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jeudi 31 mars 2016

Sahara Occidental: la France souhaite la mise en œuvre de la mission de la Minurso ...réellement ? toute la mission ?



Alger, 29 mars 2016 (SPS)

La France est pour que la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara Occidental (Minurso) "puisse mettre en œuvre sa mission", a indiqué mardi à Alger le ministre français des Affaires étrangères et du Développement international, Jean-Marc Ayrault.
"Concernant le Sahara Occidental, la position de la France est toujours la même. Nous sommes pour que la Minurso puisse mettre en œuvre sa mission", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointement animée avec le ministre algérien d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra.

Il a ajouté que c'était "tout le travail de dialogue que nous avons entrepris ces dernières semaines pour que la relation entre les partenaires régionaux, notamment le Maroc et l'ONU s'apaise", qualifiant la question du Sahara Occidental de "délicate" et "difficile".
"Nous avons assisté à des tensions que nous ne pouvons pas ignorer, (...) Parfois, on nous a reproché d'entreprendre cette démarche, mais celle-ci avait un but d'apaisement", a-t-il souligné.

Le chef de la diplomatie française a exprimé son souhait que le mandat de la Minurso, une fois arrivé à terme, soit renouvelé.

M. Ayrault a fait remarquer que le conflit du Sahara Occidental qui dure depuis 40 ans "ne doit pas être la pierre d'achoppement" dans l'amitié entre l'Algérie et la France. "C'est l'état d'esprit qui est le mien, du gouvernement et du président François Hollande", a-t-il enchaîné.

Dernière colonie en Afrique, le Sahara Occidental a été occupé par le Maroc en 1975 après le départ des troupes espagnoles, et reste à ce jour inscrit à l'ONU au chapitre des territoires à décoloniser, selon les règles du droit international en la matière.
Créée le 29 avril 1991, la Minurso a pour objectif de préparer et d'organiser un référendum d'autodétermination pour le peuple du Sahara Occidental. (SPS)
020/090/700 291433 MARS 016 SPS
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Bravo pour cette déclaration, mais pourquoi la France de François Hollande s'oppose-t-elle à la mise en place du référendum ? Pourquoi n'a-t-elle pas défendu Ban-Ki moon ? NDLR

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samedi 25 avril 2015

Sahara : Le Polisario menace de revoir sa coopération avec l’ONU

Par Mohammed Jaabouk 23/4/2015

Mohamed Abdelaziz, chef du Polisario / DR
Polisario joue sa dernière carte. Elle tente par tous les moyens d’exhumer le projet du referendum au Sahara occidental. Une option qui ne semble plus à l’ordre du jour pour les Nations Unies.

En vue de forcer la main des Quinze à se plier à ses exigences, le Front brandit la menace de rompre sa coopération avec les casques bleus. Une position exprimée, hier à New York par M’Hamed Khadad et ce quelques heures avant que l’envoyé personnel du secrétaire général ne présente, à huis clos, une déclaration devant les membres du Conseil de sécurité sur le processus de négociations.

« L’ONU a cédé aux pressions du Maroc »
« Abandonner cet objectif (ndlr : le referendum), va imposer au Front Polisario de revoir sa coopération avec la MINURSO », a-t-il indiqué à l’agence Reuters. Et d’ajouter que son mouvement « ne peut pas accepter que cette Mission se déplace dans les territoires sahraouis comme s’il s’agissait de territoire marocain ».  
Khadad constate que les pressions du royaume empêchent les Nations Unies de remplir leurs engagements dans l’organisation d’une consultation populaire pour déterminer l’avenir de la province. Le responsable a réitéré les appels de son mouvement à élargir le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme dans la partie contrôlée par le Maroc. Une recommandation qui ne figure pas dans le dernier rapport de Ban Ki-moon, comme ce fut le cas en 2013 et 2014.
Les déclarations de M'Hamed Khadad traduisent un profond malaise chez la direction du Polisario, et la teneur du document du secrétaire général de l’ONU, publié le 10 avril, n’a fait que l'amplifier. Les divergences entre les deux parties datent en effet de la conversation téléphonique entre Ban et le roi Mohammed VI. Depuis, elles n’ont cessé de s’aggraver, d’autant que le Front s’est montré hostile à tout changement de l’approche des Nations Unies vis-à-vis du conflit vieux de quarante ans.

