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Affichage des articles dont le libellé est gaz de schiste. Afficher tous les articles
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samedi 24 janvier 2015

En Algérie "Marée humaine contre le gaz de schiste",



"Marée humaine contre le gaz de schiste", à la une d'El-Watan du 16 janvier.

 "Aujourd'hui, ce sont les populations du sud du pays qui donnent une belle leçon de citoyenneté et de civisme. Furieuses du lancement des forages en vue de l'exploitation du gaz et du pétrole de schiste [annoncé le 27 décembre], ces populations sont sorties pour manifester pacifiquement, non pas pour exiger du pain, du travail et des logements, mais pour demander le respect de l'environnement et qu'on ne pollue pas leur eau, une des conséquences de la fracturation du sous-sol avec l'utilisation, entre autres, de produits chimiques. Tout cela sans casser un bien public ou détériorer des bâtiments administratifs. Elles ne sont pas prêtes à renoncer à leur droit de vivre dans un environnement sain", souligne El-Watan. 
 "A In Salah [petite ville du sud, à plus de 1 000 kilomètres d'Alger et déjà productrice de gaz naturel] se joue l'avenir de l'Algérie. Oui, dans cette bourgade saharienne située à l'extrême sud du pays, des Algériens manifestent, se rassemblent, crient leur colère, leur rage et se battent depuis le 1er janvier dernier pour une nouvelle Algérie", estime le site d'information Algérie-Focus.

La chute brutale du prix du pétrole
"Le front anti-gaz de schiste, né de la jonction des différents collectifs de wilaya, a gagné son pari", se félicite pour sa part El-Watan. Le mouvement de protestation lancé le 1er janvier à In Salah a réussi à rassembler jeudi 15 janvier plus de 15 000 manifestants à In Salah, 4 000 à Tamanrasset, 5 000 à Ouargla. "Pour la première fois, le sud de l'Algérie apparaît sous son vrai jour, loin de l'image purement industrielle ou touristique, il offre au pays sa diversité ethnique et culturelle colorée dans un paysage de citoyenneté dynamique, mobilisée, fusionnée et qui regarde dans la même direction." "Une mobilisation qui étonne de par son ampleur et sa spontanéité, au point que les pouvoirs publics, pris de court, n'ont pas réussi, pour l'instant, à donner une réponse adéquate pour calmer les esprits. Le pourront-ils au demeurant ? La chute brutale du prix du pétrole a créé la panique en haut lieu. Les autorités sont obligées de puiser dans les réserves dans l'espoir de préserver la paix sociale. Surtout qu'elles n'ont jamais pensé à mettre au point une économie de substitution au pétrole, alors que le pays accumulait des revenus uniques dans son histoire", relève le quotidien algérien.

Inéquitable répartition des richesses nationales
"Le jeudi de l'union, de la solidarité ou encore de la résistance a tenu ses promesses", enchaîne Algérie-Focus. "Non à l'Algérie rentière qui épuise ses richesses au grand bonheur de ses dirigeants, et de leurs portefeuilles, qui paniquent face à la chute brutale des prix du pétrole.
"Non à l'Algérie du gaz de schiste qui veut prolonger cette inéquitable répartition des richesses nationales entre un Club des Pins [station balnéaire à 25 km à l'ouest d'Alger] reluisant, festif, prospère et des régions entières de l'Algérie où les simples gens défient des routes défoncées pour pouvoir rentrer et sortir de chez eux matin et soir. Non à cette Algérie où le pétrole et le gaz étouffent le génie d'une jeunesse en empêchant les institutions de leur pays d'innover pour se développer."

mercredi 26 février 2014

Khadija Ryadi soutient l'appel pour les femmes victime du Blocus de Gaza:



