Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Moyen-Orient. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Moyen-Orient. Afficher tous les articles

mardi 24 novembre 2015

« Nous payons les inconséquences de la politique française au Moyen-Orient »

@Déclaration Citoyenne Et la République à travers ses silences et les fabuleux contrats signés avec le le Qatar et l'Arabie Wahhabite, occulte totalement le rôle de ces deux États dans la mondialisation de la barbarie et en particulier celle qui frappe la France! Les observateurs avisés et les services de renseignements savent tout cela mais sont contraints à une forme de myopie institutionnelle et de soumission à la raison d'État. Tôt ou tard les sociétés civiles comprendront ce jeu de dupes et appelleront à des mobilisations citoyennes; pour l'heure les Valls et les Juppé s'inclinent devant les États géniteurs de l'islamo-fascisme en pensant aux élections présidentielles, mais gare à l'effet boomerang.


Le Monde | Laurent Fabius et le ministre du pétrole saoudien  Ali al-Naimi  le 8 novembre à Paris.

 image: http://s2.lemde.fr/image/2015/11/17/534x0/4811387_6_555d_laurent-fabius-et-le-ministre-du-petrole_53804d5e590fff94c999eb8101ee0f2c.jpg

 Soyons réalistes, demandons l’impossible, clamaient dans les rues de Paris les utopistes de mai 1968. Etre réaliste aujourd’hui, c’est réclamer à ceux qui gouvernent d’aller aux racines de ce mal qui, le 13 novembre, a tué au moins 129 personnes dans la capitale française. Elles sont multiples, et il n’est pas question d’en faire ici l’inventaire. Nous n’évoquerons ni l’abandon des banlieues, ni l’école, ni la reproduction endogamique d’élites hexagonales incapables de lire la complexité du monde. Nous mesurons la multiplicité des causes de l’expansion de l’islamisme radical.

Comme nous savons à quel point l’étroitesse des rapports entretenus dans tout le monde arabe entre les sphères politique et religieuse a pu faciliter son émergence, nous n’avons aucune intention simplificatrice. Mais, aujourd’hui, c’est la politique internationale d’une France blessée, et de l’ensemble du monde occidental, que nous voulons interroger.
Sur l’islamisme d’abord. Depuis le début de sa montée en puissance, dans les années 1970, les dirigeants occidentaux se sont convaincus qu’il devenait la force politique dominante du monde arabo-musulman. Addiction au pétrole aidant, ils ont renforcé le pacte faustien les liant aux Etats qui en sont la matrice idéologique, qui l’ont propagé, financé, armé. Ils ont, pour ce faire, inventé l’oxymore d’un « islamisme modéré » avec lequel ils pouvaient faire alliance.
Le djihadisme est avant tout l’enfant des Saoud et autres émirs auxquels elle se félicite de vendre à tour de bras ses armements sophistiqués. On ne veut pas voir que la même idéologie les anime
Le soutien apporté ces derniers mois au régime turc de M. Erdogan dont on connaît les accointances avec le djihadisme, et qui n’a pas peu contribué à sa réélection, en est une des preuves les plus récentes. La France, ces dernières années, a resserré à l’extrême ses liens avec le Qatar et l’Arabie saoudite, fermant les yeux sur leur responsabilité dans la mondialisation de l’extrémisme islamiste.

samedi 7 septembre 2013

Syrie, plusieurs versions le prouveraient : ce sont les rebelles qui ont utilisé du gaz Sarin de combat



Les rebelles et les résidents locaux à Ghouta accusent le prince saoudien Bandar bin Sultan d’avoir fourni les armes chimiques à un groupe rebelle lié à Al -Qaida .

Ghouta, Syrie – Tandis que la machine de guerre américaine se met en place après l’attaque par armes chimiques la semaine dernière, les Etats-Unis et leurs alliés sont peut-être en train de se tromper de coupable.

