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vendredi 18 mars 2016

Situation "difficile" des défenseurs sahraouis des droits de l’Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental, appel à l'Union Européenne


Algérie Presse Service17/3/2016 

Violations des droits de l’Homme au Sahara occidental: inquiétudes européennes

BRUXELLES- Préoccupés par la persistance des violations des droits de l’Homme et notamment de la situation "difficile" des défenseurs sahraouis des droits de l’Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental, des parlementaires européens ont appelé l’Union européenne (UE) à prendre "les mesures nécessaires" pour assurer leur protection et garantir leurs droits.

Dans une question écrite adressée mercredi  à la chef de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini, l’eurodéputé Paloma Lopez a dénoncé l’interdiction qui a été faite par les autorités marocaines au défenseur sahraoui des droits humains Ali Salem Tamek de poursuivre des études supérieures.
Considérant que  le déni systématique de l'accès à l'enseignement supérieur constitue une violation des dispositions de la Déclaration universelle des droits de l'homme et du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, l’eurodéputé Paloma Lopez s’est interrogée sur les mesures à prendre pour mettre fin à ce nouveau cas de « répression politique».
Depuis 2007, année d’obtention de son baccalauréat,  Ali Salem Tamek est interdit d'université. Cette mesure « arbitraire et illégale» est liée à son engagement en faveur de l’application du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, a-t-elle fait remarquer.
Paloma Lopez a déploré, en outre, le harcèlement des défenseurs sahraouis des droits de l'homme sur le territoire du Sahara occidental occupé, citant le cas de Mme El Ghalia Djimi, vice-présidente de l’association des victimes des violations graves des droits de l’homme commises par le Maroc (ASVDH), qui s’est vue refuser son congé annuel ainsi que la permission de quitter le territoire
en raison de son engagement en faveur de l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.
El Ghalia Djimi devait se rendre en Espagne le 20 février dernier pour participer à une session de formation sur les droits de l’homme au Sahara occidental avant de s’envoler pour Genève le 27 du même mois pour prendre part avec une délégation de militants sahraouis, aux travaux de la 31è session du Conseil des droits de l’homme.
Elle a demandé, à ce titre, à l’UE de prendre les mesures nécessaires pour permettre aux défenseurs sahraouis des droits de l’homme de prendre part aux manifestations internationales sur la question des droits de l’homme.
L'eurodéputé a plaidé également pour la libération immédiate du défenseur des droits humain Mbarek Daoudi dont l'action judiciaire lancée contre lui est « uniquement motivée par son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains au Sahara occidental», a-t-elle souligné.
Préoccupée par le maintien de l'inculpation et la lourde peine prononcée contre Mbarek Daoudi, le 8 février 2016, par la chambre criminelle de la Cour d'appel d'Agadir, Paloma Lopez a relevé de « nombreuses irrégularités», démontrant l’illégalité des procédures d’arrestation et d’instruction de ce militant sahraoui.
Paloma Lopez a également interpellé la haute représentante de l’UE aux Affaires étrangères et la politique de sécurité sur le cas des 23 militants sahraouis incarcérés depuis 27 mois dans l’illégalité,  après leur jugement par un tribunal militaire marocain "qui est contraire aux normes d'équité reconnues au plan international" .
Ces militants pacifistes, pour la plupart défenseurs des droits de l'Homme, ont été arrêtés en novembre 2010 lorsque les forces de l'ordre marocaines sont intervenues pour démanteler avec violence le campement de 8000 tentes installées par 20 000 Sahraouis à Gdim Izik à 12 kilomètres de Laâyoune occupée, la plus grande ville du Sahara occidental, pour protester  contre leurs conditions de vie désastreuses et défendre leurs droits politiques, économiques et sociaux.
Ils ont été condamnés à de lourdes peines de prison.
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mercredi 17 février 2016

Ali Salem Tamek demande le soutien du PE à ses revendications légitimes pour poursuivre ses études supérieures

Assa (sud du Maroc), 16/2/ fév  2016 (SPS) 

Le militant sahraoui des droits humains, Ali Salem Tamek, a demandé au Parlement européen d’intervenir auprès des autorités marocaines, afin de lui permettre de  poursuivre ses études universitaires, dans une lettre adressée au PE, dont une copie est parvenue à SPS.


"Cette décision intervient en raison de ses positions politiques concernant  le conflit du Sahara occidental, ainsi que sa défense des droits de l'homme du peuple sahraoui dans les forums nationaux et internationaux", a-t-il indiqué.

