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vendredi 3 janvier 2014

Maroc : Abdelilah Benkirane fait son bilan 2013 sur France 24


Par ItlasInfo, 4/1/2014

A quelques jours de la fin 2013, le Chef du gouvernement marocain Abdelilah Benkirane s'est livré à l'exercice de l'interview sur France 24 interrogé par Aziza Nait Sibaha.


Interviewé par France 24 le 28 décembre, Abdelilah Benkirane, Chef du gouvernement du Maroc et leader du parti islamiste PJD se dit plutôt satisfait de l'action de son gouvernement en 2013. 


Une année marquée par des turbulence au sein de la majorité avec le départ du parti de l'Istiqlal et la constitution d'un nouvelle coalition en octobre avec le parti RNI, sujet qu'il traite largement. Au menu aussi la tension avec l'Algérie, la réforme de la justice, les droits de l'Homme ou l'adoption de la loi de finances 2014.

Enfin, selon lui l'économie marocaine voit ses résultats saluées par des insitutions comme le FMI, avec des réformes engagées telle celle de la "compensation" (subventions aux carburants). Il promet aussi une réforme des retraites pour 2014 et 2015.

dimanche 18 août 2013

DanielGate : Pourquoi les deux listes ?

Par Abdelilah Gueznaya, demainonline, 12/8/2013

Danielgate : En voulant saboter Benkirane, Fouad Ali El Himma a saboté « Sidna »

M6 El Himma
« Celui qui creuse un trou finit par tomber dedans », dit le proverbe marocain. A force de vouloir grignoter les maigres pouvoirs du chef du gouvernement, l’islamiste Abdelilah Benkirane, Fouad Ali El Himma, conseiller royal et patron du gouvernement de l’ombre qui régente le Maroc à partir du cabinet royal, a fini par trébucher.

L’affaire des graciés espagnols aurait pu n’être qu’un épisode de plus dans la sourde et inégale lutte entre le Palais et le gouvernement Benkirane, si El Himma, éminence noire de « Sidna », n’avait pas, encore une fois, mis sa main dans la pâte pour signifier à Benkirane et à ses comparses qui commande au Maroc.
Le quotidien espagnol El Pais a reconstitué, selon les confidences de l’ambassade d’Espagne à Rabat, cette rocambolesque affaire qui met à mal les manigances du conseiller préféré du roi.
Après la visite de quatre jours du roi Juan Carlos au Maroc, le 18 juillet, l’ambassade espagnole s’est approché de Benkirane pour lui demander le transfert en Espagne d’un détenu espagnol malade. Mis au courant par cette requête, Fouad Ali El Himma appela personnellement l’ambassadeur espagnol, Alberto Navarro.
El Himma était fâché. « Pourquoi Juan Carlos a demandé à Benkirane le transfert de ce détenu », lança-t-il à Navarro. « Parce que le transfert de détenus font partie des prérogatives du chef du gouvernement », répondit poliment le diplomate. « Sa Majesté peut résoudre ces affaires », répliqua El Himma, histoire de dire : le roi peut faire mieux que ces barbus qui n’ont que le pouvoir que Sa Majesté a bien voulu leur octroyer.
L’ambassade élabora alors une liste d’une trentaine de criminels transférables en Espagne, ainsi qu’une autre liste, de 18 personnes celle-là, toutes condamnées définitivement par la justice marocaine
30 + 18, une belle brochette de crapules, dont le fameux Daniel Galvan Viña, de son vrai nom Salah-Eddine.
Et c’est là où tout dérapa. Au lieu d’un beau geste, l’affaire se transforma en une crise institutionnelle monarchique, doublée d’une crise diplomatique avec l’Espagne. Quelqu’un, dit-on, au Palais royal fusionna les deux listes, et « Sidna » dans sa grande magnanimité gracia tout ce menu fretin, histoire de plaire à l’Espagnol, dont le gouvernement de droite impressionne un peu le souverain. Depuis l’accession de Mariano Rajoy au gouvernement, il n’y a plus de blocage de la frontière maroco-espagnole et on n’entend plus parler des « patriotes » du nord qui faisaient la vie dure aux policiers espagnols à Sebta et Melilla (Où est passé le bouillonnant Saïd Chramti, depuis que Rabat l’a rappelé à l’ordre?).
En conclusion, il fallait trouver un coupable, qui soit, physiquement,  le plus éloigné du Palais pour garder intacte la vertu chérifienne. Et c’est sur cette pauvre cloche d’Abdelhafid Benhachem, le délégué général à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion, qui a été choisi pour jouer au jouer au bouc émissaire.
Afin de préserver Fouad Ali El Himma : l’homme qui a saboté « Sidna » en voulant saboter Benkirane.
Abdelilah Gueznaya
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=27148

vendredi 29 mars 2013

Maroc: corruption, la fin de l'impunité?

