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samedi 22 mars 2014

9 pêcheurs sahraouis interrogés en garde à vue iront en prison si récidive de manifestation contre la pêche de l'UE




Mis à jour le: 16/3/2014

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Une manifestation pacifique des pêcheurs sahraouis dans le port d'El Aaiun cette semaine a été interrompue par la police marocaine. Neuf pêcheurs ont été emmenés au poste de police pour des heures d'interrogatoire, et menacés de sanctions plus lourdes s'ils manifestaient à nouveau contre la pêche de l'UE.

La manifestation a débuté à 11h30 mardi 11 mars, dans le port d'El Marsa, une ville côtière située à 25 km au sud-ouest de El Aaiun.

Les pêcheurs sahraouis s'étaient rassemblés ici pour manifester pacifiquement contre l’action marocaine d'exclusion sociale et économique systématique des Sahraouis dans les territoires occupés, et contre l'exploitation continuelle des eaux territoriales du Sahara Occidental qui ne bénéficient pas aux Sahraouis.

Les manifestants brandissaient des banderoles avec des slogans tels que " Où sont les Sahraouis dans l'accord de pêche ", se référant à l'accord de partenariat dans le domaine de la pêche de l'Union Européenne avec le Maroc, adopté par le Parlement Européen en décembre 2013.

La police marocaine est intervenue après quelques minutes de la manifestation, et a confisqué les banderoles et les chemises jaunes portés par les pêcheurs. Les slogans et les chemises ont été mis en pièces par la police.

Neuf manifestants ont été arrêtés et emmenés au poste de police d'El Aaiun pour interrogatoire. Tout en menaçant les manifestants avec des accusations fabriquées portées contre eux, la police les a interrogés pendant 6 heures, sur les informations personnelles des manifestants, les raisons de leur manifestation, leurs moyens de coordination entre eux, et leurs liens et coordinations avec des tiers.

Les manifestants ont été relâchés dans la soirée, et informés qu'ils seraient jetés en prison s'ils organisaient ou participaient à d'autres manifestations.

jeudi 5 septembre 2013

Sahara Occidental : La police provoque et sort le bâton.

Par theguardian.com,  6/9/2013

ils ne veulent plus se taire !

Le traitement infligé aux Sahraouis par la police du Maroc dans les territoires occupés atteint un summum ! Et les policiers provoquent tous les jours davantage afin de pouvoir sortir systématiquement les bâtons !
Alors que le roi avait indiqué qu'il avait la volonté de permettre des avancées démocratiques, c'est, en tout cas dans les territoires occupés du Sahara Occidental, l'inverse qui se produit.
Au moindre rassemblement sur les trottoirs les fourgons arrivent au coin de la rue ! Et si les sahraouis ne se dispersent pas immédiatement ... c'est parti ! en civil ou en tenue, la horde est lâchée et les coups pleuvent aussi bien sur les hommes que sur les femmes ! Debout ou à terre, ça n'a pas d'importance ... on cogne !
Et comme en parallèle, le roi n'hésites pas à spolier les richesses, l'exaspération est à son comble
Pour preuve les manifestations de pêcheurs ...
Ce que confirme le journal "le Guardian" (qui n'est pas un journal algérien !) :
Le Sahara Occidental est riche en phosphates et ses côtes sont riches en poissons, mais, pour les militants sahraouis, ces ressources ne sont pas exploitées pour améliorer le sort de la population indigène.
Ils rappellent que le Maroc a annexé le territoire en 1975 lors du  retrait de l'Espagne. Le conflit qui s'ensuivit est l'un des plus anciens du monde.
Pour exprimer leur désaccord, déjà en novembre 2010, des manifestants avaient érigé un camp de Gdeim Izik, en dehors de Laayoune la capitale. Ils ont été durement réprimés par l'armée marocaine.
Les Sahraouis soutiennent que l'exploitation des ressources du territoire devrait cesser jusqu'à ce qu'une solution au conflit soit trouvée.
http://www.theguardian.com/global-development/video/2013/jan/28/western-sahara-fish-phosphates-video?CMP=twt_gu
Des pêcheurs sahraouis qualifient de « frauduleux » un projet de traité de pêche entre l'UE et le Maroc. Ils estiment que ce document autoriserait le vol puis la disparition des ressources halieutiques.
On peut également lire l'exaspération des pêcheurs sur ce site :
http://www.euractiv.fr/development-policy/les-pecheurs-sahraouis-condamnen-news-530186
Nous avons régulièrement alerté les Marocains sur le risque qu'ils prennent à ne pas vouloir écouter la demande des Sahraouis ... Quelle responsabilité !!!