En sa qualité de Lauréate du Prix de l'ONU 2013 pour la défense de la cause des Droits de l'Homme, la Camarade Khadija Ryadi soutient l'appel pour les femmes victime du Blocus de Gaza:
"Merci pour tout ce que vous faites pour les femmes de Gaza. Je signe l’appel pour les femmes victimes du Blocus de Gaza.
Je signe en tant que Lauréate du Prix de l’ONU 2013 pour les droits de l’Homme, et j’ai envoyé l’appel au collectif des ONG des Droits Humains que je coordonne.
Bonne continuation"
Khadija Ryadi

 http://www.europalestine.com/spip.php?article9101http://www.europalestine.com/spip.php?article9101

vendredi 22 novembre 2013




Cyber @ction  587 : TAFTA (Trans-Atlantic Free Trade Agreement) NOUS N'EN VOULONS PAS

Depuis juillet 2013, l’accord libréchangiste TAFTA est négocié en dehors du cadre  démocratique, par des représentants non-élus. La société civile et les citoyens sont mis à l’écart, tandis que les multinationales et autres lobbies financiers ont un accès direct aux négociations. Il est inscrit dans le mandat de négociation que l’accord vise à imposer  « l’élimination, la réduction ou la prévention de politiques nationales  superflues », une remise en cause flagrante de la souveraineté des  peuples à établir ses propres lois et ses normes de sécurité sanitaire. 
Assez de fausses promesses croissancistes : Après avoir provoqué la crise, les multinationales s’en servent comme excuse pour liquider toute forme de régulation du marché ou de protection des citoyens. Les estimations hautement spéculatives des experts annoncent une hausse de 0.06 % de croissance et la création de 500.000 emplois, mais combien seront détruits ? 
Refusons que les multinationales spolient l’argent public : Dans le mandat de négociation de la Commission, il y est envisagé de créer un tribunal privé de règlement des différends entre Etats et multinationales, c’est-à-dire de reconnaitre aux entreprises étrangères le droit de porter plainte contre les Etats pour exiger des dommages et intérêts de plusieurs millions de dollars quand une politique publique s’opposera à leurs profits. 

Quelques bonnes raisons de Stopper TAFTA :
Sécurité alimentaire : Nos normes, plus strictes que les normes internationales et américaines (niveaux de pesticides, OGM, boeuf aux hormones, etc.), pourraient être condamnées comme « barrières commerciales illégales »
Gaz de schiste : La fracturation hydraulique, jusqu’ici interdite en France du fait de ses dangers pour l’environnement, deviendrait un «droit» pour des sociétés pétrolières pouvant exiger des dommages et intérêts des Etats en cas de refus d’exploitation.
Eau & énergie : Ces biens seraient privatisables. Toute municipalité s’y opposant pourrait être accusée d’entrave à la liberté de commerce, idem pour l’énergie, qu’elle soit fossile, nucléaire ou renouvelable.
Services publics : TAFTA  limiterait le pouvoir des Etats à organiser les services publics tels que : services à la personne, transports routiers, ferroviaires, et réduirait les principes d’accès universel et large à ces besoins essentiels au bénéfice d’une privatisation générale.

Les révélations sur l’espionnage des dirigeants européens par la NSA américaine démontrent que ces négociations sont foncièrement viciées. Dans ces conditions, il est impossible que le texte final serve l’intérêt  général.
*TAFTA = TTIP = PTCI : Trans-Atlantic Free Trade Agreement / Source : Le traité transatlantique, un typhon qui menace les européens, le Monde diplomatique, novembre 2013
Rendez-vous le 24 novembre à Paris, Place Saint Michel de 14h à 17h.

L’initiative citoyenne du collectif a fait des petits, les voici, en espérant qu’il y en aura d’autres à annoncer d’ici le 24 novembre : à vous de jouer PARIS (event) https://www.facebook.com/events/560867843959915/?ref=5

MONTPELLIER
(event) https://www.facebook.com/events/1443293599230930/
NICE (event) https://www.facebook.com/events/720165271348483/
CLERMONT FERRAND (event) https://www.facebook.com/events/247019705454661
-
 
ITALIA (event) https://www.facebook.com/events/568926079827807
->SAN FRANCISCO (event) https://www.facebook.com/events/590335704335515

Nous vous proposons de relayer cette mobilisation en interpellant les décideurs internationaux et vos députés
     ,__o     Alain UGUEN  Association Cyber @cteurs
    -\_<,         votre souris @ du pouvoir
  (*)/'(*)        http://www.cyberacteurs.org