De notre correspondant ,  28/03/2013

Les islamistes ont fait de la lutte anticorruption le thème principal de leur campagne électorale. Désormais au pouvoir, ont-ils vraiment les moyens d'agir contre ce fléau? 


Maroc: corruption, la fin de l'impunité?
RABAT (Maroc)- Des centaines de magistrats manifestent, devant le siège de la Cour de cassation, contre la corruption dans le système judiciaire, le 6 octobre 2012.
AFP/Abdelhak Senna
A la terrasse d'un café, près du boulevard Mohammed-V, à Rabat au Maroc, Jawad sirote son jus d'orange. La quarantaine débonnaire, ce dirigeant d'entreprise est un homme pressé. Assis à ses côtés, Hamid a des allures de jeune premier ; il n'a pas son pareil à Rabat en matière de débrouillardise: vous avez eu un accident de la route? Un litige vous oppose à votre assureur? Vous êtes en procès et souhaitez que le juge tranche en votre faveur? Vous voulez alléger votre peine de prison? Hamid est votre homme.
Aujourd'hui, sa mission est justement de fournir rapidement à Jawad, qui n'a pas de temps à perdre dans les méandres de l'administration marocaine, une carte nationale d'identité. Une vieille voiture branlante ne tarde pas à s'arrêter devant le café. Jawad et Hamid s'y engouffrent, accueillis par le sourire barbu de Simo, un intermittent de la fonction publique. Quelques minutes plus tard, un pâté de maisons plus loin, le trio déboule dans un modeste appartement. C'est une femme qui ouvre. L'hôtesse des lieux vient de rentrer du travail, avec le tampon d'encre sur lequel Jawad doit apposer l'empreinte de ses dix doigts. Madame est dans la police et son travail consiste justement à délivrer des cartes nationales. Après quelques amabilités, Jawad se prête à l'exercice des empreintes. L'affaire est pliée en dix minutes. Trois jours plus tard, il recevra sa nouvelle pièce d'identité. L'opération aura coûté 400 dirhams (36 euros).
Le profil de Hamid mérite qu'on s'y attarde. Issu d'un milieu modeste, l'homme est désormais son propre patron, à la tête d'une petite société de transport. Il est l'exemple parfait du citoyen ordinaire qui parvient à tirer profit du système opaque de l'administration marocaine. Le secret de ses contacts dans la fonction publique ? "J'ai tout simplement fréquenté les mêmes endroits qu'eux, pris des pots avec eux, le reste est venu naturellement", confie-t-il du bout des lèvres. Il est plus prolixe quand il s'agit d'évoquer la voracité de certains magistrats : "Un juge m'a demandé 15 000 dirhams (1350 euros) pour faire sortir quelqu'un de prison. En échange de la libération conditionnelle accordée à mon ami, le magistrat m'a demandé de m'occuper des finitions d'une des pièces de la villa qu'il était en train de construire. J'ai fait appel à une petite société, qui m'a facturé ça 15 000 dirhams. Le jour J, tout s'est passé comme prévu."
Pour Hamid, la corruption est un concept très lointain, inventé par des intellectuels aux mains blanches et sans doute propres, mais aux poches trop pleines pour être honnêtes. "Personne n'est plus fort que le système, dit-il. Sois tu surfes sur la vague et elle te rend plus fort, soit tu la prends de face et elle te brise." A l'entendre, la corruption, a encore de beaux jours devant elle au Maroc...

Fatalisme et défiance de la population

Et ce ne sont pas les chiffres qui feront mentir Hamid. Chaque année, en décembre, l'association Transparency International rend public son indice de perception de la corruption (IPC). Une fois de plus, 2012 n'était pas un bon millésime pour le Maroc, classé 88e sur 176 pays avec un IPC de 37 sur 100. En 2011, le Maroc était 80e sur 183 avec un IPC de 34. Pas vraiment de quoi pavoiser. 

Certes, l'IPC n'est pas un outil de mesure très précis de la corruption d'un pays. Mais les autres indicateurs sont à l'unisson. L'indice global de compétitivité défini par le Forum économique mondial classe le Maroc en 70e position sur 142 pays en 2012-2013 ; en matière d'indépendance du système judiciaire, le royaume est encore moins bien loti, puisque, toujours selon le Forum économique mondial, il se classait 80e sur 142 en 2011-2012. Les sondages sur le Maroc publiés par Transparency International sont également riches d'enseignements. Plus de 65 % des personnes interrogées estiment que l'action du gouvernement en matière de corruption n'est ni efficace ni inefficace. 18 % estiment qu'elle est efficace, 17 % inefficace. 77 % ont le sentiment que, de 2007 à 2010, la corruption n'a ni régressé ni progressé, 11 % pensent qu'elle a diminué et 13 % qu'elle a augmenté.
Ces chiffres mettent en évidence le fatalisme de la population vis-à-vis du phénomène de corruption et une défiance à l'égard des institutions. En tête de liste des milieux les plus corrompus selon les personnes sondées, les administrations publiques, exaequo avec le système judiciaire, puis la police. Autant d'institutions régaliennes, fondatrices de l'autorité de l'Etat et de ses rapports avec le citoyen. La corruption serait-elle donc impossible à éradiquer dans le royaume chérifien ? Rien n'est-il fait pour réparer ses méfaits ? Ce serait faux de l'affirmer.

