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samedi 28 mai 2016

El-Himma, El-Majidi, Hammouchi et Mansouri : les quatre «copains» du roi qui dirigent le Maroc (article à lire jusqu'au bout !)


Fouad Ali El-Himma, reçu à Alger par l'ancien ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci. D. R.
Fouad Ali El-Himma, reçu à Alger par l'ancien ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci. D. R.
 
Les documents confidentiels révélés par le mystérieux hacker Chris Coleman ont mis en évidence une réalité déjà connue de tous : ce sont les copains de collège de Mohammed VI qui tirent les ficelles au Maroc. Une génération qui constitue un pur produit du Makhzen et dont il a hérité des méthodes de répression. 

Fouad Ali El-Himma, né le 6 décembre 1962 à Marrakech, ami intime du roi Mohammed VI, est son conseiller depuis décembre 2011. C'est lui le ministre de l'Intérieur dans l'ombre. C’est un grand connaisseur des rouages de la politique interne du Maroc grâce aux nombreuses fonctions qu'il a assumées au sein de ce ministère. 

Mohamed Mounir El-Majidi, né le 19 janvier 1965 à Rabat, homme d’affaires marocain, secrétaire particulier du roi Mohammed VI depuis 2000 et président de la Siger, la holding royale, depuis 2002. Il est le gardien de la fortune de Mohammed VI et ministre de l'Economie dans l'ombre. 

Abdellatif Hammouchi, né à Fès en 1966, actuel directeur général de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et directeur de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). 

Yassine Mansouri, né le 2 avril 1962 à Boujad, directeur du service de contre-espionnage (DGED) et véritable patron de la diplomatie marocaine. 

En 2010, El-Majidi et El-Himma ont été cités par Wikileaks dans des scandales de corruption, un phénomène qui «s'est institutionnalisé sous le règne de Mohammed VI». Un télégramme du consulat américain à Casablanca évoque «l'avidité consternante de ceux qui sont proches du roi Mohammed VI». En 2014, le nom d’El-Majidi est cité dans l'affaire de la banque HSBC, appelée Swissleaks, et, en 2016, dans les «Panama Papers». El-Himma et El-Majidi ont été aussi visés par le Mouvement 20-Février en 2011. Ils sont intouchables.

jeudi 26 septembre 2013

Maroc : La corruption au Maroc, des chiffres alarmants !

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Le dernier rapport de l'association Transparency Maroc  sur l'index de corruption mondiale a été présenté dimanche  à Rabat. Les chiffres concernant le Maroc sont alarmants, selon le rapport 70% des marocains pensent que les organes judiciaires au Maroc sont corrompus, voire même très corrompue.
L'étude a été faite sur un bon nombre de personnes, dont 41% des répondants ont avoué payer le pot de vin aux organes judiciaires, tandis que 64% l'ont payé aux autorités.
En outre, il a été mentionné dans le rapport que les avocats marocains déploient beaucoup d'efforts pour combattre la corruption qui règne dans les rangs de la magistrature marocaine. En l'occurrence la manifestation qui a été organisée en octobre de l'année dernière où près de 800 avocats ont manifesté devant la cour suprême à Rabat revendiquant l'indépendance de la magistrature et mettre un terme à la corruption.
Les recommandations citées dans le rapport se rapportent surtout à la transparence et exhortent  l'accès public à toutes les informations pouvant dévoiler les défaillances dans le système. Rendre les informations accessibles pourrait être d'une aide incommensurable dans le combat contre la corruption, parce que les organes responsables de la diffusion de ces informations sont eux-mêmes corrompus.
Par ailleurs, une source judiciaire remet en question le rapport de Transaparency Maroc, selon une déclaration faite au quotidien « Al Masaa », les chiffres présentés  dans le rapport sont en contradiction avec des sondages officiels qui corroborent la satisfaction et la confiance qu'accordent les citoyens marocains aux organes judiciaires.
Les marocains ont espoir en un Maroc meilleur, 57% des répondants à l'étude  croient réellement en la capacité des communs des mortels à effectuer un changement pour combattre la corruption.
Art19

jeudi 10 janvier 2013

Corruption, le maître-mot à l’hôpital Bouâfi de Casablanca

 Celle-ci se serait généralisée à l’ensemble du personnel de l’hôpital du médecin des urgences à l’administration, en passant par la sécurité, précise l’étudiant sur son site, en espérant que quelqu‘un aura la réflexe de répercuter son coup de gueule.
« Tout le monde fait tourner son petit business en faisant profiter ses copains ripoux ! » poursuit-il.

