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lundi 17 février 2014

Amnesty : Maroc, Il faut protéger les victimes de violences liées au genre

Le 8 janvier 2014, la Commission de justice, de législation et des droits de l’homme de la Chambre basse du Maroc a adopté une proposition visant à abroger le paragraphe 2 de l’article 475 du Code pénal marocain, qui permet à un violeur d’échapper aux poursuites s’il épouse sa victime dans le cas où elle est âgée de moins de 18 ans.
Cette proposition vient un an après que la Chambre haute a voté l’amendement de l’article 475 et presque deux après le suicide d’Amina Filali, qui avait été forcée de se marier à l’homme qu’elle disait être son violeur. 

 La mort d’Amina avait alors suscité un tollé général au sein de la population marocaine et avait appelé à ce que la loi soit modifiée.
Depuis le suicide d’Amina, d’autres cas similaires ont été signalés et Amnesty International a appelé de manière répétée à des réformes en matière de violences liées au genre.
L’adoption à l’unanimité, le 22 janvier 2014, par le parlement marocain de l’abrogation de la disposition de l’article 475, qui permettait au violeur d’épouser sa victime pour échapper aux poursuites, est un pas important vers la protection des victimes de violences liées au genre au Maroc.
Le retard dans l’adoption de cet amendement a coûté la vie à plusieurs jeunes filles.
Maintenant, il faut continuer à faire pression sur le parlement marocain pour obtenir la modification des toutes les autres dispositions discriminatoires du Code pénal.

dimanche 14 juillet 2013

Action Amnesty : Egypte, mettre fin aux violences sexuelles

Pendant les révolutions arabes qui ont conduit au renversement de Hosni Moubarak, les femmes égyptiennes ont joué un rôle de première ligne. Elles ont manifesté main dans la main avec les hommes pour exiger une société plus juste et le respect de leurs droits fondamentaux.
A la fin du mois de juin et au début du mois de juillet 2013, à l’occasion du premier anniversaire de l’accession au pouvoir du Président, à présent déchu, Mohamed Morsi, les femmes sont à nouveau descendues dans la rue pour faire valoir leur droits et demander des comptes au gouvernement en place quant à toutes ses promesses non tenues notamment en matière de lutte contre les discriminations et en faveur du respect des droits des femmes.
Aujourd’hui, les droits des femmes en Égypte sont plus que jamais menacés! Au cours des nouvelles manifestations qui ont marqué l’anniversaire de la première année au pouvoir de Mohamed Morsi et ont entraîné le renversement du régime en place, près d’une centaine de femmes, sur la place Tahrir et ses environs, ont à nouveau subi des agressions sexuelles, certaines tournant au viol, ainsi que des lynchages. Certaines victimes ont même dû être hospitalisées, subir des opérations d'urgence et recevoir des soins médicaux.
Lors des manifestations précédentes, de nombreuses femmes venues défendre leurs droits avaient été victimes de violences sexuelles terrifiantes cependant au cours de ces dernières et récentes manifestations au Caire, le phénomène semble avoir pris une toute autre ampleur, les agressions sexuelles à l’encontre des femmes ayant été perpétrées de manière massive et toujours dans l’impunité la plus totale.


Il est temps que l’ensemble des partis politiques égyptiens se mobilise et réagisse pour faire cesser ces violences et poursuivre les auteurs présumés, particulièrement en ce temps critique de crise et de transition au cours duquel Amnesty International craint encore une escalade des violences à l’encontre des femmes.
Alors que les violences sexuelles sont une véritable arme pour faire taire les femmes qui manifestent en Egypte et un fléau qui n’a cessé de s’étendre au cours de ces deux dernières années dans ce pays, rejoignez-nous pour interpeller les partis politiques égyptiens et leur demander par email de condamner sans réserve ces violences sexuelles et de mettre en place, dès que possible et en lien étroit avec les groupes de défense des droits des femmes, un plan d’action pour combattre la violence et la discrimination sexuelles en Egypte.
Illustration de l'action


Egypte, mettre fin aux violences sexuelles.

A la fin du mois de juin et au début du mois de juillet 2013, à l’occasion du premier anniversaire de l’accession au pouvoir du Président, à présent déchu, Mohamed Morsi, les femmes sont à nouveau descendues dans la rue pour faire valoir leur droits et demander des comptes au gouvernement en place quant à toutes ses promesses non tenues notamment en matière de lutte contre les discriminations et en faveur du respect des droits des femmes.
Aujourd’hui, les droits des femmes en Égypte sont plus que jamais menacés. Au cours des nouvelles manifestations qui ont marqué l’anniversaire de la première année au pouvoir de Mohamed Morsi et ont entraîné le renversement du régime en place, près d’une centaine de femmes, sur la place Tahrir et ses environs, ont à nouveau subi des agressions sexuelles, certaines tournant au viol, ainsi que des lynchages. Certaines victimes ont même dû être hospitalisées, subir des opérations d'urgence et recevoir des soins médicaux. En savoir plus avant d'agir
Lien vers le formulaire d'action

lundi 24 octobre 2011

Manifestation nationale contre les violences faites aux femmes le 5 novembre à Paris


Contre les violences, au « pays des droits de l’Homme », où sont les droits des femmes ?

