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samedi 1 juin 2013

Effrayant : comment la ville de Taroudant est peu à peu livrée à des prédateurs de la pire espèce

Par un citoyen anonyme de Taroudant, 28/5/2013


Deux Hommes dans la ville et d'autres …


Dégage, dégage, Gouverneur de Taroudant ! … le slogan principal des prochaines manifestations populaires à Taroudant dans le futur proche. Le King, cet Homme intelligent, agent du régime makhzenien n'a cessé  depuis son arrivée à Taroudant, il y a presque trois ans, de mettre en œuvre une politique d'exploitation des biens publics de la province (Terre, Eau, ressources naturelles et Projets). Sa main est sur tout ce qui est en relation avec le financement de la province, une main de fer enveloppée de coton en direction de la société civile. Il exploite un nombre important d'associations réelles et virtuelles dites "de développement", pour réaliser des projets réels et virtuels et gagner plus d'argent de poche. La part de la ville Taroudant  dans ces projets est trois fontaines fantômes au budget scandaleux de plus de 25 millions de dirhams, d'autres projets sont programmés !

Cet Homme très malin sait bien comment atteindre le gigot d'une proie. Il partage avec le président de la municipalité une marge d'investissement dans les boulevards, les rues et les quartiers populaires de Taroudant. Un visiteur de cette petite ville observe bien l'inexistence de goudron sur ces boulevards et rues, les égouts bouchés, autre sorte de vol de biens publics. Le même observateur va découvrir que le niveau de la plupart des portes des boutiques et des maisons est plus bas que le niveau des rues, énorme découverte architecturale moderne de Monsieur le Président de la municipalité de Taroudant approuvée par Monsieur le King de la ville. Des maisons dans des quartiers populaires ont été noyées pendant les inondations du mois d'avril dernier. Un homme a eu le courage de dénoncer les souffrances des pauvres de la ville en avril 2013, en publiant des vidéos de sa maison noyée sans aucun secours des agents de la municipalité. Sa plainte contre le président de la municipalité a été rejetée par le procureur de première instance du tribunal de Taroudant.

Autre sorte d'investissement courte et prometteuse  d'argent noir à servir aux prochaines élections municipales : Le manque d’assainissement inadapté au taux d'augmentation de la population multiplié par cinq depuis les années soixante-dix,  période où l'assainissement de la ville a été bâti. Drôle de planning d'investissement des biens publics détourné vers les poches des deux Hommes de la ville et d'autres…

Deux Hommes dans la ville et d'autres qui ne sont pas moins importants installés aux municipalités de la province de Taroudant (Ouled Teima, El Guerdan, Igherm, Ait Iâazza, Berhil, Aoulouz, Taliouine) et des communes rurales (85 communes rurales). Le tout constitue une ressource financière du King de la ville, sans oublier les agents d'investissements, les chefs de sociétés réelles ou virtuelles, soit des présidents de communes, soit des députés qui jouent le rôle de médiateur de vol de biens publics. Houssaine un militant paysan m'a dit pendant une discussion : "Si tu as la chance de voir les cahiers de charges des projets d'investissement de Tamaloukt tu crois que toutes ces montagnes sont bâties en béton". Des milliers de tonnes de ciment sont programmés pour le développement des montagnes du Haute Atlas de Tamaloukt mais, en réalité la région est encore telle qu’elle a été il y a des millénaires.

Le parlement européen et le Pentagone investissent des centaines de millions d'euros et de dollars pour bloquer les soulèvements populaires dans la campagne marocaine. Cet argent est destiné aux projets dits "de développement"à travers des associations constituées par les autorités afin de bloquer l'immigration interne et externe des paysans. C'est ce qui est apparu officiellement dans les discours télévisés, mais ce qui n'est pas officiel est pire que ce Planning de politique du capital. Le pouvoir a pour seul objectif de ces investissements le soutien des autorités provinciales et locales pour l'adaptation sociale à sa politique. Ces associations jouent le rôle d'amortisseurs des soulèvements populaires et soutiennent le pouvoir surtout au moment des mouvements dits de "Printemps Arabe".