mardi 24 mars 2015

Au Sahara Occidental : Le Maroc bastonne à tour de bras



L'Expression - Le Quotidien

LIBERTÉ DE RÉUNION ET DE MANIFESTATION AU SAHARA OCCIDENTAL

Par


Tout ce qui bouge est maté à coups de matraque
Le Réseau euro-méditerranéen des droits de l'homme (Remdh) en a fait le constat au terme d'une mission effectuée du 14 au 21 septembre 2014 au Maroc et dans les territoires occupés du Sahara occidental.
Les forces d'occupation marocaines ne font pas dans la dentelle. Tout ce qui bouge est maté à coups de matraque. «Au Sahara occidental (occupé), des restrictions à la liberté de réunion et de manifestation continuent d'être imposées plus qu'ailleurs. Les manifestations politiques et de solidarité sont systématiquement interdites ou réprimées dans la violence par les forces de police qui agissent en toute impunité», souligne le rapport du Remdh, qui souligne que la torture «demeure également une pratique courante». Le document tombe à pic.
Dans un peu plus d'un mois, d'ici le 30 avril 2015, le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies doit voter une nouvelle résolution qui doit prolonger le mandat de la Minurso (Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental).
L'enjeu est de taille: il sera à nouveau question de la doter d'un mécanisme de protection des droits de l'homme. Le Maroc s'y oppose fermement en actionnant ses soutiens au sein du Conseil de sécurité (la France essentiellement). Le Front Polisario, les associations de défense des droits de l'homme... le réclament à cor et à cri. La réalité du terrain l'impose. La situation des droits de l'homme est exécrable même à l'intérieur du Royaume. «Les autorités marocaines tentent ainsi d'entraver le travail des défenseurs des droits de l'homme, d'autant plus depuis les déclarations du ministre de l'Intérieur, Mohamed Hassad, devant le Parlement marocain le 15 juillet de l'année dernière. M.Hassad a en effet accusé les organisations non gouvernementales de subir des influences étrangères et de compromettre la réputation et la sécurité du pays», indiquent les enquêteurs du Remdh qui ajoutent que «les poursuites engagées contre ceux et celles qui dénoncent la torture relevaient d'une volonté d'intimidation de même nature».
Est-ce l'ultime rapport qui mettra fin à l'impunité dont jouissent les forces de répression marocaines? Si l'on en croit les rédacteurs de ce rapport qui accable, encore une fois, le pouvoir marocain. Le processus serait déjà en marche. «L'Union européenne (UE) devrait intégrer la composante des droits de l'homme pour le Sahara occidental dans son accord de politique européenne de voisinage (PEV) avec le Maroc et soutenir la mise en place de mécanismes internationaux permanents pour contrôler et garantir le respect des droits de l'homme dans le Sahara occidental» révèle le document du Réseau euro-méditerranéen des droits de l'homme.
Faut-il croire que cette fois-ci les carottes sont cuites pour le Makhzen? Cela paraît en tout cas vraisemblable. D'autant plus que le clou va davantage s'enfoncer. Une délégation américaine conduite par le célèbre avocat, Gare Alan Smith, a entamé depuis ce samedi une visite de travail dans les camps de réfugiés sahraouis. Cela ne sera pas pour faire du tourisme. «Cette visite permettra à la délégation de discuter avec la partie sahraouie les derniers développements de la question du Sahara occidental, de la situation des réfugiés...» rapporte une dépêche de l'agence de presse officielle sahraouie datée du 21 mars 2015.
L'étau se resserre indéniablement sur le Maroc qui use de la force, de la violence et de la torture pour faire taire la voix libre du peuple sahraoui. Le dossier des droits de l'homme commence à peser un peu trop lourd entre Rabat et la communauté internationale. La balance risque cette fois-ci de pencher du côté du Front Polisario.

vendredi 12 septembre 2014

Sahara Occidental: le 23ème anniversaire du cessez le feu sous fond de tension.


