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samedi 26 octobre 2013

Sahara Occidental Mensonges et répression

Par Olivier Quarante, l'Humanité, 22/10/2013
 
Alors que le Parlement européen doit examiner un rapport critique sur la situation au Sahara occidental au lendemain d’une nouvelle visite du représentant de l’ONU, le système répressif qui frappe les Sahraouis est toujours aussi implacable. 
Sahara occidental, correspondance. 

 Cinq mois après les manifestations de Sahraouis qui protestaient en masse contre l’adoption d’une nouvelle résolution minimaliste de l’ONU sur le conflit du Sahara occidental, la vie se poursuit, entre état de siège et colonisation intense. Alors que la proposition américaine d’intégrer un volet droits de l’homme à la mission onusienne, la Minurso, a été rejetée mi-avril, c’est bien la place de cette dernière, créée en 1991 pour organiser le référendum d’autodétermination devant décider de l’avenir de ce « territoire non autonome », qui est en question. La communauté internationale semble bien impuissante. Pas de mécanisme de surveillance des droits de l’homme, pas de pouvoir pour faire cesser l’exploitation effrénée des ressources naturelles… Quelle légitimité reste-t-il à la Minurso ? Même son siège, à El-Aiun, est contraint physiquement. À trente centimètres de la porte d’entrée a été planté le drapeau du royaume chérifien pour signifier symboliquement l’évidence : Mohamed VI n’entend pas lâcher un centimètre de ces 277 000 km2 que le Maroc occupe illégalement depuis 1975.
El-Aiun, Boujdour, Dakhla, Semara… Dans ces quatre villes, les signes de la présence du Maroc sont démonstratifs. Les périphéries n’en finissent pas de s’étendre. Partout, des parcelles sont viabilisées et attendent l’arrivée de leurs habitants. D’anciens colons s’entassent dans des bidonvilles. Aux nouveaux migrants, pêcheurs, chauffeurs de taxi, militaires, on a promis un avenir meilleur, une solde doublée et des prix subventionnés. Chaque ville s’ouvre sur une large avenue, bordée de trottoirs improbables, de lampadaires plus somptueux les uns que les autres et de kilomètres de palmiers. À El-Aiun, l’avenue de Samara, où se déroulent nombre de manifestations des Sahraouis, connaît un lifting complet. À Dakhla, des panneaux sont implantés pour annoncer ici la construction d’un complexe touristique (comme le Dakhla Bay), là la réalisation d’un lotissement. Le pouvoir marocain entend ainsi montrer combien il a investi au Sahara occidental, combien consulter le peuple du Sahara occidental, tel que l’ONU le prévoit depuis 1963, n’est plus plausible. Une politique du fait accompli. Tant pis pour la légalité internationale et tant pis pour le peuple Sahraoui qui proteste et demande simplement l’application du principe d’autodétermination sous les coups, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées.
Samara, à 250 kilomètres à l’est d’El-Aiun. Une ville de garnison. Nous sommes à une dizaine de kilomètres du mur de sable construit par le Maroc dans les années 1980, en pleine guerre avec le Front Polisario. Des graffitis « Vive le Polisario », « Vive la RASD » (1), ou demandant l’application de l’autodétermination sont toujours visibles. Samara est une ville très active de la résistance sahraouie et porte encore les marques des manifestations qui ont eu lieu fin mai.
Dans une petite pièce surchauffée (la température extérieure a dépassé les 45 degrés), chez Cheicki Loubbihi, président de l’association de défense des droits humains, les témoignages affluent, même si la police surveille et filme les allers et venues. Chacun veut venir raconter l’histoire de son fils, de son frère ou d’un autre membre de la famille. À la suite de la manifestation du 27 mai pour le droit à l’autodétermination, cinq Sahraouis ont été arrêtés. Parmi eux, Malah Sidi Mohamed, vingt-trois ans, que la police est venue arrêter à l’aube. Il a fallu attendre trois jours pour que sa famille puisse lui rendre visite. Au bout de cinq jours, il a été transféré à El-Aiun. Même scénario pour ses camarades, dont un mineur. Des conditions d’arrestation et une manière de recueillir de soi-disant aveux qui sont à recouper avec la répression qui a frappé six autres militants, âgés de dix-sept à trente et un ans à El-Aiun, le 9 mai. Amnesty International, qui a lancé une action urgente les concernant le 15 mai, estime qu’ils auraient été arrêtés arbitrairement et torturés pour leur faire signer des aveux. Pour les familles de Samara, la situation est intenable. Aux mauvais traitements, s’ajoutent les entraves aux visites. Aller voir les prisonniers est pourtant indispensable si l’on veut s’assurer qu’ils mangent à leur faim, qu’ils ne sont pas davantage maltraités, mais les déplacements sont coûteux pour des temps de parloir brefs. Une seule visite hebdomadaire est permise.

