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mardi 28 avril 2015

Prorogation du mandat de la MINURSO :
Le Conseil de sécurité se prononce aujourd’hui

Par Amnay Idir, El Watan, 28/4/2015

Le Conseil de sécurité des Nations unies se prononcera aujourd’hui sur un projet de résolution prorogeant d’un an le mandat de la Mission de l’ONU pour le référendum au Sahara occidental (Minurso), rapporte l’APS. Selon le centre d’actualités de l’Organisation des nations unies (ONU), le texte prorogera d’un an le mandat de la Minurso sans pour autant le modifier.

De ce fait, ce mandat ne sera pas élargi à la surveillance des droits de l’homme, comme le revendiquent les Sahraouis. Le projet de résolution encourage le Maroc et le Front Polisario à négocier «de manière plus intensive» une solution au conflit du Sahara occidental. Les deux camps sont exhortés par le Conseil de sécurité à «s’engager dans une phase de négociations plus intensive et plus substantielle» sans «condition préalable et de bonne foi» en vue «de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui assurerait l’autodétermination de la population du Sahara occidental».
Dans son dernier rapport sur ce dossier, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé les deux parties à «redoubler d’efforts pour négocier une solution politique», mais a constaté le «manque de progrès» des discussions. Dans ce contexte, le coordonnateur sahraoui avec la Minurso, M’hamed Khadad, a exprimé récemment les préoccupations de la partie sahraouie «au cas où l’ONU n’arrive pas à remplir son engagement d’organiser un référendum sous la pression du régime marocain», réitérant l’appel du Front Polisario à élargir le mandat de la Minurso au contrôle et à la protection des droits de l’homme au Sahara occidental.

samedi 27 avril 2013

Maroc : le HCR à la place de la Minurso pour surveiller les droits de l'Homme au Sahara?

Sauf coup de théâtre, c’est le Haut-Commissariat aux réfugiés qui pourrait superviser les droits de l’Homme au Sahara. Une solution médiane à laquelle le Maroc ne devrait pas s’opposer. Cela permettrait aux autorités marocaines de gagner du temps. Elles en ont grandement besoin pour entreprendre une véritable mise à niveau de leur politique au Sahara.
Les réticences françaises, russes et espagnoles ont eu finalement raison de l’initiative unilatérale des Etats-Unis d’élargir le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme. Le Maroc pourrait souffler un grand ouf de soulagement. Son offensive diplomatique a pu convaincre certaines capitales internationales de plaider sa cause auprès de son allié américain. En dépit de ce petit succès qui nécessite encore une confirmation par le biais d’une résolution du Conseil de sécurité, le royaume n’est pas en mesure de crier victoire. La situation des droits de l’Homme au Sahara sera toujours sous la loupe des observateurs internationaux.

Le HCR à la place de Minsurso ?
La région est appelée à être la destination de prédilection de délégations d’ONG et d’institutions européennes et américaines. Le Maroc se doit d’apprendre à gérer ces flux et surtout il devra donner des directives bien précises à ses forces de l’ordre stationnées dans la région afin d’éviter toute intervention musclée contre les manifestations des pro-Polisario.
En attendant l’adoption, le 25 avril, d’une résolution sur la question saharienne, le Haut-commissariat aux réfugiés est pressenti pour superviser le contrôle des droits de l’Homme. A cet effet, ses délégations devraient effectuer de fréquentes visites au Sahara qui seraient couronnées par la présentation de rapports devant les membres de Conseil de sécurité. Le HCR est déjà présent dans la région depuis bien des années. Il est en charge de  l’organisation des échanges de visites entre Laâyoune  et les camps de Tindouf et des rencontres culturelles entres les Sahraouis des deux côtés du mûr de sable.

Le Maroc doit revoir sa politique au Sahara
Le Maroc n’est pas encore sorti d’affaire  mais il s’est tout de même accordé un répit en attendant de révolutionner toute sa politique au Sahara. Certes, le Conseil économique et social a tiré à boulets rouges, dans un document présenté, le 2 janvier au roi Mohammed VI, sur le modèle de développement préconisé dans la région depuis 1976. Néanmoins les grands axes de la nouvelle stratégie du royaume au Sahara demeurent encore inconnus. Sera-t-elle aussi innovante au point de rompre définitivement avec l’ancien modèle qui a jusqu’à présent favorisé l’émergence d’une élite de notables et chioukhs, plutôt soucieuse de faire fructifier ses intérêts que d’être un véritable relais entre la population et les autorités ?
Et sera-t-elle aussi audacieuse au point d’instaurer un nouveau CORCAS (Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes), basé sur l’élection et non la désignation ? Pour mémoire, le mandat de ce conseil a expiré le 26 mars 2010. Ce sont les réponses à ces questions et à bien d’autres qui détermineront en grande partie l’issue de la résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara, non pas cette année mais en 2014. La tâche est difficile mais réalisable. Sur le dossier des droits de l’Homme, le Maroc compte un point au compteur : la section du CNDH à Laâyoune. Son travail est, d'ailleurs, reconnu par le Conseil de sécurité.

