation générale de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion et de retenir son entière responsabilité" indique lundi un communiqué du Cabinet royal, relayé par l'agence MAP.

Selon le communiqué du Cabinet royal, le troisième en l’espace de trois jours, l’enquête a conclu que" ladite administration, lorsqu'elle a été sollicitée par le Cabinet Royal, a transmis par inadvertance des informations erronées de la situation pénale de l'intéressé, qui faisait partie d'une liste de 48 détenus de nationalité Espagnole."

Et ce n’est pas tout. Le roi a décidé de procéder à la "révocation" du délégué général à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion, Hafid Benhachem.

Contacté par H24info, Hafid Benhachem nous a déclaré "si l’enquête a conclu qu’il y a une faille, c’est qu’il y a bien une faille. L’administration doit assumer ses responsabilités. Tout responsable digne de ce nom doit assumer les failles de son administration".
  
La déclaration de Hafid Benhachem en son : http://youtu.be/tiBcEd_GCV0

Sur le même sujet

samedi 1 juin 2013



Dimanche 2 Juin  18H à Place Bab El Had à Rabat


TOUT LE MONDE DANS LA RUE!

CONTRE LA REPRESSION, L'HUMILIATION.

POUR LA DIGNITE ET LE RESPECT DES DROITS HUMAINS.

POUR LA LIBERTE DE S'EXPRIMER.

TOUS DANS LA RUE.

MAMFAKINCH!


----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------



Le 2 JUIN, le M20 Casa Rejoint le M20 Rabat, pour une manif unifiée à Rabat à 18h00 à Bab Lhad ... si vous êtes humain (les animaux sont les bienvenus également), si vous pouvez être présent à Rabat ce Dimanche et si vous croyez à un véritable changement au Maroc soyez avec nous ... soyons nombreux pour exiger la démocratie, l'égalité de toutes et tous devant la loi, la liberté d'expression, la libération des détenus politiques ... montrons au régime makhzen que les mamfakinchs sont véritablement des mamfakinchs ...

mercredi 27 février 2013

AN 2 M20F: les villes marocaines ont célébré le 2ème anniversaire

Manifs 2ème anniversaire du #20FEB #Maroc فبرايريون بالشارع





Manifestations symboliques et arts de rue... Les indignés marocains ont célébré ce jour du 20 février dans la rue pour rappeler leurs revendications fondamentales, alors que près de 70 de leurs camarades sont toujours dans les prisons.
Performance artistique du M20 à rabat

Malgré le reflux du mouvement du 20 février et l'essoufflement de ses activistes, d'infatigables groupes continuent de brandir leurs banderoles et crier fort leurs slogans. Ce 20 février 2013, plus d'une douzaine de villes ont vu défiler les manifestants du 20 février. En plus des revendications initiales du mouvement, liées à la démocratie, l'égalité et la dignité, s'ajoutent, et prennent plus de place, les demandes de libération des prisonniers politiques, quelque 70 à purger des peines de prison ferme partout au Maroc.
Le mouvement, né dans le sillage du printemps arabe après la fuite de Ben Ali et le retrait de Moubarak, a bousculé le régime politique marocain en 2011. Même sous le Maroc colonisé, le pays n'a jamais connu d'aussi importantes et massives protestations, synchronisées dans le temps et l'espace. Libération de prisonniers salafistes, nouveau texte constitutionnel et nouveau gouvernement s'ensuivent, certes, mais ces mesures ont été accompagnées de vagues de répression qui avaient pris plusieurs visages. Une répression susceptible de contredire et remettre en question cette nouvelle « transition démocratique », la seconde depuis l'accession de Mohammed VI au trône alaouite.


La matraque, « en attendant la réforme »


Si 2011 était l'année de tous les espoirs et des aspirations à un Maroc démocratique, portés par la génération du 20 février, beaucoup s'accordent à dire que l'année 2012 a été une année de régression en tous genres.
La répression y a repris ses vieilles couleurs. L'interdiction des protestations et l'usage de la violence par les autorités y sont devenus quasi-systématiques. Selon l'Association marocaine des droits de l'homme, « le nombre de prisonniers politiques a considérablement augmenté pour atteindre 70 ». Un chiffre que le Maroc n'a jamais connu depuis le début de l'ère Mohammed VI, à l'exception des arrestations ayant suivi les attentats du 16 mai.
"Il est incompréhensible que les autorités continuent de réprimer violemment au mépris flagrant de la nouvelle constitution adoptée en Juillet 2011, qui garantit les droits à la liberté d'expression, de manifestation et d'association pacifiques», a déclaré ce mercredi Ann Harrison, directrice adjointe du Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International, et d'ajouter « tandis qu'elles continuent à réprimer violemment, les autorités marocaines ne semblent avoir mené ces réformes que pour gagner la confiance des partenaires internationaux ».
Selon le diagnostic des indignés marocains, « le Maroc est retourné à la case départ, celle d'avant le 20 février et des promesses de réforme ». L'exclusion de l'espace public, la répression ainsi que la poursuite d'instauration de politiques « anti-populaires » sont, pour eux, la preuve d'absence de volonté de la part du pouvoir d'aller de l'avant dans la pratique comme dans ses discours.