C’est ce qui semble ressortir des entretiens avec des gens à Damas et Gouta, une banlieue de la capitale syrienne où, selon l’ONG humanitaire Médecins sans frontières, au moins 355 personnes ont trouvé la mort la semaine dernière par ce que l’organisation croit être un agent neurotoxique.
Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ainsi que la Ligue arabe ont accusé le régime du président syrien Bachar al-Assad d’avoir mené une attaque avec des armes chimiques qui ont visé principalement des civils. Des navires de guerre américains sont stationnés dans la mer Méditerranée prêts à lancer des frappes militaires contre la Syrie en guise de punition pour cette attaque massive d’armes chimiques. Les États-Unis et d’autres ne sont pas intéressés à examiner tout élément de preuve contraire tandis que le secrétaire d’Etat américain John Kerry déclarait lundi que la culpabilité d’Assad était « un jugement ... déjà clair aux yeux du monde. »
Cependant, selon de nombreux entretiens avec des médecins, des résidents à Gouta, des combattants rebelles et leurs familles, le tableau est différent. Beaucoup croient que certains rebelles ont reçu des armes chimiques par l’intermédiaire du chef du renseignement saoudien, le prince Bandar bin Sultan, et sont responsables de l’attaque au gaz.
« Mon fils est venu me voir il y a deux semaines pour me demander ce que je pensais des armes qu’on lui avait demandé de transporter », déclare Abou Abdel-Moneim, le père d’un rebelle luttant pour déloger Assad, qui vit à Gouta.
Abdel-Moneim dit que son fils et 12 autres rebelles ont été tués à l’intérieur d’un tunnel utilisé pour stocker des armes fournies par un militant saoudien, connu sous le nom d’Abou Ayesha, qui dirigeait un bataillon de combat. Le père décrit les armes comme ayant une « structure en forme de tube » tandis que d’autres ressemblaient à « d’énormes bouteilles de gaz ».
Des habitants de Gouta disent que les rebelles utilisaient des mosquées et des maisons privées pour se réfugier tout en stockant leurs armes dans des tunnels.
Abdel-Moneim dit que son fils et les autres sont morts lors de l’attaque chimique. Le même jour, le groupe Jabhat al-Nusra, lié à Al-Qaïda, avait annoncé qu’il allait attaquer de la même manière des civils à Latakia, au coeur de la région acquise au régime Assad sur la côte ouest de la Syrie, apparemment en guise de représailles.
« Ils ne nous ont pas dit ce qu’étaient ces armes ni comment les utiliser », se plaint une combattante nommée « K. » « Nous ne savions pas qu’il s’agissait d’armes chimiques. Nous n’avions jamais imaginé que c’était des armes chimiques » .
« Quand le prince saoudien Bandar donne de telles armes, il doit les donner à ceux qui savent comment les manipuler et les utiliser », avertit-elle. Elle, comme d’autres Syriens, ne veut pas utiliser son nom et prénom par crainte de représailles.
Un chef rebelle bien connu à Gouta nommé « J » acquiesce. « Les militants de Jabhat al-Nusra ne coopèrent pas avec les autres rebelles, à l’exception de combats sur le terrain. Ils ne partagent pas d’informations secrètes. Ils ont simplement utilisé des rebelles ordinaires pour transporter et utiliser ce matériel » , dit-il.
« Nous étions très curieux au sujet de ces armes. Et malheureusement, certains des combattants ont manipulé les armes de façon inappropriée et ont déclenché les explosions », déclare « J ».
Des médecins qui ont traité les victimes des attaques chimiques nous (les intervieweurs) ont mis en garde de faire attention à poser des questions quant à savoir qui, exactement, était responsable de l’agression mortelle.
Le groupe humanitaire Médecins sans frontières a ajouté que des soignants auprès des 3.600 patients ont également signalé des symptômes similaires, y compris l’écume à la bouche, des difficultés respiratoires, des convulsions et une vision floue. Le groupe n’a pas été en mesure de vérifier l’information.
Plus d’une douzaine de rebelles interrogés ont indiqué que leurs salaires proviennent du gouvernement saoudien.