Par ANTOINE POCHOLLE, Menapost, 10/9/2014

 
En septembre 1991 prenait fin la lutte armée entre le front polisario et les forces marocaines au Sahara occidental. Un cessez le feu à durée indéterminée ainsi que la prévision d’un référendum sur l’autodétermination des Sahraouis ont été alors proclamés sous la médiation active des Nations Unis. Aujourd’hui ce fameux référendum, sans cesse repoussé, n’a toujours pas eu lieu, et les tensions sont toujours fortement présentes au moment du 23ème anniversaire de ce cessez le feu.
C’est en théorie la MINURSO, force d’interposition de l’ONU qui est en charge de l’organisation du référendum sur l’autodétermination du Sahara Occidental, mais le Maroc considère qu’il n’est pas envisageable que ce territoire devienne un État indépendant et repousse à chaque fois l’organisation du référendum. Une telle attitude ne fait rien pour apaiser les tensions, surtout au sein d’un front Polisario qui se sent offensé d’une part par le Maroc et d’autre part par les Nations Unis qui n’ont toujours pas tenu parole et juge encore que le plan de paix de l’ONU établi en 1991 est une arnaque, un énorme mensonge.
Des tensions palpables 
Alors que le 23ème anniversaire du cessez le feu a été fêté le 6 septembre dernier, les Sahraouis ont la rancune tenace envers l’ONU et notamment, Javier Perez de Cuellar, secrétaire général en 1991, accusé d’avoir été corrompu par les Marocains car il n’a pas tenu sa promesse d’organiser dans les six mois qui ont suivis le plan de paix un référendum sur l’autodétermination.
 Au banc des accusés on retrouve aussi la France. Une France à qui le front Polisario reproche de soutenir la colonisation marocaine du Sahara Occidental par nostalgie coloniale.
Par ailleurs, le coordinateur sahraoui avec la MINURSO, M. M’hamed Khadad, a réaffirmé à la veille de l’anniversaire du cessez le feu, que la mission des Nations Unis dans la région demeurait l’organisation en bonne et due forme du référendum. Il a en ce sens critiqué l’attitude du gouvernement marocain, trouvant que sa tentative d’imposer « des solutions coloniales périmés » « reflète sa crainte des résultats de ce référendum et sa conviction de l’attachement du peuple sahraoui à son unité autour de ses droits légitimes à l’autodétermination et à l’indépendance ».
Les tensions sont présentes car toute manifestation de sympathie envers l’indépendance du Sahara Occidental est fortement réprimée par le régime Chérifien. Ce dernier n’hésite pas à bafouer les droits de l’homme, envoyant en prison des pro Sahraouis, sans procès équitable. L’exemple d’Abdeslam Loumadi, qui a été condamné à une peine de prison par un tribunal marocain après avoir manifesté en faveur de l’autonomie du Sahara Occidental étaye ces propos. L’ONG Human rights Watch tente elle de faire pression d’un côté sur les autorités marocaines pour qu’elles cessent ce type de pratique, et d’un autre côté sur les gouvernement français et espagnol qu’elle juge ayant une responsabilité non négligeable dans ce qui se trame dans la région. Ce 23ème anniversaire parait donc être, plus que le symbole de la paix, celui de la soumission de force et continue du peuple Sahraoui au régime marocain qui refuse encore et toujours tout référendum sur l’autodétermination.

vendredi 22 août 2014

la Suisse soutiendra la Mission de l'ONU au Sahara occidental

Photo : Schweizer Militärbeobachter für die UNO-Mission in der Westsahara
Bern, 20.08.2014 - Die Schweiz wird die UNO-Mission in der Westsahara mit bis zu sechs Militärbeobachtern unterstützen. Das hat der Bundesrat an seiner heutigen Sitzung beschlossen.

