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dimanche 23 août 2015

L’AFAPREDESA appelle l’Etat marocain à dévoiler le sort de tous les disparus sahraouis


Par Chahid Al Hafed (camps de réfugiés), 20 août, 2015 (SPS) - 

L'Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA) a appelé jeudi l'Etat marocain à faire la lumière sur le sort des disparus sahraouis et à libérer immédiatement toutes les prisonniers politiques sahraouis qui croupissent encore dans les prisons marocaines.

Dans un communiqué à l'occasion de son 26e anniversaire, l'Association a exprimé sa profonde préoccupation devant le manque de respect de la part du régime marocain de la légitimité internationale, appelant à permettre au peuple sahraoui de jouir de son droit inaliénable à la liberté et à l'autodétermination.

Elle a également demandé l’élargissement du mandat de la mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) à la surveillance des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés et le respect des principes des droits humains par l’Etat marocain.

L’AFAPREDESA a dénoncé la politique répressive menée par le régime marocain contre les manifestations pacifiques organisées par les civils sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental pour réclamer leurs revendications légitimes.

Elle a, en outre, exhorté la communauté internationale à exercer des pressions sur le Royaume du Maroc et les entreprises impliquées dans le pillage systématique des ressources naturelles du Sahara occidental afin d’arrêter leurs activités illégales.(SPS)


093/090/TRD

vendredi 15 mai 2015

Pour récupérer la dépouille de son fils assassiné par le Maroc

Une mère sahraouie entame une grève de la faim

Santa Cruz de Tenerife, 13/05/2015 (SPS) .

  La citoyenne sahraouie, Tekber Haddi entamera vendredi 15 mai 2015, une grève de la faim illimitée devant le consulat du Maroc à Las Palmas, afin de récupérer la dépouille de son fils de 21 ans, Mohamed Lamin Haidala, et dénoncer la situation des droits humains dans les territoires du Sahara occidental occupés par le Maroc.

Tekbar tiendra jeudi une conférence de presse pour informer sur sa grève et dénoncer la situation de sa famille, "surveillée, menacée et harcelée par des agents de la sécurité marocaine tous les jours, 24 heures sur 24" depuis la date des faits.

«Si je meurs, peu importe, je n'ai aucun problème. La faute reviendra aux médecins, aux colons, à la police marocaine. Je serai mieux morte parce que je veux que mon fils soit la dernière victime des marocains. Les jeunes sont tous les jours battus, torturés. Sans cesse. C'est pour cela que je me moque de ce qui pourrait m'arriver », a-t-elle dit.

Takbar Haddi a perdu son fils le 8 Février dernier. Le 31 Janvier, il a été grièvement blessé par des colons marocains à El Aaiun, capitale du Sahara Occidental occupée par le Maroc. Son calvaire a commencé là, l'amenant à déambuler dans les geôles de la police marocaine, d'hôpital en hôpital, sans aucune assistance jusqu'à sa mort à des centaines de kilomètres de chez lui, dans la ville d'Agadir, dans l'attente d'être soigné, selon des témoins, des parents et des organisations des droits de l'homme présentes surplace.

Lorsque Takbar, résidente à Santa Cruz de Tenerife, est arrivée à El Aaiun à la recherche de son fils, le 9 février. Les autorités marocaines ont essayé de lui faire signer un certificat de décès, mais elle a refusé. "Je voulais qu'ils lui fassent une autopsie, qu'une enquête soit réalisée sur sa mort et que les responsables soient traduits en justice ".

« Ils m'ont offert de l'argent, beaucoup d'argent, un salaire, d'autres choses », mais j'ai refusé. « C'est pour cela qu'ils n'ont pas voulu me rendre sa dépouille dont j'ignore jusqu'à présent le lieu». « J'ai déjà frappé à toutes les portes. Je ne pourrai me reposer qu'après l'avoir trouvée », a-t-elle dit. SPS

12081959/TRA

»

jeudi 10 janvier 2013

"Le Sahara Occidental est la Palestine du Maroc"


Par Tom Stevenson, LAAYOUNE, (IPS), 5/1/2013

 Il y a plusieurs similitudes à souligner entre les territoires palestiniens occupés par Israël et le Sahara occidental qui est contrôlé depuis des décennies par le Maroc. Mais alors que l'un de ces conflits bénéficie d'une extrême médiatisation, l'autre semble totalement ignoré car peu de gens suivent vraiment l'avenir des territoires au sud du Maroc.