Voilà plus de quatre ans que l'Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC) a été créée, avec à sa tête un président réputé pour sa compétence et son intégrité, Abdeslam Aboudrar. "Beaucoup de nos difficultés sont liées à nos ressources limitées, explique-t-il. Notre budget, étriqué, n'excède pas 15 millions de dirhams. A cela s'ajoute un droit d'accès à l'information qui n'est pas appliqué et aucune visibilité sur la prise en compte de nos recommandations par le gouvernement." L'ICPC a néanmoins quelques victoires à son actif. La Constitution adoptée en 2011 en fait aussi un organisme de lutte contre la corruption, et plus seulement de prévention. Concrètement : l'ICPC a théoriquement la possibilité de se saisir elle-même des affaires à traiter ; de même, elle dispose d'un pouvoir d'investigation. Reste à préciser les modalités de ces nouvelles prérogatives dans le texte de loi qui régira la future Instance nationale de prévention et de lutte contre la corruption (INPLC), héritière de l'ICPC. Un projet de loi est actuellement en discussion. Il devrait accorder à la future instance des "pouvoirs pré-judiciaires", car, précise Aboudrar, "nous ne voulons pas nous substituer à la justice. Seuls des agents habilités peuvent prononcer des sanctions, nous pourrons par contre fournir une expertise ou des preuves."

Une priorité du "printemps marocain"

Autre aspect positif : l'insistance mise par les islamistes au pouvoir et le Premier ministre, Abdelilah Benkirane, à dénoncer la corruption. Certes, dans leur bouche, elle prend souvent le nom de fassad, un terme également synonyme de débauche et de corruption des moeurs. "Mais au moins, depuis qu'ils sont au gouvernement, on parle de corruption !" se réjouit Mostafa, un professeur passionné de politique, ancien gauchiste. Le fait est que, depuis leur prise de fonction, en janvier 2012, les ministres islamistes ont beaucoup communiqué sur le sujet. Publication des listes de titulaires d'agréments par le ministre des Transports, discours va-t-en-guerre du ministre de l'Enseignement supérieur contre les enseignants cumulards, dénonciation par Benkirane d'un député corrompu... Cette croisade tous azimuts n'a cependant pas toujours les effets escomptés. En décembre dernier, le gouvernement avait par exemple annoncé le lancement d'une campagne de communication sur la corruption par le biais de clips TV, spots radio et affichage. Une expérience très critiquée qui a fait long feu. "C'était une initiative solitaire et non coordonnée, se plaint un membre de Transparency Maroc. Communiquer quand on n'a pas encore de stratégie peut être contre-productif." "Le timing était mauvais, mais le contenu, intéressant, nuance Aboudrar. On n'est plus dans l'esprit des clips des années 1990, accusateurs et culpabilisants pour le citoyen lambda."
Même si la stratégie reste à élaborer pour lutter avec efficacité contre ce fléau, les choses bougent. L'impunité n'est plus aujourd'hui de mise. Le mérite en revient certainement au Mouvement du 20 Février. Fer de lance du "printemps marocain", en 2011, il avait fait de la lutte contre la corruption l'une de ses principales revendications. Depuis, plusieurs figures importantes de la scène publique marocaine ont répondu de graves accusations. Khalid Alioua, ancienne étoile montante de la gauche marocaine et protégé de Abderrahmane Youssoufi, reconverti en patron d'une banque étatique, le Crédit immobilier et hôtelier (CIH), est en prison, dans l'attente de son procès. Abdelhanine Benallou, ex-directeur de l'Office national des aéroports, est incarcéré dans le cadre de la même affaire. Taoufiq Ibrahimi, ex-patron de la Comanav, principale société de transport maritime marocaine, est, lui, inculpé d'atteinte à la sûreté de l'Etat. Les trois hommes ont en commun d'avoir vu leur gestion épinglée par des rapports de la Cour des comptes... comme des dizaines d'autres qui n'ont pourtant pas vu le glaive de la justice s'abattre sur eux, et surtout pas avec une telle célérité. Ces trois suspects au CV de gendre idéal, livrés en pâture à l'opinion publique, sont-ils les victimes d'un système qui a besoin de faire des exemples ? Sont-ils les arbres censés masquer la forêt ou tout simplement le signe que le temps de l'impunité est révolu ?
Pour une fois que l'opinion publique tient des inculpés qui furent puissants, elle ne veut pas bouder son plaisir. Les Marocains sont-ils pour autant prêts à prendre le problème de la corruption à bras-le-corps ? Dans une société de privilèges, où beaucoup ne voient pas en quoi il serait répréhensible de donner de l'argent pour obtenir un service, fût-il illégal, la transaction monétaire que constitue l'acte de corruption est parfois perçue comme une "juste" redistribution sociale. C'est dire l'ampleur de la révolution mentale qui reste à opérer.