Rentrée 2013 : WSRW frappe fort avec deux rapports sur les ressources naturelles au Sahara Occidental



Publié le septembre 3, 2013

wsrw_logo_180Deux rapports détonants viennent réveiller l’opinion pendant cette rentrée sur la situation au Sahara Occidental et plus précisément sur la question des ressources naturelles et leur exploitation dans la dernière colonie d’Afrique.
Western Sahara Resource Watch a publié un premier rapport, "Dirty Green March", l’énergie verte complice de l’occupation au Sahara Occidental. Rapport qui revient sur la manière dont le Maroc a l’intention de construire de centrales d’énergie renouvelable de plus de 1000 MW (mégawatts) au Sahara Occidental, un territoire que le Maroc occupe partiellement.
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Le rapport est disponible ici : dirty_green_march_eng

Nouveau rapport : Total SA au Sahara Occidental occupé
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Western Sahara Resource Watch lance aujourd'hui un rapport sur le retour irresponsable de la compagnie pétrolière française Total au Sahara Occidental occupé. La compagnie conduit des explorations sur le territoire alors que le Bureau des affaires juridiques de l'ONU a affirmé que c’est en violation du droit international.
Mis à jour le: 2/9/2013
WSRW estime dans son rapport que les investissements de Total dans les études sismiques au cours de la dernière année ont atteint environ 75 millions de dollars US. Une filiale de la compagnie pétrolière nationale chinoise a assisté Total pour l’exploration qui a pris fin en juillet.

Téléchargez le rapport « Injustice Totale », ici.

« Total démontre un mépris complet des principes fondamentaux de la Responsabilité Sociale des Entreprises. La compagnie refuse d’engager la moindre discussion sur les droits légitimes du peuple du territoire occupé », a déclaré Erik Hagen, président de Western Sahara Resource Watch.

En 2001, le Maroc a pour la première fois délivré des licences pétrolières au Sahara Occidental, un territoire qu'il a envahi en violation du droit international. L'une des deux licences a été attribuée à Total. Quelques mois plus tard, le Bureau des affaires juridiques des Nations Unies avait réagi à l'affaire, et déclaré que toute exploration viol le droit international si les Sahraouis n’y consentent pas.

Pourtant, Total a renouvelé sa licence sans obtenir le consentement du peuple sahraoui. Total détient le plus grand de l'ensemble des blocs des compagnies pétrolières impliquées au Sahara Occidental occupé aujourd'hui - le bloc de Total est de la taille du Portugal - et la compagnie a réalisé de juillet 2012 à juillet 2013 les études sismiques les plus avancées et plus onéreuses que jamais.

Les préoccupations concernant les droits du peuple sahraoui ont été rejetées par la compagnie, qui a affirmé ne pas prendre part à la politique. Total ne souhaite pas non plus répondre aux questions sur ses projets.

«Total est devenu l'un des plus grands obstacles à la résolution du conflit au Sahara Occidental. Quel intérêt aurait le Maroc à résoudre le conflit tant que son partenariat avec Total conduit vers des découvertes pétrolières au Sahara Occidental ? » a déclaré Hagen.

«Nous exhortons maintenant les actionnaires de Total à faire pression immédiatement sur la compagnie. Si Total ne met pas fin à son engagement non éthique, nous demandons aux actionnaires de cesser leurs investissements. Au travers ses activités cette dernière année, Total a révélé sa véritable intention de trouver du pétrole au Sahara Occidental en partenariat avec le gouvernement marocain », a déclaré Hagen.

