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vendredi 24 février 2017

Maroc : Obstruction des activités d’une organisation de défense des droits humains








Le gouvernement se dérobe aux décisions du tribunal administratif concernant l’AMDH




(Tunis) – Depuis deux ans, les autorités marocaines mènent une campagne d’interdiction et d’obstruction des activités de la principale organisation indépendante de défense des droits humains du pays, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Cet acharnement ne présente aucun signe d’accalmie malgré au moins quatre décisions de la cour d’appel administrative en faveur de l’organisation.


Manifestation à Rabat d’activistes de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) en décembre 2014, suite à l’interdiction par les autorités locales de la tenue d’un atelier de formation qui avait été pourtant planifié à l’avance.
L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a indiqué que les autorités s’étaient opposées à 125 de ses réunions, conférences et autres événements prévus dans des espaces publics et privés dans l’ensemble du pays depuis juillet 2014. 
Les autorités ont interdit ces événements directement ou indirectement, par exemple en exerçant des pressions sur les responsables des lieux de rendez-vous.
« La nature étendue et constante des mesures à l’encontre de l’AMDH indique clairement qu’il s’agit d’une campagne ordonnée en haut lieu afin d’affaiblir une opinion franche et nationale au sujet des droits humains », a affirmé Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.

lundi 21 novembre 2016

Maroc : Condamnations basées sur des « aveux » douteux : Deux Français condamnés ont pourtant infirmé les dépositions en arabe









(Tunis) – Des tribunaux marocains ont récemment condamné deux ressortissants français à des peines de prison, dans des affaires sans lien entre elles, en se fondant sur des « aveux » écrits en arabe, langue qu’ils ne savent pas lire, ont déclaré aujourd’hui Human Rights Watch, la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme) et Amnesty International. À peine en ont-ils entendu le contenu que les deux accusés ont réfuté ces aveux.
Ces affaires illustrent une pratique récurrente des tribunaux marocains – documentée en détail par les trois organisations – qui est de se baser sur des déclarations qui auraient été faites à la police, en tant que preuves de culpabilité. Les tribunaux ont l’habitude d’ignorer ou de rejeter d’office les arguments de la défense qui plaide que les policiers ont utilisé des méthodes douteuses pour obtenir des aveux et en falsifier le contenu.


« Au Maroc, même si la police vous empêche de lire vos ‘aveux’ ou qu’ils sont rédigés dans une langue qui vous est incompréhensible – une fois que vous les signez, vous voilà embarqué sur un train fou, destination, prison », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.
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Thomas Gallay.