Le but est de casser les militants sahraouis. Qu’ils soient des leaders ou de simples activistes, ils sont jugés, quand ils le sont, pour des faits de droit commun. Ils ne sont pas reconnus comme des prisonniers politiques. Les derniers événements de Samara s’ajoutent à la longue liste des répressions subies par les familles sahraouies depuis 1975. 

Dans une autre maison du centre de Samara, une femme ne retient plus ses larmes. Soukaina Jed Ahlou est la présidente du Forum de la femme sahraouie. Ce qui atteste de son activisme puisque toutes les associations de nature sahraouie sont illégales aux yeux des autorités occupantes. Mais depuis février dernier que son fils, Cheikh, est paralysé des jambes suite, dit-elle, à une ou des injections qui lui ont été imposées par des policiers (plusieurs témoignages accréditent cette pratique, sans qu’il soit possible de préciser le ou les produits ainsi inoculés), cette femme semble être abattue. Pourtant, elle a déjà survécu à seize ans de disparition forcée, entre 1975 et 1991, comme des centaines de Sahraouis au lendemain de la Marche verte. Pendant cette mise au secret, sans inculpation ni jugement, Soukaina Jed Ahlou raconte avoir perdu un bébé de neuf mois, comme d’autres femmes, faute de pouvoir continuer à l’allaiter. Après sa libération en juin 1991 avec plus de 300 autres « disparus », elle dit avoir été violée devant son fils, puis de nouveau arrêtée en septembre 1992 à Samara, toujours avec son fils. Tous deux sont restés emprisonnés un an et quatre mois. Le 25 août 2012, devant la délégation américaine du Centre Robert-F.-Kennedy pour la justice et les droits humains, venue pour une observation de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental, la militante sahraouie a été frappée violemment par des policiers. C’est dire l’impunité dans laquelle les autorités marocaines œuvrent dans cette région. Mais, en cette fin juillet, assise sur le sol, elle est épuisée, son énergie absorbée par les soins qu’il faut prodiguer à Cheikh. Les frais sont élevés. Le salaire qu’elle ne perçoit plus depuis 2006, en représailles, lui manque cruellement pour acheter les médicaments nécessaires pour soulager son enfant.

Ainsi va la vie pour les Sahraouis qui se dressent contre le pouvoir marocain. Chaque témoignage raconte les trente-huit ans de conflit et d’opposition. Chaque ville compte son ou ses groupes de militants arrêtés. Avec toujours le même procédé : la moindre occasion est saisie pour éradiquer le réseau d’activistes. 