Contactez :
Erik Hagen , président du Western Sahara Resource Watch , tél +47 45265619 , info@vest-sahara.no
Sara Eyckmans , coordinateur , Western Sahara Resource Watch , tél +32 475458695 coordinator@wsrw.org
APSO, Amis du Peuple du Sahara Occidental, apsolument@yahoo.fr
http://www.wsrw.org/a111x2652

http://www.wsrw.org/a111x2652
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vendredi 30 août 2013

Sahara : Le Parlement européen compte aborder la question des droits de l’Homme , les pêcheurs sahraouis s’opposent à l’ accord UE-Maroc


 
  
Encore une fois la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental sera examinée par le Parlement européen. Le rendez-vous pourrait avoir lieu dans deux semaines, a indiqué l’eurodéputé Jonathan Lis. Cette fois, l’accent sera mis sur les ressources halieutiques, agricoles et minières de la région.














Une délégation du parlement européenne a effectué, du 27 au 29 août, une visite au Sahara occidental. Conduite par l’adjoint du rapporteur spécial pour les droits de l’Homme, Jonathan Lis, elle a eu des entretiens avec les acteurs politiques et associatifs de la région, unionistes et surtout partisans de l’indépendance de la province.

Une fois n’est pas coutume, les eurodéputés se sont même entretenus avec quatre représentants d’associations actives dans le secteur de la pêche au port de Dakhla. Au cours d’une trentaine de minutes, ces derniers se sont plaints de ce qu’ils qualifient de « pillage des ressources du Sahara » par le Maroc. La délégation a, également, rencontré, des membres de la coordination Gdim Izik et des diplômés sans emplois et d’une ONG de journalistes indépendants à Laâyoune.

Le PE examinera la situation des droits de l’Homme
Cette visite des eurodéputés sera couronnée par la publication d’un rapport dont la date n’a pas encore été communiquée. De son côté, le Parlement européen devrait aborder, dans les deux prochaines semaines, la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental, a indiqué Jonthan Lis à l’issue de sa réunion avec une délégation des professionnels de la pêche de Dakhla. Il est clair que le Maroc sera l’un des thèmes phares de la rentrée politique au PE.
Un tour de chauffe avant d’entamer le très sensible sujet du nouveau protocole de pêche dont l’examen par la commission de la pêche et de l’agriculture est prévu en octobre. Des sources proches du dossier indiquent que le lobby du Polisario au PE tentera d’introduire des modifications au projet de l’accord instaurant des outils permettant à la population du Sahara occidental de bénéficier de la compensation financière annuelle, de 40 millions euros.

Les partisans du Polisario manifestent à  à Laâyoune
Parallèlement à la visite des eurodéputés, les partisans du Polisario sont descendus dans les rues du quartier Maâtallah à Laâyoune. « Mercredi, le succès n’était pas vraiment au rendez-vous. Ils n’ont pu rassembler qu’une dizaine de participants. Ce fut un échec alors qu'ils voulaient montrer à la délégation des eurodéputés leurs forces de mobilisation », nous confie une source locale.
En revanche, des sites actualités très proches du Front ont fait état de blessés parmi les manifestants, conséquence de l’intervention des forces de sécurité, déployées en masse dans ce fief du Polisario. Dans la soirée d’hier, une autre marche était prévue mais les autorités locales l’ont interdite.


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Les pêcheurs sahraouis s’opposent à l’imminent accord UE-Maroc


30/8/ 2013 

 Dans les prochains mois, l'Union Européenne aura à décider d'accepter ou non la nouvelle proposition d’accord de pêche avec le Maroc, permettant aux navires de l'UE l'accès aux eaux du Sahara Occidental. Les pêcheurs sahraouis dénoncent l'accord. « Cet accord est un acte de vol et une menace sérieuse pour l'environnement ». Lire la déclaration officielle ici.
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Photo: Un camion transportant des sardines de Dakhla vers le Maroc renversé près du port par les pêcheurs Sahraouis lors de manifestations de la fin du mois de mai 2013.DÉCLARATION DES PÊCHEURS SAHRAOUIS DE DAKHLA SUR LE PROTOCOLE DE PÊCHE UE-MAROC