Selon Omar Iherchane, jeune leader de l'organisation islamiste d'opposition Al Adl Wal Ihssane, « le régime politique marocain ne lâche du lest que quand le rapport de force est tendu, c'est à dire en situation de crise. Ce à quoi nous assistons actuellement prouve cela , le régime est en train de revenir sur tous ses engagements rien que parce que le mouvement de rue s'est affaibli ». Mais la répression peut-elle être seule à expliquer le reflux du M20, alors que les raisons qui ont traditionnellement fait sortir les gens dans la rue sont présentes plus que jamais ? « C'est l'effet PJD, la passivité plus que jamais pesante du citoyen lambda est peut-être due à l'attentisme dans lequel celui-ci se trouve suite à l'élection de Benkirane et ses frères et qui a empêché que le mouvement reste massif dans la rue, explique Abdellatif Zeroual, membre de la formation de gauche radicale Voie démocratique, cela dit, la contestation ne s'est pas estompée pour autant. Les émeutes et soulèvements locaux se sont multipliés durant l'année 2012 ».

L'esprit 20 févrierSit-in de l'Union pour le changement du système éducatif (Septembre 2012)


A défaut d'un changement radical, l'expérience du 20 février a enclenché de nouvelles dynamiques de contestation. Outre l'innovation qu'a connue l'art de la contestation et l'usage des réseaux sociaux, de nouveaux mouvements sociaux voient le jour de plus en plus.
Nourris par l'expérience du mouvement, son modus operandi et ses assemblées générales, des lycéens et étudiants se sont organisés pour lutter contre les inégalités dans le système de l'éducation nationale. L'Union pour le changement du système éducatif a eu, depuis près d'un an, le mérite d'organiser les élèves pour la première fois depuis la répression jusqu'à l'extinction du mouvement lycéen, fin des années 1960. Rassemblant des groupes d'élèves et étudiants de plus de 20 villes, l'Union emprunte la voie des réseaux sociaux pour matérialiser ses actions dans la rue. Le 24 février prochain, l'Union compte dénoncer la brutalité policière dans les enceintes universitaires dans plusieurs villes du royaume.
De son côté, la gauche marocaine prend de plus en plus conscience de la nécessité de laisser de côtés ses divergences secondaires pour se pencher sur sa contradiction principale : le Makhzen. Ainsi, trois partis de gauche annonceront en mars leur rapprochement organisationnel. Le PSU, le PADS et le CNI, parties prenantes du M20 ont élaboré une plate-forme commune en vue d'un « front de la gauche marocaine».

----------------------------------------------------------

Vous êtes invités à voir l'album photo de S G intitulé : An 2 M20F à Casablanca

De Souad G à  Casablanca, 21 février 2013
Le M20F à Casablanca fête 2ème anniversaire pour rappeler ses revendications : Liberté, dignité, justice sociale, non satisfaites , exiger la libérations de tous les détenus, dénoncer les hausses des prix, corruption, à bas gouvernement Benkirane. Présence importante police civile et divers corps répressifs autour de la Place Maréchal renommée Place du M20F. La lutte continue malgrè infiltations, divisions, répression , intimidation.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Khénifra le 20 février 2013: du coeur de l'Atlas, les voix libres expriment la colère des démuniEs et des autres mécontentEs.
Bravo Khénifra! bravo militantEs de l'AMDH! Bravo camarades!

http://www.youtube.com/watch?v=0iSqj1Q72hc


D'après Aziz Akkaoui " mouvement 20 Février - le 24 fev 2013 Khénifra ce citoyen a succombé à l'émotion et n'a pas pu retenir ses larmes devant la force et la profondeur des slogans scandés par ses concitoyens appelant à la dignité et la justice sociale ! pleure O pays bien aimé ! " (Aziz Akkaoui)
D'après Aziz Akkaoui " mouvement 20 Février - le 24 fev 2013 Khénifra ce citoyen a succombé à l'émotion et n'a pas pu retenir ses larmes devant la force et la profondeur des slogans scandés par ses concitoyens appelant à la dignité et la justice sociale ! pleure O pays bien aimé ! " (Aziz Akkaoui)
------------------------------------------------------------------------------------------------------------