Implication saoudienne
Dans un récent article de Business Insider, le journaliste Geoffrey Ingersoll a souligné le rôle du prince saoudien Bandar dans la guerre civile syrienne qui dure depuis deux ans et demi. De nombreux observateurs estiment que Bandar, avec ses liens étroits avec Washington, a été au cœur de la campagne pour la guerre par les Etats-Unis contre Assad.
Ingersoll a fait référence à un article dans le quotidien britannique The Daily Telegraph au sujet de négociations secrètes russo-saoudiennes alléguant que Bandar avait offert au président russe Vladimir Poutine du pétrole bon marché en échange de son abandon d’Assad.
« Le prince Bandar s’est engagé à protéger la base navale de la Russie en Syrie si le régime d’Assad était renversé, mais il a également fait allusion à des attaques terroristes Tchétchènes pendant les Jeux olympiques d’hiver à Sotchi, en Russie, en cas d’absence d’accord, » écrit Ingersoll .
« Je peux vous donner une garantie pour protéger les Jeux olympiques d’hiver de l’année prochaine. Les groupes tchétchènes qui menacent la sécurité des jeux sont contrôlés par nous », aurait dit Bandar aux Russes.
« De même que les autorités saoudiennes, les États-Unis auraient donné le feu vert au chef du renseignement saoudien pour mener ces négociations avec la Russie, ce qui n’est pas une surprise » écrit Ingersoll.
« Bandar a reçu son éducations aux Etats-Unis, à la fois militaire et universitaire, et a servi comme ambassadeur saoudien très influent aux États-Unis, et la CIA l’adore, » ajoute-t-il.
Selon le journal britannique The Indépendant, c’est l’agence de renseignement du prince Bandar qui a lancé en premier les accusations d’utilisation de gaz sarin par le régime, à l’attention des alliés occidentaux, au mois de février.
Le Wall Street Journal a récemment rapporté que la CIA a réalisé que l’Arabie Saoudite était "sérieuse" quant au renversement d’Assad lorsque le roi saoudien a nommé le prince Bandar pour diriger l’opération.
« Ils croyaient que le prince Bandar, un vétéran des intrigues diplomatiques de Washington et du monde arabe, pouvait offrir ce que la CIA ne pouvait pas : des tonnes d’argent et d’armes, et, comme l’a dit un diplomate américain, wasta, des pots-de-vin » dit-il.
Selon le Wall Street Journal, Bandar a mis en marche l’objectif prioritaire de la politique étrangère de l’Arabie saoudite, à savoir le renversement d’Assad et ses alliés, l’Iran et le Hezbollah.
Dans ce but, Bandar a convaincu Washington de soutenir un programme pour armer et entraîner les rebelles sur une base militaire prévue en Jordanie.
Le journal rapporte qu’il a rencontré « les Jordaniens mal à l’aise avec une telle base » :
Ses rencontres à Amman avec le roi Abdallah de Jordanie duraient parfois huit heures d’affilée. « Le roi plaisantait : ’Oh, Bandar vient à nouveau ? Prévoyons deux jours pour la réunion’ », a dit une personne proche de ces réunions.
La dépendance financière de la Jordanie auprès de l’Arabie saoudite a peut-être fourni aux Saoudiens un fort argument. Un centre d’opérations en Jordanie a commencé à fonctionner au cours de l’été 2012, comprenant une piste d’atterrissage et des entrepôts d’armes. Selon le WSJ, citant des responsables arabes, des AK-57 et munitions furent fournies par les Saoudiens.
Bien que l’Arabie Saoudite a officiellement affirmé qu’elle soutenait les rebelles plus modérés , le journal a rapporté que « des fonds et des armes ont été discrètement acheminées à des groupes radicaux, simplement pour contrer l’influence des islamistes rivaux soutenus par le Qatar. »
Mais les rebelles interviewés ont dit que le prince Bandar est appelée « al- Habib » ou « l’amant » par les militants d’al -Qaida combattant en Syrie.
Peter Oborne, dans un article du Daily Telegraph jeudi, a émis une mise en garde au sujet de la précipitations de Washington à punir le régime d’Assad par de soi-disant frappes "limitées" qui ne sont pas destinées à renverser le dirigeant syrien mais à diminuer sa capacité à utiliser des armes chimiques :
Considérez ceci : les seuls bénéficiaires de l’atrocité sont les rebelles, qui étaient en train de perdre la guerre, et qui ont maintenant la Grande-Bretagne et l’Amérique prêtes à intervenir à leurs côtés. Bien qu’il semble y avoir peu de doute que des armes chimiques ont été utilisées, il y a un doute sur qui les a utilisées.
Il est important de se rappeler qu’Assad a déjà été accusé d’utiliser des gaz toxiques contre les civils. Mais à cette occasion, Carla del Ponte, commissaire de l’ONU sur la Syrie, a conclu que c’étaient les rebelles, et non Assad, qui étaient probablement responsables.
Dale Gavlak, Yahya Ababneh
http://www.mintpressnews.com/witnesses-of-gas-attack-say-saudis-suppli...
Certaines informations contenues dans cet article n’ont pu être vérifiées de manière indépendante. Mint Press News continuera de fournir de plus amples informations et des mises à jour.
Dale Gavlak est correspondant au Moyen-Orient pour Mint Press et a exercé à Amman, en Jordanie, pour Associated Press, NPR et la BBC. Expert dans les affaires du Moyen-Orient, Gavlak couvre la région du Levant, écrivant sur des sujets tels que la politique, les questions sociales et les tendances économiques. Dale est titulaire d’une maîtrise en études du Moyen-Orient de l’Université de Chicago.
Yahya Ababneh est un journaliste indépendant jordanien et travaille actuellement sur un diplôme de maîtrise en journalisme, il a couvert des événements en Jordanie, au Liban, en Arabie Saoudite, la Russie et la Libye. Ses articles ont été publiés par Amman Net, Saraya News , Gerasa News et ailleurs.
Traduction « tiens, c’est vrai, encore fallait-il qu’un journaliste pense à faire son travail. Message perso à Hollande : y’a plus qu’à "punir" l’Arabie Saoudite, c’est juste à côté. » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.
URL de cet article 22157 
 Cet article est une collaboration entre Gavlak Dale pour Mint Press News et Yahya Ababneh .