Nous, associations Nawras, Kandil et Pêcheurs sahraouis de la ville de Dakhla (Sahara Occidental) dénonçons le protocole de l'accord UE- Maroc de partenariat dans le domaine de la pêche, signé le mercredi 24 Juillet, à Rabat, qui ne soustrait pas la pratique illégale de la pêche dans les eaux sahraouies. Nous considérons qu'il s'agit d'une fraude délibérément rédigée de manière à permettre les pratiques de pêche nulles et non avenues dans les eaux sahraouies, dont les seuls propriétaires sont le peuple du Sahara Occidental.

"Cet accord ne respecte pas la légalité internationale, ne respecte pas l'état de dégradation de l'environnement de la région du fait de la surexploitation, ne respecte pas la volonté politique du peuple sahraoui, et ne respecte pas la position exprimée par l'unique représentant du peuple sahraoui reconnu par l’ONU, le Front Polisario. Nous nous demandons ce que Mme Maria Damanaki est allée faire à Rabat, à signer un accord qui permet une exploitation frauduleuse des ressources du Sahara Occidental avec un Etat qui n’a aucune souveraineté juridique sur le Sahara Occidental? N'est-ce pas un pur acte d’achat de biens volés ?

Nous considérons l’acte européen non seulement comme une violation du droit international, mais aussi comme une violation des droits humains du peuple de ce territoire, reconnu à l'article 1 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ratifié par tous les États membres de l'UE ainsi que par l'Etat marocain, dans la mesure où cet accord n’empêche pas l'exploitation de nos ressources.

L'accord ouvre la porte à une pratique illégale en violation de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, ratifiée par tous les États membres de l'UE, ainsi que par l’État marocain. L'accord n'empêche pas les violations du droit des Nations Unies sur les territoires non autonomes dans la mesure où il ouvre la porte à la pêche frauduleuse au Sahara Occidental parce qu’il n’empêche pas la pratique marocaine bien connue de demander aux investisseurs étrangers de s’installer sur notre terre occupée. Le présent Accord ne prend pas en considération les pratiques de corruption concernant les activités de pêche au Sahara Occidental. Cet accord n’offre aucune véritable garantie que l'argent des citoyens européens profitera au peuples marocain et sahraoui, et non à l'élite dirigeante marocaine.

Nous condamnons également la position du gouvernement espagnol, qui ne cache pas son intention d'appliquer cet accord aux eaux du Sahara Occidental. La situation économique et la crise en Espagne sont utilisées comme un argument cynique pour prétendre que cet accord va aider l'économie espagnole, bien que cet accord offre plus de possibilités d'emploi à la population marocaine qu’espagnole. Cette position de l'Espagne est une violation du contenu économique de notre droit à l'autodétermination, et fait suite à sa violation de notre droit politique à l'autodétermination par l’illégal "Accord de Madrid" de 1975 et à sa tolérance sur les violations massives des droits humains perpétrées par le Royaume du Maroc sur le territoire du Sahara Occidental suite de son invasion.

Nous demandons à tous les acteurs internationaux, et spécialement les États membres de l'UE, le Parlement Européen et tous ses groupes parlementaires sans distinction, de rester ferme face à ce nouvel acte déshonorant d'irrespect de la loi énoncée dans le Traité de l'Union Européenne, ainsi que des droits internationalement reconnus du peuple sahraoui, ses sentiments et sa dignité. 


Nous demandons à la communauté internationale, et spécialement aux gouvernements des États membres de l'UE et au Parlement Européen d’écouter la voix du peuple sahraoui - exprimée au risque d’emprisonnement et des tortures - protester contre ce pillage systématique et honteux de leurs ressources de pêche, phosphate, sable, terre, de leur culture et de l’avenir de leurs jeunes générations.

Le nouveau protocole est une porte ouverte au vol des richesses du peuple sahraoui ainsi qu’une sérieuse menace pour l'environnement en raison de l’augmentation du nombre de bateaux autorisés à piller de plus en plus de ressources halieutiques au Sahara Occidental.

