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samedi 5 juillet 2014

AMRVT : "Pour un Maroc sans torture et ensemble contre l'impunité"



La commémoration de la journée internationale de la lutte contre la torture
Rapport synthétique
Introduction
Dans le cadre de la campagne internationale de lutte contre l’impunité, et à l’occasion de la journée internationale de lutte contre la torture, l'Association médicale pour la réhabilitation des victimes de torture a organisé une conférence débat sous le thème :
"Pour un Maroc sans torture et ensemble contre l'impunité"
Samedi 28 juin à 15h / Maison de l'Avocat de Casablanca.
la participation :
La conférence débat a ciblé les principaux acteurs travaillant sur la problématique de la torture et les droits de l’Homme :
·         Représentant(e)s des acteurs sociaux
·         Acteurs partenaires opérant dans les structures publiques concernées par la problématique.
·         Acteurs médias favorisant une sensibilisation à large échelle.
Le déroulement de la conférence :
·         Mot de l’association médicale de réhabilitation des victimes 
de la torture :
Docteur Abdelkrim Elmanouzi a présenté l’intervention de l’association qui s’est assignée comme mission la lutte contre la torture à travers la réhabilitation des victimes de la torture tout en offrant une assistance médicale, psychologique et sociale pour les victimes de la torture dans le but de les réinsérer dans leurs milieux sociaux, il a également souligné l’importance de la protection et de la prévention dans le processus d’éradication de cette pratique surtout après l'adoption de l'ONU de la journée de 26 Juin pour le soutien aux victimes de la torture .
·         Mot de forum de la vérité et de la justice :
Mostafa Elmanouzi président du forum a rappelé le rôle du forum qui s’est engagé depuis sa création dans la lutte pour la justice et     la vérité sur le sort des victimes de la disparition forcée  et pour le règlement définitif du dossier des violations graves des droits de l’homme, ainsi il a souligné la nécessité du mécanisme national de prévention de la torture après l'approbation du Protocole facultatif par l’État marocain  et la nécessité d'impliquer tous les acteurs concernés.
 
·         Mot du Collectif Marocain des instances des droits de l’Homme :
Madame Khadija Ryadi coordinatrice du collectif a Confirmé la persistance de la torture et des violations des droits de l’homme, documentés par les organisations marocaines des droits de l’Homme .
Elle a également souligné la grande divergence entre le discours officiel de l’État qui confirme l’avancée du Maroc au niveau des droits de l’Homme, et entre la réalité  des pratiques de la torture et les violations des droits de l’Homme dans les commissariats de police et autres centres de détentions et à l'égard des mouvements de protestation pacifiques.
·         Mot d’Amnesty internationale :
Monsieur Sektaoui Ahmed a présenté les objectifs de la campagne internationale contre la torture menée par Amnesty, et qui a ciblé cinq pays dont le Maroc :
 La réduction de la torture et des mauvais traitements, la responsabilisation des auteurs coupables des actes de la torture, le soutien et la réparation pour les victimes de la torture.
M. Sektaoui a Également  dénoncé l’existence de la torture au Maroc, malgré une législation qui l’interdit, notamment par l’article 22 de la Constitution. Ainsi il a recensé de nombreux cas de tortures tels que : Ali Arras, des militants d’UNEM, des gauchistes, des islamistes, des activistes sahraouis, des manifestants contre la pauvreté et la justice. L’Amnesty dénonce un système judiciaire défaillant, qui ne prend aucune mesure face aux actes de tortures dénoncés et qui n’hésite pas à recourir aux aveux forcés pour rendre un jugement.
·         Hommage aux médecins engagés dans la lutte contre la torture :
L’association a honoré les médecins qui ont contribué à la lutte pour la réhabilitation des victimes de torture, à travers l’accompagnement des victimes sur le plan médical et psychologique dont Dr Abdelmjid   Bouzoubaâ le militant engagé pour la lutte contre la torture.
          Les jeunes ont participé avec quelques paragraphes artistiques : chansons, panneaux de peinture, qui condamnent la pratique de la torture.
               La conférence a connu une large couverture médiatique  par la  première et deuxième  chaine de télévision marocaine , presse écrite  et audio, ainsi que par les différents réseaux sociaux.

mercredi 5 février 2014

Marrakech : 9 février, marche contre la corruption et le pillage des biens publics

Aufait,


Une marche sera organisée dimanche prochain à Marrakech, sous le thème “Non à la corruption et au pillage des biens publics, oui à la démocratie”. /DR

Une marche sera organisée dimanche prochain à Marrakech, sous le thème “Non à la corruption et au pillage des biens publics, oui à la démocratie”. /DR Agrandir