COMMENT AGIR ?

sur le site
La cyber @ction est signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/tafta-voulons-pas-698.html

par copier-coller
 
C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :
1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
4- Rajouter l'objet de votre  choix :  TAFTA Ne passera pas !
5- Adressez votre message aux  adresses suivantes :
Cliquer ici :
ou ici selon votre logiciel de messagerie
Vérifiez que les 3 adresses apparaissent bien
6- Envoyez le message
Par cette action, vous ferez connaître votre opinion à la présidence des Etats Unis, à la Présidence Française et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.
Les belges peuvent remplacer petitions@www.elysee.fr
par l'adresse de Bertrand de Crombrugghe, Représentant permanent de la Belgique à Genève
geneva.consular@diplobel.fed.be
Les canadiens par pm@pm.gc.ca
Les suisses par pd-aio@eda.admin.ch( Division Nations Unies et organisations internationales du Département fédéral des affaires étrangères)
En signant sur le site vous enverrez copie à votre député

############

Prénom NOM
adresse
code postal commune :
Monsieur le Président,
Madame, Monsieur le Parlementaire
Le TAFTA serait une atteinte sans précédent aux principes démocratiques fondamentaux. Il porte le risque de régressions sociales, environnementales, culturelles et politiques majeures. Nous avons réussi à mettre en échec l’Accord Multilatéral sur l'Investissement puis l'Accord Commercial Anti-Contrefaçon, qui comportaient les mêmes dangers.
Citoyens et groupes de citoyens, nous voulons à présent stopper tous ensemble le TAFTA et appelons à la mobilisation la plus large et la plus diverse possible, en lien avec les autres mouvements européens et états-uniens.

Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, l'expression de ma mobilisation sur ce dossier.
############
Lettre ouverte à l'occasion de la seconde session de négociation du Pacte transatlantique sur le commerce et l'investissement (PTCI)
http://aitec.reseau-ipam.org/IMG/pdf/Lettre_ouverte_a_la_Ministre_du_commerce_Mme_N-_Bricq_11-11-2013.pdf

dimanche 21 juillet 2013

Attac France à Notre-Dame-des-Landes du lundi 29 juillet au lundi 5 août...

Attac France à Notre-Dame-des-Landes
du lundi 29 juillet au lundi 5 août...

1/ CARAVANE « DE NÎMES À NOTRE-DAME-DES-LANDES »

Une caravane militante partira le mardi 30 juillet de Nîmes (où se tient notre Université citoyenne : <http://www.france.attac.org/evenement/universite-citoyenne-26-29-juillet-nimes>) et arrivera à Notre-Dame-des-Landes le vendredi 2 août.
Les étapes de la caravane sont les suivantes :

  • Mardi 30 juillet : St-Hilaire-de-Brethmas (Gard), sur le site du projet d'implantation d'un golf
  • Mercredi 31 juillet : Montredon (Aveyron), « du Larzac à Notre Dame des Landes », des luttes systémiques aux alternatives 
  • Jeudi 1er août : Ste-Colombe-en-Bruilhois (Lot-et-Garonne), sur la « ZAD » de Ste-Colombe opposée à la LGV Bordeaux/Toulouse
Les précisions sur le parcours sont en ligne à cette adresse :
=> http://www.france.attac.org/articles/caravane-de-nimes-notre-dame-des-landes

Si vous souhaitez participer à cette caravane, informez-en Jacqueline & Hervé à l'adresse <3-4-aout@attac.org>, en précisant si vous disposez d'un véhicule motorisé ou non.
Soyez équipé de votre matériel de camping (tente, duvet...) ; qui vous sera également nécessaire lors du rassemblement des 3 & 4 août.