À Laâyoune, la capitale du Sahara occidental, les agents de sécurité sont omniprésents pour disperser les manifestations. Le dernier incident en date s'est produit le 10 décembre dernier quand une manifestation a démarré devant le bureau de la Commission marocaine des droits de l'Homme.
Depuis 1975, le Sahara occidental est entre les mains du pouvoir marocain. Après le départ des Espagnols suite à la mort de Franco, le Maroc et la Mauritanie ont décidé d'occuper ces territoires. En 1979, la résistance interne a réussi à chasser les Mauritaniens mais le roi du Maroc Hassan II a affiché sa détermination pour conserver ces territoires qu'il considérait comme son arrière-jardin.

Les colons
Des centaines de colons marocains ont été encouragés, à l'aide de subventions et des emplois, à s'installer au Sahara occidental et d'y vivre sous protection militaire. Le Maroc a mené une guerre contre les combattants indigènes sahraouis jusqu'en 1991 où l'ONU a pu négocier un cessez-le-feu négocié en promettant l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de ces territoires dans les six mois à dater de la fin des tirs.
Ce référendum n'a finalement jamais été organisé. Le Maroc continue de contrôler le Sahara occidental et profite du commerce de ses ressources naturelles comme le phosphate et le poisson. Le pays est désormais le dernier «territoire non autonome» en Afrique d'après l'Organisation des Nations Unies. Entre 100.000 et 140.000 soldats marocains (sur une population totale d'environ 500.000 personnes) y séjournent quotidiennement.
À cause des combats, la plupart des habitants du Sahara occidental ont fui vers des camps situés dans le sud de l'Algérie mais d'autres, aujourd'hui minoritaires, ont préféré rester.
La mission de paix de l'ONU bénéficie d'une compétence très limitée et le Conseil de sécurité de l'ONU n'arrive même pas à se mettre d'accord pour commander un rapport sur les violations des droits de l'homme dans ces territoires.
L'accès des journalistes au Sahara occidental est fortement limité. Ainsi, on sait très peu de choses sur la vie des Sahraouis qui continuent de vivre dans la zone contestée.

Discrimination
« Notre groupe est masquée », a déclaré Fatima Tobarra, Présidente du Centre sahraoui pour les femmes et les enfants, lors d'une interview à Al Jazeera. « Nous voulions mettre en place une organisation officielle, mais les autorités marocaines ont refusé de traiter notre demande ».
Ce Centre estime que les habitants du Sahara sont fréquemment victimes de discrimination et de violence. « La police surveille les écoles et intimide les enfants sahraouis. Une fois à l'intérieur de l'école, ils doivent faire face à la discrimination des enseignants qui sont presque toujours marocains », explique Tobarra. « Nos enfants ne peuvent même pas s'inscrire dans les activités des groupes d'enfants marocains. »
« Ainsi, nous ne pouvons et nous ne voulons pas continuer à vivre ainsi. Nous voulons retrouver la liberté, tout comme les gens dans d'autres pays tels que la Tunisie et le Yémen », ajoute-t-elle.

Impunité
Malgré la présence massive des forces de l'ordre, les Sahraouis continuent d'organiser des manifestations contre l'administration marocaine en rappelant à chaque fois qu'ils sont considérés comme des citoyens de seconde classe.
Khalil, un jeune militant du mouvement de protestation Gdeim Izik affirme que les forces de sécurité ont décidé d'étouffer de manière préventive toute protestation et souvent à l'aide de balles. « Ils ne se soucient pas de savoir si vous êtes jeune ou vieux, homme ou femme – si vous êtes l'un des manifestants, ils vous attaqueront. »
Il y a souvent des blessés et parfois des morts, mais la police nie systématiquement toute implication. Human Rights Watch peut également témoigner de la situation tendue. En 2010, l'un de leurs chercheurs a ainsi été battu en plein jour. L'organisation a qualifié l'attaque d'un exemple typique de l'impunité dont bénéficie les policiers du régime marocain.
L'actuel leader de la coordination Gdeim Izik, Lahib Salhi, affirme que « la population vit ici sous surveillance permanente et sous la baguette des Marocains La communauté internationale doit faire ce qu'elle nous a promis : organiser un référendum et nous donner l'occasion de vivre comme nous le voulons ».