Deux Hommes dans la ville et d'autres … face au mouvement des militants de l'association nationale de diplômés chômeurs marocains. Le King de la ville dirige les négociations avec des jeunes manquant d'expériences dans la lutte pour le droit au travail. Une année de va-et-vient, de montée d'escaliers du Palais de la province de Taroudant, pour voir Monsieur le King, riche de son expérience du Nord marocains, de la mafia de la drogue et de la contrebande. Les jeunes diplômés chômeurs aux mains vides ont bien reçu le message du King qui veut dire : "aucune force ne peut obliger le pouvoir à obéir à ses revendications." Le King ne donne que pour recevoir plus   et le travail ne peut servir qu’à soutenir le pouvoir. Des promesses d'emplois sont sur la table de négociations mais ne seront jamais réalisées, et d'autres sous la table destinées à la transformation de militants en agents de renseignements, pour bien être un homme de pouvoir correct et légal.

La vraie lutte des jeunes diplômés avait commencé il y a presque un an, après la participation à la bataille d'avril 2012. Maintenant tout le monde sait qu'il n'y a rien que la lutte, seul moyen de revendiquer les droits. Le King a essayé de recommencer ses sales mensonges en plein jour, renouveler les associations d'exploitation de la rivière Souss. Quel mensonge ! Comme toujours, son investissement est relié à des organes flous, dites "associations d'exploitation de la rivière", une de ses créatures fantômes qui n'a jamais vu le jour et qui va être transformée en société d'exploitation dans la deuxième phase de son planning mensonger. De mensonge en mensonge, c'est vraiment un King Mensonge de notre petite ville qui règne dans le noir, dans les  promesses-mensonges, des projets-mensonges, pendant une période de mensonges absolus, depuis presque trois ans dans le palais de la province de Taroudant.



Deux Hommes dans la ville et d'autres … face aux souffrances des paysan(ne)s pauvres qui perdent chaque jour des pans de terres collectives. La terre est une machine à fabriquer des pièces d'or. La conquête des ressources naturelles dans la vallée de l’Oued Souss avait commencé pendant les années quarante. La terre est aussi un sac d'inculpations si tu es héritier d’ancêtres paysan(ne)s des terres collectives, tu risques même d'être enfermé derrière les barreaux à cause de cette terre. La terre du Souss attire l’intérêt de Monsieur le King dès son arrivé à Taroudant, au Rif il y a le Kif et au Souss il y a la terre pour blanchir l'argent noir. Le King charge ses agents investisseurs dans tous les domaines de viol des biens publics et aussi pour la division des sacs d'inculpations sur les paysan(ne)s pauvres qui ne savent pas comment obéir à ses demandes, qui ne veulent pas entendre ses hurlements venant de loin, au delà du quartier administratif à Mhaita, de son palais. Oui, il sait bien comment crier fort ses revendications sans cesse, chaque jour il reçoit des visiteurs qui sont des Grands Hommes, cartable à la main, pantalon bien tiré jusqu'au talon, cravate bien serrée sur le cou, cigarette et clés du 4/4 à la main … 

Deux Hommes dans la ville et d'autre … ces Hommes qui viennent du nord pour investir au sud, pour blanchir l'argent noir sur les terres des paysan(ne)s pauvres, sur leurs souffrances et les cadavres des femmes et hommes pauvres du Souss. Ces Hommes gagnent autant d'argent liquide que ces paysan(ne)s pauvres gagnent de douleurs et de peines. Autant de sueur et de fatigue des paysan-ne-s pauvres que de terres avalées par ces Grands Hommes riches...

Deux Hommes dans la ville et d'autres … les terres collectives d'Ahl Taroudant à Lastah attirent leur salive. Dans la 1ière phase c'est la division des domaines qui mettent fin à l'extension de cette petite ville vers le nord, la seule voie qui lui reste. Maintenant, elle est limitée sur ses quatre côtés par les domaines de ces Grands Hommes. Les paysan(ne)s pauvres du Douar El Boura n'ont plus le droit à leur biens, ils sont jetés au tribunal avec des sacs d'inculpations de retouches de leurs maisons noyées par les inondations. Ils sont des survivants sur une terre dominée depuis longtemps et qui ne leur appartient plus. L'offensive de la 2ième phase vient de se déclencher : interdit de toucher aux pierres de ce Douar dit le 2ème Homme de la ville aux paysan(ne)s pauvres, ces pierres sont sacrées ! Al Omran est là, la société immobilière occupe une bonne surface de Lastah pour investir dans des lots et des parcelles. Les propriétaires des terres collectives d'Ahl Taroudant se soulèvent, tout ce qu’ils demandent c’est leur droit à la terre des ancêtres. Les héritiers des paysan(ne)s pauvres sont tellement pauvres, l'immobilier est soutenu par Monsieur le King de la ville, il n'ouvre jamais de négociations avec les manifestants devant le palais de la province. Le projet immobilier va bien, l'argent de poche tourne, le 2ième Homme trouve sa place dans la marchandise. 