"Elle s’inscrit également dans le cadre d’intimidation infligée par le Maroc contre les Sahraouis qui s’expriment en faveur de l’indépendance du Sahara occidental", a-t-il ajouté.

Ali Salem Tamek est en  grève de la faim illimitée depuis plus d’une semaine,  afin de dénoncer les tentatives du régime marocain de le priver de ses droits légitimes à poursuivre ses études supérieurs, rappelle-t-on. (SPS)

020/090/TRD 161408 FEV 016 SPS

mercredi 10 février 2016

Ali Salem Tamek entame un sit-in suivi d’une grève illimitée de la faim

Le militant sahraoui des droits de l’homme Ali Salem Tamek entame un sit-in suivi d’une grève illimitée de la faim

 Assa (sud du Maroc), 07 fév 2016 (SPS)

  Le militant des droits humains et l’ex-prisonnier politique sahraoui, Ali Salem Tamek a entamé samedi un sit-in suivi d’une grève illimitée de la faim pour protester contre sa prévention systématique depuis 2007 de son droit à poursuivre ses études supérieures dans les universités marocaines.
 Dans un communiqué dont une copie est parvenue à la SPS, le militant sahraoui a souligné que le régime marocain poursuit sa campagne vindicte à son encontre, à travers la répression contre sa familles et la prévention de poursuivre ses études supérieures dans les universités marocaines, en raison des ses potions en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance.

Plusieurs associations sahraouies et marocaines participantes  au sit-in ont affirmé que la prévention d’Ali Salem Tamek confirme les pratiques exercées par l’Etat marocain contre le peuple sahraoui, notamment contre les étudiants sahraouis.

 

jeudi 12 mars 2015

Sahara Occidental: Les autorités d'occupation marocaines arrêtent Ali Salem Tamek, militant sahraoui des droits de l'homme à Tan-tan

Tan-Tan (sud du Maroc) 10 mars 2015 (SPS) - Les autorités d'occupation marocaines ont arrêté lundi le militant de droits de l'homme et  prisonnier politique sahraoui Ali Salem Tamek, selon rapporté par une source de bureau Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l'homme (CODESA).
Selon la même source, la police marocaine a  arrêté le défenseur des droits humains sans être en mesure de lui faire connaître les véritables raisons qui l'ont incitée à prendre avec cette action arbitraire.
Suite à cette blessante arrestation arbitraire, le défenseur sahraoui, souffrant d'asthme  a été transféré à l'hôpital de la même ville pendant 45 minutes, a ajouté la source.
En rappel Ali Salem Tamek a protesté contre cette mesure arbitraire, soulignant qu'il a été arrêté plusieurs fois par la police marocaine dans ce même endroit, sans aucune explication concrète .

samedi 23 novembre 2013

Ali Salem Tamek : Voilà comment et pourquoi la police nous a arrêtés ma femme et moi

Par Ali Lmrabet, 17/11/2013

Ali Salem Tamek aux îles Canaries, il y a quelques années (Photo DR°
Ali Salem Tamek aux îles Canaries, il y a quelques années (Photo DR°
Le militant indépendantiste sahraoui et suiveur du Front Polisario, Ali Salem Tamek, a été arrêté avec sa femme jeudi dernier aux petites heures de la matinée. Son épouse, El Khalifa Ragbi, était recherchée pour « vol ». Embarqués, selon ses dires, dans une fourgonnette sans « signe distinctif de la police », ils ont été relâchés après heures de détention. Immédiatement, une campagne médiatique s’est abattue sur eux. Nous l’avons contacté.

Demain : Votre épouse, El Khalifa Ragbi, a été arrêtée dans un hôtel de Rabat. Que s’est-il passé ?
Ali Salem Tamek : Merci de me poser ces questions parce que personne ne me les a posées. Nous avons eu droit, ma femme et moi, à un tombereau d’injures et d’accusations ignobles, sans que personne ne daigne nous parler. La nuit du mercredi 13 novembre 2013, j’ai pris une chambre dans un hôtel de Rabat. Le lendemain, jeudi 14 novembre 2013, vers le coup de 7h00 du matin, trois policiers en civil se sont présentés devant ma chambre pour procéder à l’arrestation de mon épouse qui, d’après eux, est recherchée par la police de Laâyoune pour vol. Ensuite, ils nous ont embarqués tous les deux dans un fourgon, qui ne portait, je tiens à le signaler, aucun signe distinctif de police. Au commissariat de police, du quartier de la Tour Hassan, pendant que mon épouse était en état d’arrestation, j’ai contacté Khadija Marouazi, secrétaire générale de l’association Al Wassit pour la démocratie et les droits de l’homme, qui a alerté le président du CNDH (NDLR : Conseil national des droits de l’homme), Driss El Yazami, et le secrétaire général du même organisme, Mohamed Sebbar, que je remercie infiniment. Après plusieurs heures d’arrestation et après qu’elle ait accédé à signer un procès verbal nous avons pu quitter les locaux de la police.