Mit der Resolution 2152 hat der UN-Sicherheitsrat am 29. April 2014 beschlossen, die UNO-Mission in der Westsahara (Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental / MINURSO) um 15 unbewaffnete Militärbeobachter aufzustocken. Aufgabe der MINURSO ist es, den Waffenstillstand zwischen Marokko und der Befreiungsbewegung Polisario-Front (Frente Popular para la Liberacion de Saguia El Hamra y Rio de Oro) zu überwachen.

Die UNO hat die Schweiz im Juli für die Entsendung von unbewaffneten Militärbeobachtern angefragt. Die Abklärungen des VBS haben ergeben, dass die Schweizer Armee über die gesuchten Militärbeobachter verfügt. Der Bundesrat hat deshalb beschlossen, die MINURSO mit bis maximal sechs unbewaffneten Armeeangehörigen zu unterstützen.

Die Schweiz unterstützt die UNO-Mission in der Westsahara seit Juli 2011 mit zwei Minenräumspezialisten. Davor beteiligte sich die Schweizer Armee bereits von November 1991 bis August 1994 mit einer Swiss Medical Unit mit maximal 85 Angehörigen an der MINURSO.

https://www.news.admin.ch/message/index.html?lang=de&msg-id=54139


Des observateurs militaires suisses pour la mission de l’ONU au Sahara occidental
Berne, 20.08.2014 - La Suisse va appuyer la mission de l’ONU au Sahara occidental en y détachant six observateurs militaires au maximum. Cette décision a été prise par le Conseil fédéral lors de sa séance d’aujourd’hui.

Avec la résolution 2152, le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé, le 29 avril 2014, de ren-forcer l'effectif de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Saha-ra occidental (MINURSO) de 15 observateurs militaires non armés supplémentaires. La MI-NURSO a pour tâche de surveiller le respect du cessez-le-feu entre le Maroc et le mouve-ment de libération Front Polisario (Frente popular para la Liberacion de Saguia El Hama y Rio de Oro).

En juillet dernier, l'ONU a demandé à la Suisse si elle accepterait d'envoyer dans cette région des observateurs militaires non armés. Les investigations menées par le DDPS ont révélé que l'Armée suisse disposait effectivement du personnel recherché. Le Conseil fédéral a donc décidé d'apporter son appui à la MINURSO en mettant à sa disposition au maximum six militaires non armés.

Depuis juillet 2011, la Suisse appuie la mission de l'ONU au Sahara occidental avec deux spécialistes du déminage. Auparavant, l'Armée suisse avait déjà apporté son appui à la MI-NURSO entre novembre 1991 et août 1994, en envoyant sur place une Swiss Medical Unit comprenant un effectif de 85 militaires au maximum.

https://www.news.admin.ch/message/index.html?lang=fr&msg-id=54139
 Des observateurs militaires suisses pour la mission de l’ONU au Sahara occidental

Berne, 20/8/2014 -
La Suisse va appuyer la mission de l’ONU au Sahara occidental en y détachant six observateurs militaires au maximum. Cette décision a été prise par le Conseil fédéral lors de sa séance d’aujourd’hui.
Avec la résolution 2152, le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé, le 29 avril 2014, de renforcer l'effectif de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum

La Suisse soutiendra la Mission de l'ONU au Sahara occidental avec jusqu'à six observateurs militaires. Le Conseil fédéral l'a décidé lors de sa réunion d'aujourd'hui.

Résolution 2152 du Conseil de sécurité de l'ONU a décidé le 29 avril 2014, la Mission de l'ONU au Sahara occidental (Mission des Nations Unies pour l ' organisation d'un référendum au Sahara occidental / MINURSO) passera à 15 sans armes observateurs militaires. Mission de la MINURSO est le cessez-le-feu entre le Maroc et le mouvement de libération Front Polisario (Front populaire pour la Liberación de Saguia el Hamra y Río de Oro) à surveiller.