Par Zapata Zapata
Une telle soirée  ne s'improvise ni ne s'imagine. Elle se vit. En 2011, lors du premier anniversaire, je doutais fort les retrouver. Ce soir, 20 février, tous présents, ils ont été radieux, plein de vie, débordant d'envie, prêt à se mobiliser, dans l'attente de mieux. Rien. Rien n'a changé. Les mêmes têtes de militants passionnés, les mêmes éclats de rire. Les mêmes désaccords. Une soirée avec les liens. Ceux qui partagent avec moi le goût inestimable de la dignité et de la liberté. Comme on dit beaucoup d'entre eux...on souhaite se revoir en activité bien avant le 20 février 2014. Dounia Benqassem Soumia El Marbouh Abdullah Abaakil. Hamza Mahfoud Salma Abid

http://youtu.be/9qoNlfnLR7g
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Mais au fait.... aujourd'hui est le second anniversaire de l'espoir, version maghribyia, celui né le 20 février 2011! Je préfère ne penser qu'à sa naissance et à son cri et moins à ce qu'il est devenu, étouffé par un pouvoir tentaculaire et berceur d'illusions! Je souhaite donc un heureux anniversaire à tous ceux qui ne perdent pas espoir et ne transigeront jamais!

صورة من وقفة اليوم الاحتجاجي للتلاميذ بالرباط : 
إنـــــــــــــــهم يكسرون أحلامنـــــــــــــــا....

Mouvement 20 février Rabat: sit-in 20/2/2013
http://youtu.be/Ncg3abBKghA
‏بمناسبة الذكرى الثانية لانطلاقها، نظمت حركة 20 فبراير بالرباط وقفة أمام البرلمان أعقبتها مسيرة رمزية بنفس الشارع، علما أنها حددت 24 فبراير كيوم 
نضالي وطني لل...‏
------------------------------------------------------------------------
Deux ans de manifestations
. Les autorités marocaines répriment les manifestations, selon Amnesty
Par Yabiladi 
  Amnesty International a choisi la date anniversaire du 20 février pour affirmer que « deux ans après que des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Rabat, de Casablanca et d’autres villes marocaines pour réclamer une réforme, les manifestations sont toujours systématiquement réprimées dans le pays ».
 Anna Harrisson , la directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à AI a souligné qu’« il est incompréhensible que les pouvoirs publics continuent de réprimer violemment les voix critiques, en violation flagrante de la nouvelle constitution adoptée en juillet 2011, qui garantit les droits à la liberté d’expression, de manifestation pacifique et d’association ». Et d’ajouter que « les réformes officielles mises en œuvre par les autorités marocaines semblent avoir pour but de se débarrasser des critiques de la part des partenaires internationaux tandis que la répression des manifestations continue ». Pour étayer sa lecture, Amnesty cite notamment les témoignages d’un détenu appartenant au Mouvement du 20 février, Youssef Oubell, 24 ans. Condamné en septembre 2011, en compagnie de cinq autres activistes, à dix mois de prison, il raconte que des « policiers l’avaient frappé, insulté et torturé lors de son arrestation et en garde à vue. » On l’a contraint, a-t-il expliqué, à signer une déclaration où il affirmait avoir frappé un policier. 
--------------------------------------------------------------------------
M20F 2013 : Marche et analyse de Karim Tazi 
be/o2y-2d7s2uE
----------------------------------------------------------------------------
 Le mouvement du 20 février fête ses 2 ans dans les avenues de Rabat

http://youtu.be/aqyUU8aPE2w -------------------------------------------------------- 

samedi 23 février 2013
Samir Bradley, militant marocain
Dans les rues de Rabat, le 20 février 2011.
Dans les rues de Rabat, le 20 février 2011.
Reuters/Youssef Boudlal


Par Léa-Lisa Westerhoff

C’était il y a deux ans presque jour pour jour. Le 20 février 2011, des dizaines de milliers de Marocains descendaient dans les rues et réclamaient du changement : fin de la corruption, justice sociale... Deux ans après, le mouvement de contestation continue de réclamer de profondes réformes politiques au Maroc mais après une série de réformes et de répression il a du mal à se faire entendre. 
Samir Bradley est l’un des militants de la première heure. Ce jeune graphiste de 35 ans est de toutes les manifestations et ce même après un séjour en prison.

