Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est affaire des Franco-Maghrébins. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est affaire des Franco-Maghrébins. Afficher tous les articles

dimanche 14 décembre 2014

Lettre ouverte à Monsieur le Ministre des Affaires Étrangères de France : Sauvons Abdel Aziz et Yassine

 
 
                                                                                                                                                 Bruxelles/Gap, 14/12/2014
   
Lettre ouverte à Monsieur  le Ministre des Affaires Étrangères de France

Vous n’ignorez pas qu’au Maroc  des jeunes Français sont victimes d’arrestation arbitraire et condamnés à  de longues périodes d’emprisonnement à la suite de procès fabriqués.

Permettez-moi de vous résumer l’histoire scandaleuse de deux jeunes Français partis l’année dernière avec deux copains pour passer des vacances au Maroc. Peu de temps après leur arrivée à Tanger, peut-être confondus avec quatre dangereux malfrats (dont deux policiers, on l’apprendra plus tard),  ces quatre amis sont enlevés brutalement pour « détention d’armes à feu, meurtre et braquages », amenés au commissariat à Casablanca où ils sont atrocement torturés pendant 5 jours.

Même lorsqu’une victime de la vraie bande de malfrats dit ne pas reconnaitre ces quatre amis, la torture continue, mais à présent pour faire avouer un trafic de drogue. Ils sont condamnés à 2 ans de prison. Deux d’entre eux sont libérés après quelques mois. Abdel Aziz et Yassine restent en prison à Tanger. Leur détention perdure,  même lorsque la vraie bande de malfrats est arrêtée et avoue ses méfaits.

Désespérés ils commencent une très longue grève de la faim, “nourris” au minimum (eau, sucre...) par l’administration pénitentiaire pour ne pas mourir de faim. N’ayant plus aucun espoir de se faire entendre, ils l’arrêtent au bout de quatre mois. Quatre mois qui ne suffisent pas pour crier leur innocence, pour subir vols, injures, menaces...Quatre mois qui risquent de leur laisser des séquelles pour la vie!

Une première année de prison s’est terminée sans espoir de libération. Leur peine est de deux ans. Resteront-ils sous les verrous jusqu’en décembre 2015 ? Pourquoi ?

 Monsieur le Ministre des Affaires Étrangères,

ces deux Franco-Maghrébins sont des citoyens français ! Je lis dans le dépliant que vos services nous avaient fait parvenir: “L’une des missions de nos ambassades et consulats est la protection des ressortissants français détenus à l’étranger”. Qu’en est-il de cette protection alors que nous apprenons que le Consul n’a eu à leur offrir  que des remontrances contre leur grève de la faim ?  La sœur d’Abdel Aziz a envoyé une lettre au président de la République pour dire sa détresse, sans résultat… Comment la France  appelée encore parfois « pays des droits de l’Homme », peut-elle tolérer que ses citoyens soient torturés de la plus ignoble manière alors qu’il a été prouvé qu’ils sont innocents ?

Et pourquoi deux des quatre amis sont-ils libérés alors que les deux autres continuent à vivre l’enfer des prisons marocaines ? Parce qu’eux deux ont osé fréquenter des Marocaines ?  La rupture des relations diplomatiques irait-elle jusque là ? Nous savons que ces relations entre la France et le Maroc ne sont pas au beau fixe… pour des problèmes de tortures, précisément !  Les tortures qu’ont subies ces Français sont de la même “qualité” que celles qu’a subies Zakaria Moumni, que vous avez à l’occasion qualifiées d’«incident regrettable » : simulation de noyade, suspension  par les pieds, électricité dans les testicules, menotte enfoncée dans la bouche, menaces de viol, crachats, injures, humiliations…

Nous avons créé un groupe pour apporter notre soutien à  ces deux garçons et demander leur urgente libération pour qu’ils n’aient pas à passer une deuxième année de cauchemar sans aucune raison. L’information prend de l’ampleur à travers les réseaux sociaux. En deux jours des centaines de jeunes, et moins jeunes, se disent indignés ! Le Maroc ne sera plus vraiment une destination de rêves !