Palestine
Il y a des similitudes à faire entre la situation au Sahara occidental et la Palestine, estiment certains observateurs. De ces deux territoires des superpuissances ont décidé de se retirer mais d'autres puissances étrangères ont décidé d'occuper ces territoires ; sur ces deux territoires la population indigène est fortement mise sous pression et les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU font le maximum pour maintenir le statu quo.

Mais alors que le conflit israélo-palestinien est l'un des conflits les plus médiatisés de l'histoire au monde, peu de gens savent ce qui se passe au Sahara occidental.

De nombreux Sahraouis pensent que c'est la faute à la communauté internationale. « Les Marocains ont pris possession de notre pays parce qu'ils le peuvent, parce qu'ils se sont sentis forts et parce qu'ils avaient le soutien de la France, des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. Pourtant, ils savent que leurs arguments sont fallacieux. Combien de temps tout cela durera encore pour que le monde décide de mettre fin à cette injustice? », s'interroge M. Salhi.

(FIN/IPS/2013)

vendredi 30 septembre 2011

Le printemps arabe au Sahara Occidental, une fois de plus étouffé par l'armée et les colons marocains

Par APSO et réseau, 29/9/2011

Une fois encore dans la partie occupée du Sahara Occidental, des civils sahraouis ont été violemment agressés pour avoir revendiqué pacifiquement le respect de leur droit à l’autodétermination sur leur terre et à ses richessess naturelles. Après les violences d’El Aaiun en novembre 2010, celles de Dakhla en février 2011, à nouveau les autorités marocaines ont soutenu militairement et encouragé la violence civile des colons contre les Sahraouis. L’escalade dans la trahison des valeurs démocratiques affichées par le Maroc atteint à chaque fois un nouveau degré, et ajoute une démonstration de l’absence totale de respect des obligations internationales de cette puissance colonisatrice sur le peuple sahraoui autochtone. 

Le Sahara Occidental est un territoire non autonome, reconnu comme tel depuis 1963 par les Nations Unies, une colonie dont le processus de décolonisation n’est toujours pas abouti. Le réseau des Amis du Peuple du Sahara Occidental, - APSO national, APSO Avignon, APSO Lyon, APSO 35 Bretagne, APSO USA, APSO Togo, OF2PS, Solensahr, Solidarité Maroc 05, Arcadie - soutient les familles sahraouies dont les biens ont été détruits, et dont les membres enfants, jeunes et anciens, hommes comme femmes ont été tués ou blessés. Les tirs à balles destinés à disperser la foule des manifestants sahraouis, l’intrusion de militaires et policiers armés dans les domiciles privés sahraouis afin de rafler des jeunes hommes, les arrestations arbitraires et massives, les tortures, les jugements trafiqués, les meurtres impunis sont inacceptables et condamnables par la communauté internationale. Les Sahraouis arrêtés pour leur identité doivent être libérés immédiatement et sans condition, comme ceux qui ont été arrêtés ces derniers jours à Dakhla, qui sont en prison suite au démantèlement violent du campement de Gdem Izik depuis presque un an, ainsi que les prisonniers politiques enfermés depuis 2003. Nous devons connaitre le sort des plus 500 Sahraouis disparus…

Autant d’arguments accumulés en faveur d’une surveillance active des droits des civils sahraouis par la mission de l’ONU chargée de surveiller le cessez le feu et d’organiser le referendum d’autodétermination depuis 20 ans ! La France n’a pas un rôle à la hauteur de ses responsabilités, elle soutient le Maroc contre toute logique juridique internationale, opposant son veto au Conseil de Sécurité pour la mise en place d’un mécanisme de surveillance des droits de l’homme, en cautionnant le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental notamment par le biais d’accords EU-Maroc qui laissent au Maroc la liberté de définir leur zone d’application. Cela doit changer. Cela doit changer, même si aujourd’hui le courage a manqué à une quarantaine de députés européens dans l’exercice de leur devoir suite au Traité de Lisbonne d'établir l'intégrité légale d’un des traités internationaux conclus par l'UE. 302 parlementaires ont refusé l’examen de la pertinence juridique de l’accord de pêche UE-Maroc par la Cour Européenne de Justice. Les Sahraouis, en territoires occupés, en exil, n’ont jamais exprimé leur volonté de la pêche des navires européens dans leurs eaux, pas plus qu’ils n’en bénéficient. Cela doit être entendu, et considéré quelles qu’en soient les conséquences. Cette situation inadmissible changera parce que 221 députés néanmoins se sont prononcés pour la vérification juridique, et par conséquence ont exprimé leur volonté d’une attitude internationale s’assurant du respect du peuple Saharoui. 