http://www.legrandsoir.info/exclusif-temoignages-syriens-a-gouta-ce-sont-les-rebelles-fournis-par-l-arabie-saoudite-qui-sont-a-l-origine-de-l-attaque.html
-------------------------------------------------------------------------





Des rebelles syriens ont admis qu’ils étaient responsables de l’attaque chimique du 21 août



2250340 
L’incident du 21 août dernier où des armes chimiques ont fait entre 355 et 1300 morts dans la banlieue Est de Damas aurait été produit par des rebelles syriens selon le très crédible journaliste Dale Gavlak, correspondant au Moyen-Orient pour l’Associated Press depuis deux décennies.


Les puissances occidentales ont blâmé les forces de Bachar al-Assad, mais selon les témoignages recueillis par Gavlak, cette attaque serait en fait le résultat d’une mauvaise manipulation d’armes chimiques fournies par l’Arabie Saoudite!


Selon le journaliste de l’Associated Press [probablement pour peu de temps encore], de nombreux médecins, résidents de Ghouta, des combattants rebelles et leurs familles, prétendent que certains rebelles ont reçu des armes chimiques par l’intermédiaire du chef du renseignement saoudien, le prince Bandar bin Sultan, et que ce sont ces armes qui sont responsables de l’attentat chimique mortel.


Les rebelles ont dit à Gavlak qu’ils n’ont pas été correctement formés sur la façon de manipuler les armes chimiques, qu’ils ne savaient pas de quoi il s’agissait.  Il semble que les armes devaient initialement être données à Al Qaïda et au groupe Front al-Nosra [un groupe djihadiste de rebelles armés].


Un militant de l’opposition a dit au journaliste qu’ils étaient très curieux au sujet de ces armes et que malheureusement certains d’entre eux ont manipulé les armes de façon inappropriée, ce qui a déclenché les explosions.  Un autre combattant, une femme, a ajouté que le groupe de rebelles ne savaient pas de quel type d’armes il s’agissait ni comment les utiliser.


Abou Abdel-Moneim, le père d’un rebelle de l’opposition, a également dit à Gavlak: "Mon fils est venu me voir il y a deux semaines me demandant ce que je pensais du fait qu’on lui avait demandé de garder des armes."  Le fils aurait décrit les armes comme une structure en forme de tube tandis que d’autres étaient comme une énorme bouteille de gaz.  Le père a nommé le militant saoudien qui aurait fourni les armes comme étant Abou Ayesha.  Selon le père, les armes ont explosé à l’intérieur d’un tunnel, tuant 12 rebelles.