Les étrangers aussi
Procès qui traînent en longueur, décisions biaisées de juges achetés : les étrangers installés au Maroc pâtissent aussi bien souvent des dysfonctionnements de la justice, qu'il s'agisse d'investisseurs ou de retraités, nombreux à venir s'installer dans le royaume. Escroqué par une entreprise de Fès qui, moyennant une somme importante, a réalisé dans sa villa des travaux qui ne sont pas aux normes, M. T. a attendu deux ans que le tribunal se saisisse de sa plainte. Pour apprendre, il y a quelques semaines, que le juge avait refusé, malgré l'évidence, de sanctionner l'entrepreneur véreux. Un cas parmi bien d'autres...

mercredi 27 mars 2013

Le gouvernement déclare son incapacité à régler le problème des diplômés chômeurs

Écrit par Boualem Alami,26 /3/2013  







Maroc Manifestation Diplômés Chômeurs
Les diplômés-chômeurs marocains manifestent cycliquement depuis dix ans (dr.)

Le problème des diplômés chômeurs est en passe de devenir la hantise des gouvernements qui se succèdent depuis l'ère Jettou au Maroc. L'actuel gouvernement, dirigé par Abdelilah Benkirane, n'a pas trouvé le sésame pour régler définitivement cette crise de l'emploi des universitaires marocains qui manifestent pratiquement chaque jour depuis une dizaine d'années devant le Parlement, à Rabat.

En 2006 plusieurs de ces demandeurs d'emplois avaient ingurgité de l'essence et tenté de s'immoler. En janvier 2012, cinq se sont immolés près du Parlement, et l’un d'entre eux n'avait pas survécu à ses blessures. Cela n'a pas suffit pour trouver des solutions au problème du chômage des universitaire au Maroc. Le gouvernement dirigé par le PJD (islamiste), qui avait annoncé en novembre 2011 lors de sa victoire électorale un ''ambitieux'' programme de prise en charge des diplômés-chômeurs, a jeté finalement l'éponge mardi. La tâche ingrate d'annoncer la mauvaise nouvelle aux universitaires en quête d'un travail a été confiée au ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, Abdelouahed Souhail. Pour lui, ''l'Administration n'est pas en mesure d'assurer du travail à chaque jeune fille ou garçon qui sort de l'université". Il a précisé dans un entretien publié mardi par ''L'Economiste'' que ''le rôle de l'Administration consiste à préparer les jeunes et les moins jeunes à acquérir de nouvelles compétences, un nouveau savoir, pour pouvoir évoluer dans un monde moderne qui est devenu extrêmement difficile". "C'est un grand problème de société, qui a besoin de l'implication de tous pour le résoudre et tracer la bonne voie à nos jeunes", a-t-il ajouté, avant de suggérer la piste d'un partenariat entre les universités et les entreprises. Cela devrait permettre, selon le ministre marocain de l'emploi, ''de parfaire l'éducation des étudiants et leur permettre une insertion réussie dans le monde du travail''.
Echec de la croissance par l'emploi
Devant le parlement, le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane avait en novembre 2011 présenté un programme économique centré sur une croissance de 5,5%, avec comme objectif de réduire le chômage à 8%. Une année et quelque mois après, les chiffres restent moroses : le chômage est toujours officiellement à 9% avec une hausse de 0,1 point en 2012, selon le Haut Commissariat au Plan (HCP), et le sous emploi est passé de 10,5% en 2011 à 9,2% en 2012. Les marches et manifestations de protestation des diplômés-chômeurs ont par ailleurs fini par donner naissance à l'association nationale des diplômés-chômeurs. Une réponse aux promesses non tenues du gouvernement, notamment l'intégration de plus de 1.000 universitaires dans l'administration en juillet dernier. Plus que jamais, la question de l'emploi des jeunes diplômés chômeurs, qui observent depuis plus de dix ans des manifestations et des sit-in cycliques devant le parlement, est un réel souci pour le gouvernement.
 http://maghrebemergent.info/economie/70-maroc/22587-maroc-le-gouvernement-declare-son-incapacite-a-regler-le-probleme-des-diplomes-chomeurs.html