2/ CAMPEMENT À NOTRE-DAME-DES-LANDES

Attac organise un campement ouvert d'une semaine à Notre-Dame-des-Landes afin de contribuer activement à la préparation du rassemblement. Cette semaine commence le lundi 29 juillet après-midi pour se terminer le soir du vendredi 2 août. (Les conditions matérielles de ce campement seront celles du camping : ayez avec vous tente et duvet...)
Le format des journées sera le suivant :

  • une demi-journée d'ateliers sur les questions environnementales et sociales avec notamment trois grandes thématiques traitées : i) « Résister, créer et gagner : comment ? » ; ii) « Grand Projets Inutiles Imposés : les comprendre et les combattre » ; et iii) « Ni externalité ni marchandise : la biodiversité et les luttes socio-écologiques »
  • une demi-journée pour participer à l'organisation de l'accueil pour le week-end.
Si vous souhaitez participer à ce campement ouvert, sur sa totalité ou en partie, nous vous remercions de remplir le formulaire d'inscription en ligne à cette adresse :
=> http://www.france.attac.org/inscriptions-au-campement-notre-dame-des-landes

3/ PENDANT LE RASSEMBLEMENT DES 3 & 4 AOÛT

Site officiel du rassemblement : http://www.notredamedeslandes2013.org/

Nos activités sur place :

  • « Espace Climat » : espace dédié aux luttes sur les enjeux climatiques --- co-organisé avec un ensemble d'autres associations et syndicats (dont les Amis de la Terre, Bizi!, Agir pour l'environnement, Confédération paysanne, Solidaires…)
  • Ateliers (titres provisoires) :
    • « De NDDL au mouvement pour la justice climatique et sociale : enjeux, perspectives et alternatives » : débat co-organisé avec les Amis de la Terre, Bizi!...
    • « Compensation biodiversité / eau » : atelier co-organisé avec les Amis de la Terre, FERN, les Naturalistes en lutte...
    • « Gaz de schiste »
  • Stand Attac : Attac 44 a réservé un stand. Les militant-e-s d'Attac sont invité-e-s à y passer, aussi bien pour y donner un coup de main que pour y retrouver les dernières informations sur nos activités lors du rassemblement
4/ APRÈS LE RASSEMBLEMENT...

Il y aura besoin de monde pour démonter les installations du week-end. Si vous le pouvez, votre coup de main sera le bienvenu le lundi 5 août pour aider à la remise en état du site...


Adhérez, réadhérez à Attac : http://www.france.attac.org/adherer
Désinscription : http://list.attac.org/wws/signoff/informons

vendredi 5 avril 2013

François Hollande au Maroc: plutôt les affaires que les droits de l'homme !

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C'est un Président français sévèrement diminué politiquement qui s'apprête à se rendre en visite d'Etat au Maroc, les 3 et 4 avril.
Battant des records d'impopularité, François Hollande n'a cessé, depuis le début de son mandat, de chuter dans les sondages, où il a encore perdu cinq points, cette semaine, pour s'établir à trente six pour cent (36%) d'opinions favorables. Sa dernière prestation sur la deuxième chaîne française, n'y a rien changé. Peu ou prou de ses compatriotes ont été convaincus de sa capacité à relancer la machine de la croissance et résoudre le problème du chômage. Trente deux pour cent (32%) seulement,  d'entre eux l'ont trouvé «convaincant» et trente pour cent (30%) à le trouver «rassurant».  En outre, neuf (9) chefs d'entreprises français sur dix (10) interrogés, lors d'un sondage, ont  déclaré n'être pas confiants, dans un redressement prochain de l'économie, tandis que l'INSEE prévoit une croissance quasi nulle, pour l'économie française, au moins jusqu'à la fin du mois de juin.