L'ONU a demandé le déploiement d'observateurs militaires non armés en juillet à la Suisse. Les investigations de la DDPS ont révélé que l'armée suisse a demandé des observateurs militaires. Par conséquent, le Conseil fédéral a décidé de soutenir la MINURSO avec jusqu'à maximum six militaires non armés.

La Suisse soutient la Mission de l'ONU au Sahara occidental depuis juillet 2011 avec deux spécialistes du domaine mine. Avant que l'armée suisse a participé déjà à partir de novembre 1991 à août 1994, avec une unité médicale Suisse avec maximales 85 membres de la MINURSO.

https://www.News.admin.ch/message/index.html?lang=de&MSG-ID=54139 (Traduit par Bing)


lundi 18 août 2014

L’ex-détenu politique sahraoui Hafed Toubali , en liberté conditionnelle, a rappelé la véritable mission de la MINURSO

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Par R.I. El Watan, 17/8/14 

L’ex-détenu  politique sahraoui Hafed Toubali a été mis en liberté conditionnelle, jeudi  dernier, par le procureur général près la cour d’appel d’Al Ayoun occupée, après une garde à vue de plus de 72 heures dans les locaux de la police judiciaire  de la ville marocaine de Tiznit et d’Al Ayoun occupée, a rapporté hier l’APS citant l’agence de presse sahraouie SPS.

En vertu de cette procédure judiciaire, Hafed Toubali libéré récemment doit comparaître devant la police judiciaire après 15 jours, pendant une période de deux mois renouvelables par le juge d’instruction près la cour d’appel. Hafed Toubali a été libéré lundi dernier par les autorités marocaines après 6 mois de détention à la prison de Tiznit. Il a été arrêté de nouveau  par les éléments de la police judiciaire arguant d’un mandat d’arrêt émis contre  lui par le parquet de la cour d’appel d’Al Ayoun occupée.
Il s’agit de la troisième fois consécutive que la justice marocaine recourt à la procédure de la liberté conditionnelle à l’encontre de jeunes Sahraouis pour avoir participé à des manifestations pacifiques revendiquant le droit  du peuple sahraoui à l’autodétermination. Par ailleurs, le représentant du Front Polisario à l’ONU, Ahmed Boukhari, a indiqué que la principale tâche de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) consiste en l’organisation d’un référendum sur l’autodétermination du peuple sahraoui.
Le diplomate sahraoui a répondu aux «déclarations étranges» du représentant  permanent du Maroc à l’ONU, qui appelait à «ne pas modifier» les prérogatives de la Minurso, a précisé l’agence. Selon l’interprétation du représentant marocain, les prérogatives de cette Mission se déclinaient en trois points : «Surveiller le cessez-le-feu, réduire les risques d’explosion de mines et autres restes d’explosifs de guerre  et soutenir les mesures de confiance avec l’appui du HCR en particulier, dans le cadre des visites familiales», a ajouté le diplomate sahraoui. «Nous voulons rappeler à la partie marocaine que la seule mission de la Minurso est l’organisation d’un référendum pour accélérer le processus  de décolonisation du Sahara occidental», a-t-il dit.
Il a également, rappelé que le référendum, «accepté et signé par  le Maroc et le Front Polisario», visait à «ouvrir la voie» à l’application  du Plan de règlement de 1991 et des résolutions de l’Assemblée générale et du  Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental. «L’obstruction des efforts de la communauté internationale par le Maroc,  la poursuite de son occupation militaire, de ses actes de répression  barbares contre le peuple sahraoui et du pillage de ses ressources nécessitent que l’ONU assume ses responsabilités avec plus de sincérité et de crédibilité,  pour mettre fin à l’occupation illégale de notre pays et garantir les droits  de notre peuple», a-t-il ajouté. Il a en outre indiqué que «les déclarations du représentant permanent du régime marocain d’occupation», reflétaient «l’irresponsabilité et le mépris de la légalité internationale, dont seul le Maroc assume les conséquences graves».