Plus d’une douzaine de rebelles ont été interrogés et ont indiqué que leurs salaires proviennent du gouvernement saoudien, écrit Gavlak.  


Si cette histoire est exacte, elle pourrait rendre complètement invalide l’attaque des États-Unis sur la Syrie.


Le rôle présumé de l’Arabie Saoudite dans la fourniture d’armes aux rebelles n’est pas une surprise étant donné les révélations plus tôt cette semaine à l’effet que les Saoudiens ont menacé la Russie d’attaques terroristes aux Jeux olympiques d’hiver à Sotchi l’an prochain, à moins qu’ils n’abandonnent leur soutien au président syrien.


Le journal Telegraph a rapporté que le prince Bandar aurait dit à Vladimir Poutine que les groupes tchétchènes qui menacent la sécurité des jeux sont contrôlés par eux (Saoudiens).



Sources:



Via http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/2013/08/des-rebelles-syriens-ont-admis-quils.html
------------------------------------------------------------------------------------------------------------


Syrie : c’est tranché, ce sont les rebelles qui ont utilisé du gaz Sarin de combat

http://www.tunisie-secret.com/Syrie-c-est-tranche-ce-sont-les-rebelles-qui-ont-utilise-du-gaz-Sarin-de-combat_a583.html

mercredi 24 octobre 2012

Les discriminations à l’encontre des femmes du Maroc à l’Iran


                   COLLOQUE FEMMES/ MAGHREB MOYEN-ORIENT

                        Entre espoir et désillusion
       Les discriminations à l’encontre des femmes du Maroc à l’Iran

                    Le 17 novembre 2012  de 9h à 17h15
           à la Mairie du 3ème arrondissement – Paris République

Alors  qu'on  s'apprête  à  commémorer  le  2ème  anniversaire  du début des soulèvements  dans  les  pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, Amnesty International organise un colloque sur les discriminations à l'encontre des femmes du Maroc à l'Iran.

Quel est, dans ces pays, le combat des femmes qui font face à toutes sortes de  discriminations  ?  Comment et avec quels moyens espérèrent-elles créer une société plus juste pour elles-mêmes et pour les générations à venir ?

Etat des lieux, des témoignages d’acteurs et d’actrices de ces révolutions, ces   rencontres  souhaitent  ouvrir le débat sur les changements portés par les récents événements et  les enjeux pour les générations futures.

Programme colloque - 17 novembre 2012
Les tables rondes seront ponctuées d’échanges avec le public et d’intermède musicaux par le groupe algérien Tighri Uzar, La voix des racines.

Date :      Samedi 17 novembre 2012
Lieu :      Mairie du 3ème arrondissement, 2 rue Eugène Spuller 75003 Paris
Métro : République (lignes 5, 8, 9, 11) Arts et Métiers (lignes 3, 11) Plan
Horaires : 9.00-17.15

                             
Ouverture : Pierre Aidenbaum, Maire du 3ème arrondissement, et  Geneviève Garrigos, Présidente d’Amnesty International France (AIF).

09.30 Introduction par Hassiba Hadj Sahraoui, Directrice adjointe du  programme Moyen Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International
      Questions – réponses

10.00       Pause

10.15 Les femmes dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord : état des lieux
      Table ronde animée par : (modérateur à confirmer)
      Avec : Yves Aubin de la Messuzière : ancien Ambassadeur de France en      Tunisie/Président de la Mission laïque française.
      Nadia Leila Aïssaoui : Secrétaire générale du Fonds pour les femmes       en
Méditerranée
      Questions-réponses

12.00 Déjeuner

13.30 Témoignages – La paroles aux femmes témoins et actrices des
révolutions
      Table ronde animée par : Caroline Barbary, chercheur en sociologie
politique
      Pour l’Egypte : Marie-Ange Barbary,  Militante égyptienne
      Pour la Syrie : Samar Yazbek,  Ecrivain/ journaliste.
      Pour la Tunisie : Amel Jaïdi,  Directrice du département d’anglais de
      la Faculté des lettres de la Manouba
      Questions-réponses

15.00       Pause

15.15  Les différentes facettes de la discrimination
      Table ronde animée par Caroline Laurent-Simon, Grand Reporter au
      magazine Elle
      Pour l’Egypte : Claude Guibal, Grand Reporter/écrivain/chroniqueuse
            Pour la Syrie : Sophie Bessis,  historienne/FIDH
      Questions-réponses

17.00 Conclusion et fin : Francis Perrin, AIF.

Avec le concours du groupe algérien Tighri Uzar « La voix des racines »


Colloque public ouvert à tous avec inscription obligatoire.