Susceptibilité marocaine et « minauderie protocolaire »
C'est dans ce contexte de morosité qu'a lieu la visite de François Hollande. Une visite très courte, au regard des enjeux et de la forte délégation qui accompagnera le chef de l'Etat français. Elle tranche nettement avec celles de ses prédécesseurs, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy, dont les liens avec ce pays du Maghreb, à l'instar de bon nombre de politiciens français,  débordent du cadre purement  diplomatique. Chirac avait ses habitudes au Palais des hôtes de Rabat et à « La gazelle d'or », à Taroudant, avant que son état de santé, qui s'est fortement dégradé, ne le contraigne à réduire tous ses déplacements.
Nicolas Sarkozy a, quant à lui, fait l'acquisition d'un riad de luxe, en guise de résidence secondaire, à Marrakech, peu avant son élimination à la présidentielle française. Un rude coup pour le Maroc qui avait misé à fond sur le candidat UMP.
Le président socialiste a choisi le haut de gamme des visites, à un moment où la France à bout de souffle économique,  se cherche un bol d'air, en dynamisant les relations avec la rive sud de la méditerranée. Les appels du pied et les panégyriques des responsables français à l'endroit du Maroc se sont multipliés, au cours des mois qui ont suivi les élections, d'autant que la première visite présidentielle aura été pour l'Algérie, où François Hollande s'était déjà rendu en mars 2012, alors qu'il n'était encore que candidat et promettait d'y revenir s'il était élu.
Pour qui connaît la susceptibilité du protocole marocain, la priorité donnée au frère ennemi était une égratignure. L'Elysée avait bien tenté de donner des gages, en envoyant son premier ministre en visite, rien n'y a fait. Comme il fallait s'y attendre, le palais ne s'est pas privé de rendre la politesse, sous la forme d'une « minauderie protocolaire » qui a choisi de faire passer l'hôte français, après le déplacement africain de Mohamed VI, au Sénégal, en Côte d'ivoire et au Gabon. Un déplacement dans le pré carré traditionnel marocain en Afrique qui ne revêtait ni un caractère d'urgence, ni une importance vitale, sinon pour les affaires personnelles du roi, dans les domaines des banques, des mines, des télécommunications ou encore de l'immobilier. Un timing soigneusement choisi, également, pour éviter au roi d'avoir à accueillir Christopher Ross,  l'Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l'ONU pour le Sahara, en tournée dans la région. Fait notable, la visite du souverain marocain qui aurait du passer comme lettre à la poste, a eu à pâtir d'une autre susceptibilité protocolaire du palais, « ennuyé » que les gabonais aient annoncé la visite royale avant les médias officiels marocains.

Le Maroc arrière-cour de l'économie française
Avec la quasi totalité des entreprises du Cac 40 représentées sur place, des échanges commerciaux dépassant les vingt-deux (22) milliards et plusieurs dizaines de milliards d'euros d'investissements, on peut dire que le Maroc est l'arrière-cour ou le prolongement naturel du tissu économique français.
Le Président qui compte prononcer un discours devant le parlement marocain au cours d'une session extraordinaire, tiendra sans doute compte de ce postulat et se gardera de franchir le Rubicon, en abordant les sujets qui fâchent, tels que les droits de l'homme, que la France préfère voir comme un verre à moitié plein, bien que le Maroc se retrouve pointé du doigt de toutes parts pour la rudesse de sa répression du « Mouvement du Vingt février » et les procès fabriqués contre ses militants. Autre point noir et non des moindres, le pays du couchant est également sur la sellette au Sahara occidental où ses forces de sécurité, tous uniformes confondus, se livrent à une chasse impitoyable aux indépendantistes. Des images volées circulent sur la toile et montrent, en effet, des hommes sévèrement battus, à Laayoune, par des policiers en civil et qui n'ont pas hésité à s'en prendre également aux femmes sahraouies et à leur intimité, leur arrachant voile et  vêtements et les menaçant de viol collectif.

