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jeudi 5 septembre 2013

Sahara Occidental : La police provoque et sort le bâton.

Par theguardian.com,  6/9/2013

ils ne veulent plus se taire !

Le traitement infligé aux Sahraouis par la police du Maroc dans les territoires occupés atteint un summum ! Et les policiers provoquent tous les jours davantage afin de pouvoir sortir systématiquement les bâtons !
Alors que le roi avait indiqué qu'il avait la volonté de permettre des avancées démocratiques, c'est, en tout cas dans les territoires occupés du Sahara Occidental, l'inverse qui se produit.
Au moindre rassemblement sur les trottoirs les fourgons arrivent au coin de la rue ! Et si les sahraouis ne se dispersent pas immédiatement ... c'est parti ! en civil ou en tenue, la horde est lâchée et les coups pleuvent aussi bien sur les hommes que sur les femmes ! Debout ou à terre, ça n'a pas d'importance ... on cogne !
Et comme en parallèle, le roi n'hésites pas à spolier les richesses, l'exaspération est à son comble
Pour preuve les manifestations de pêcheurs ...
Ce que confirme le journal "le Guardian" (qui n'est pas un journal algérien !) :
Le Sahara Occidental est riche en phosphates et ses côtes sont riches en poissons, mais, pour les militants sahraouis, ces ressources ne sont pas exploitées pour améliorer le sort de la population indigène.
Ils rappellent que le Maroc a annexé le territoire en 1975 lors du  retrait de l'Espagne. Le conflit qui s'ensuivit est l'un des plus anciens du monde.
Pour exprimer leur désaccord, déjà en novembre 2010, des manifestants avaient érigé un camp de Gdeim Izik, en dehors de Laayoune la capitale. Ils ont été durement réprimés par l'armée marocaine.
Les Sahraouis soutiennent que l'exploitation des ressources du territoire devrait cesser jusqu'à ce qu'une solution au conflit soit trouvée.
http://www.theguardian.com/global-development/video/2013/jan/28/western-sahara-fish-phosphates-video?CMP=twt_gu
Des pêcheurs sahraouis qualifient de « frauduleux » un projet de traité de pêche entre l'UE et le Maroc. Ils estiment que ce document autoriserait le vol puis la disparition des ressources halieutiques.
On peut également lire l'exaspération des pêcheurs sur ce site :
http://www.euractiv.fr/development-policy/les-pecheurs-sahraouis-condamnen-news-530186
Nous avons régulièrement alerté les Marocains sur le risque qu'ils prennent à ne pas vouloir écouter la demande des Sahraouis ... Quelle responsabilité !!!

samedi 30 mars 2013

FSM / Des eurodéputés dénoncent la politique extérieure de l’UE

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El Watan,  28/3/2013
 
© Photo : AFP

La politique extérieure de l’Union européenne en direction de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient est empreinte d’un double langage.

Tunis. De notre correspondant  

Présents au Forum social mondial à Tunis, des eurodéputés de la gauche unitaire et de la gauche verte du Nord (GUE/NGL) ont dénoncé, hier au cours d’une conférence de presse, la politique de «deux poids, deux mesures» adoptée par Bruxelles vis-à-vis du conflit du Sahara occidental et de la question palestinienne.
L’Espagnol Willy Mayer, connu pour son engagement en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, a vilipendé une Europe qui ne travaille pas en direction du règlement des conflits. «La politique extérieure de l’Union européenne doit être dictée par les valeurs des militants en faveur de l’émancipation des peuples opprimés et colonisés. Elle doit jouer un rôle important pour l’achèvement du processus de décolonisation du Sahara occidenta. Elle doit être clairement en faveur de la création d’un État palestinien. Malheureusement, elle met au centre des préoccupations ses intérêts géostratégiques aux dépens du droit international». L’eurodéputé, qui a été refoulé avec trois autres parlementaires à l’aéroport de Rabat, empêchés par les autorités marocaines de se rendre à la ville de Layoune occupée, a dénoncé «le silence de l’Union européenne sur les violations des droits de l’homme au Sahara occidental. Au lieu d’exiger du Maroc un strict respect des droits humains, tel que stipulé dans l’article 2 de l’accord d’association, Bruxelles accorde un statut avancé au Maroc pour mieux exploiter les richesses appartenant au peuple sahraoui».
M. Mayer, vice-président de la commission des affaires étrangères au Parlement européen, a appelé l’Espagne «à exercer sa responsabilité administrative pour le parachèvement du processus de décolonisation et elle ne doit continuer indéfiniment à fuir cette responsabilité, car elle est entièrement engagée dans ce conflit». De son côté, l’eurodéputé Soren Bo Sondergaard (Danemark), qui a pu se rendre dans les territoires sahraouis occupés, dit «ne pas comprendre comment l’Union européenne continue de favoriser des accords avancés avec un gouvernement (le Maroc) qui opprime un peuple et spolie ses richesses». Il estime que pour permettre au peuple sahraoui de recouvrer son indépendance, «il faut qu’on arrive à mobiliser les opinions publiques partout dans le monde afin d’exercer des pressions sur les gouvernements pour les amener à reconnaître l’Etat sahraoui».

