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mardi 19 avril 2016

Une manifestation de solidarité avec la femme qui s'est immolée à Kénitra


JUSTICE - De son vivant, on l'appelait "Mmi Fatiha" (Mère Fatiha) ou "la vendeuse de crêpes", du fait de la fonction qu'elle exerçait. Elle habitait au quartier de Oulad Oujih, à Kénitra.
Le 9 avril, selon plusieurs témoignages, la vendeuse aurait été frappée par un caïd, qui lui a arraché son voile et l'a malmenée sur la voie publique. Pour protester contre cet abus, elle s'est dirigée à la moqataâ où siège le caïd, puis s'est immolée par la suite, devant la moqataâ. 

Souffrant de brûlures au troisième degré, elle a été transportée à l'hôpital Ibn Rochd de Casablanca où elle a succombé à ses blessures. Elle a été enterrée le 13 avril à Kénitra.
Sa fille, Hind, accordera plusieurs interviews à des médias, et participera ainsi à ébruiter l'affaire. "Ma fille, ils m'ont humiliée", a confié Mmi Fatiha à sa fille sur son lit d'hôpital. "Les pauvres ne peuvent-ils plus vivre? La loi est-elle là pour nous protéger ou pour nous faire du tort?", s'interroge Hind, en sanglots, dans une interview avec le site d'information Febrayer.
La cause a ému et indigné les Marocains, qui ont été nombreux à parler de l'affaire, et ont lancé une pétition pour demander que justice soit faite. Ainsi, la vendeuse de crêpes est devenue un symbole de la lutte contre l'abus de pouvoir.

Une manifestation de solidarité
Ce lundi 18 avril, une manifestation de solidarité s'est tenue devant les locaux de la moqataâ du quartier de Oulad Oujih. Celle-là même devant laquelle la vendeuse de crêpes s'est immolée. La manifestation a vu la participation de citoyens, d'activistes et de militants associatifs, de l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH) et du Mouvement du 20 février notamment. Les manifestants demandent l'ouverture d'une enquête concernant le décès de la femme, ainsi que l'arrestation et le jugement du caïd.
Selon le site d'information Alyaoum24, le parquet général a ordonné, le même jour, l'ouverture d'une enquête sur le décès de la vendeuse de crêpes. Le site rapporte aussi que le ministère de l'Intérieur a dépêché une commission sur les lieux, afin qu'elle mène l'enquête sur les circonstances du décès de Mmi Fatiha, ainsi que les accusations portées contre le caïd.

mercredi 5 février 2014

La camarade Imane Tawfiq agressée en pleine rue, hors manifestation

La camarade Imane Tawfiq vient d'être agressée.

Imane Tawfiq, militante d'ANNAHJ ADDIMOCRATI, responsable au sein de la jeunesse d'ANNAHJ, militante active des étudiants progressistes, militante du MVT20FEVRIER... (Khémisset) vient d'être agressée, tabassée, injuriée ( à Kénitra)...par des policiers descendus d'une voiture officielle de police (Partner) alors qu'elle marchait vers la station des taxis à Kénitra pour rejoindre sa famille à Khémisset.
 
Imane ne se trouvait pas, ni dans une manifestation, ni dans une marche, ni dans un rassemblement. C'est une agression en pleine rue, agression planifiée, préméditée. Il fallait suivre Imane et l'attaquer loin des camarades, loin des gens. Les flics n'ont pas voulu maquiller l'agression par l'anonymat. Des policiers qui descendent normalement d'une voiture officielle de la police et attaquent sauvagement la camarade.
Rappelons qu'hier (22 janvier 2014), des flics en civil étaient allés terroriser la mère d'Imane à Khémisset. Celle-ci a vécu un cauchemar. On lui fait payer cher les activités anti-tyranniques de sa fille Imane.
Imane est une militante exemplaire. Elle se trouve là où il y a des causes justes à défendre.
Nous sommes sur le bon chemin. Tiens bon camarade Imane!

mercredi 3 avril 2013

Kenitra. Répression d'un sit-in étudiant

     
Un sit-in des étudiants victimes d'intoxication alimentaire au campus universitaire a été attaqué, ce lundi, par les forces de l'ordre. Une intervention musclée qui a engendré plusieurs blessés.

Sur leur chemin à la place de la Fontaine, au centre-ville de Kenitra, des étudiants qui s'apprêtaient à rejoindre un sit-in de solidarité avec leurs camarades ont été attaqués par les forces d'intervention rapide. L'intervention a été violente et a engendré plusieurs blessés qui ont dû être transportés à l'hôpital de la ville.
Parmi les étudiants mis à tabac, Ismail Lahmer, syndicaliste étudiant qui venait de purger une peine d'un an de prison, suite aux évènements de Kenitra début 2012, ainsi que l'étudiante Oumaima Moumouch, militante de la gauche de l'Union nationale des étudiants marocains (UNEM).
A Kenitra, l'interdiction et la répression sont devenues quasi-systématiques, et le campus universitaire connaît une présence policière permanente. La semaine dernière, la direction de l'université a interdit une rencontre nationale de l'UNEM, et les stands des étudiants ont été rasés par les forces de l'ordre, en plus des courses-poursuites et des violences contre les protestations.