La domination masculine imprègne l’ensemble des rapports sociaux entre les sexes. Elle distribue le pouvoir et les places de façon complètement inégalitaire entre les femmes et les hommes : au travail, dans la représentation politique, à la maison, dans le sport, les médias, les arts et la culture. Partout les femmes doivent se battre pour l’égalité.

Les affaires récentes impliquant des hommes politiques ont mis en évidence un déni profond des violences faites aux femmes. Les insultes sexistes, les propos méprisants ont fusé et occupé écrans et colonnes de journaux. A l’heure actuelle, la confusion est grande entre libertinage et violence sexuelle, entre drague et harcèlement sexuel, entre relation sexuelle et viol.

Ces affaires sont médiatisées uniquement en raison de la célébrité des hommes concernés.

Les violences envers les femmes sont quotidiennes et universelles sur l’ensemble de la planète. Elles sont l’expression des rapports de domination exercés par les hommes sur les femmes dans le système patriarcal.

Les violences, toutes les femmes connaissent : elles peuvent aller crescendo, de l’insulte au meurtre, en passant par le viol, du sexisme ordinaire au crime…
  •  c’est la main aux fesses dans le métro et les sifflets méprisants dans la rue
  •  c’est la fille obligée de s’habiller en jogging pour avoir la paix
  •  c’est la femme menacée d’un mariage forcé 
  •  c’est la femme qui rentre à 2 heures du matin et regarde sans cesse derrière elle pour voir si personne ne la suit
  •  ce sont les coups, injures, insultes, menaces, humiliations, viols par le conjoint
  •  c’est la copine, au travail, harcelée constamment par son chef qui veut la faire « passer à la casserole »
  •  c’est la lesbienne qui est violée pour lui apprendre ce qu’est « un homme, un vrai »
  •  c’est la voisine qu’on entend crier et pour laquelle on hésite encore à appeler les flics 
  •  c’est la femme qui n’a jamais pu dire que son père l’a violée dans sa jeunesse et que cela a fichu sa vie en l’air
  •  c’est la femme immigrée qui ne peut rien dire contre les violences de son mari quand son titre de séjour dépend de lui
  •  c’est la femme violée dans un conflit armé qui réclame l’asile en France
  •  c’est la mère de 3 enfants qui vit seule et est contrainte de se prostituer pour boucler les fins de mois
  •  c’est la fille violée par plusieurs garçons, que ce soit dans une cave, un salon ou lors d’un bizutage
  •  c’est la femme qui meurt sous les coups d’un conjoint ou d’un ex conjoint…
Nous féministes individuelles, associations féministes, syndicats et partis politiques, tenons à réaffirmer que la lutte contre les violences faites aux femmes est une lutte première pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, et que nous continuerons à la mener envers et contre tout. Nous réaffirmons que les violences sexuelles ne sont pas du domaine du privé, du domaine de la drague et de la séduction. Elles sont du domaine public car elles tombent sous le coup de la loi.

NOS REVENDICATIONS

Pour lutter contre les violences, pour signifier l’interdit, il faut des lois à la fois ambitieuses et pleinement mises en œuvre. Il faut donc avoir la ferme volonté politique de voter des lois efficaces et de les appliquer en se fixant comme tout premier objectif d’informer, de sensibiliser, de convaincre. Ce n’est pas le cas de la énième loi contre les violences votée, grâce à nos mobilisations, en juillet 2010.

Malgré des avancées, elle est en effet incomplète parce que de nombreuses revendications ont été laissées de côté lors des débats législatifs. En outre, les premières remontées sur son application semblent pour le moins « contrastées »… CA SUFFIT !

Parce que les violences ne doivent pas être une fatalité pour les femmes, nous exigeons, comme en Espagne, une loi cadre contre les violences faites aux femmes.

Tout de suite nous exigeons :

- des campagnes d’information et de sensibilisation pérennes auprès de tous les publics et la mise en place d’une véritable éducation non sexiste à tous les niveaux de l’éducation nationale

- une formation spécifique et obligatoire en matière de prévention et de prise en charge des violences faites aux femmes pour tou-te-s les professionnel-le-s concerné-e-s

- la possibilité que toutes les femmes en danger de violences soient protégées, de par la loi, et non seulement celles victimes de violences conjugales ou menacées de mariage forcé

- le changement dans le code pénal et le code du travail de la définition du harcèlement sexuel. Le harcèlement sexuel c’est, comme le dit l’Union Européenne, un « comportement non désiré à connotation sexuelle »

- la délivrance ou le renouvellement dans les plus brefs délais du titre de séjour pour les femmes étrangères victimes de violences conjugales.