L’étudiant qui préfère garder l’anonymat, raconte un quotidien sordide qui nous renvoie à ceux des méthodes en cours dans les pires mafias, avec à la clé une inefficience totale de la médecine dans cet établissement. Il parle des médecins des urgences qui négocieraient au patient un billet de cent dirhams pour un simple certificat médical et rendraient même la monnaie si celui-ci ose marchander « le coup ».
Le ministre de la santé Houcine Louardi (Photo DR)
Le ministre de la santé Houcine Louardi (Photo DR)
Les agents de sécurité ne seraient pas en reste, qui, pour une dizaine ou une vingtaine de dirhams, participent de la pagaille générale, en initiant les patients au chemin direct vers les services spécialisés, sans passer par les urgences. L’encombrement qui en résulte se traduit par une insécurité chronique avec montée d’adrénaline et agressions verbales contre le personnel soignant.


La corruption, poursuit l’étudiant est à ce point ancrée dans les habitudes des uns et des autres qu’elle en est devenue naturelle et de notoriété publique : étudiants, familles, patients, délégués médicaux en sont, tous les jours les témoins privilégiés,  selon le futur médecin.

Quelques twitts plus loin, sur son site, le futur médecin qui clame que « la corruption est le maître mot », incrimine directement l’administration de l’hôpital, qu’il accuse d’être « le pilier de ce réseau mafieux ». Il n’hésite pas à pointer du doigt la tête de l’hydre: le directeur et son adjoint.
A l’appui, notre homme cite le cas du corps estudiantin qui a droit à une dotation alimentaire d’une valeur de neuf cents (900) dirhams sous la forme de lait UHT et yaourts. Seulement le tiers de cette dotation parvient aux intéressés. Tant l’administration que le distributeur des denrées, pointent unanimement le doigt vers le Directeur adjoint de l’hôpital comme l’élément central du détournement. Et lorsque les plaignants s’adressent à ce dernier, il les couvre d’injures et de quolibets tels que « profiteurs, arrivistes, laxistes », avant de mettre brutalement  fin à l’entretien.
Question équipement, l’hôpital ne possède ni bloc opératoire ni réanimation, tous deux officiellement en « rénovation », depuis deux ans.
« Deux ans pour rénover un bloc opératoire… Dans certains pays, on construit un hôpital dans ce délai ! », s’insurge l’étudiant.
En réalité les deux blocs sont réduits à leur plus simple expression, des murs bruts. L’entreprise en charge des travaux a purement et simplement déserté le chantier. La réponse de l’administration est pour le moins laconique,  à propos de l’arrêt des travaux de second-oeuvre : appels d’offres infructueux !
S’agirait-il d’un problème purement budgétaire ou bien la paralysie du chantier cacherait-elle une forêt de turpitudes et de comportements « inappropriés » ?
Principales victimes de la gabegie, les patients obligés de se détourner vers d’autres hôpitaux de la région et les futurs chirurgiens condamnés à végéter professionnellement !
Au laboratoire, rien ne va plus. Les examens seraient sous le coup du bon plaisir d’un responsable laborantin, particulièrement capricieux, qui n’hésiterait pas à refuser des analyses ordonnées par les médecins. Mauvaise volonté ou carence en produits, rendant certains examens indisponibles, telles que l’ionogramme sanguin ou encore les tests bactériologiques…. L’étudiant évoque le cas d’un enfant qui consulterait pour syndrome méningé fébrile et auquel il est impossible de faire la ponction lombaire impérative.
L’étudiant achève ses twitts avec un vœux d’espérance :
« J’espère que ce message désespéré arrivera chez une personne qui pourra réagir face à ça, et changer les choses….. »
Seul l’avenir nous le dira.  Affaire à suivre !
http://www.demainonline.com/?p=24099
On le sait, on l'a vu et vécu. Il n'y a pas que la corruption, il a aussi le manque d'engagement du personnel, le manque de passion, le manque d'humanité, le manque de moyens pour faire son travail. Il y a aussi et surtout le fait que toute une génération de médecins n'a pas suivi ses études par vocation mais par volonté d’accéder à un certain statut social.