http://www.yabiladi.com/articles/details/16879/maroc-place-minurso-pour-surveiller.html
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...le HCR est mille fois plus dangereux pour leur magouille que la MINURSO.
D'abord, ils sont purement dans l'humanitaire et à l'échelon le plus élevé de cette planète, beaucoup plus qu'Amnesty International, Human Right Watch, ou autre ONG de renommée ayant provoqué ce contrôle des Droits de l'Homme au Sahara que cette mafia du Momo 6 redoute et pleurniche.
Secundo, le HCR s'installera définitivement au Sahara, et certainement des camps de fortune vont voir le jour et où il sera obligé d'intervenir à la rescousse de ces réfugiés. Des Gdeim Izik, des Sakia Lhemra, Oad Eddahab, et autres camps de réfugiés sahraouis indépendantistes verront le jour en tout légalité internationale et sous la protection du HCR devant les yeux de la MINURSO.
Tertio, rien que le nom "Réfugiés" va créer plus de buzz chez le Marocain désinformé depuis 40 ans à tel point qu'il se rendra compte aussi très rapidement de la réalité.
 Ça s'appelle remplacer un Mirador par un Cheval de Troie.
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Par Le 2 Minutes, 24/4/2013
Sahara-Minurso. Les USA retirent leur projet, la Minurso ne s'occupera pas des droits de l'homme au Sahara et le HCR devrait la remplacer. 

Des informations en provenance de New York assurent que les États-Unis viennent de retirer leur projet de résolution sur le Sahara accordant à la Minurso le contrôle des droits de l’Homme dans la région. Des diplomates au siège de l’ONU à New York ont confirmé à l'agence Reuters cette nouvelle. Même son de cloche du côté du Quai d'Orsay. « Il y aura très vite une résolution pour un nouveau mandat de la Minurso », a affirmé aux journalistes à Paris Philippe Lalliot, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. « Nous sommes proches d'une solution qui pourra satisfaire tout le monde », a-t-il ajouté. Pour un autre diplomate « les Marocains seront satisfaits », rapporte Reuters. A Rabat, le cours normal de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des conseillers vient juste d'être interrompu par un sénateur de l’Union constitutionnelle annonçant la nouvelle avec enthousiasme. Le 25 avril, le conseil de sécurité devra adopter une résolution prorogeant d’une année le mandat de la Minurso. Mais ce mandat n’inclura pas la surveillance des droits de l’Homme qui sera probablement accordée au Haut-Commissariat aux réfugiés. A cet effet, ses délégations devraient effectuer de fréquentes visites au Sahara qui seraient couronnées par la présentation de rapports devant les membres de Conseil de sécurité. 

Le HCR est déjà présent dans la région depuis bien des années. Il est en charge de l’organisation des échanges de visites entre Laâyoune et les camps de Tindouf et des rencontres culturels entres les sahraouis des deux côtés du mûr de sable.   

Minurso-Polisario-ONU. 
 La vidéo qui accable la Minurso et l’ONU. « La Minurso est dans l’intérêt du Polisario car sans la Minurso le Polisario ne peut pas survivre ». Ces propos, extrait d’une vidéo qui fait le buzz sur le web, émanent d’un soldat appartenant à cette mission de l’ONU. Un enregistrement qui vient ternir sérieusement la crédibilité de la Minurso. Sa neutralité est, ainsi, remise en cause par le Maroc. La vidéo montre deux soldats en tenue de casque bleu, un Egyptien et un Argentin, assis dans une tente, en pleine discussion politique avec des jeunes du Polisario. L’Egyptien, visiblement, très engagé dans la défense de la thèse du front séparatiste se permet même de haranguer ses interlocuteurs, tel un sergent avec les nouvelles recrues, avec ces termes : « Cette terre est la vôtre et personne ne peut vous la prendre et vous devez exploiter les conditions de chaque situation avec une approche nouvelle. Pour chaque situation pesez le pour et le contre et agissez en conséquence. Et ceci est votre occasion pour que vous soyez visibles au monde afin que vous obteniez votre droit ». Vidéo disponible sur la page Facebook Le 2 Minutes. (Yabiladi)   
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Le Sahara occidental, ex-colonie espagnole, est «administré» par le Maroc depuis 1975. 

Sahara occidental : Washington recule sur l'intégration des droits de l'homme dans la mission de l'ONU


Le Sahara occidental, ex-colonie espagnole, est «administré» par le Maroc depuis 1975.
(Carte : S. Borelva / RFI)

Par RFI, 24/4/2013
Un compromis a été trouvé entre les États-Unis et le Maroc sur la question des droits de l'homme au Sahara occidental. Washington a abandonné son projet d'inclure cette « mission droits de l'homme » dans le mandat de la Minurso qui devrait être renouvelé le 25 avril au Conseil de sécurité de l'ONU. Le Maroc, qui avait réagi avec beaucoup de virulence au premier texte, a toujours refusé que les Nations unies aient un droit de regard sur la gestion de cette ex-colonie espagnole qu'il administre depuis 1975.