Nous souhaitons que le Président Sarkozy invité une nouvelle fois par le roi du Maroc aujourd’hui pour l’inauguration en grande pompe des travaux de construction de la ligne TGV Tanger-Casablanca, use de son influence pour la normalisation rapide et honorable de la situation du Sahara Occidental et sa conséquence directe, une position sans faux semblant ni hypocrisie du Maroc sur la scène internationale.

mercredi 28 septembre 2011

Le Sahara: osons débatte sur l'argent des contribuables marocains englouti...

Par Ali Fkir, 28/9/2011

Il y a une année (8 novembre 2010), le quotidien arabophone "ASSABAH" (l'officieux du premier groupe économique marocaine l'ONA dont le 1er actionnaire n'est autre que la famille royale) avait jeté une pierre dans la mare politique, et personne, à part le journal d'ANNAHJ ADDIMOCRATI, n'a osé en tirer des conclusions.
Qu'avait dit le journal? les " camps de l'unité" crées en 1991 par le puissant ministre de l'intérieur d'alors, Driss Basri, engloutit annuellement 84 milliards de dirhams..
Remarques personnelles:
- Ces camps créés sous le règne de Hassan II, peuplés des marocains 'importés" des provinces non sahariennes,souvent sous de fausses identités dans le but de participer à un éventuel référendum au Sahara occidental (toujours les mêmes pratiques du ministère de l'intérieur quand il s'agit des référendums et autres élections).
- Ces milliers de non Sahraouis (qui se retrouvent en dehors de la sphère de la production de la richesse nationale) sont à la charge des finances publiques , c'est à dire à la charge du contribuable, à la charge du peuple marocain. C'est une véritable couche sociale parasite, économiquement parlant.
- Ce montant est approximatif. Il dépasse certainement de loin les 84 milliards, montant déjà colossal
- Rappelons que ce montant est équivalent à 4 fois les subventions de la caisse de compensation en temps normal. En 2011, ces subventions arriveront exceptionnellement à 45 milliards car, dans sa lutte contre le mouvement du 20 février, l'Etat est prêt à débourser des milliards pour acheter le silence de certaines couches sociales. Les émirs pétrodollars et les bourgeoisies occidentales sont prêtes à payer une partie de la facture. La survie de la monarchie marocaine est une des priorités de ces milieux.
- Ces " camps de l'unité" sont la source de nombreuses explosions sociales au Sahara Occidental dont les conséquences humaines sont dramatiques.
- Quand est-ce que les acteurs politiques du Maroc oseront ouvrir les yeux et reconnaîtront l’absurdité de la situation? Peut-on continuer à fermer les yeux sur les coûts du conflit du Sahara?
- Les discussions directes (sans intermédiaire aucun) entre l’État marocain et le Front Polisario ont commencé. C'est une bonne initiative. La solution résidera certainement dans le choix démocratique des Saharaouis. En dehors de ce choix, on perd du temps, on perd l'argent, on rend plus chère la vie au peuple marocain. L'argent du développement étant gaspillé par ailleurs.
A travers l'Histoire, le chauvinisme a toujours causé des drames.Les innocents en sont toujours les premières victimes. Les "bonnes consciences" ne s'en aperçoivent qu'après.
Ali Fkir (28 septembre 2011)

Dakhla( Sahara Occidental occupé) : La vérité sur les 7 décès à la suite du match de foot

Par Apso, 27/9/2011
Précisions sur les événements de Dakhla 

Des informations fournies par divers média citant la MAP font état de 7 décès lors des émeutes qui se déroulent actuellement dans la ville occupée de Dakhla au Sahara Occidental.  Nous devons clarifier les raisons des morts qui sont les suivantes : 
-  4 colons Marocains se sont tués dans un accident de la route après avoir volé un véhicule à un sahraoui, 
-  1 militaire marocain est décédé à la suite d’un «tir ami» d’un de ses compagnons 
-  1 marocain a été tué par une balle des coups tirés en l’air par l’armée et 
-  1 jeune sahraoui de 29 ans Maiche Mohamed Lamin Lahbib a été tué par les coups des colons marocains.