Prisonniers « Se sentir soutenu donne de l’espoir »

Publier sur Mamfakinch   

« Se sentir soutenu donne de l’espoir »

26 février 2013 

L’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) a lancé le 17 Novembre 2012 une campagne internationale de parrainage des prisonniers politiques et syndicaux au Maroc pour briser les chaînes et l’enfermement de la détention arbitraire. C’est en écrivant des lettres aux détenu(e)s que cette ONG française entend lutter contre la répression.
ASDHOM est créée en 1984 et a déjà mené dans les années 90 une campagne similaire.
Le journaliste indépendant Pascal Muelchi a interviewé le secrétaire général de l’ASDHOM, Ayad Ahram au sujet du déroulement et des objectifs de la campagne, et également des dernières condamnations injustifiées au Royaume.
 Entretien réalisé par : Pascal Muelchi
 Monsieur Ahram quel est votre bilan après trois mois de campagne ?
Après trois mois du lancement de la campagne, nous sommes arrivés à couvrir environ la moitié de la liste proposée au départ, ce qui est une bonne chose. Chaque semaine, un point hebdomadaire sur la campagne est établi. Il est adressé à tous les parrains et marraines, à la presse et aux réseaux sociaux pour les tenir informés de l’évolution de la campagne. Cette dernière gagne du terrain. Les lettres de parrainage commencent à partir et les autorités marocaines sont interpellées par certains parrains et marraines. Nous enregistrons une dizaine de parrainages par mois. Ce qui est encourageant.

Combien des prisonniers politiques y a-t-il actuellement au Maroc? Et combien d’eux étaient emprisonné(e)s après le 20 Février 2011 lorsque le mouvement protestataire du même nom a a commencé ?
Le 17 novembre, jour du lancement de la campagne, nous avions établi une liste de 170 candidats au parrainage. Sur ces 170, huit candidats sont condamnés à quelques mois de prison avec sursis. Deux candidats sont poursuivis en liberté. Quatre détenus du « Mouvement du 20 Février » (M20F) ont été libérés depuis après avoir purgé leur peine. 12 militants de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc (UNEM) ont été arrêtés à Meknès et Fès après le lancement de la campagne. Au total, nous avons finalement une liste de 172 prisonniers politiques, répartis sur sept groupe, dont entre autres 23 du groupe « Islamistes », 34 du « Mouvement du 20 Février » et 64 des « Sahraouis ». Parmi ces détenu(e)s politiques et syndicaux, quelques 70 ont été arrêtés après le déclenchement M20F en 2011. Ça fait donc 40 pour-cent de tous les détenus politiques à l’heure actuelle!

Une des dernières condamnations concerne 24 Sahraouis, jugés par le tribunal militaire à Rabat le 17 février. Ils sont accusés d’appartenance à une organisation criminelle, de violences contre un fonctionnaire et de mutilation de cadavre et condamnés à 20 ans voire plus, dont neuf même à perpétuité. Les condamnés étaient arrêtés après les affrontements en Novembre 2010 près de Laayoune lorsqu’un démantèlement du camp protestataire Gdeim Izik par les forces sécuritaires marocaines. Ce campement avait été installé par des Sahraouis qui entendaient protester contre leur marginalisation. Onze membres des forces de sécurité et deux Sahraouis avaient trouvé la mort lors de ces événements. Monsieur Ahram, dans votre Point Hebdomadaire N°11, vous parlez d’un verdict « catastrophique ». Pourquoi?
 Catastrophique à tous points de vue. Catastrophique surtout pour le combat des droits de l’Homme que nous menons. L’Etat marocain voulait son procès « exemplaire » destiné à l’opinion intérieure. Il s’est servi de la présence d’observateurs nationaux et étrangers pour légitimer ce procès intenté à des citoyens sahraouis qui, dans la plupart des cas, sont des défenseurs de droits de l’Homme et connus pour leur action militante pacifique.
Le refus d’entendre les témoins réclamés par la défense n’est qu’un exemple d’irrégularités qui ont entaché ce procès. Les plaintes des accusés concernant les tortures subies lors des interrogatoires pour leur extorquer des aveux n’ont pas été pris en compte. Rien que le fait que des citoyens civils soient jugés par un tribunal militaire doit poser un problème de conscience. On voit que le tribunal ne cherchait pas à établir la vérité et les responsabilités des événements de Gdem Izik tels qu’ils se sont déroulés.