La grogne en embuscade
Comme un mauvais présage, la visite du représentant français dans la capitale économique marocaine démarre dans la colère et la détestation populaire, les autorités de la ville ayant jugé nécessaire de délocaliser au stade El Abdi, d'une capacité de quinze mille (15.000) places dans la ville d'El Jadida, distante de plus de cent kilomètres, le match qui devait opposer le Raja de Casablanca, aux koweitiens d'Al Arabi, au stade Mohamed V, d'une capacité de soixante mille (67.000) places, mercredi à vingt heures.
Beaucoup plus préoccupant pour la vitrine du Maroc, cette visite intervient dans un contexte où l'agitation sociale reprend, de plus belle, au moment où le gouvernement Benkirane semble avoir atteint ses limites, face à l'ampleur de la tâche et à l'omnipotence du Palais. Les promesses de justice sociale, de lutte contre la corruption, d'indépendance de la justice sont restées lettre morte.
Transparency International a classé pour l'année 2012 le Maroc au quatre-vingt huitième (88) rang sur cent soixante-seize (176) pays, avec un indice de perception de la corruption (IPC) de trente sept (37) sur cent (100). Les autres indices flirtent toujours avec la médiocrité comme celui de la compétitivité défini par le Forum économique mondial qui classe notre pays en soixante-dixième (70) position sur cent quarante deux (142) pays. L'indépendance du système judiciaire fait pire, le royaume se classant, selon le Forum économique mondial, à la quatre-vingtième (80) place sur cent quarante deux (142) pour  2011-2012.
Le chômage des jeunes diplômés et la crise économique qui touche également le royaume entretiennent un fond diffus de grogne sociale qui menace de mettre, à tout moment, le feu aux poudres. La forme sporadique de grèves, de sit-ins et de manifestations, semble reprendre de la vigueur, après le moment de grâce ayant suivi les élections qui ont porté le PJD au pouvoir et Benkirane à la chefferie du gouvernement. La manifestation unitaire syndicale qui a eu lieu ce dimanche 31 mars à Rabat, a regroupé un arc-en-ciel d'organisations, de mouvements et de partis politiques vent debout contre les mesures d'austérité appliquées par le gouvernement marocain. Le nombre des manifestants témoigne de l'ampleur des revendications et de la détestation croissante des méthodes d'un Benkirane personnellement conspué par la foule.

Plutôt les affaires que les droits de l'homme
Sur tout cela, François Hollande fermera sans doute les yeux, préférant parler économie. Les soixante-dix patrons français qui font le déplacement en même temps que le  Président, tenteront de refaire le retard accumulé par l'Hexagone sur l'Espagne qui lui a pris la moitié des parts du marché marocain. La dizaine d'accords prévus porteront sur l'agro-alimentaire, mais surtout sur les énergies renouvelables. La France, qui compte réaliser le TGV, tant décrié par la société civile marocaine, ne cache pas son ambition de remporter la deuxième tranche de la centrale solaire de Ouarzazate, et de réaliser et gérer  le plus grand parc éolien à Tarfaya, d'une puissance de trois cents (300) mégawatts, pour un coût de cinq cents millions (500.000.000) d'euros.
Enfin, Paris qui ne peut se permettre de s'aliéner ses propres écologistes, lorgne avec un intérêt non dissimulé, sur le programme marocain de plus en plus contesté, comme un fait du Prince, de la prospection et de l'exploitation éventuelle du gaz de schiste, une source d'énergie dont on sait qu'elle pourrait polluer irrémédiablement, la nappe phréatique dans un pays qui manque souvent cruellement d'eau.
Rien de spectaculaire, ni de particulier ne sortira donc de la visite présidentielle, sous les auspices de la crise économique la plus grave que le monde ait eu à affronter depuis 1929, sinon à confirmer, une fois de plus, que la France reste une fidèle adepte de la Realpolitik. Et qu'elle soit de droite ou de gauche, elle affectionne de parler plutôt affaires que droits de l'homme !
 https://fr.lakome.com/index.php/chroniques/593-francois-hollande-au-maroc-plutot-les-affaires-que-les-droits-de-l-homme
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Hollande au Maroc. Une visite sans véritables enjeux