Les troubles dans la ville occupée de Dakhla se poursuivent, hier des maisons sahraouies ont été incendiées dans les 4 quartiers Salam, Rahma, 64 Dar y 45 Dar. Vers 14h aujourd’hui, les colons marocains ont mis le feu à une école privée «Ecole Alirfane de Dakhla », propriété du citoyen Sahraoui Mohamed Bobaker. Puis ont attaqué la maison du citoyen sahraoui Dawdi Ahl pour l’incendier.
Source : Comité Contre la Torture de Dakhla
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Par Apso, 28 /9/2011


Dakhla dans le sud du Sahara occidental 

est à feu et à sang

Dimanche dernier après un match de foot, un Sahraoui est violemment agressé par des colons marocains sous l’œil imperturbable des policiers marocains.
Exaspérés par l'injustice, les Sahraouis organisent une manifestation pacifique de protestation contre ce parti pris de la police, et revendiquent l'autodétermination de leur peuple, opprimé sur ses propres terres par le colonisateur.

Le parti pris est confirmé quand les colons attaquent violemment les sahraouis avec matraques et gourdins. Dans le milieu de la matinée du lundi, en plein jour, des colons marocains frappent à mort un sahraoui, dont le tort était sûrement de l'être.
Les renforts militaires marocains arrivent rapidement, lundi matin, puis mardi matin.

Les autorités marocaines annoncent la mort de sept personnes, conséquences selon eux d'affrontement suivant un match de foot.
L'AFP pour une fois, communique rapidement l'information des violences et des morts. Néanmoins, pourquoi les informations relayées en provenance de ce territoire occupé sont-elles celles provenant de la MAP, l'agence de presse officielle des autorités coloniales ? Notre AFP n'est elle pas neutre et bien informée ?

Il y a des sources sahraouies d'information, la société de presse sahraouie basée dans les campements de réfugiés, des organisations de journalistes sahraouis et des organisations des droits de l'homme en territoires occupés, qui diffusent de l'information malgré les risques qu'ils courent. Rien n'est plus de l'aptitude d'un journaliste que de trouver des sources, surtout quand elles sont en ligne sur le net.

Il est grand temps de présenter les informations provenant de la partie occupée du Sahara Occidental avec les deux versions des faits, objectivement.

Parce que les autorités marocaines ne diront pas que les militaires marocains ont tiré à balles pour disperser les sahraouis. Ni que cette nuit de mardi à mercredi 28 septembre 2011, le couvre feu est imposé à Dakhla dans le quartier sahraoui, alors que les colons marocains circulent librement, pas plus qu'ils ne diront que les autorités indiquent aux colons, dans le quartier marocain, les quelques maisons sahraouies qu'il est autorisé, ou peut être recommandé de piller, leurs habitants ayant fui de peur des violences.
Les autorités marocaines ne diront pas non plus que le président de la République Sahraouie a saisi le Secrétaire Général des Nations Unie pour lui demander d'agir en urgence pour protéger les civils sahraouis des violences policières et militaires marocaines.

Il est indispensable aussi dans les communiqués de l'AFP d’ajouter à la phrase « le Front Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui, soutenu par l'Algérie » le nom de chacun des pays du monde entier qui soutiennent les Sahraouis. La liste sera longue alors, mais les réfugiés ne survivraient pas une semaine dans le désert aride et inhospitalier où ils sont depuis 35 ans, sans l'assistance internationale des agences de l'ONU, de l'UE et d'ONG internationales ou l’assistance des pays qui accueillent les étudiants sahraouis...

Il serait plus juste de dire que le Maroc propose une autonomie au pays qu'il a colonisé, sans alternative et surtout pas de possibilité  de pouvoir choisir d'être indépendant, contrairement à tous les pays reconnus territoires non autonomes par l'ONU. Et il serait plus juste aussi de dire que les Sahraouis revendiquent l'application du droit international, un référendum d'autodétermination, condition du cessez-le-feu signé en 1991 et constamment empêché par le Maroc depuis 20 ans.

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3 vidéos :
http://youtu.be/3MjdwTUcSfU
http://youtu.be/FE9_W3-CFzo
http://youtu.be/zG0zO26Ad5o