Monsieur le Ministre des Affaires Étrangères,

nous vous demandons d’intervenir d’urgence auprès des autorités marocaines pour appeler à la libération de ces deux Français, ou, au minimum, leur transfèrement dans une prison française, selon l’avenant de 2007 à l’accord de 1981 sur le  transfèrement qui inclut pour les bi-nationaux de choisir le pays où ils préfèrent purger leurs peines.

Vous trouverez plus de détails sur cette affaire :

Nous souhaiterions être reçus à votre ministère pour parler de cette affaire et nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de notre  haute considération.


Ce courrier électronique ne contient aucun virus ou logiciel malveillant parce que la protection Antivirus avast! est active.

lundi 1 décembre 2014

Les deux jeunes touristes français torturés, en prison à Tanger depuis un an arrêtent leur grève de la faim.

Par M-J F, Solidmar, 26/11/2014
Ils ne sont ni militants, ni sportifs de haut niveau, ni personnalités connues, ni malfaiteurs...et pourtant, ces quatre citoyens français partis en vacances au Maroc ont été torturés de manière ignoble par les policiers du BNPJ. 
Pire : même après qu'il a été prouvé qu'il y a eu méprise, qu'ils  n'étaient pas les coupables recherchés, les actes de torture ont continué, et deux d'entre eux  sont toujours en prison, condamnés à deux ans de prison ferme ! 
Ceci se passe dans ce royaume tellement exemplaire qu'il est choisi pour organiser le Forum Mondial des Droits de l'Homme. 

mardi 11 novembre 2014

Nouveaux éléments, nouvelle pétition pour la libération des 3 Français arrêtés, emprisonnés et torturés au Maroc !


À l'attention : Ministre de la justice du Maroc,

et ministre des Affaires Etrangères de France

 