Deux Hommes dans la ville et d'autres … un projet fantôme, le King reçoit un cadeau du ciel comme l'étoile du berger dans une nuit noire d'hiver, "le groupe indonésien Earthstone signe avec le Conseil municipal de Taroudant le cahier des charges pour la réalisation d’une aciérie dans le pôle urbain de Stah Lamdina". Une marque de pollution classée dans le monde entier arrive. Après COPAG c'est maintenant l'aciérie, au revoir l'écologie ! La petite ville se transformera en une assiette de pollution atmosphérique et terrestre. Les paysan(ne)s pauvres d'Ahl Taroudant manifestent contre ce projet de pollution que tout le monde a chassé de son entourage. A une époque où l'homme cherche des projets amis de l'écologie, les deux Hommes de la ville de Taroudant plongent cette petite ville dans une pollution toute entière. Monsieur le King charge ses forces de répression pour écraser la manifestation des femmes et des hommes d'Ahl Taroudant le 19 mai 2013. C'est une intervention violente et sanglante, les femmes et les hommes blessés sont transportés à l'hôpital Moukhtar Soussi.
 

Deux Hommes dans la ville et d'autres …Un autre projet fantôme que reçoit Le King comme cadeau du ciel, le projet G1 (réseau d'irrigation goutte à goutte) est un projet de la république fédérale d'Allemagne destiné aux terres irriguées de la municipalité d’Aoulouz, soutenu par un crédit de 400 million dirhams de la banque allemande à l'État marocain. Un projet qui n'est pas adapté à la situation des terres et des cultures des paysan(ne)s pauvres mais, qui fait couler la salive du King. En décembre 2011 les autorités provinciales de Taroudant et le bureau régional du développement agricole ont dissout l'association d'Aoulouz d'une façon illégale sans compte rendu moral et financier ni prise  en considération de l'avis des paysan(ne)s. En avril 2013 la chambre agricole lance un programme de constitution de quatre associations sur les quatre sources, deux sont déjà constituées Targa Ljdid et Taboumhaoute d'une façon bureaucratique. Les paysan(ne)s des deux autres Tafarzazte et Timilte luttent contre ce programme. Leurs revendications sont plus larges que le programme planning agricole dit vert qui n'a pas pris en considération la situation sociale marginalisée des paysan(ne)s qui vivent dans leurs douars dépourvus d’ infrastructures, un centre sanitaire d'Aoulouz sans personnel ni matériel, des paysannes qui s’épuisent sur de multiples travaux à la maison et aux champs sans salaire ni CNSS, leurs enfants manquent d'éducation et d'enseignement, les familles paysan(ne)s soufrent de lourds crédits de la banque du crédit agricole pour offrir le lait à la coopérative COPAG ; toute la famille travaille pour une ou plusieurs vaches!...

        Deux Hommes dans la ville et d'autres...n'arriveront pas à faire cesser la lutte qui continue, les préparatifs d'une autre manifestation plus forte sont en cours. Son principal slogan sera Dégage, Dégage le King de Taroudant, dégage de notre terre !


mercredi 27 février 2013

AN 2 M20F: les villes marocaines ont célébré le 2ème anniversaire

Manifs 2ème anniversaire du #20FEB #Maroc فبرايريون بالشارع





Manifestations symboliques et arts de rue... Les indignés marocains ont célébré ce jour du 20 février dans la rue pour rappeler leurs revendications fondamentales, alors que près de 70 de leurs camarades sont toujours dans les prisons.
Performance artistique du M20 à rabat