Vous avez dit, qu’à peu près la moitié des détenus serraient parrainés. Donnez-nous un exemple, si’il vous plait !.
Lorsqu’on a mis en place cette campagne de parrainage, nous avons mis l’accent sur un seul engagement: c’est celui de l’écriture. Aucun engagement financier n’est exigé des parrains et marraines pour ne pas les rebuter. C’est ainsi que nous avons reçu l’engagement d’une personne suisse, à la retraite, qui parrainait déjà un prisonnier sahraoui se trouvant à la prison de Salé 2. Elle a préféré continuer avec nous puisque son filleul se trouve sur nos listes proposées au parrainage. Elle nous envoie régulièrement les lettres qu’elle échange avec lui pour les publier sur le site.

La campagne était lancée avec Seddik Kebbouri, un ex-prisonnier politique relâché par grâce royale. Parmi les détenus actuels se trouvent le rappeur Mouad Belghouat (alias El-haqed) et Younes Belkhdim, le poète du peuple, deux prisonniers bien populaire. Est-ce que l’ASDHOM met en avant des prisonniers connus pour attirer plus l’attention?
Nous nous sommes joints la campagne de mobilisation pour réclamer la libération de Seddik Kabbouri, ce syndicaliste et militant des droits de l’Homme, arrêté après le mouvement de protestation sociale du 18 mai 2011 qu’a connu la ville de Bouarfa à l’est du Maroc. Tout le mouvement du 20-Février s’est mobilisé autour de ce dossier. L’ASDHOM faisait partie intégrante de ce mouvement de soutien, étant donné qu’elle animait avec d’autres le Comité de soutien et d’appui au mouvement 20-Février à Paris. Nous adoptons le même comportement avec tous les détenu(e)s politiques, victimes de violations de droits. Un prisonnier politique reste avant tout une victime d’atteinte flagrante à ses droits. Peu importe son nom. Nous n’avons pas de critère de sélection dans la défense des droits de l’Homme. Notre liste le prouve. Aucun apriori.

Vous écrivez dans le texte de la campagne que vous voulez créer « un élan de solidarité à l’échelle de France et d’ailleurs.» Dans quels pays s’agit-il?
Pour l’instant, nous arrivons à toucher la France, la Suisse et la Belgique. Nous souhaitons l’étendre à d’autres pays. L’Internet est d’une grande utilité dans ce domaine.

Vous avez annoncé une série de rencontres pour sensibiliser autour de cette question de parrainage. Quelles formes d’actions seront menées par l’ASDHOM ?
Nous avons entamé une série de rencontre avec L’ACAT (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture), l’ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins en France) et Amnesty International. Mis à part l’ATMF qui a mis en place ce parrainage, les choses prennent un peu plus de temps pour se concrétiser.
L’idée à venir est d’appeler à une rencontre avec tous les parrains et toutes les marraines en présence de Gilles Perrault, l’écrivain français qui parraine la campagne, pour faire le point, expliquer encore plus et donner un nouveau souffle à cette campagne. La date n’est pas encore retenue. Mais je pense que ça devrait se faire avant la fin juin 2013.

Parrainer un(e) prisonnièr(e) est en première lieu un acte de solidarité. Quel est le but principal de la campagne? Et : qu’est-ce qu’elle a pu changer  jusqu’à présent ?
Notre objectif est double : créer une chaîne de solidarité avec les prisonniers politiques pour les sortir de leur isolement et enfermement et mettre la pression sur les autorités marocaines en les interpellant sur le traitement qu’elles infligent à des victimes.
Pour un(e) détenu(e) politique, recevoir une lettre d’une personne qu’il (elle) ne connaît pas c’est se sentir réconforté(e) dans son combat contre l’injustice. Ça lui remonte le moral et c’est ce qu’ils nous ont dit par exemple Mouad Belghouat (alias El-haqed) et Younes Belkhdim du mouvement 20-Février ainsi que ceux du groupe des mineurs d’Ourazazate. Se sentir soutenu donne de l’espoir et un sens à son combat.
S’agissant des autorités marocaines, être interpellées par des citoyen(ne)s du monde les dérange beaucoup car cela va à l’encontre des discours qu’elles essayent de faire passer sur leur respect des droits de l’Homme pour embellir la façade face à une communauté internationale.

Comment se présente la solidarité avec les prisonniers politiques au Maroc et quelle importance a la lutte des Marocaines et Marocains en France ?
L’impact de cette campagne de solidarité est réel. Nous n’avons malheureusement pas de moyens pour le vérifier sur tout le Maroc. Nous faisons tout ce qui est de notre possible pour atteindre toutes les victimes de violations au Maroc. Une autre campagne est lancée au niveau du Maroc par d’autres associations partenaires de défense des droits de l’Homme. Il s’agit de la campagne pour la libération des prisonniers du 20-Février et de tous les prisonniers politiques. Nos combats sont ainsi complémentaires et versent dans le même but.
En France, c’est l’ASDHOM qui porte ce combat, mais elle essaie d’associer à ses actions toutes les autres associations issues de l’immigration marocaine. La tâche la plus dure, reste de sensibiliser les citoyen(ne)s marocain(e)s à grande échelle.