Washington a choisi de reculer pour éviter la brouille avec les alliés marocains. Les Américains ont-ils mal préparé leur dossier? L'ont-ils fait dans la précipitation ? Suzan Rice, qui représente les Etats-Unis auprès des Nations unies, aurait-elle mal anticipé la réaction de Rabat ?
Réaction tellement virulente que le département d'État a choisi de lâcher le projet d'inclure une « mission droits de l'homme » dans le mandat de la Minurso, Mission des Nations unies au Sahara occidental. Le gouvernement américain se disant peut-être que le jeu n'en valait pas la chandelle.
Après la guerre menée contre le terrorisme au Mali, les grandes puissances, qui craignent une possible contamination dans cette zone du Sahara occidental, n'ont pas voulu se mettre à dos le Maroc qui pèse dans le dispositif de lutte contre l'intégrisme islamiste. Rabat l'emporte donc encore une fois.
Mais le Front Polisario veut faire contre mauvaise fortune bon coeur. Son représentant auprès de l'ONU, Ahmed Boukhari, a fait valoir que l'initiative américaine restera « d'actualité », même si Washington édulcore son projet. Cette affaire, a-t-il déclaré, a montré le vrai visage du Maroc et celui de ceux qui pensent avoir créé la notion même « de droits de l'homme », une allusion transparente à la France accusée par le Front Polisario de soutenir le Maroc.

samedi 11 août 2012

Dans le match esprit sportif marocain contre esprit sportif sahraoui, le Maroc est lamentablement perdant !

Par APSO, 10/8/2012

La VIVA bien au-delà du foot

Deux mois après La VIVA World Cup 2012™ au Kurdistan, alors que vibrent les jeux olympiques, c'est le temps d'un bilan.
 
Les amateurs ont vu les matchs en direct à la télévision irakienne. Le reportage du magazine So Foot n°98 - édition estivale – consacre, avant un hommage à Thierry Roland, les pages 88 à 91 à l'équipe nationale sahraouie, suivie pas à pas par le journaliste français Vincent Berthe pendant toute la compétition. Le reportage de canal + sur la VIVA c'est pour le 18 août, et du rapport de l'envoyé de la FIFA pour la finale et peut être lors d'autres matchs aussi, nous n'en saurons rien...

C'était une 1ère participation l'équipe nationale du Sahara Occidental à une compétition mondiale. Pour l'équipe de la VIVA, une émotion intense et durable de les voir enfin arriver. 
Le match d'ouverture fantastiquement symbolique Kurdistan/Sahara Occidental, 2 pays en quête d'indépendance, a été l'épreuve de réalité sportive, mais aussi l'épreuve de la ténacité. L'équipe nationale sahraouie composée de joueurs des clubs des campements de réfugiés n'avait de toute façon pas la condition physique suffisante pour inquiéter les équipes composées de joueurs de niveau international. Elle a néanmoins fini 6ème de la compétition et gardé son fair-play, et sa gentillesse jusqu'à la dernière minute.

La confrontation était sans concession sur les terrains. Mais dans les particularités altruistes de la VIVA, on a vu les adversaires Sahraouis Occitans et Darfouris se retrouver autour du thé sahraoui, en compagnie des journalistes. On a vu les soigneurs de la Provence et de Rhétie prendre soin de l’équipe sahraouie, et des joueurs de toutes les équipes danser en Draa lors de la 3ème mi-temps. Et l’on a surpris les joueurs des équipes françaises à donner spontanément tous leurs équipements et maillots aux équipes des réfugiés, Sahraouis et Darfouris.
Autre symbole, lors de la finale, un collaborateur de Massoud Barzani venu avec ses gardes du corps jusque dans la tribune pour saluer officiellement les Sahraouis, tous revêtus de leur habit traditionnel en l’honneur de leurs hôtes.

Pourtant les coulisses de l'équipée sahraouie n'ont pas toujours à voir avec les valeurs du sport. À l’heure où les rumeurs annoncent que Sarkozy pourrait être embauché au palais marocain comme conseiller, les méthodes vicieuses ou mafieuses du royaume ne vont pas s'améliorer.

Les 25 membres de la délégation sahraouie ont voyagé non avec des passeports algériens - la terre de refuge - mais avec le passeport délivré par leur République Arabe Sahraouie Démocratique. Le Kurdistan ayant reconnu ce titre de voyage comme valide, le plan de vol initialement prévu par le Qatar ne semblait pas devoir poser de problème.
Pour le royaume du Maroc, qui occupe illégalement une partie du territoire du Sahara Occidental, les valeurs du sport ne sont pas plus dignes de respect que les valeurs des droits humains. 

Toute la batterie des méthodes d'un État voyou a été déployée par le Maroc pour entraver la venue des Sahraouis et leur participation à la compétition, puis pour accélérer leur départ, comme pour les éliminer aux yeux du monde.