Pour finir, nous attirons l'attention de tous les consommateurs européens, ainsi que les autorités européennes sur le fait qu’ils sont systématiquement trompés parce que plus de 60% des produits étiquetés « Maroc » proviennent effectivement du territoire occupé de cette dernière colonie en Afrique.

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L'adjoint du rapporteur spécial de l'UE pour les droits de l'homme rencontre des associations sahraouies des droits de l'homme

El Aaiun (territoires occupés du Sahara occidental), 30 /8/2013 (SPS) 
L'adjoint du rapporteur spécial de l'Union européenne (UE) pour les droits de l'homme, Jonathan Lis, a rencontré des associations sahraouies des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental, a-t-on indiqué de source du ministère des territoires occupés et des communautés sahraouies établies à l’étranger.
Les participants à la rencontre ont évoqué "la situation des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental et les violations systématiques des droits des Sahraouis par l'occupation marocaine", a précisé la même source.
Les intervenants ont étayé leurs propos par des documents, des photos et des vidéos montrant les victimes de la répression marocaine d'une manifestation pacifique organisée récemment par les Sahraouis à l'occasion de la visite de M. Lis dans la région, a ajouté la même source.
Les associations sahraouies des droits de l'homme ont appelé l'UE à "intervenir pour faire cesser les souffrances du peuple sahraoui en soutenant la légalité internationale, en imposant le respect du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, en faisant pression sur l'Etat marocain pour qu'il abandonne ses pratiques colonialistes et en annulant l'accord illégal de pêche qui englobe les eaux territoriales du Sahara occidental".(SPS)
020/090/700 302000 AOUT 013 SPS

dimanche 16 janvier 2011

Sahara Occidental : Les pêcheurs sahraouis expulsés du port de Boujdour, interdits de pêcher dans leurs eaux protestent toujours

Western Sahara Resource Watch, 15/1/2011

Pour la troisième journée consécutive, les pêcheurs sahraouis ont manifesté dans le port de Boujdour (ville occupée du Sahara Occidental, ndds), réclamant le droit de pêcher dans leurs propres eaux. Depuis lundi, les policiers marocains empêchent les Sahraouis d'accéder à leurs bateaux.
Pour protester contre leur exclusion du port de Boujdour, plus de 70 pêcheurs sahraouis se sont réunis au point d'entrée du port à 16h cet après-midi du 12 Janvier. Cela a immédiatement déclenché une réaction violente de la police marocaine, soutenue une nouvelle fois par les colons marocains. Les manifestants affirment qu'ils ont été immédiatement dispersés par la force, et certains, comme Elkharrachi Ebbaha, ont été menacés d’être arrêté.
Western Sahara Resource Watch a reçu des photos des événements.
La police marocaine affirme que les pêcheurs sahraouis n'ont pas les autorisations nécessaires pour pêcher. Mais les pêcheurs sahraouis ripostent que seuls les colons marocains peuvent recevoir les licences accordées par les autorités marocaines.
"Nous avons à payer 1.500 dirhams (150 €) afin d'obtenir une telle licence" déclare un pêcheur sahraoui. «Nous ne pouvons tout simplement pas nous le permettre".
Les pêcheurs sahraouis estiment le nombre de colons marocains qui ont reçu des licences de pêche pour le port de Boujdour à environ 1.000 personnes, alors que pas plus de 10 sahraouis jouissent du même privilège.
Les pêcheurs se plaignent que les autorités marocaines les empêchent très souvent de pêcher, surtout en cette période où officiellement, la pêche aux coquillages, pieuvres et calamars est autorisée. Le Maroc a déclaré ouverte la période de pêche pour ces espèces le 5 Janvier.
"Les coquillages sont immédiatement transportés vers les villes marocaines comme Agadir et Casablanca. Nous ne tirons aucun profit d’eux, nous ne pouvons même pas en manger ", ajoute un autre pêcheur. "Les autorités marocaines n'ont pas le droit de nous empêcher l’accès à nos eaux et à nos poissons pour gagner notre vie".