L'Etat et les patrons jouent sur le temps pour assurer l'impunité des criminels.N'ayons pas la mémoire courte.
RAPPEL:
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Le 18 avril 2008, Ali Fkir, a écrit:
"Le Comité de Solidarité avec les Victimes de Rosamor a organisé le
dimanche 18 mai 2008 au siège d'ANNAHJ ADDIMOCRATI une réunion avec les
rescapés et les proches des victimes de l'incendie/crime de l'usine
ROSAMOR (le 26 avril 2008).
Résumé:
- L'Etat prétend que les décédés sont de nombre 55.
- Des familles sont toujours à la recherche de leurs proches qui se
trouvaient à l'usine le jour de l'incendie et dont elles sont toujours
sans nouvelles.
- La CNSS n'a versé le fameux chèque de condoléance
(10 000dh) qu'à 16 victimes (19 selon la télévision), donc toutes les autres
victimes n'ont jamais été déclarées par les patrons (travail dans
l'illégalité!)
- Les autorités ont remis à certaines victimes "une aide royale" de 50 000dh selon certaines, d'autres déclarent n'avoir rien reçu, d'autres moins. Difficile à vérifier.
- Le conseil de la ville a distribué quelques enveloppes: 10 000dh pour
certaines, moins pour d'autres et rien selon certaines victimes.
Difficile à vérifier.
- "L'enquête" se fait dans le sens de décharger le patron.
- L'autorité judiciaire (certainement sur instructions) veut boucler
l'affaire au plus vite sans aller aux causes profondes du crime.
-
Les services et institutions publiques responsables de l'application du
code de travail par les patrons ne sont pas mis en cause, alors que leur
responsabilité est claire dans ce drame.
- Le Comité de Solidarité a
constitué un collectif de défense composé d'avocats volontaires. La
coordination de la défense est assurée par Maître Saïd El Houmani du
barreau de Casablanca.
-Maître Saïd El Houmani, coordinateur du
Comité de Solidarité et l'universitaire Mohamed Abounasr, président de
la section de l'AMDH-Casablanca, ont présidé la réunion.