Malgré le reflux du mouvement du 20 février et l'essoufflement de ses activistes, d'infatigables groupes continuent de brandir leurs banderoles et crier fort leurs slogans. Ce 20 février 2013, plus d'une douzaine de villes ont vu défiler les manifestants du 20 février. En plus des revendications initiales du mouvement, liées à la démocratie, l'égalité et la dignité, s'ajoutent, et prennent plus de place, les demandes de libération des prisonniers politiques, quelque 70 à purger des peines de prison ferme partout au Maroc.
Le mouvement, né dans le sillage du printemps arabe après la fuite de Ben Ali et le retrait de Moubarak, a bousculé le régime politique marocain en 2011. Même sous le Maroc colonisé, le pays n'a jamais connu d'aussi importantes et massives protestations, synchronisées dans le temps et l'espace. Libération de prisonniers salafistes, nouveau texte constitutionnel et nouveau gouvernement s'ensuivent, certes, mais ces mesures ont été accompagnées de vagues de répression qui avaient pris plusieurs visages. Une répression susceptible de contredire et remettre en question cette nouvelle « transition démocratique », la seconde depuis l'accession de Mohammed VI au trône alaouite.


La matraque, « en attendant la réforme »


Si 2011 était l'année de tous les espoirs et des aspirations à un Maroc démocratique, portés par la génération du 20 février, beaucoup s'accordent à dire que l'année 2012 a été une année de régression en tous genres.
La répression y a repris ses vieilles couleurs. L'interdiction des protestations et l'usage de la violence par les autorités y sont devenus quasi-systématiques. Selon l'Association marocaine des droits de l'homme, « le nombre de prisonniers politiques a considérablement augmenté pour atteindre 70 ». Un chiffre que le Maroc n'a jamais connu depuis le début de l'ère Mohammed VI, à l'exception des arrestations ayant suivi les attentats du 16 mai.
"Il est incompréhensible que les autorités continuent de réprimer violemment au mépris flagrant de la nouvelle constitution adoptée en Juillet 2011, qui garantit les droits à la liberté d'expression, de manifestation et d'association pacifiques», a déclaré ce mercredi Ann Harrison, directrice adjointe du Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International, et d'ajouter « tandis qu'elles continuent à réprimer violemment, les autorités marocaines ne semblent avoir mené ces réformes que pour gagner la confiance des partenaires internationaux ».
Selon le diagnostic des indignés marocains, « le Maroc est retourné à la case départ, celle d'avant le 20 février et des promesses de réforme ». L'exclusion de l'espace public, la répression ainsi que la poursuite d'instauration de politiques « anti-populaires » sont, pour eux, la preuve d'absence de volonté de la part du pouvoir d'aller de l'avant dans la pratique comme dans ses discours.

Selon Omar Iherchane, jeune leader de l'organisation islamiste d'opposition Al Adl Wal Ihssane, « le régime politique marocain ne lâche du lest que quand le rapport de force est tendu, c'est à dire en situation de crise. Ce à quoi nous assistons actuellement prouve cela , le régime est en train de revenir sur tous ses engagements rien que parce que le mouvement de rue s'est affaibli ». Mais la répression peut-elle être seule à expliquer le reflux du M20, alors que les raisons qui ont traditionnellement fait sortir les gens dans la rue sont présentes plus que jamais ? « C'est l'effet PJD, la passivité plus que jamais pesante du citoyen lambda est peut-être due à l'attentisme dans lequel celui-ci se trouve suite à l'élection de Benkirane et ses frères et qui a empêché que le mouvement reste massif dans la rue, explique Abdellatif Zeroual, membre de la formation de gauche radicale Voie démocratique, cela dit, la contestation ne s'est pas estompée pour autant. Les émeutes et soulèvements locaux se sont multipliés durant l'année 2012 ».