À Dakhla, tout au sud, les interpellations groupées les plus récentes datent d’octobre et novembre 2011. En cette mi-juillet, l’accueil à l’entrée de la ville est agressif. Les seuls étrangers bien accueillis ici sont les adeptes du « tourisme colonial ». Les autres sont des « ennemis du Maroc », des « Polisario », qui n’ont rien compris à l’histoire du Grand Maroc. L’heure est à l’intimidation : saisie de documents, effacement de cartes mémoire et fouille minutieuse des bagages. Malgré cela, des familles sahraouies se regroupent à l’abri des regards pour dénoncer le sort réservé aux six militants toujours en prison suite à ce 25 septembre 2011 où des heurts violents ont éclaté entre Sahraouis et Marocains, sous l’œil impassible des forces de l’ordre. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place à l’époque et récemment, les Marocains auraient même été incités à affronter les Sahraouis les premiers. Bref, l’occasion est trop belle pour interpeller des militants déjà connus, dont Abdelaziz Barray, Ahsanna El Ouali ou Atiq Barray. «Quarante-huit policiers sont venus à la maison pour l’arrêter et puis il a subi deux jours de torture, explique la sœur de ce dernier. Il a écopé de trois ans de prison. Officiellement, on lui reproche un cambriolage de banque, mais c’est évidemment parce qu’il est sahraoui et militant qu’il a été arrêté ! »
L’arrestation, entre le 7 novembre et le 25 décembre 2010, puis le jugement en février dernier de 24 militants après une protestation au camp de Gdeim Izik, la plus grande opération de protestation pacifique depuis l’invasion marocaine, sont emblématiques de la stratégie de répression contre l’opposition sahraouie. Condamnés à des peines allant de vingt ans à la perpétuité, sans que le tribunal ait pu présenter les preuves incontestables de leur implication dans le meurtre de onze policiers (bilan dressé par les autorités marocaines), ils sont à la prison de Salé, près de Rabat. La presse marocaine bruisse de libération anticipée accrochée au bon vouloir du roi, rappelant ainsi que le système qui devait, à force de réformes constitutionnelles (la dernière date de décembre 2011 pour couper les ailes du Mouvement du 20-Février), sortir de l’arbitraire et devenir une démocratie moderne, patine et se répète. Le 21 juin 1995, huit jeunes Sahraouis avaient été condamnés par le même tribunal militaire à des peines allant de quinze à vingt ans pour avoir participé à une manifestation pacifique pro-indépendantiste. Une amnistie royale avait réduit les durées des peines à un an. En sera-t-il de même pour le groupe de Gdeim Izik ?
Le royaume sait que pour continuer à voir son plan d’autonomie (contre-proposition qui a pour effet d’empêcher depuis 2007 l’organisation du référendum d’autodétermination) être soutenu par les puissances occidentales, il doit montrer de la bonne volonté, en particulier sur la question des droits de l’homme. Il pourrait être tenté de saisir l’occasion du vote de la prochaine résolution onusienne, en avril 2014, pour libérer les prisonniers d’opinion sahraouis. Un geste royal et un contre-feu qui masqueraient une nouvelle fois l’opposition du Maroc à la mise en place d’un mécanisme de surveillance des droits de l’homme international. La création du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) et de sa délégation régionale à El-Aiun en décembre 2011 est, elle, généralement mise au profit de la « bonne volonté » marocaine et cautionne les louanges que la France, notamment, dresse au Maroc. Mais Mohamed Salem Cherkaoui, un Sahraoui nommé président de la section régionale par le roi, semble bien impuissant. « Il faut bien comprendre que des poches de résistance œuvrent contre le CNDH et sa délégation régionale, admet-il. Ici, nous sommes dans un état d’exception, ce qui ne facilite pas la transparence et la communication avec les autorités. Mon message est qu’il faut respecter la dignité des Sahraouis, éviter de pénétrer dans leurs maisons. »
 Le chemin va être long. Un bras de fer est engagé avec les forces de l’ordre. Son équipe est en train de négocier un protocole avec ces forces de l’ordre pour que les membres de la commission ne soient plus agressés comme cela a déjà été le cas. Outre un message compassionnel (« Quand je vois une femme violée, tabassée, je suis touchée au plus profond »), on peut se demander quelle sera à court terme l’efficacité de cette instance, qui a reçu plus de 200 plaintes, dont 122 concernent les forces de sécurité. Rien ne remplacera en tout cas un mécanisme indépendant de surveillance des droits de l’homme. « Si l’on obtient ce dispositif en même temps qu’une décision d’interdire l’exploitation des ressources naturelles, on pourra avancer », veut croire Brahim Sabbar, un ex-disparu. En attendant, Aminatou Haidar, figure emblématique de la résistance pacifique sahraouie, voit une société civile en train de se construire. « Il ne s’agit pas juste d’inciter les Sahraouis à voter oui ou non à telle option du référendum, il s’agit de bâtir une société moderne, tolérante et pacifique, souligne la militante. Seul le référendum pourra dire si les Sahraouis sont divisés ou non. »