Q : Mais c’est quoi cette affaire de vol ?
R : Le secrétaire général du CNDH, Mohamed Sebbar, m’a assuré que l’affaire est close et qu’il s’agit en fait de vol d’électricité, ce qui n’est pas vrai.

Q : Vous avez été arrêtés tous les deux pour un simple vol d’électricité ?
R : Oui Monsieur ! La police s’est présentée à 7h00 du matin et la fourgonnette qui nous a transportés ne portait pas de signe distinctif de la police pour un prétendu vol d’électricité. Ce prétendu délit se serait produit durant la période de ma dernière détention, en 2010. Il y a trois ans. Or, ma femme a réglé toutes les factures d’électricité avant de déménager dans notre nouveau domicile. Et puis s’il y avait eu un problème de vol d’électricité, nous aurions dû recevoir une lettre. Mais jamais nous n’avons reçu aucun avis de paiement ou une quelconque mise en demeure. Ni de l’ONE, ni de la police, ni de la justice.

Q : Peut-être que ces mises en demeure ne vous sont pas parvenues ?
R : Vous plaisantez ! Moi, mon épouse et ma maison sommes sous la surveillance étroite de tous les services de police de Laâyoune. Nous sommes le genre de personnes qui ne passent jamais inaperçues à Laâyoune et ailleurs. Croyez-vous que je puisse me déplacer à Rabat sans que tout le monde, je parle des services de police, ne soit au courant ? D’ailleurs, la preuve que cette affaire sent le coup fourré c’est que je suis parti en premier à Rabat, et ma femme m’a rejoint le 12 novembre par le vol AT480 de la RAM. Je vous donne ces détails parce qu’à l’aéroport de Laâyoune et à celui de Casablanca, ma femme a été contrôlée par la police, pour ne pas dire interrogée, mais pas arrêtée.

Q : C’est donc, selon vous, une affaire politique ?
R : Mais absolument. Pourquoi ma femme n’a pas été arrêtée à l’aéroport de Laâyoune, ou dans celui de Casablanca, s’il y avait un avis de recherche ? Et c’est quoi cette rapide médiatisation de cette prétendue affaire de vol ? Enfin, c’est quoi cette autre accusation, ignoble qui cherche à porter atteinte à notre honorabilité de mari et de femme.

Q : Laquelle ? 
R : Vous n’avez pas lu ce qu’ils ont écrit sur certains sites ? Ils ont écrit que ma femme a été arrêtée pour adultère et j’en passe d’autres accusations immondes qui montrent le désir hargneux des autorités marocaines de se venger de moi. Mais ce genre d’intimidations n’est pas nouveau. Tout au long de mon parcours de militant sahraoui pacifique, j’en ai connu pire. J’ai été emprisonné six fois et pendant de longues années. En 2002, j’ai été révoqué de mon travail. Mon ex-épouse, qui se trouve actuellement exilée à l’étranger, a été victime d’un viol collectif d’agents de la DST en 2003 devant ma fille Thawra. En 2005, les autorités marocaines ont tenté de m’interner dans un hôpital psychiatrique, et en 2007, elles m’ont interdit la poursuite mes études universitaires. Vous n’avez qu’à taper mon nom sur Google et vous trouverez dans la presse marocaine des échantillons de la haine déversée sur moi. Tantôt je suis un agent des services secrets algériens, tantôt je suis un agent des services secrets marocains, et cela au gré des circonstances et des situations. Et avec tout cela, certains nous parlent de respect des droits de l’homme.
Propos recueillis par Ali Lmrabet
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=28009

vendredi 10 mai 2013

Ali Salem Tamek : «L’intervention des forces marocaines a été brutale et sauvage»