Ainsi, la compagnie Air Qatari déclare son vol Doha-Erbil annulé au moment de l'embarquement des Sahraouis. Du fait de la diligence des Kurdes et l'intelligence du consul turc, la délégation sahraouie avec ses passeports sahraouis voyage au dernier moment par Istanbul. Les Darfouris sont eux bien arrivés avec l'avion de ce vol qatari "annulé". Rebelote pour le retour des Sahraouis d’Erbil vers les campements de réfugiés via Beyrouth cette fois, Air Qatari ne « volait » pas !
À suivi la menace de la rupture des relations diplomatiques avec l’Iraq et de l’expulsion du Maroc de son ambassadeur pour empêcher le match d’ouverture, le drapeau et l’hymne, épisode relaté par So Foot. Et puis des plaintes sont arrivé aux organisateurs kurdes parce que les Sahraouis déambulaient dans l’hôtel avec leurs drapeaux. Des espions marocains jusque dans l’hôtel ? et oui !

Il se dit aussi que le Maroc est allé jusqu’à commanditer avant la finale le vol des drapeaux du Sahara Occidental flottant sur le stade international d’Erbil.
Les pressions, tentatives de corruption et autres bassesses marocaines, n'ont pas discontinué, moquées par le président de la FA Kurde dans un éclat de rire lors d’un repas avec les membres de la NFB. Les Marocains lui avaient demandé de faire partir les Sahraouis après le deuxième match, et proposé de payer l’hôtel, les billets, et même plus encore. Mais on ne renvoie pas les invités particuliers du Premier ministre kurde !

Le Maroc s’est acharné jusqu’au ridicule contre ces affrontements sportifs, et a légitimé la puissance de cette balle sahraouie, « plus efficace dans le combat pour la liberté que les balles des fusils » dixit Kit, secrétaire général de la N.F-Board.

APSO, le 9 août 2012

Nota.
Le classement final de cette VIVA : Kurdistan - Chypre nord – Zanzibar – Provence – Occitanie - Sahara Occidental - Eelam Tamoul – Rhétie – Darfour
FA : Football Association
NFB : N.F-Board
Draa : habit traditionnel des hommes sahraouis


   

lundi 30 mai 2011

Sahara Occidental : L’ONU, complice par la faute de la France

par Wikipedia,  22/5/2011

Selon Wikipedia, l'Organisation des Nations Unies (ONU) est la plus grande organisation internationale existante. Elle est définie comme une association de gouvernance mondiale qui facilite la coopération sur des questions comme le droit international, la paix et la sécurité internationales, développement économique et social, affaires humanitaires et droits de l'homme.

Mais les faits ont montré que l'ONU est devenue un jouet entre les mains des puissances mondiales.

Quand le Kosovo a proclamé unilatéralement son indépendance, l'ONU, à travers son porte-parole, a soutenu l'indépendance à condition que le Kosovo reste sous la supervision de l'OTAN, une autre entité contrôlée par les superpuissances occidentales.

Dans l'éternel conflit entre Israël et la Palestine, dans lequel les États-Unis soutient Israël, il y avait une fuite dans laquelle un fonctionnaire de l'ONU avait affirmé que, dans ce conflit, cette organisation est devenue impartiale parce que l'ONU même était en train de mettre des obstacles face à la création d'un Etat palestinien.

Au Sahara Occidental, un autre conflit s’éternise à cause de la complicité d’une puissance européenne, la France, avec le Maroc, pays qui, à cause de ses velléités expansionnistes, menace la paix et la stabilité dans la région depuis plus de 35 ans.

La France met à disposition du gouvernement marocain son droit au veto pour lui permettre de poursuivre sa politique de répression, assassinats et violations des droits de l’homme dans toute impunité. Situation favorisée par le black-out imposé par Rabat sur les territoires occupés du Sahara Occidental.

Mercredi dernier, le logement de la famille Dambar a été saccagé, sa famille brutalement agressée ainsi qu’un groupe de citoyens sahraouis venus manifester leur solidarité avec la famille du jeune Said Dambar, mort d’une balle dans la tête tirée par un policier marocain.

Après le massacre de Gdeym Izik perpétré au mois de novembre dernier, le Maroc attaque de nouveau à peine un mois après que le Conseil de Sécurité ait demandé aux parties de « continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin d’engager plus résolument des négociations de fond » dans sa résolution 1979(2011) adoptée à l’unanimité le 27 avril 2011.

De nouveau, l'ONU, représentée par le son Secrétaire Général, Ban Ki-moon, ne réagit pas. Va-t-il demander au Conseil des NU pour les Droits de l’Homme d’envoyer une mission d’enquête comme l’a demandé le président sahraouis, Mohamed Abdelaziz dans sa lettre.

Où est l'organisation qui lutte pour les droits de l'homme et l'instauration de la paix? Pourquoi laisser des milliers de Sahraouis à la dérive et laisser le Maroc porter atteinte aux droits des citoyens sahraouis mais aussi aux droits des citoyens et des journalistes du monde entier en imposant la loi du silence et en mettant en marche sa machine de désinformation pour cacher la vérité de ce qui se passe dans ce territoire ?

La réponse, il faudra la chercher à l’Elysée.

mardi 26 octobre 2010

La MINURSO, à quoi ça sert ? même pas à empêcher l'assassinat d'un enfant ?