- le statut de réfugié pour toute femme demandant l’asile parce victime de violences sexistes, sexuelles ou lesbophobes

- l’abrogation du délit de racolage et la mise en œuvre d’une politique de pénalisation du client de la prostitution.

- une réelle politique de logements prioritaires pour les femmes en danger.

- la mise en place d’un Observatoire national des violences qui étudie, impulse, évalue les politiques menées

Nous exigeons aussi que des moyens soient dégagés pour permettre un contrôle de l’application des lois sur les violences faites aux femmes. Nous exigeons qu’une commission de contrôle multipartite soit mise en place où siègeraient les pouvoirs publics, des parlementaires et des associations de défense des droits des femmes.

Enfin nous exigeons que les associations féministes conservent les missions de service public auprès des victimes qui leur sont conférées, ce qui implique non seulement le maintien des moyens financiers qui leur étaient accordés mais aussi leur augmentation. 
Il est hors de question que l’État se désengage ! 
Si des missions de service public sont transférées aux collectivités territoriales, le budget doit suivre!

 MANIFESTATION NATIONALE

RENDEZ-VOUS 
SAMEDI 5 NOVEMBRE À 14H30
PLACE DE LA BASTILLE
À PARIS

Signataires : Collectif national pour les Droits des Femmes, Actit, Agir contre le chômage, les Alternatifs, Alternative Libertaire, ANEF, Apel-Egalité, Association Groupe Cadre de Vie, Association pour les Droits des Femmes du 20è, Atalante vidéo, Attac, CADAC, , Centre LGBT Paris Ile de France, CGT, Les Chiennes de garde, Collectif féministe Handicap, Sexualité, Dignité, Collectif féministe contre le Viol, Collectif Féministe « Ruptures » et Réseau Féministe « Ruptures », Collectif féminin masculin de Vitry, Collectif mixité CGT des Bouches du Rhône, Collectif région parisienne pour les Droits des Femmes, Comité de vigilance et de suivi pour l’application de la loi du 9 juillet 2010, Commission nationale Droits des Femmes du Parti socialiste, Coordination lesbienne de France, DECIL : Démocratie et Citoyenneté Locale (Mantes la Jolie), FASTI, Elu-e-s contre les Violences faites aux Femmes, Europe Ecologie Les Verts, « Femmes libres » Radio Libertaire, Fédération nationale Solidarité femmes, Femmes solidaires, FIT, une femme, un toit, FSU, Garçes (groupe d’action et de réflexion contre l’environnement sexiste, Sciences po Paris), Gauche unitaire, Initiative Féministe Européenne France, Intersyndicale CFDT-CGT SDFE, Lesbiennes of Color, Ligue des droits de l’Homme, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Maison des Femmes de Montreuil, Marche mondiale des Femmes, MJCF, Mouvement Jeunes Femmes, NPA, Osez le féminisme, Paroles de femmes, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Planning Familial, RAJFIRE, SOS sexisme, Stop Précarité, UNEF, Union syndicale Solidaires.


jeudi 16 septembre 2010

Sakineh Mohammadi Ashtiani : manifestation de soutien, Bruxelles ce samedi 18 septembre

Par Amnesty International,action septembre 2010

Merci aux milliers d’entre vous qui ont déjà soutenu et défendu Sakineh Mohammadi Ashtiani, jeune femme iranienne condamnée à la lapidation.  La mobilisation internationale a en effet permis d’infléchir les autorités iraniennes qui ont suspendu l’exécution.  
  Sakineh étant toujours menacée, Amnesty International participera à une manifestation de soutien, ce samedi 18 septembre à Bruxelles.
10h30 : rassemblement à la Place du Luxembourg. (Situer sur une carte)
11h : marche vers les bâtiments de la Comission européenne (devant la place du Luxembourg)
12h : prises de parole
Vous pouvez être à Bruxelles ce week-end ou vous connaissez des personnes qui y seront ? Alors rejoignez-nous et aidez-nous à promouvoir la manifestation : téléchargez et imprimez l’affiche, placez-la à votre fenêtre, dans votre voiture, transférez-la par mail, publiez-la sur facebook, sur Twitter...
Pour Sakineh mais aussi pour les sept autres femmes et pour les deux hommes qui sont condamnés à cette même sentence actuellement en Iran, une grande mobilisation populaire s'impose. La lapidation et les graves violations des droits humains commises en Iran requièrent une réaction d'urgence de la communauté internationale.