Précision : L’entretien s’est fait par écrit !

dimanche 24 février 2013

Le Mouvement du 20 février : nouveau logiciel d'action/réflexion et ouverture du champ des possibles

Par : Le collectif Mamfakinch, 21/2/2013
 
Avant d'aborder l'expérience de la coordination du 20FEV Casablanca nous voudrions tout d'abord présenter notre parti-pris en ce qui concerne les oppositions au régime makhzénien [1] : le logiciel de la majorité des organisations politiques - islamistes ou de gauche - opposées au régime est apparu comme inadapté aux perspectives offertes par les nouvelles formes de résistance et de créativité portées aussi bien par les activistes non encartées que par les jeunes de ces organisations.
 Nous pouvons dire que les responsables des « oppositions traditionnelles » rentraient, jusqu'à la veille du lancement du mouvement du 20 février, dans le jeu de « la segmentarité » [2] et de la division qui accorde à la monarchie la possibilité d'arbitrage entre fractions opposées (réformistes Vs radicaux ou encore laïcs Vs islamistes). Le mouvement du 20 février a montré que plusieurs acteurs, ne partageant pas nécessairement le même point de vue sur toutes les questions, peuvent se retrouver pour militer ensemble à partir de revendications sur lesquelles ils sont d'accord tout en entamant des débats et controverses sur les thématiques de divergence [3]. Il faudrait tout de même préciser ici que les rapprochements politiques (front populaire ou démocratique, alliance électorale ou de lutte, rassemblement de gauche, convention entre laïcs et islamistes, etc.) sont cimentés et offrent des alternatives stratégiques pertinentes lorsqu'ils sont associés à une dynamique réelle, de lutte et de confrontation avec le terrain.
De leur côté, plusieurs intellectuels et artistes qui ne travaillent pas directement à la légitimation de « la façade démocratique » du régime et qui gardent leurs convictions de « démocrate-critique » ont adopté pendant plusieurs années une stratégie de « distance » vis-à-vis du « prince ». Cette stratégie leur permet de rester, individuellement intègre, en échappant à la proximité de la cour qui gratifie la loyauté et banni tout projet réellement démocratique sans même parler des réprobations aléatoires qui dépendent de l'humeur du « prince » et de ses proches. Le renferment de l'intellectuel ou de l'artiste dans son champ de spécialisation lui donne une certaine marge de liberté mais évite toute confrontation avec le régime et reporte sine die son éventuelle participation à la construction d'une « émancipation collective ». Certains membres de cette élite culturelle n'ont commencé à sérieusement prendre position de manière publique sur les questions de démocratie, de liberté, de dignité et de justice sociale qu'à partir du déclenchement du mouvement 20 février [4]. Mais beaucoup d'autres restent indécis par peur des sanctions du régime ou d'une possible récupération du pouvoir par des forces obscurantistes. Là aussi le logiciel de ces élites risque d'être rapidement dépassé par les formes d'expression artistiques et culturelles des jeunesses (à l'image du Festival de la Résistance et des Alternatives) ou des réflexions pointues publiées sur les différents sites et blogs (lakome, mamfakinch, hespress par exemple).
La dynamique sociale, populaire et créative n'attendra personne. Elle va, d'un côté, pousser les générations précédentes de militants et d'intellectuels à changer de logiciel au risque de se retrouver à la marge de la construction d'alternatives au régime actuel. D'un autre côté, cette dynamique va engendrer de nouvelles formes de luttes et de coordination d'actions qui vont rompre avec les vieilles formes de réflexion, de mobilisation, de réunion et de prise de parole. Les nouvelles technologies ont déjà révolutionné notre mode de délibération et de communication et la nouvelle génération grandit et affute ses armes militantes et réflexives dans un contexte favorable à l'émancipation vis-à-vis des formes sclérosées des différentes traditions conservatrices. Les groupes Salafis (que ceux-ci soient islamistes ou se déclarant comme progressistes) ne passionne plus les citoyen-ne-s. Il s'agit aujourd'hui de construire collectivement un projet émancipateur pour une société de dignité, de liberté et de justice sociale.
Banderole du mouvement 20 Février
L'intérêt de l'analyse de l'évolution de la coordination du 20 février de Casablanca est de saisir les dynamiques qui ont permis à ce mouvement de rompre avec les logiques de contestation qui ont prévalu jusqu'en 2011 dans la scène  militante marocaine. Cela rend également possible l'évaluation des logiques de blocage qui ont eu des répercussions négatives sur l'évolution du 20FEV. Sans avoir la prétention de donner une explication de l'émergence et du recul du mouvement du 20 février de Casablanca l'article de Mounia Bennani-Chraïbi et Mohamed Jeghllaly [5] apporte un retour réflexif sur une expérience concrète de lutte. Cet article offre à ceux qui n'ont pas directement participé au mouvement la possibilité de comprendre le déroulement des Assemblées Générales (réunions publiques délibératives du mouvement), l'organisation logistique des manifestations ou encore le choix des slogans. Mais cette contribution peut aussi mettre en évidence certaines raisons qui conduisent à la dispersion des efforts et au recul de la dynamique contestataire. Les activistes pourront donc se saisir de cette réflexion pour essayer de dépasser ces contraintes dans leur pratique militante. La question centrale des auteurs est de voir « comment un champ d'alliance et d'opposition se configure-t-il en lien avec des événements extérieurs puis se reconfigure-t-il tout long de la dynamique protestataire ? » Ils essaient d'abord d'y répondre en faisant le récit de la genèse du 20Fev en insistant sur les discussions sur facebook, les premiers sit-in de solidarité avec les soulèvements dans la région et les premières rencontres qui ont préparé « la sortie » le jour du 20 février 2011. Les auteurs vont ensuite accorder une importance à la configuration inédite qui se dessine dans la scène politique marocaine lorsque des acteurs associatifs, des artistes ainsi que des organisations de gauche non gouvernementale (Annahj, PSU, PADS, CNI) et des islamistes (Al Adl Wal Ihssane) rejoignent, avec leurs militants et leurs jeunesses respectives, les revendications soulevées par la jeunesse active sur internet. Et d'expliquer concrètement cette jonction entre gauche et islamistes par :