Par Rabah Beldjenna, 8/5/2013

Ai Salem Tamek. Militant activiste sahraoui à El Ayoun occupée



zoom | © Photo : El Watan

Militant et activiste sahraoui des droits de l’homme, Ali Salem Tamek fait partie aujourd’hui des symboles de la résistance sahraouie après ses multiples arrestations depuis 1993 par les forces d’occupation marocaines. Il a été emprisonné quatre fois pour ses activités en faveur d’un État sahraoui indépendant. Il est surtout convaincu que le référendum est le meilleur moyen démocratique qui permettra au peuple sahraoui de s’exprimer. Il avait été arrêté la première fois en 1993 et condamné à cinq ans de prison ferme. Sa dernière arrestation remonte à juillet 2005 à El Ayoun occupée. Il a été à chaque fois libéré grâce à la pression de la communauté internationale.

- Que s’est-il passé exactement ces derniers jours dans les territoires occupés du Sahara occidental ?

Après le vote de la dernière résolution des Nations unies sur le Sahara occidental, des centaines de Sahraouis des territoires occupés et des villes du sud de Maroc sont sorties pacifiquement dans les rues pour rappeler une nouvelle fois au monde que la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés est grave. A travers cette action, il était également question d’appeler à une solution urgente à la question sahraouie et de réclamer ainsi le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. C’est une manifestation sans précédent qui s’est déroulée dans les villes occupées du Sahara occidental et dans certaines localités du sud du Maroc, notamment à Assa. Mais les forces d’occupation marocaines ont réprimés de manière sauvage et dans le sang les manifestants. Cette répression féroce a eu lieu en présence d’une délégation de journalistes américains et britanniques à El Ayoun.

- Quel est le bilan de cette répression ?

Des centaines de manifestants ont été blessés dans les villes de Smara, El Ayoun, Boudjedour et Assa (sud du Maroc). Certains sont dans un état très grave. Les forces d’occupation marocaines ont même attaqué le siège du Codesa où se trouvaient au même moment la délégation de journalistes américains et britanniques et la militante des droits humains sahraouie, Aminatou Haïdar. Par un tel agissement, le Maroc a démontré pour la énième fois qu’il était dirigé par un régime antidémocratique qui n’a aucun respect pour les droits de l’homme.

- Décrivez-nous le comportement des services marocains de sécurité lors des manifestations pacifiques ?

L’intervention des policiers fut d’une brutalité inouïe. Les manifestations qui se sont déroulées dans plusieurs villes des territoires occupés du Sahara occidental et à Assa, au sud du Maroc, ont été réprimées avec la plus grande des sauvageries par les forces de sécurité marocaines. Les policiers, qui étaient très nombreux, ont fait usage de bâtons, de pierres et de sabres. Pour faire le maximum de victimes, ils ont essayé d’écraser les manifestants avec leurs camions. C’était effroyable. Nous déplorons des centaines de blessés dont certains sont dans un état grave.

- Après la répression de samedi, vos actions dans les territoires occupés du Sahara occidental se poursuivront-elles ?

Oui, intifada pour l’indépendance se poursuivra. Pas question d’arrêter. On ne reculera pas. D’autres actions d’envergure seront menées dans les prochains jours. Nous continuerons à réclamer la libération de tous les prisonniers politiques détenus dans les geôles marocaines et la mise en place d’un mécanisme de surveillance et de protection des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental. Nous n’arrêterons pas tant que le peuple sahraoui n’aura pas exercé son droit à l’autodétermination et obtenu sa liberté.
  http://www.elwatan.com//international/l-intervention-des-forces-marocaines-a-ete-brutale-et-sauvage-08-05-2013-212958_112.phpréfér
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A la une International

Violation des droits de l’homme au Sahara occidental

L’appel à l’aide du Front Polisario

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Zine Cherfaoui, El Watan, 8/5/2013

A la veille du 40e anniversaire du Front Polisario, le secrétariat national a lancé un appel au Conseil de sécurité de l’ONU pour intervenir rapidement afin de protéger les civils sahraouis des pratiques répressives des services de sécurité marocains.