L'esprit 20 févrierSit-in de l'Union pour le changement du système éducatif (Septembre 2012)


A défaut d'un changement radical, l'expérience du 20 février a enclenché de nouvelles dynamiques de contestation. Outre l'innovation qu'a connue l'art de la contestation et l'usage des réseaux sociaux, de nouveaux mouvements sociaux voient le jour de plus en plus.
Nourris par l'expérience du mouvement, son modus operandi et ses assemblées générales, des lycéens et étudiants se sont organisés pour lutter contre les inégalités dans le système de l'éducation nationale. L'Union pour le changement du système éducatif a eu, depuis près d'un an, le mérite d'organiser les élèves pour la première fois depuis la répression jusqu'à l'extinction du mouvement lycéen, fin des années 1960. Rassemblant des groupes d'élèves et étudiants de plus de 20 villes, l'Union emprunte la voie des réseaux sociaux pour matérialiser ses actions dans la rue. Le 24 février prochain, l'Union compte dénoncer la brutalité policière dans les enceintes universitaires dans plusieurs villes du royaume.
De son côté, la gauche marocaine prend de plus en plus conscience de la nécessité de laisser de côtés ses divergences secondaires pour se pencher sur sa contradiction principale : le Makhzen. Ainsi, trois partis de gauche annonceront en mars leur rapprochement organisationnel. Le PSU, le PADS et le CNI, parties prenantes du M20 ont élaboré une plate-forme commune en vue d'un « front de la gauche marocaine».

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Vous êtes invités à voir l'album photo de S G intitulé : An 2 M20F à Casablanca

De Souad G à  Casablanca, 21 février 2013
Le M20F à Casablanca fête 2ème anniversaire pour rappeler ses revendications : Liberté, dignité, justice sociale, non satisfaites , exiger la libérations de tous les détenus, dénoncer les hausses des prix, corruption, à bas gouvernement Benkirane. Présence importante police civile et divers corps répressifs autour de la Place Maréchal renommée Place du M20F. La lutte continue malgrè infiltations, divisions, répression , intimidation.
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Khénifra le 20 février 2013: du coeur de l'Atlas, les voix libres expriment la colère des démuniEs et des autres mécontentEs.
Bravo Khénifra! bravo militantEs de l'AMDH! Bravo camarades!

http://www.youtube.com/watch?v=0iSqj1Q72hc


D'après Aziz Akkaoui " mouvement 20 Février - le 24 fev 2013 Khénifra ce citoyen a succombé à l'émotion et n'a pas pu retenir ses larmes devant la force et la profondeur des slogans scandés par ses concitoyens appelant à la dignité et la justice sociale ! pleure O pays bien aimé ! " (Aziz Akkaoui)
D'après Aziz Akkaoui " mouvement 20 Février - le 24 fev 2013 Khénifra ce citoyen a succombé à l'émotion et n'a pas pu retenir ses larmes devant la force et la profondeur des slogans scandés par ses concitoyens appelant à la dignité et la justice sociale ! pleure O pays bien aimé ! " (Aziz Akkaoui)
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Par Zapata Zapata
Une telle soirée  ne s'improvise ni ne s'imagine. Elle se vit. En 2011, lors du premier anniversaire, je doutais fort les retrouver. Ce soir, 20 février, tous présents, ils ont été radieux, plein de vie, débordant d'envie, prêt à se mobiliser, dans l'attente de mieux. Rien. Rien n'a changé. Les mêmes têtes de militants passionnés, les mêmes éclats de rire. Les mêmes désaccords. Une soirée avec les liens. Ceux qui partagent avec moi le goût inestimable de la dignité et de la liberté. Comme on dit beaucoup d'entre eux...on souhaite se revoir en activité bien avant le 20 février 2014. Dounia Benqassem Soumia El Marbouh Abdullah Abaakil. Hamza Mahfoud Salma Abid

http://youtu.be/9qoNlfnLR7g
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Mais au fait.... aujourd'hui est le second anniversaire de l'espoir, version maghribyia, celui né le 20 février 2011! Je préfère ne penser qu'à sa naissance et à son cri et moins à ce qu'il est devenu, étouffé par un pouvoir tentaculaire et berceur d'illusions! Je souhaite donc un heureux anniversaire à tous ceux qui ne perdent pas espoir et ne transigeront jamais!

صورة من وقفة اليوم الاحتجاجي للتلاميذ بالرباط : 
إنـــــــــــــــهم يكسرون أحلامنـــــــــــــــا....