Étant donné le caractère fortement centralisé et hiérarchisé d'Al Adl, la participation de sa jeunesse au M20 est décidée en haut lieu. Et ce n'est qu'à la suite de la publicisation de cette décision, le 16 février, que les pionniers du milieu de gauche à Casablanca établissent le contact avec les responsables de la jeunesse d'Al Adl à l'échelle locale. Cependant, le profil de ceux qui assurent concrètement la connexion n'est pas anodin. En lien avec leur idéologie, leurs expériences passées et leurs dispositions personnelles, deux trotskystes d'ATTAC-CADTM Casablanca jouent un rôle prééminent dans la jonction et dans tout le travail qui suivra pour la maintenir. Après avoir milité au sein de groupuscules estudiantins, ils s'investissent dans les dynamiques protestataires que connaît Casablanca au cours des dernières années. D'après eux, révolutionner la société nécessite l'évitement du conflit avec les autres forces sociales et politiques. Adeptes du slogan « marcher séparément et frapper ensemble ».
L'une des principales caractéristiques de la coordination de Casablanca est de concilier la diversité des acteurs en établissant des règles de non mise en valeur de leurs organisations ou revendications spécifiques tout en évitant l'hégémonie d'un groupe au sein du mouvement. L'un des enjeux des participants au mouvement était de maintenir l'ouverture de la coordination aux sympathisants et aux curieux tout en encourageant la créativité dans les formes de lutte et d'expression.
Les auteurs expliquent qu'à partir du mois de mars alors que le mouvement est à son apogée, des conflits internes apparaissent lorsqu'un « collectif des indépendants du mouvement du 20 février » prend forme et accuse les organisations politiques de coordination préalable à travers la constitution d'un « noyau dur » (sorte de rencontres informelles entre membres des organisations politiques présentes dans le mouvement pour décider des initiatives à défendre ou pas en Assemblée Générale). Plusieurs membres du 20fév Casablanca n'hésitent pas à qualifier ce groupe « indépendants » de « baltagis de l'intérieur » et à rentrer en conflit avec eux tout en étant en confrontation ouverte avec le régime marocain qui, pour sa part, n'hésite plus à réprimer après le discours du 9 mars.
A partir de cette situation conflictuelle aussi bien en interne qu'en externe Bennani-Chraibi et Jeghllaly proposent une piste pour comprendre l'affaiblissement du mouvement à Casablanca :
Selon notre hypothèse, les batailles menées par le M20-Casablanca contre le Makhzen officiel et le « Makhzen intérieur », de même que les réorientations imaginées pour compenser les défections contribuent peu à peu à modifier les équilibres initiaux au sein de la coalition, à consolider la position des plus dotés en capitaux militants et, à moyen terme, à attiser les feux de la discorde.
La répression subie, la peur d'un ennemi intérieur et le souci de réussir les mobilisations (la grande marche du 20 mars ou les manifestations dans les quartiers populaires durant l'été 2011) poussent les militants « organisés » dans des structures partisanes à renforcer leur concertation. Cette situation permet aux militants d'Al Adl, plus disciplinés [6] et organisés que les autres, de gérer les aspects logistiques lors des grandes manifestations alors que les 20 févriéristes « non organisés » ou qui sont proches du camp démocrate et des forces de gauche se sentent dépossédés puisque les « adlistes » semblent contrôler le déroulement des manifs. En réalité, mis à part certains militants d'ATTAC, les organisations de gauche ont délégué ce travail de fourmis plus « par paresse » que par conviction. Nous voudrions souligner que, paradoxalement, la sortie d'Al Adl [7], en décembre 2011 du mouvement 20Fev, a permis l'émergence de jeunes démocrates ou de militants au sein de la gauche qui ont assumé l'organisation de manifestations du 20Fev et ont accumulé un expertise logistique importante. Pour finir, nous pouvons dire que le mouvement du 20 février a ouvert une brèche et permet aujourd'hui l'émergence ou le renforcement de différentes contestations non seulement démocratiques (20Fev), sociales (UESCE, diplômés chômeurs, manifs contre la vie chère) ou syndicales (différents mouvements de grèves dans plusieurs secteurs) mais également artistiques et culturelles (productions cinématographiques underground, deux éditions du Festival de la résistance et des alternatives). D'ailleurs, un responsable des forces de sécurité, interviewé par les auteurs de l'article, résume très bien l'ouverture du champ des possibles : « Plus jamais ce ne sera pareil, les citoyens n'ont plus le même rapport à l'autorité ».
Vidéos de Mounia Bennani-Chraibi expliquant l'émergence du mouvement du 20 février :
Pour lire tout l'article « La dynamique protestataire du Mouvement du 20 février à Casablanca. » de Mounia Bennani-Chraïbi et Mohamed Jeghllaly : ICI