vendredi 18 avril 2014

Sahara occidental : l’heure de vérité

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Par Mohammed Larbi, El Watan, 12/4/14
 
Pour les Marocains, c’est véritablement l’heure de vérité, avec un rapport annuel du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara occidental qui s’écarte fondamentalement de ce que d’aucuns auraient tendance à considérer comme une simple routine. Même heure de vérité pour les membres du Conseil de sécurité, appelés en quelque sorte à se déterminer par rapport à un plan de paix qu’ils avaient eux-mêmes adopté en 1990.
Dans le premier cas, deux axes majeurs en constituent la ligne directrice : les droits de l’homme dans ce territoire considéré comme non autonome par l’ONU depuis 1960 et la question du pillage de ses ressources, le Maroc n’ayant jamais été considéré comme une puissance mandataire comme il pouvait s’en prévaloir.
En ce qui concerne cette fois la philosophie du rapport, c’est d’abord la constance dans la position des Nations unies, pour avoir traité cette question sous l’angle de la décolonisation, et de la pertinence, puisque le premier droit de l’homme c’est celui de l’existence que le Maroc tente de nier.

A vrai dire, le secrétaire général des Nations unies a tout dit sur les droits, leur surveillance et la condamnation de leur violation. Les Marocains savent qu’il n’y a plus aucune limite du moment qu’il y a occupation et donc négation de ces mêmes droits. 
Ban Ki-moon a en effet réaffirmé jeudi la nécessité de surveiller de manière «durable, indépendante et impartiale» le respect des droits de l’homme au Sahara occidental, tout en saluant les gestes de Rabat dans ce domaine. Une simple politesse faite au royaume, car à quoi bon une instance si réellement, il n’y avait pas un problème de respect des droits de l’homme ? Il y en a donc un comme cela a été relevé dès l’invasion de ce territoire, la tentative d’étouffement du sentiment nationaliste, et la revendication d’indépendance.
De nombreuses organisations internationales s’en sont saisies, et sensibilisé en ce sens leurs gouvernements respectifs. Les Américains ont bien proposé un projet de résolution prévoyant l’élargissement du mandat de  la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso) aux droits de l’homme.

Le projet a été rejeté, mais le message est quant à lui bien passé. Et si M. Ban revient avec insistance sur cette question, c’est que manifestement, il y a problème, et celui-ci persistera aussi longtemps que les Sahraouis s’opposeront à l’occupation marocaine. Le Maroc le sait, ses soutiens également. Malgré les précautions de style, le rapport en question ne manque pas de pertinence, et à l’heure du vote à la fin de ce mois, il est difficile d’entrevoir une quelconque opposition. Le rapport traite aussi du pillage des ressources du territoire sahraoui, le dernier acte connu en étant l’accord de pêche liant le Maroc et l’Union européenne que l’on dit volontairement imprécis sans que cela trompe qui que ce soit puisqu’il n’y aurait pas le moindre intérêt si les eaux territoriales sahraouies, riches en ressources halieutiques ,en étaient exclues.
L’autre volet porte sur l’avenir du plan de paix, et il fallait en arriver là pour mettre fin au blocage et autres tergiversations. Aussi, vient de décider Ban Ki-moon, des  discussions auront lieu avec le Conseil de sécurité en octobre 2014, permettant de procéder à une première évaluation afin de savoir si cette nouvelle approche  aura été «fructueuse» ou pas. Ou encore a-t-il fait savoir, et dans le cas où, en dépit de toutes ces démarches, aucun progrès n’aura été réalisé  avant avril 2015, «le temps sera alors venu pour engager les membres du Conseil de sécurité à procéder à une révision totale du cadre du processus des négociations  qu’il avait fourni en avril 2007» au Front Polisario et au Maroc. Il n’est donc plus question de d’accepter le statu quo, sans toutefois perdre de vue la constance de l’ONU qui a toujours traité cette question sous l’angle de la décolonisation. Comme en témoignent tous les référents qui structurent les résolutions du Conseil de sécurité.
Mohammed Larbi