JAMAIS acceptable  !
Nous aurions voulu ne jamais plus écrire cela.
La gendarmerie marocaine tue un enfant sarhaoui en territoire occupé. 
Où sont les casques bleus ?
Assassinat d’un enfant sahraoui, le prix de la paix ?
Par APSO, 265/10/2010
Hier 24 octobre, la gendarmerie royale marocaine a ouvert le feu sur une voiture 4x4 Nissan pick up de civils sahraouis qui tentaient de rejoindre les campements des exilés sahraouis, à 25 km de El Aaiun pour apporter de l'eau et de la nourriture.
Elgarhi Nayem Foidal Mohamed Sueid, un enfant de 14 ans a été tué, 7 autres personnes sont blessées et ont été transportées à l'hôpital militaire de El Aaiun, et placées sous haute surveillance. Elgarhi Zubeir (frère de l'enfant mort), Alaoui Lagdaf, Alaoui Salek, Dawdi Ahmed, Mohamed Hamoudi Rueimi, Hmeidi Edaf, Hemdaiti Abay Ahmed Hammadi. Ils ont été blessés par balle.
Depuis 1975, le Sahara Occidental est occupé par la force par le Maroc qui en est le colonisateur, en pille les ressources naturelles et refuse d'appliquer le droit international des peuples colonisés à leur autodétermination. Depuis cette date, les sahraouis vivent réfugiés en exil dans les campements proches de Tindouf avec leur république, ou sous la discrimination ou les violences de l'occupation.
Depuis 1991, la mission de l'ONU, la MINURSO est sur place pour : surveiller le cessez-le-feu, vérifier la réduction des troupes marocaines sur le territoire, (…), veiller à la libération de tous les prisonniers et détenus politiques sahraouis, (…), exécuter le programme de retour des réfugiés (Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés), (…), organiser un référendum libre et équitable et en proclamer les résultats.
Depuis 20 ans bientôt, cette mission de l'ONU, dépourvue du mandat de surveillance des droits de l'homme du fait des pressions de la France, et des pays détenteurs du droit de veto au conseil de sécurité, assiste tous les jours aux exactions faites sur les Sahraouis par les autorités marocaines.
Depuis début octobre 2010, pour protester, pour résister, pour se libérer de l'oppression, les Sahraouis des villes occupées du Sahara Occidental sortent vers le désert pour s'installer sous la tente. Les premières tentatives en juillet avaient été brutalement réprimées par les autorités marocaines. Cette fois ce sont plus 4000 tentes qui sont maintenant plantées vers El Aaiun. Les effectifs militaires marocains sur place sont disproportionnés. Les forces sécuritaires royales dressent des barrages et donnent la chasse aux Sahraouis qui veulent rejoindre les campements, interdisent les approvisionnements en eau et nourriture.
La première revendication des exilés volontaires était simple. Ils avaient dit aux autorités locales marocaines, Wali et Chioukh, qu’ils voulaient la moitié des toutes les ressources naturelles tirées de leur terres. « Nous voulons la moitié », « Celui qui prend une sardine nous en donne la moitié, pareil pour le phosphate, le sable, le sel… », « Nous sommes nés ici, nous sommes Sahraouis, et nous vivons comme des miséreux, alors que les Marocains qui viennent ont tous les avantages et le travail… »
La réponse dans la provocation militaire marocaine avait fait évoluer les revendications. Comment faire confiance à un gouvernement qui méprise le respect du droit national comme international, qui méprise la démocratie ? C’est donc la revendication primordiale pour leur autodétermination et leur indépendance qui est maintenant celle des Sahraouis exilés sur leurs propres terres.
Cette revendication est l’objet de la mission de l’ONU sur place, et que font les casques bleus ?
Ont-ils pu approcher des campements ? Sont-ils sortis de leur hôtel entouré de l’ostensible drapeau rouge marocain ? Que peuvent-ils faire sans le mandat clair de protection des civils sahraouis ?
Que va faire Christopher Ross, envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour la décolonisation du Sahara Occidental, et en visite au Maroc. Il avait en juin adressé au groupe des amis son constat de l’absence de réelles pressions faites sur le Maroc pour qu’il respecte la bonne foi nécessaire aux négociations.
Comment le Maroc, et la France parmi les 5 amis au conseil de sécurité, vont-ils assumer leur responsabilité de la mort de cet enfant ? Combien vont-ils en supporter avant d’assumer leurs responsabilités et cesser d'entraver les efforts d'une solution pacifique du conflit ?

jeudi 14 octobre 2010

Sahara Occidental occupé : mouvements de protestation de la population dans le désert.

Transmis par APSO, 8 au 12/10/2010
Depuis 15 jours, les protestations des Sahraouis dans les territoires occupés s'intensifient et se multiplient. Infos sur les mouvements des Sahraouis hors des villes, vers le désert, campements de Sahraouis réfugiés dans leur propre pays, à proximité de El Aaiun et Boujdour, et les manifestations sahraouies de Dakhla. Du 8 au 11 octobre 2010

Les 8 et 9 octobre 2010
Campements de El Aaiun et Boujdour
-  Plus de quatre cents citoyens et citoyennes sahraouis se sont déplacés hier et aujourd’hui des villes de El-Aaiun et Boujdour occupées hier et aujourd'hui, vers le désert.
-  Plus de deux cents citoyens et citoyennes sahraouis se sont déplacés ce matin vers la région de Alsroziat à 25 km à l'ouest de El-Aaiun occupée, un nombre similaire est allé vers la région de "Knaydlv" au nord de la ville.