(1) La République arabe sahraouie démocratique a été proclamée en 1976 et elle est membre de l’Union africaine depuis 1982.
Nouveaux heurts à Smara  Alors que l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross, achevait sa mission au Sahara occidental, de nouveaux heurts ont éclaté dimanche à Smara, au Sahara occidental occupé, la police ayant tenté d’empêcher par la violence la tenue d’une manifestation pour le droit à l’autodétermination. Au total, une vingtaine de personnes ont été blessées, dont une grièvement, selon le bilan établi par l’Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendante). Aujourd’hui, le Parlement européen doit procéder en séance plénière au vote sur le rapport de l’eurodéputé britannique Charles Tannock, plutôt sévère sur l’attitude de Rabat dans ce conflit de décolonisation. Dans sa version adoptée par la Commission des affaires étrangères, ce rapport réaffirme le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, condamne les violences infligées aux populations civiles et demande la libération immédiate de tous les prisonniers politique sahraouis. Il appelle « au plein respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales de la population sahraouie, y compris de sa liberté d’association, de sa liberté d’expression et de son droit à manifester pacifiquement ».

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 La presse aux ordres continue à nier l'évidence et à étaler ses ignobles mensonges : www.lematin.ma/

Rapport du Parlement européen sur les droits de l’Homme dans la région du Sahel


L’Europe félicite le Maroc

• Réuni en session plénière mardi dernier, le Parlement européen a adopté le rapport sur les droits de l’Homme dans la région du Sahel. Ce dernier souligne les efforts du Maroc pour la promotion des droits de l’Homme dans les provinces du Sud et met en avant son rôle en tant que facteur de paix et de stabilité dans la région.
• En revanche, le document épingle le polisario et sa tutrice, l’Algérie, pour l’opacité qui caractérise la gestion des camps de Tindouf et le blocus médiatique imposé aux observateurs internationaux. À signaler que les eurodéputés ont rejeté le projet d’amendement présenté par l’eurodéputé Pino Arlacchi au sujet de la question de l’exploitation des ressources naturelles dans la région.
 Les eurodéputés ont dénoncé le blocus médiatique imposé dans les camps de Tindouf par les dirigeants du polisario.
Présenté par le conservateur anglais Charles Tannock, le rapport du Parlement européen sur les droits de l’Homme dans la région du Sahel a été adopté mardi dernier à Strasbourg. Le document souligne l’engagement du Royaume du Maroc en matière de consolidation des droits de l’Homme et «rappelle, à cet égard, la signature et la ratification par le Maroc de plusieurs traités internationaux relatifs aux droits de l’Homme». Il s’agit notamment, précise le rapport, «de la Convention internationale des Nations unies pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention des Nations unies contre la torture, la Convention des Nations unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et la Déclaration des Nations unies sur la protection des défenseurs des droits de l’Homme».(...)

mercredi 1 décembre 2010

Amnesty International : soirée publique avec Amin El Khiari et Brahim Sabbar - 9 décembre 2010!