Mouvement 20 février Rabat: sit-in 20/2/2013
http://youtu.be/Ncg3abBKghA
‏بمناسبة الذكرى الثانية لانطلاقها، نظمت حركة 20 فبراير بالرباط وقفة أمام البرلمان أعقبتها مسيرة رمزية بنفس الشارع، علما أنها حددت 24 فبراير كيوم 
نضالي وطني لل...‏
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Deux ans de manifestations
. Les autorités marocaines répriment les manifestations, selon Amnesty
Par Yabiladi 
  Amnesty International a choisi la date anniversaire du 20 février pour affirmer que « deux ans après que des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Rabat, de Casablanca et d’autres villes marocaines pour réclamer une réforme, les manifestations sont toujours systématiquement réprimées dans le pays ».
 Anna Harrisson , la directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à AI a souligné qu’« il est incompréhensible que les pouvoirs publics continuent de réprimer violemment les voix critiques, en violation flagrante de la nouvelle constitution adoptée en juillet 2011, qui garantit les droits à la liberté d’expression, de manifestation pacifique et d’association ». Et d’ajouter que « les réformes officielles mises en œuvre par les autorités marocaines semblent avoir pour but de se débarrasser des critiques de la part des partenaires internationaux tandis que la répression des manifestations continue ». Pour étayer sa lecture, Amnesty cite notamment les témoignages d’un détenu appartenant au Mouvement du 20 février, Youssef Oubell, 24 ans. Condamné en septembre 2011, en compagnie de cinq autres activistes, à dix mois de prison, il raconte que des « policiers l’avaient frappé, insulté et torturé lors de son arrestation et en garde à vue. » On l’a contraint, a-t-il expliqué, à signer une déclaration où il affirmait avoir frappé un policier. 
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M20F 2013 : Marche et analyse de Karim Tazi 
be/o2y-2d7s2uE
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 Le mouvement du 20 février fête ses 2 ans dans les avenues de Rabat

http://youtu.be/aqyUU8aPE2w -------------------------------------------------------- 

samedi 23 février 2013
Samir Bradley, militant marocain
Dans les rues de Rabat, le 20 février 2011.
Dans les rues de Rabat, le 20 février 2011.
Reuters/Youssef Boudlal


Par Léa-Lisa Westerhoff

C’était il y a deux ans presque jour pour jour. Le 20 février 2011, des dizaines de milliers de Marocains descendaient dans les rues et réclamaient du changement : fin de la corruption, justice sociale... Deux ans après, le mouvement de contestation continue de réclamer de profondes réformes politiques au Maroc mais après une série de réformes et de répression il a du mal à se faire entendre. 
Samir Bradley est l’un des militants de la première heure. Ce jeune graphiste de 35 ans est de toutes les manifestations et ce même après un séjour en prison.

jeudi 10 janvier 2013

"Le Sahara Occidental est la Palestine du Maroc"


Par Tom Stevenson, LAAYOUNE, (IPS), 5/1/2013

 Il y a plusieurs similitudes à souligner entre les territoires palestiniens occupés par Israël et le Sahara occidental qui est contrôlé depuis des décennies par le Maroc. Mais alors que l'un de ces conflits bénéficie d'une extrême médiatisation, l'autre semble totalement ignoré car peu de gens suivent vraiment l'avenir des territoires au sud du Maroc.

À Laâyoune, la capitale du Sahara occidental, les agents de sécurité sont omniprésents pour disperser les manifestations. Le dernier incident en date s'est produit le 10 décembre dernier quand une manifestation a démarré devant le bureau de la Commission marocaine des droits de l'Homme.
Depuis 1975, le Sahara occidental est entre les mains du pouvoir marocain. Après le départ des Espagnols suite à la mort de Franco, le Maroc et la Mauritanie ont décidé d'occuper ces territoires. En 1979, la résistance interne a réussi à chasser les Mauritaniens mais le roi du Maroc Hassan II a affiché sa détermination pour conserver ces territoires qu'il considérait comme son arrière-jardin.