Ce déplacement est une signe de protestation face à la politique d'occupation et d'appauvrissement des Sahrouis que le gouvernement marocain affame alors qu’il accorde des subventions et des logements aux colons marocains.
65 citoyens et citoyennes sahraouis se sont déplacés hier de la ville de Boujdour. Ils ont dormi en plein air après que la gendarmerie ait délibérément confisqué leurs tentes et leurs matelas.
Tous ont déclaré aux médias nationaux (sahraouis) qu’ils allaient intensifier leur résistance ouverte contre la politique des autorités d'occupation.
Ils affirment que ces mesures sont conformes aux chartes et conventions internationales, en particulier sur le Territoire Non Autonome du Sahara Occidental, toujours en attente de décolonisation. 

Le 10 octobre 2010
Manifestations à Dakhla
Un certain nombre de citoyens sahraouis ont été blessés hier après une intervention des forces d'occupation marocaines contre deux manifestations organisées dans le quartier, Oum Tounsi et Ksaikisat a Dakhla occupée.
Des dizaines des citoyens sahraouis ont organisé samedi soir et au même moment deux manifestations que les forces d'occupation ont dispersé par la force.
La charge contre les manifestants a laissé deux blessés, Sultan Hamoudi El A'abidi et Khatat Ould Naf'aa qui ont été arrêtés et transfèrés vers le commissariat où ils ont été interrogés.
Après l'intervention, les forces d'occupation ont pris d'assaut plusieurs maisons dont les maisons des citoyens sahraouis Omar Daikh, Babih Dah, Mohamed Boua'aila,
La maison des famille El Karadi, Mouloud ould Alali.
L’état d'alerte a été déclaré hier et dure jusqu'à maintenant.
Les forces d'occupation sont dirigées par le commissaire Hariz El-Arbi. Un fonctionnaire impliqué dans le meurtre de dizaines des citoyens sahraouis. Il a ordonné un blocus rigoureux sur les mouvements des membres de la délégation de résistance civile après le retour de leur visite en Algérie.
D’autre part, deux patrouilles des services de renseignement ont échoué dans l'enlèvement d'un militant des droits humains Ahmed Moussa, avant-hier. 

11 octobre 2010
Campements à proximité de El Aaiun occupée
Selon les informations, le campement des Sahraouis partis de El Aaiun occupée vers l’Est dans le désert compte maintenant entre 120 et 160 tentes. Une grande excitation et confusion régnait hier, du fait de l’arrivée de nouvelles familles et du survol de la zone par les hélicoptères des autorités marocaines.
Des membres de la Confédération des Travailleurs Sahraouis sont venus dans la soirée rendre une visite de soutien. Le président, Sid Ahmed Eddya, a répété le droit des Sahraouis à être propriétaires de leurs terres, et de leurs ressources naturelles, et en a expliqué la légitimité selon les résolutions, avis et affirmations de l’ONU.
Voir les photos : http://apsophotos.blogspot.com/2010/10/campements-sahrouis-en-territoires.html
Sources : EM, APSO Sahara
Photo ASE/Apso

mercredi 13 octobre 2010

Rencontre de jeunes Sahraouis Allemands et Français au Sahara Occidental


Il reste encore quelques places pour ce séjour du 9 au 24 novembre 2010 dans les campements de réfugiés sahraouis.
 Par APSO, 13/10/2010
Le territoire est occupé depuis plus de trente ans par le Maroc – 160000 Sahraouis vivent dans des campements de réfugiés au sud ouest de l'Algérie et attendent de pouvoir retourner dans leur pays.
Du 9 au 24 novembre 2010, nous organisons la première rencontre de jeunes Allemands, Français et Sahraouis dans le camp de réfugiés sahraouis de Aousserd.
Au programme, des activités en groupe et la découverte du quotidien des jeunes « réfugiés ». Comment vivre sa jeunesse dans des camps de réfugiés, et ce que les activités de la survie quotidienne laissent de place au sport, à l’expression artistique, aux études ou à la découverte du monde…
Les participant(e)s organiseront par ailleurs une journée d'ateliers pour les jeunes, dans le but de soutenir la construction sur place d'un centre d'activités pour la jeunesse.
Un séjour de quatre jours est également prévu avec les familles vivant traditionnellement dans le désert du territoire libéré du Sahara Occidental.
Le séjour de rencontre est organisée par des jeunes.
Il est destiné à tous ceux, étudiants ou chômeurs de 18 à 30 ans et de nationalité française qui souhaitent partager solidairement la vie des réfugiés, les cultures et connaissances réciproques.
Les conditions
La participation financière : 175 euros. Compter en plus le coûts du visa pour l’Algérie. Condition d’obtention du visa : validité du passeport 6 mois après la date de retour.
Merci de bien vouloir vous inscrire ou manifester votre intérêt très rapidement !
Voir le projet en allemand et en images : www.projektgruppe-westsahara.org
Contact:
Tanja Brodtmann, Groupe de projet Sahara occidental à Berlin
begegnung@hdjk.de
Tel fix en Allemagne : 00 49 30 65 01 51 45 ou 00 49 30 65 01 51 45
Pour d’autres renseignements en France : APSOlument@yahoo.fr

samedi 18 septembre 2010

La situation actuelle au Sahara occidental est comparable à celle de la Namibie sous le régime de l'Apartheid