P.S : nous espérons que cet article suscitera un débat et des réponses de la part les lecteurs de Mamfakinch et des différents participants et/ou observateurs du mouvement 20 février. Nous nous basons ici principalement sur nos expériences personnelles ainsi que sur l'article qui analyse la coordination du 20 février Casablanca. Cette dernière ne représente pas la diversité des situations des différentes coordinations des villes et villages marocains. Nous espérons donc que des auteurs pourront apporter un éclairage sur diverses d'autres expériences : Taza, Agadir, Safi, l'axe Imzouren-Aith Bouayach-Bouikidarn, Kenitra, etc.

[1] Nous pouvons plus précisément définir ce régime comme un « Etat néo-patrimonial ». Ce concept est mobilisé aussi bien par un anthropologue tel que Abdellah Hammoudi ou un économiste comme le défun Driss Benali.
[2] Ce concept est mobilisé dans les travaux d'anthropologues anglo-saxons notamment John Watterbury et Ernest Gellner.
[3] Nous pouvons toruver un exemple de ces débats dans la conférence organisée en 2011 entre les organisations politiques faisant partie du mouvement (Annahj, Al Adl, PSU, PADS, Al mounadil-a).
[4] Il existe bien sûr des exceptions d'intellectuels ou d'artistes qui se sont toujours rebellés contre le régime.
[5] Cet article a été publié dans la Revue française de science politique, 2012/5 -Vol. 62.
[6] Les auteurs de l'article soulignent que cette discipline a également permis de « canaliser le mouvement et d'une certaine manière à le « modérer » » pour qu'il n'y ait pas de débordement de la rue lors des manifestations.
[7] S'agissant de la défection de l'organisation islamistes, les auteurs précisent que « par-delà le communiqué officiel, les entretiens réalisés montrent plutôt que les responsables d'Al Adl ont le sentiment que leurs « sacrifices » ont bénéficié au PJD et que le peuple n'est pas encore « mûr » ».

 http://fr.lakome.com/index.php/politique/414-le-mouvement-du-20-fevrier-nouveau-logiciel-d-action-reflexion-et-ouverture-du-champ-des-possibles?fb_action_ids=487271541329131&fb_action_types=og.likes&fb_source=other_multiline&action_object_map={%22487271541329131%22%3A138560842979703}&action_type_map={%22487271541329131%22%3A%22og.likes%22}&action_ref_map=[]