Le soutien intéressé de l’UE au Printemps arabe


Après avoir soutenu les régimes arabes avant le vent de révolte qui les a ébranlés, Bruxelles apporte son appui politique aux nouveaux pouvoirs. Mais, «fondamentalement, rien n’a changé dans l’approche de la politique extérieure de l’Union à l’égard de ces pays. Derrière les mots gentils, se voile une vision opportuniste. Ce qui intéresse Bruxelles, ce sont les marchés qu’elle pourrait obtenir des nouveaux régimes. C’est un soutien intéressé», selon l’eurodéputé d’Irlande Paul Murphy. Pour lui, l’Union européenne «pousse vers la libéralisation des économies des pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient pouvant permettre une libre circulation des marchandises à travers les accords d’échanges». C’est une politique qui conduirait à l’appauvrissement des populations et l’étranglement des économies de ces pays. Le parlementaire irlandais a par ailleurs dénoncé «la realpolitik de l’Union en apportant un soutien sans faille à l’Etat d’Israël. Il y a des financements européens accordés à Israël pour l’achat d’armements qui servent à tuer les Palestiniens et construire des colonies».

Le conférencier estime que l’establishment européen est «soumis au diktat de la politique étrangère des USA pour promouvoir le rôle d’Israël dans la région». Sur un autre plan, la députée portugaise, Inès Zuber, estime que l’UE est engluée hypocritement dans «des contradictions en matière de politique étrangère». Elle en veut pour exemple, «l’inquiétude qu’elle exprime à l’égard des radicaux islamistes au Mali, et elle les finance en Syrie. Elle s’alarme de la prolifération des armes nucléaires en Iran, pendant que l’Etat d’Israël, une puissance nucléaire, refuse d’adhérer au Traité de non-prolifération». Enfin, les quatre parlementaires européens estiment que face à une Union européenne mue par des intérêts «bassement étroits, il faut opposer une solidarité des peuples de tous les pays pour instaurer un autre monde».
C’est l’esprit du Forum social mondial.

URL Source : http://www.elwatan.com/international/des-eurodeputes-denoncent-la-politique-exterieure-de-l-ue-28-03-2013-208243_112.php