Le président Abdelaziz affirme que l'option des négociations est maintenue en cas d'application de sanctions au Maroc
Par El MOUDJAHID.COM, D.R., 17/9/2010
Le président sahraoui, secrétaire général du Front Polisario, M. Mohamed Abdelaziz a affirmé que l'option des négociations avec le Maroc est maintenue en cas où des "sanctions" lui sont imposées, à l'instar de celles imposées au régime de l'Apartheid en Afrique du Sud.
Dans une interview au quotidien mexicain "La Jornada", le président sahraoui a comparé la situation actuelle au Sahara occidental avec les évènements survenus en Namibie sous le régime de l'Apartheid, précisant que ce dernier "avait rejeté toutes les décisions de la communauté internationale de 1970 à 1980 mais la conjugaison des efforts de résistance à l'intérieur de la Namibie et les sanctions imposées par la communauté internationale ont permis de changer la situation", a indiqué, jeudi, l'Agence de presse sahraouie (SPS).
"Le Sahara occidental connaît une situation semblable, car l'Onu compte un arsenal de résolutions sur le Sahara occidental", a souligné le président sahraoui, précisant qu'il "est temps d'imposer des sanctions au Maroc". Concernant l'application de sanctions au Maroc, qui continue de bénéficier de l'appui de plusieurs forces internationales, comme les Etats-Unis, la France et l'Espagne, le président sahraoui a rappelé que ces derniers apportaient un soutien "particulier" au régime de l'Apartheid, affirmant que cette politique n'avait pas pu saper les efforts du tiers-monde et de l'opinion publique qui ont fini par mettre un terme à ce régime. "Les soit disant amis du Maroc ont du mal à le défendre en raison de la contradiction flagrante de leurs positions vis-à-vis de la question de violations des droits de l'homme", a-t-il ajouté. Il a précisé que le gel actuel des négociations entre le Front Polisario et le Maroc qui se poursuit depuis des années, a été reconnu par l'envoyé personnel du secrétaire général de l'Onu au Sahara occidental, M. Christopher Ross dans une lettre publiée en Août dernier, imputant la responsabilité de cette situation au Maroc.
Le président sahraoui a, d'autre part, qualifié la situation actuelle sur le plan international de "plus favorable" à l'indépendance du Sahara occidental avec la présence de Barack Obama à la tête de l'administration américaine. Il a, par ailleurs, évoqué l'emprisonnement et la torture, le mois dernier, d'un citoyen mexicain lors de la répression d'une manifestation pacifique dans la ville d'Al Ayoun occupée. Le président sahraoui prend part, avec une importante délégation sahraouie aux festivités marquant la célébration du bicentenaire de l'indépendance du Mexique, à l'invitation du président mexicain.
L'Espagne est pour le principe d'autodétermination du peuple sahraoui
L'Espagne observe la même position que l'Algérie concernant le conflit du Sahara Occidental, notamment en matière du principe d'autodétermination du peuple sahraoui, a affirmé jeudi soir le secrétaire d’Etat espagnol chargé de l’Amérique Latine, Juan Pablo De Laiglesia. " Notre position est la même que celle du gouvernement algérien. La solution doit être accordée aux deux parties conformément aux principes des Nations-unies, notamment sur la question de la libre détermination du peuple sahraoui", a déclaré M. Laiglesia dans un point de presse organisé, à l'issue d'une réunion algéro-espagnole. " Le statut quo n'est pas acceptable. L'Espagne continue à être engagée et contribuera à trouver une solution à ce conflit", a-t-il ajouté. Le responsable espagnol a souligné également que son pays accorde tout son "appui au représentant personnel du secrétaire général de l'Onu, Christopher Ross et aux actions qu'il mène pour faire avancer le processus de recherche d'une solution durable pour le conflit". 
Pour sa part, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel a souligné, à ce propos, que l'Algérie et l' sont "animés par la même préoccupation, à savoir permettre au peuple du Sahara occidental d'exercer son droit à l'autodétermination dans le cadre des résolutions des Nations unies".
www.elmoudjahid.com/fr/actualites/2645