RENCONTRE PUBLIQUE AVEC
AMIN EL KHIARI ET BRAHIM SABBAR,
DÉFENSEURS DES DROITS HUMAINS AU MAROC
Dans le cadre du Marathon des signatures, Amnesty International France a invité Amin El Khiari, pour
témoigner de la situation de son frère Chekib El Khiari, défenseur des droits humains actuellement emprisonné à Mèknes au Maroc et l’une des 12 personnes pour lesquelles Amnesty International France appellera le public français à se mobiliser à partir du 4 décembre 2010 et pendant toute l’année 2011.
Amin El Khiari est fondateur de l'Association Rif des droits de l'Homme, qui se consacre notamment au traitement réservé aux migrants d’Afrique subsaharienne et à la violence contre les femmes, et secrétaire général de l’Association Anoual pour le développement et la communication à Nador. Il est connu dans sa région comme défenseur des enfants victimes d’agressions sexuelles et comme journaliste local. Depuis que son frère a été arrêté en février 2009, Amin consacre tout son temps à défendre sa cause, en essayant
de porter l’affaire dans les médias, auprès d’ONG de droits de l’Homme et de
l’opinion publique marocaine et internationale.
Chekib El Khiari a été condamné le 24 juin 2009 à trois ans de prison et à une
très lourde amende pour outrage aux institutions publiques et pour avoir ouvert
un compte bancaire à l’étranger et transféré de l’argent sans avoir obtenu les autorisations
nécessaires. La condamnation se fonde sur les déclarations faites à la télévision nationale marocaine par Chekib El Khiari en janvier 2009, déclarations relatives à des affaires de trafic de drogue et de corruption, dénonçant l’implication de hauts responsables de l'appareil d’État.
Chekib El Khiari est considéré comme un prisonnier d’opinion, arrêté, poursuivi et condamné uniquement pour des raisons politiques – à cause de son travail contre la corruption et le trafic de drogue à Nador, et pour ses activités en faveur des droits humains.
Le défenseur sahraoui Brahim Sabbar est secrétaire général de l'Association Sahraouie des Victimes des violations graves des Droits de l’Homme commises par l’État du Maroc, association non reconnue par l'Etat marocain.
Brahim Sabbar a été victime de disparition forcée de 1981 à 1991 et prisonnier d’opinion de 2006 à 2008.
Le Sahara Occidental est un territoire non autonome (au sens de l'ONU) annexé par le Maroc en 1975. Amnesty International demande aux Nations- Unies de clarifier le statut des habitants du Sahara occidental, qui se trouvent parfois en situation d'apatridie ou dans un vide juridique.
La situation des droits humains y est préoccupante. Les Sahraouis sont soumis à de sévères restrictions sur leur droit d'exprimer leur opinion, de créer des associations et de tenir des assemblées.
Début octobre 2010, des milliers de Sahraouis avaient quitté Laayoune (capitale du Sahara
occidental) et dressé un camp dans le désert, en signe de protestation contre leur marginalisation économique. Des journalistes et parlementaires étrangers avaient été empêchés d'y entrer. Le 8 novembre, les forces de sécurité marocaines ont investi le camp pour expulser les protestataires.
D’après les témoignages recueillis par AI, il y aurait eu de nombreux morts, blessés, et arrestations.
AI demande une enquête indépendante ainsi qu’une extension du mandat des la mission de l’ONU.
Contact AI France : personnesendanger@amnesty.fr/ 03 53 38 65 28

mercredi 3 novembre 2010

Invitation à rencontrer Brahim Sabbar, défenseur des droits humains sahraoui, en nos locaux

Par Annie Delay, Amnesty International, France, 3/11/2010
 Amnesty International France organise une rencontre avec Brahim Sabbar, ancienne victime de disparition forcée de 1981 à 1991 et ancien prisonnier de 2006 à 2008, le vendredi 12 novembre à partir de 14h30.
Brahim Sabbar est secrétaire général de l'Association Sahraouie des Victimes des violations graves des Droits de l’Homme commises par l’État du Maroc, non reconnue par l'état marocain.
Le Sahara Occidental est un territoire non autonome (au sens de l'ONU) annexé par le Maroc en 1975. Amnesty International demande aux Nations-Unies de clarifier le statut des habitants du Sahara occidental, qui se trouvent parfois en situation d'apatridie ou dans un vide juridique.
La situation des droits humains y est préoccupante. Les Sahraouis sont soumis à de sévères restrictions sur leur  droit d'exprimer leur opinion, de créer des associations et de tenir des assemblées. Leur droit à l'autodétermination, pourtant reconnu par l'Assemblée des Nations-Unies année après année, leur est refusé.
Depuis le 10 octobre, des milliers de Sahraouis ont quitté Laayoune (capitale du Sahara occidental) et dressé un camp dans le désert, en signe de protestation contre leur marginalisation économique. Des journalistes étrangers ont été empêchés d'entrer dans le camp.
Un enfant de 14 ans est mort par balle le 24 octobre à un poste de contrôle tenu par l'armée marocaine, qui empêche le ravitaillement du camp.
Brahim Sabbar a été soutenu à plusieurs reprises par Amnesty International, comme en témoigne cette photo prise à sa sortie de prison, devant les nombreuses lettres de soutien de militants.
  A
Adresse d'Amnesty International France:
72/76 bd de la Villette
75019 Paris
Métros : Belleville ou Colonel Fabien
Merci de vous inscrire auprès de moi (cette adresse email)
Bien amicalement,
Annie Delay
Coordinatrice Maroc/Sahara occidental
Amnesty International France
http://www.amnesty.fr
01 53 38 65 62