lundi 15 février 2010

Sahara Occidental : l'assistanat, une soumission forcée

Par Diaspora sahraouie, 28/1/2010
La population marocaine est bombardée constamment avec des slogans sur le niveau de développement et de confort atteint dans ce qu’ils appellent "les provinces du sud", en allusion aux territoires occupés du Sahara Occidental.
Les citoyens marocains ont développé une imagination fantastique et comptent parmi les conteurs les plus doués. Chaque jour des histoires sont inventées et circulent vite. La bouche et les oreilles sont les organes les plus populaires et les plus utilisés. Écouter l’histoire inventée par le Makhzen, lui ajouter de petits détails qui manquent et en faire une deuxième édition pour la diffuser, l’autre fait de même et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on vous dise que la NASA va construire une station de lancement de fusées à El Aaiun à cause du vent qui y souffle et qui aide les fusées à partir vite dans l’espace.
En arrivant au territoire sahraoui, tout visiteur est immédiatement frappé par tous ces militaires, ces contrôles de police, de gendarmerie, jusqu’à ce qu’un sentiment d’inquiétude l’envahisse. Chaque lieu public a un garde en faction à l’entrée et les bonnes manières ne font pas partie de ses directives. En plus de la présence militaire, le Sahara enregistre une forte concentration de services de sécurité et de départements administratifs en tout genre.
Les agents de l’État ne sont pas issus des territoires sahraouis, et le déplacement de la population marocaine a été intense ces trois dernières décennies. El Aaiun a grandi à une vitesse effrénée grâce aux encouragements de l’État à travers les avantages fiscaux incitant les Marocains à s’y installer. Ceux-ci sont devenus les maîtres dans le tissu économique, notamment dans le secteur le plus rémunérateur, celui de la pêche.
Les Sahraouis ont assisté la rage au cœur à l’installation et l'enrichissement des Marocains alors qu’eux sont soumis à une politique d’assistanat, moyennant le budget dit de "Promotion Nationale", un système de distribution de la carte, dite “cartiya”, l’équivalent de 1350 DH. Un système qui a vite dérapé donnant lieu à des détournements et au favoritisme. Ainsi, les autorités locales mènent la belle vie aux frais de la population démunie.
Il y a aussi des subventions additionnelles appliquées à certaines denrées alimentaires : le sucre, la farine, l’huile et les hydrocarbures qui coûtent moins cher qu’au Maroc. Mais la quasi-totalité des produits subventionnés sont détournés par l’armée, responsable de sa distribution. Ainsi vous pouvez trouver de l’essence moins cher vendu à Agadir, en provenance d’El Aaiun.
La population locale a toujours été ignorée et marginalisée lors de la distribution des parcelles et de logement dont ont bénéficié les camps Al-Wahda qui abritaient les contingents embrigadés par Rabat pour être inclus dans les listes électorales pour le fameux référendum qui se trouve toujours dans la salle d’attente. La brochette de béni-oui-oui censée représenter la population sahraouie était occupée plus à s’enrichir qu’à défendre les intérêts de la population autochtone. Les activités économiques sont limitées à la pratique de la pêche, l’extraction du phosphate et le petit commerce, ce qui offre très peu de création d’emplois. En 34 ans d’occupation, le Makhzen a été occupé plus à consolider sa présence qu’à créer des infrastructures sociales et économiques.
Ainsi, les Sahraouis sont maintenus sous perfusion pour empêcher toute autonomie. Ceux qui osent s’exprimer contre l’occupation sont immédiatement radiés de la liste des bénéficiaires de cette subvention et seront condamnés à vivre de la solidarité de leurs proches et voisins. Ceux qui refusent de participer aux élections auront le même sort. Même les parents des jeunes qui participent aux manifestations et aux sit-in sont menacés de ne plus recevoir ce petit salaire de survie. Le colonisateur marocain a fait des Sahraouis des mendiants qui implorent la charité au lieu de construire pour eux des infrastructures à même de leur permettre de gagner leurs vies avec dignité et respect.
Pour dissimuler la spoliation démesurée des ressources sahraouies et le grand gâchis pratiqué, les moyens de propagande marocains ne cessent de répéter que le Sahara est devenu un fardeau lourd pour l’Etat. Ce qui est faux. Les prix des phosphates ont été multipliés presque par huit les derniers 14 mois. Le revenu annuel généré par les mines de phosphates situées au Sahara Occidental approche les 1,2 milliards $US. Pendant de nombreuses années, la tonne de minerai de phosphates valait environ 50 à 60 dollars sur le marché international. A la suite d’une demande mondiale en rapide augmentation, celle-ci approche maintenant les 400 dollars. Ces trois dernières années, la production annuelle de la mine de Boucraa a été d’environ trois millions de tonnes.
Le secteur marocain de la pêche maritime a réalisé en 2008 un chiffre d’affaires de plus de 7,88 milliards de dirhams (985 millions de dollars). Rien que la pêche aux couteaux dans la ville de Dakhla apporte 200 tonnes en trois semaines, ce qui est horrifiant pour la population locale qui est obligée d’assister à une telle surexploitation de ses ressources sans pouvoir en profiter.