La coordination régionale de lutte contre la corruption et le pillage des biens publics de Marrakech-Tensift-El Haouz a prévu une marche dimanche prochain à Marrakech.
Organisée sous le thème “Non à la corruption et au pillage des biens publics, oui à la démocratie”, la marche débutera à 10h, au quartier Bab Doukkala, près de la gare routière.
Dans une vidéo publiée sur YouTube, et reprise par plusieurs médias et sites d'information, les participants présentent les arguments et les raisons qui ont motivé cette marche.
Pour rappel, plusieurs élus de la ville ocre, anciens et actuels, sont poursuivis dans des affaires de corruption et de dilapidation des biens publics. On cite à titre d'exemple l'affaire de cession des terrains du casino Es-Saâdi à Marrakech, dans laquelle 11 accusés sont poursuivis notamment pour “corruption, gaspillage des fonds publics, abus de pouvoir, trafic d’influence et faux et usage de faux”.

Des autorités locales poursuivies
Une affaire dans laquelle l'ancien maire de Marrakech, Omar El Jazouli et le quatrième adjoint du maire de la ville et parlementaire de l'Istiqlal, Abdellatif Abdouh, ainsi que d'autres personnalités politiques, sont également poursuivis.
La marche du dimanche devait avoir lieu le 19 janvier dernier, mais avait été interdite par les autorités. La coordination régionale de lutte contre la corruption et le pillage des biens publics de Marrakech-Tensift-ElHaouz, qui regroupe entre autres l'Instance de protection des biens publics, section Marrakech, et les sections régionales de la Confédération démocratique du travail et de la Fédération démocratique du travail, avait alors annoncé qu'elle compte poursuivre en justice les autorités locales de la ville.
Cette coordination appelle à engager des poursuites contre les “pillards de l'argent public” et les “corrompus”, de récupérer l'argent volé et de mettre fin à l'impunité”. En ce qui concerne la défense des citoyens, la coordination plaide pour “mettre un terme à la flambée des prix et d'œuvrer pour la mise en place de politiques publiques avec un contenu social répondant aux aspirations d'un large segment de la société marocaine”.
aufait

samedi 23 novembre 2013

Sit-in devant l'Ambassade du Maroc pour la réhabilitation du jeune champion marocain Zakaria Moumni ce samedi 23 novembre


Rassemblement devant l’Ambassade du Maroc à Paris pour la réhabilitation de Zakaria Moumni


Le jeune Marocain Zakaria Moumni, champion du monde de Boxe Thaï, a été enlevé le 27 septembre 2010 à l’aéroport de Rabat à sa descente de l’avion en provenance de Paris où il vit depuis plusieurs années avec sa femme.

Il a été conduit discrètement, les yeux bandés, au centre de torture de Temara où il a subi les pires sévices.

Sous la torture et les yeux toujours bandés, Zakaria a signé des documents qui vont le faire condamner dans un procès expéditif, tenu le jeudi 30 septembre 2010 sans avocat, ni témoins, dans une salle quasi vide.

Zakaria Moumni a été condamné pour escroquerie à 3 ans d’emprisonnement lors d'un procès monté de toutes pièces. Sous la pression de la FIDH, de Human Rights Watch, d’Amnesty International ainsi que d'un grand nombre d'organisations de défense des droits de l'Homme, regroupées dans un comité de soutien à Paris, Zakaria a vu sa peine passer de deux ans et six mois à 20 mois. Ces organisations avaient demandé sa libération tout en condamnant cette procédure judiciaire arbitraire et les tortures qui lui étaient infligées.
                                                   
Zakaria a finalement été gracié le 04 février 2012 sous la pression des organisations internationales de défense des droits de l'homme et des médias. Il aura passé 18 mois en prison sur la base d'un faux procès et d'une décision arbitraire.

Après sa libération, Zakaria Moumni n’a eu de cesse de réclamer sa réhabilitation et de demander à ce que les responsables de son enlèvement, des tortures qu’il a subies et de sa détention illégale soient traduits devant la justice. Il constate avec amertume que tous les contacts au plus haut niveau qu’il a pu avoir avec les officiels marocains sur ce sujet sont restés vains.

Profitant de la visite du chef de l’État marocain aux USA et soutenu par sa femme et son Comité de soutien parisien, Zakaria Moumni organise un rassemblement devant l’Ambassade du Maroc à Paris pour entamer une nouvelle étape dans son action en vue d’obtenir sa réhabilitation et pour que les responsables de ses souffrances répondent de leurs actes devant la justice.




RASSEMBLEMENT DEVANT L’AMBASSADE DU MAROC À PARIS

SAMEDI 23 NOVEMBRE 2013 à 15H

5, rue le Tasse  Paris 16ème

Métro : Trocadéro

Comité de soutien : Famille Moumni, ASDHOM, FMVJ-France, AMDH, VD-France, PADS-France, PSU-France, AMF, ATMF