L’affaire des trois Franco-Maghrébins partis au Maroc avec un ami marocain se dévoile petit à petit, à mesure qu’apparaissent de nouveaux éléments. 
L’année dernière une « bande de quatre» malfrats sévissait dans les environs de Tanger, véritable association de malfaiteurs vivement recherchée par la police.
Arrive à Tanger une "bande de quatre" amis qui souhaite passer des vacances tranquilles au Maroc : Abdel-Aziz, un Franco-Algérien qui compte y rencontrer Karima, une jeune Marocaine qu’il a connue sur facebook, Yassine un Franco- Tunisien, Tarek un Franco-Marocain et un ami marocain.
  Le 5 décembre 2013 des membres de la DST les arrêtent brutalement pour "trafic d’armes à feu". Traités comme des malfaiteurs, pendant cinq jours ils sont sauvagement torturés à Casablanca : têtes plongées dans l'eau, crachats, suspension par les pieds, décharges électriques dans les testicules à l'aide de batteries de voiture …
Y a-t-il eu réelle confusion entre les deux bandes ? On en doute lorsque l'on apprend qu’après avoir été torturés, durant leur garde à vue à Casablanca, ils ont été confrontés à une personne qui avait été violemment agressée par une bande de 4 malfrats : aucun des quatre détenus en garde à vue n’est reconnu comme l’un des agresseurs que cette personne avait vue au moment du braquage.
Donc, dès le début de l’affaire, la police sait qu’ils ne sont pas les malfrats recherchés.
Au lieu d’avouer son erreur, n’ayant aucune preuve de leur culpabilité, la police a continué de les torturer, pour les forcer à s'accuser les uns les autres à avouer un trafic de stupéfiants. En les torturant il était facile de faire avouer n’importe quoi ! Ramenés à Tanger, le juge les informe qu’en appel Abdel-Aziz et Yassine sont condamnés à 2 ans de prison ferme. Tarek, condamné à un an de prison, bénéficiera de la grâce royale le 20 août lors de l’Aïd. Quant à l’ami marocain il est libéré deux semaines après l’arrestation.
« Désespéré en apprenant qu’il aura à passer deux ans dans cette prison pour fausses accusations, Abdel-Aziz tente de se suicider, heureusement empêché par ses codétenus. Il est asthmatique il a été traité comme un chien » écrit Souad la sœur d’Abdel-Aziz
Tous les trois mois, une de ses deux sœurs, ou sa mère fait le déplacement pour apporter les médicaments indispensables et soutenir ce fils et frère parti en vacances qui se trouve en prison pour trafic de drogue qu’il n’a avoué que sous la torture, mais sinon qu’ il a toujours nié.
Souad l’ainée des deux sœurs d’Abdel-Aziz compte d’abord sur la justice marocaine pour rétablir la vérité.
«J’en suis au 4ème avocat. Ils ne servent à rien. Ils ont toujours menti en me disant: "Ça y est, il va bientôt passer devant le juge et de là il sortira". Ils nous ont coûté 18 000€. Le consul leur demande d’arrêter la grève de la faim. Maigre assistance consulaire ! Le juge leur demande une caution de 40 000€ "réduite" à 20 000 dont la famille, flairant l’arnaque, n’a payé qu’une partie. Les gardiens volent plusieurs fois l’argent que la famille envoie et lors de chaque visite demandent à être payés pour qu' «il soit bien traité». Et le déplacement en avion coûté cher. La famille Redaouia voudrait bien prendre un avocat français mais elle a dépensé toutes ses économies, pour rien !
Souad finit par s’adresser à Amnesty, à l’ACAT, à des associations de droits de l’Homme, à la presse, au président de la République. Les associations de Droits de l’Homme ne réagissent pas, à part le Comité de soutien aux familles des prisonniers européens détenus au Maroc, et Solidarité Maroc 05.
Début juin 2014 les prisonniers entament une grève de la faim, seul moyen pour crier leur innocence. Depuis plus de 4 mois ils obligent ainsi l’administration pénitentiaire à assurer un minimum de suivi médical et leur fournir ce qu’il faut pour, malgré tout, rester en vie (sucre, un peu d’eau, etc.), ce qui rend furieuse cette administration qui réagit par des menaces : vols de leurs biens, transfert vers une prison plus éloignée s’ils n’arrêtent pas cette grève. Vie misérable pourtant jalonnée d’espoirs (deux grâces royales, transfert en France) mais aussi de désespoirs et d’incompréhension, puisqu'ils sont toujours exclus. 
Le 8 septembre les quatre malfrats de Tanger sont reconnus et arrêtés. Deux de ces malfrats sont des policiers !
(“Arrestation de 4 personnes recherchées dans une affaire d’association de malfaiteurs, d’enlèvements et de tentative d’extorsion” http://www.medias24.com/SOCIETE/14157-Tanger-de deux-policiers-arretes-nouvelle-piste-pour-le-braquage-du-fourgon-blinde.html)
Mais rien ne change pour eux. Ils restent en prison. Ils ne font pas partie des libérés suivants. Pourquoi ? C’est le désespoir !
La police ne chercherait-elle pas à «couvrir» les deux collègues en continuant à « punir » des innocents ?
De quoi Abdel-Aziz et Yassine sont-ils donc coupables alors que leurs compagnons sont libérés ?
 Qu’ont-ils fait que les deux autres n’ont pas fait ? Pourquoi ne sont-ils pas libérés, puisque la vraie bande des quatre, arrêtée, a reconnu les braquages et autres méfaits dont ils sont accusés.
Il faut lever le silence sur cette injustice, partout, par tous les moyens ! Le fait de n’être que de simples citoyens français et non des militants n’est pas une raison pour être oubliés des associations et des militants des droits de l’Homme qui doivent lutter pour la libération de ces deux garçons, en prison depuis plus de 10 mois alors que les vrais coupables, et parmi eux des membres de la police sont arrêtés.
Qu’attend le gouvernement marocain pour appliquer les principes les plus élémentaires de justice et libérer ces deux garçons qui n’ont commis aucun méfait 
!
Pour signer, cliquer sur :