Au terme de sa 5e session ordinaire consacrée aux développements de la question sahraouie au niveau des Nations unies à la veille du 40e anniversaire de la création du Front Polisario, le secrétariat national du Front Polisario a lancé lundi soir un appel au Conseil de sécurité de l’ONU à l’effet d’«intervenir rapidement» pour protéger les civils sahraouis sans défense conformément à la convention de Genève sur  la protection des civils dans les conflits armés et faire cesser les pratiques répressives de l’Etat d’occupation marocain. Des pratiques qui se sont encore poursuivies durant cette semaine. Preuve en est, des milliers de Sahraouis ont manifesté samedi à El Ayoun occupée pour revendiquer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et l’élargissement des prérogatives de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) à la protection et la surveillance des droits de l’homme. Malgré son caractère pacifique, cette manifestation sans précédent durant laquelle ont été brandis des drapeaux sahraouis et américains a été réprimée dans le sang par les forces d’occupation marocaines. Un responsable local de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), Hamoud Iguilid, a précisé que la répression a fait plusieurs centaines de blessés parmi les manifestants.
Le 27 avril, une manifestation à laquelle participaient une centaine de personnes avait également été violemment réprimée. L’ONG Amnesty International, dont une équipe se trouvait sur place, avait alors parlé d’une trentaine de blessés. Un autre rassemblement a aussi eu lieu dimanche à Smara, à environ 200 km à l’est d d’El Ayoun. Toutes ces manifestations sont intervenues alors que des journalistes de médias nord-américains se trouvaient dans les territoires sahraouis occupés. Surpris par l’ampleur de ce mouvement de protestation et conscients que les yeux de la communauté internationale sont rivés sur la région, la majorité des médias marocains, y compris les titres acquis au makhzen, ont dû se résoudre à reconnaître à demi-mot le succès de la mobilisation sahraouie et l’attachement de la population du Sahara occidental au principe de l’autodétermination. «Une mobilisation sans précédent des ennemis de l’intégrité territoriale», a ainsi admis lundi le quotidien
Aujourd’hui Le Maroc. «La plus grande manifestation de l’histoire d’El Ayoun pour la séparation», a également titré Akhbar Al Youm.
Toujours concernant le dossier des violations des droits de l’homme, le Polisario a condamné avec force le procès injuste de 25 détenus politiques sahraouis devant un tribunal militaire marocain dans le contexte du démantèlement violent du camp de Gdeim Izik interpellant les Nations unies pour une action urgente en vue de leur libération et de celle de tous les prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines.

 Le secrétariat général du Front Polisario, qui s’est réuni sous la présidence de Mohamed Abdelaziz, a réclamé par ailleurs qu’il soit mis fin au pillage des ressources naturelles sahraouies et l’élimination du mur de la honte érigé par le Maroc qui doit «ouvrir les territoires sahraouis devant les observateurs et médias internationaux».
Dans la foulée, le Polisario a fustigé l’attitude «scandaleuse» de l’Espagne qui s’est dérobée à sa responsabilité juridique et morale vis-à-vis du peuple sahraoui en tant que puissance administrante de la dernière colonie en Afrique et rappelé que «le Maroc n’est que la force d’occupation militaire sans aucune souveraineté sur le Sahara occidental». Le secrétariat national a, en outre, lancé un appel à la France, berceau de la Déclaration universelle des droits de l’homme, pour une contribution positive à une solution au conflit du Sahara occidental «loin du soutien immoral en faveur de la politique d’occupation marocaine» qui expose un peuple tout entier à moult formes d’injustice en le privant de son droit naturel à l’autodétermination et à une vie digne.

Des restrictions imposées aux journalistes à El Ayoun :

L’Union des journalistes et écrivains sahraouis (UJES) a condamné les restrictions imposées aux journalistes sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental par le Maroc, rapporte l’agence de presse sahraouie (SPS).
L’UJES a dénoncé par ailleurs, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse «les pratiques de répression, d’arrestations arbitraires et de saisies d’articles de presse» qui ont visé des journalistes sahraouis, les dernières en date ayant ciblé des équipes de la télévision sahraouie en train de couvrir les manifestations pacifiques qui se sont déroulées la semaine écoulée dans la ville d’El Ayoun occupée lorsque des éléments des forces marocaines de sécurité ont agressé le journaliste Mohamed Berkane et la journaliste Afaf Husseini qui avait perdu connaissance après avoir été piquée d’une seringue.
La répression qui s’abat sur les Sahraouis ne concerne pas uniquement les journalistes mais aussi les réseaux sociaux et les tentatives de brouillage de la Radio nationale sahraouie. Même les journalistes marocains connus pour leur objectivité dans leur manière de couvrir la question sahraouie ne sont pas épargnés par de telles pratiques, citant comme exemple le cas du journaliste marocain Ali Anouzla sujet à des harcèlements et menaces sur son intégrité physique, rapporte SPS.    R. I.
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