L'Élysée qui ne s'attend pas beaucoup à la signature de nouveaux contrats commerciaux, met le Mali à la tête des priorités de cette rencontre, plutôt protocolaire, entre Mohammed VI et Hollande.
Il semble que l'intervention française au Nord du Mali sera la première priorité française lors de la visite du président François Hollande à Rabat et Casablanca. En effet, considérant que leur mission est quasi-accomplie, il est maintenant question, pour les Français, de remettre le relais aux armées africaines qui devraient s'occuper de mettre fin à l'instabilité que connaît le Nord Mali. Le Maroc, qui a nié tout envoi d'hommes sur le terrain de la guerre, y jouera-t-il un rôle ?
Sur un autre volet, selon des journalistes français, les responsables de l'Élysée (des conseillers du président) avaient sous-entendu, lors d'un briefing ayant rassemblé une quarantaine de journalistes la semaine dernière, que la visite ne comportera aucun gros enjeu commercial.
Le président français qui sera accompagné d'une soixantaine de chefs d'entreprises « ne compte pas trop sur la signature de nouveaux contrats. Son objectif est de consolider ceux déjà réalisés, à leur tête le projet du TGV ». En effet, en plus de la SNCF, Alstom et colas Rail, trois autres compagnies françaises d'ingénierie seront là et feront certainement un point avec les autorités marocaines sur l'état d'avancée de la Ligne grande vitesse qui reliera Tanger à Rabat, et qui coûtera au Maroc, à terme, quelque 3 milliards d'euros.
Selon un journaliste français ayant assisté au briefing, « il semble qu'ils n'ont rien à proposer sur la question du Sahara, qui avait l'air de les fatiguer d'ailleurs ». Ce journaliste rapporte que lui et ses collègues avaient eu le fou rire quand l'un des responsables de l'Élysée avait commis une bourde en parlant de « Sahara oriental ».

mardi 19 mars 2013

Gaz de schiste au Maroc? Danger pollution !

  Par Zoubida Jellab, fb :
 Marocains du Maroc, réveillez-vous et dégagez le ministre de l'environnement! 
 La fracture hydraulique a comme conséquence la pollution de la nappe phréatique et des quelques rivières vitales dans ces régions . Le pays connait des phases de sécheresse très rudes. Mais quel est donc l'actionnaire principal de l'ONYHM?
A chercher dans les  "Hautes orientations de Sa Majesté Le Roi Mohamed VI, que Dieu L’assiste." ?(ndlr)
 ."http://www.onhym.com/LinkClick.aspx?fileticket=tmGCexKRh4g%3d&tabid=38
 Maroc : 5 compagnies internationales vont entamer des forages pour évaluer les réserves en gaz de schiste 

Maroc : 5 compagnies internationales vont entamer des forages pour évaluer les réserves en gaz de schiste(Agence Ecofin) - L'Office marocain des hydrocarbures et des mines (ONYHM) a autorisé 5 compagnies internationales à commencer les forages d’exploration qui permettront d’évaluer plus précisément les réserves du Maroc en gaz de schiste, rapporte l’agence Xinhua.
« Nous allons développer la production électrique à partir des schistes bitumineux avec une première centrale-pilote qui nous permettra d'évaluer les paramètres techniques et économiques de l'utilisation de ces schistes » a déclaré Amina Benkhadra, directrice générale de l'ONHYM au magazine Eco Plus.
Fouad Douiri, ministre marocain de l'Energie et des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, est allé dans le même sens : « Pour notre pays, et grâce à une géologie favorable, le potentiel en gaz de schiste est très prometteur. Un programme ambitieux de recherche et d' exploration a été lancé au niveau de l' ONYHM pour répondre un double objectif : l' évaluation du potentiel de nos bassins sédimentaires en gaz de schiste et la mise en place de partenariats avec des sociétés disposant de l'expérience et de la technologie indispensables à la valorisation de cette ressource dans les zones où les recherches n' ont été traditionnellement orientées que vers les hydrocarbures conventionnels ».
Les principaux gisements sont le gisement de Timahdit, dans la chaîne du Moyen Atlas à environ 240 km de Rabat, le gisement de Tarfaya qui s' étend sur 2500 km² à l' Est de la ville de Tarfaya, le long de la côte atlantique, à 1200 km au Sud de Rabat et le bloc Doukkala, qui couvre près de 2000 km² le long de la côte atlantique, à environ 125 km de Casablanca.
Les quantités pourraient se révéler très importantes. Rien que le gisement de Timahdit a été évalué à l’équivalent de 15 milliards de barils d'huile en place. 
Récemment, Oisin Fanning, président exécutif de San Leon Energy, déclarait suite à des évaluations de la zone de Tarfaya onshore : « Le Maroc a une des plus grandes réserves de schistes bitumineux dans le monde et des projets tels que Tarfaya aidera le Royaume à répondre à ses besoins énergétiques futurs ».