Les colons
Des centaines de colons marocains ont été encouragés, à l'aide de subventions et des emplois, à s'installer au Sahara occidental et d'y vivre sous protection militaire. Le Maroc a mené une guerre contre les combattants indigènes sahraouis jusqu'en 1991 où l'ONU a pu négocier un cessez-le-feu négocié en promettant l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de ces territoires dans les six mois à dater de la fin des tirs.
Ce référendum n'a finalement jamais été organisé. Le Maroc continue de contrôler le Sahara occidental et profite du commerce de ses ressources naturelles comme le phosphate et le poisson. Le pays est désormais le dernier «territoire non autonome» en Afrique d'après l'Organisation des Nations Unies. Entre 100.000 et 140.000 soldats marocains (sur une population totale d'environ 500.000 personnes) y séjournent quotidiennement.
À cause des combats, la plupart des habitants du Sahara occidental ont fui vers des camps situés dans le sud de l'Algérie mais d'autres, aujourd'hui minoritaires, ont préféré rester.
La mission de paix de l'ONU bénéficie d'une compétence très limitée et le Conseil de sécurité de l'ONU n'arrive même pas à se mettre d'accord pour commander un rapport sur les violations des droits de l'homme dans ces territoires.
L'accès des journalistes au Sahara occidental est fortement limité. Ainsi, on sait très peu de choses sur la vie des Sahraouis qui continuent de vivre dans la zone contestée.

Discrimination
« Notre groupe est masquée », a déclaré Fatima Tobarra, Présidente du Centre sahraoui pour les femmes et les enfants, lors d'une interview à Al Jazeera. « Nous voulions mettre en place une organisation officielle, mais les autorités marocaines ont refusé de traiter notre demande ».
Ce Centre estime que les habitants du Sahara sont fréquemment victimes de discrimination et de violence. « La police surveille les écoles et intimide les enfants sahraouis. Une fois à l'intérieur de l'école, ils doivent faire face à la discrimination des enseignants qui sont presque toujours marocains », explique Tobarra. « Nos enfants ne peuvent même pas s'inscrire dans les activités des groupes d'enfants marocains. »
« Ainsi, nous ne pouvons et nous ne voulons pas continuer à vivre ainsi. Nous voulons retrouver la liberté, tout comme les gens dans d'autres pays tels que la Tunisie et le Yémen », ajoute-t-elle.

Impunité
Malgré la présence massive des forces de l'ordre, les Sahraouis continuent d'organiser des manifestations contre l'administration marocaine en rappelant à chaque fois qu'ils sont considérés comme des citoyens de seconde classe.
Khalil, un jeune militant du mouvement de protestation Gdeim Izik affirme que les forces de sécurité ont décidé d'étouffer de manière préventive toute protestation et souvent à l'aide de balles. « Ils ne se soucient pas de savoir si vous êtes jeune ou vieux, homme ou femme – si vous êtes l'un des manifestants, ils vous attaqueront. »
Il y a souvent des blessés et parfois des morts, mais la police nie systématiquement toute implication. Human Rights Watch peut également témoigner de la situation tendue. En 2010, l'un de leurs chercheurs a ainsi été battu en plein jour. L'organisation a qualifié l'attaque d'un exemple typique de l'impunité dont bénéficie les policiers du régime marocain.
L'actuel leader de la coordination Gdeim Izik, Lahib Salhi, affirme que « la population vit ici sous surveillance permanente et sous la baguette des Marocains La communauté internationale doit faire ce qu'elle nous a promis : organiser un référendum et nous donner l'occasion de vivre comme nous le voulons ».

Palestine
Il y a des similitudes à faire entre la situation au Sahara occidental et la Palestine, estiment certains observateurs. De ces deux territoires des superpuissances ont décidé de se retirer mais d'autres puissances étrangères ont décidé d'occuper ces territoires ; sur ces deux territoires la population indigène est fortement mise sous pression et les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU font le maximum pour maintenir le statu quo.

Mais alors que le conflit israélo-palestinien est l'un des conflits les plus médiatisés de l'histoire au monde, peu de gens savent ce qui se passe au Sahara occidental.

De nombreux Sahraouis pensent que c'est la faute à la communauté internationale. « Les Marocains ont pris possession de notre pays parce qu'ils le peuvent, parce qu'ils se sont sentis forts et parce qu'ils avaient le soutien de la France, des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. Pourtant, ils savent que leurs arguments sont fallacieux. Combien de temps tout cela durera encore pour que le monde décide de mettre fin à cette injustice? », s'interroge M. Salhi.

(FIN/IPS/2013)