Merci de bien vouloir vous inscrire auprès de Catherine Jaureguy :
cjaureguy@amnesty.fr

samedi 19 mars 2011

Monde arabe: malgré la répression, la contestation ne faiblit pas

L'Humanité, 19/3/2011
Voici les derniers développements de ce samedi au Moyen-Orient et au Maghreb, où une vague de contestation sociale et politique sans précédent est réprimée par des régimes autoritaires.

Libye. La coalition internationale a lancé samedi une opération militaire en Libye avec le premier tir d'un avion français sur ce pays en proie à une insurrection réprimée depuis plus d'un mois dans le sang par le régime autoritaire de Mouammar Kadhafi. Une vingtaine d'avions français Rafale et Mirage ont survolé le territoire, alors que les troupes fidèles à M. Kadhafi ont bombardé dès l'aube la ville de Benghazi, l'un des derniers bastions de l'opposition. Selon des rebelles, l'artillerie et les chars des pro-Kadhafi ont tiré contre les quartiers ouest, et certains des obus ont touché le centre de la ville. Des milliers de personnes ont fui par familles entières. A Tripoli, des centaines de Libyens se sont rassemblés au quartier général de M. Kadhafi "en prévision de frappes françaises", selon la télévision d'Etat.

Yémen. Des manifestants à Sanaa ont juré de poursuivre leur lutte contre le président Ali Abdallah Saleh, traité de "boucher" après la répression qui a fait au moins 52 morts vendredi à Sanaa. L'ambassadeur du Yémen à Beyrouth, Feyçal Amine Abourrass, et le rédacteur en chef de l'agence officielle Saba, Nasser Taha Moustafa, ont démissionné, tandis que des milliers d'enseignants ont rejoint les manifestants.

Syrie. Des dizaines de manifestants ont été arrêtés et plusieurs autres blessés samedi par les forces de sécurité à Deraa, selon des militants des droits de l'Homme, au lendemain d'une manifestation dans cette ville du sud de la Syrie qui a fait au moins quatre morts. La Syrie, où la loi d'urgence est en vigueur depuis 1963, est depuis le 15 mars le théâtre de manifestations suite à l'appel d'une page Facebook réclamant plus de libertés.

Bahreïn. Le roi Hamad ben Issa Al-Khalifa a répété qu'il était prêt au dialogue face à une opposition sceptique, et Washington, son puissant allié, l'a exhorté à cesser d'user de la violence contre les protestataires. La dépouille d'un manifestant disparu dans des affrontements mercredi a été retrouvée samedi à la morgue, selon sa famille. Au moins 12 manifestants ont été tués depuis le début de la contestation à la mi-février.

Irak. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté en Irak à l'appel de partis religieux pour condamner la répression du mouvement de contestation à Bahreïn, dominé par les chiites.

Algérie. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika s'est engagé à ouvrir une "nouvelle page sur la voie des réformes globales", y compris politiques, dans une réponse aux manifestations qui secouent le pays en faveur du changement de régime.

Egypte. Les Egyptiens se sont massivement rendus aux urnes samedi pour un référendum constitutionnel, premier vote depuis la chute du président Hosni Moubarak au cours duquel l'opposant Mohamed El Baradei a été attaqué à coups de pierres. Les résultats sont attendus dimanche soir.

Maroc. Le Maroc doit connaître dimanche une nouvelle journée de manifestations pour réclamer des changements démocratiques, un test important pour le pouvoir quelques jours après le discours du roi Mohammed VI annonçant de profondes réformes politiques.
http://www.humanite.fr/19_03_2011-monde-arabe-malgr%C3%A9-la-r%C3%A9pression-la-contestation-ne-faiblit-pas-467906