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mardi 22 novembre 2016

Maroc : « Démystifier les mensonges sur “l’exception marocaine”, ....et autres balivernes... »


  « Démystifier les mensonges sur “l’exception marocaine”, la “transition démocratique”, “la monarchie éclairée” et autres balivernes... »

Les articles de la rubrique Idées n’expriment pas nécessairement le point de vue de l’organisation mais de camarades qui interviennent dans les débats du mouvement ouvrier. Certains sont publiés par notre presse, d’autres sont issus de nos débats internes, d’autres encore sont des points de vue extérieurs à notre organisation, qui nous paraissent utiles.

Entretien. Dirigeant de la Voie démocratique, principale organisation marxiste du Maroc, Abdallah El Harif est actuellement responsable des relations internationales. Avec lui, nous revenons sur la situation sociale et politique du pays après l’indignation soulevée par la mort de Mohcine Fikri.

La mort du jeune pêcheur Mohcine Fikri provoque une vague de manifestations au Maroc. Comment la Voie démocratique voit ce mouvement, ses prolongements ?
La Voie démocratique considère que la vague de manifestations actuelles au Maroc constitue la deuxième vague du processus révolutionnaire lancé par le Mouvement du 20 Février (2011 NDR). Elle en est, en même temps, la continuité et s’en distingue par plusieurs aspects. L’étincelle est interne (la mort de Mohcine Fikri), contrairement au Mouvement du 20 février qui a été déclenché par le « Printemps arabe ». De plus, l’ennemi, responsable de l’acte ignoble, est clairement identifié et incarné par le Makhzen (l’appareil étatique de la monarchie NDR).

lundi 24 août 2015

Exception marocaine ?

Interview  de Daniel Menschaert, sociologue/anthropologue et ancien diplomate belge au Maroc, auteur du livre "Maroc, 4 champs de batailles pour la démocratie ".

mardi 6 septembre 2011

Le Mouvement du 20 février / La véritable «Exception marocaine»


par Mohammed Belmaïzi,6/9/2011

Depuis l’instauration du Mouvement du 20 février, avec son organisation exceptionnelle et sa formidable maturité, le Makhzen n’a cessé de détourner le sens de ce soulèvement populaire. Il a su ameuter les « intellos de service » en les soudoyant avec des sommes faramineuses. Et on a vu le ‘génie’ de ces « intellos de service » corrompus, s’exprimer contre les aspirations du peuple, en le réduisant à un amas d’ignorants et d’illettrés ne méritant point de citoyenneté ni de démocratie (?!). Leur omniscience a prédit l’essoufflement de ce mouvement. Or leurs analyses qui ne diffèrent point de celles du discours colonial, est une insulte à la raison et à la pensée. La « science coloniale » nous a, d’ailleurs, accoutumé à ce genre de mépris et d’offense.

L’un de ces notables « gardiens du temple » a cru faire œuvre d’originalité en révélant que le corps politique marocain est « désamorcé » et ne peut garantir une complète démocratie dans notre pays. Sous-entendu que seul le monarque de droit divin Mohamed 6 est habilité à monopoliser tous les leviers du pouvoir. Cet intello de service omet de souligner que la monarchie, ses élites incultes et la clique des partis officiels forment le roc et l’armature du ‘Parti Unique’ (que la Constitution marocaine interdit et condamne par ailleurs !!). Il oublie ce que dit l’un des très proches de la famille royale à propos de ce lien diabolique étroit entre la monarchie et les partis politiques officiels, à propos de l’ère de Hassan II : Hassan II « s'est servi de l'argent pour rendre dépendants beaucoup de leaders qui pouvaient être achetés. Pour lui, l'argent était un élément de pouvoir. Il tenait les gens comme cela ». Et cela n’étonne plus personne de voir la fameuse koutla des partis marocains se prosterner devant le Dirham !

A ce sujet la tradition de corrompre perdure actuellement et le peuple le sait très bien. C’est pourquoi, il fait irruption dans la rue pour faire entendre sa voix et imposer sa noble « culture de la contestation ».

Depuis le 20 février, cette « culture de la contestation » s’installe d’une manière durable sur le territoire et dans l’imaginaire des gens. Même durant les vacances et durant le ramadan, l’étincelle ne s’est jamais éteinte. Des manifestations se sont déroulées dans plusieurs villes et lieux. Et tous les soirs du ramadan, les réjouissances (chants, slogan, danse, théâtre…) et les rencontres se sont cristallisées autour de la contestation contre la gouvernance dévoyée et la déliquescence de l’Etat qui met l’Etat de Non Droit dans la sphère de la sacralité.

S’il y a « une exception marocaine », elle ne peut se situer que dans cette « culture de la contestation » qui ne cesse de grandir et jamais ne cesse d’exiger que le Makhzen dégage! Que l’Etat de Droit s’instaure !
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