mercredi 15 septembre 2010

SAHARA OCCIDENTAL : Le Maroc grince des dents

Par Mohamed Touati, L'Expression, 9/9/2010
Le projet de régionalisation des territoires occupés, que s’apprête à mettre en œuvre le gouvernement marocain de manière unilatérale dans le cadre de son projet d’autonomie, pose le problème de leur appellation.
Sahara occidental ou Sahara marocain? 
 Les propositions de dénomination de la terre du peuple sahraoui tournent autour de ce «casse-tête». Les avis divergent. La polémique s’installe et fait rage. Le parti Authenticité et modernité, créé en 2008, qui regroupe pas moins de cinq partis politiques (Al Ahd, le Parti de l’environnement et du développement, l’Alliance des libertés et el moubadara, Parti de l’initiative citoyenne pour le développement) piloté par Fouad Ali El Himma, ex-ministre délégué à l’Intérieur, proche du prince héritier, est à l’origine de certains échanges d’amabilité. La raison: il propose notamment, de regrouper les provinces du Sud (les territoires occupés, Ndlr) en une seule région, qui portera le nom de «Sahara occidental». Le Front Polisario pourrait évidemment se présenter aux éventuelles et chimériques futures élections mais comme un parti politique marocain parmi d’autres. Un scénario diabolique qui relève d’un des rêves les plus fous de Mohammed VI. On n’en est pas encore à ce stade. Ce funeste projet, qui ne représente qu’une simple vue de l’esprit, fait pourtant déjà grincer des dents. L’Association du Sahara marocain (ASM), s’est montrée outrée, voire scandalisée par de telles propositions dans un communiqué rendu public le 1er septembre 2010. Selon l’ASM, une association marocaine, qui revendique quelque trois cents membres, favorable au projet d’autonomie marocain dont le président Réda Taoujni est indésirable dans les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf, ces propositions ne sont qu’une insulte au peuple marocain. «Un regroupement des provinces du Sud ne ferait que raviver les tensions. De plus, proposer la dénomination de «Sahara occidental» serait un acte de faiblesse et d’échec face à nos ennemis. Plus que cela, parler le langage de l’ennemi serait une insulte au peuple marocain en entier», indique le texte de l’association publié sur le site d’Aujourd’hui le Maroc. L’Economiste, premier quotidien économique du Maroc qui a largement commenté les suggestions du PAM, a estimé, quant à lui, audacieux l’appellation «Sahara occidental». «De quoi décoiffer plus d’un alors qu’il y a peu de temps encore, rien que l’évocation de ce qualificatif pouvait être une source d’ennuis. Les temps changent et le PAM veut accompagner le mouvement. Il va plus loin en voulant permettre au Polisario de travailler en tant que parti politique au sein du Sahara dans le cadre de l’autonomie et la régionalisation avancée», écrit la publication.
La partition du Sahara occidental semble s’être jouée. Smara, El Aâyoune...hauts lieux de la résistance sahraouie se sont-elles livrées pieds et poings liés aux forces d’occupation marocaines? La question ne s’est point posée. La presse marocaine, sans admettre l’irréalisme d’un tel projet, remet malgré tout les pieds sur terre comme pour dire «Arrêtons de rêver!».
Un rare moment de lucidité. «Vraisemblablement, le PAM se transpose dans un futur où le plan d’autonomie proposé par le Maroc serait accepté par le Polisario et l’Algérie», fait remarquer le quotidien Aujourd’hui le Maroc. Le rêve n’est pas interdit. Sahara marocain ou province du Sud, le trône marocain triture dans tous les sens et met à toutes les sauces un territoire qu’il occupe indûment et par la force depuis plus de trente-cinq ans. L’Organisation des Nations unies n’a jamais tergiversé.
Le territoire que se disputent le Front Polisario et le Maroc s’est toujours appelé: Sahara occidental. Il désigne une des dernières colonies au monde. La résolution 1920 adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU recommande la tenue d’un référendum d’autodétermination qui puisse garantir au peuple sahraoui de se prononcer librement quant à son indépendance. Le reste n’est qu’élucubrations, diversions, littérature et grincements de dents.
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2010-09-09/80499.html

samedi 4 septembre 2010

Onze militants espagnols brutalisés par la police marocaine

Sahara occidental : des activistes espagnols veulent poursuivre le Maroc
Par René Dassié, AFRIK.com31/8/2010
Incompréhension du gouvernement ibérique. Onze militants espagnols ont été arrêtés samedi à Lâayoune, la capitale du Sahara Occidental, par la police marocaine lors d’une manifestation en faveur de l’indépendance de ce territoire. Remis en liberté et rapatriés en Espagne, ils soutiennent avoir été brutalisés et veulent poursuivre l’Etat marocain devant la justice espagnole. Madrid joue l’apaisement. Rabat ne réagit pas.
Nouvelle tension entre l’Espagne et le Maroc. Lundi, le chef du gouvernement espagnol, Luis Rodriguez Zapatero, s’est dit « préoccupé », après l’interpellation musclée samedi au Sahara Occidentale, par la police marocaine, de onze de ses concitoyens, alors qu’ils participaient à une manifestation en faveur de l’indépendance de ce territoire. Emmenés par « SaharAcciones », une organisation espagnole favorable à l’indépendance Sahara occidental, ancienne colonie espagnole annexée par le Maroc 1975, les militants ont entamé leur manifestation samedi à 18h (17h GMT) à Lâayoune, chef-lieu de ce territoire, une heure avant la rupture du jeûne. La police locale est intervenue au moment où ils tentaient de déployer des pancartes « en faveur du peuple sahraoui et du respect des droits de l’homme » dans la localité, selon l’association.
Celle-ci a expliqué que des policiers en civil ont chargé brutalement, blessant deux de ses militants à la tête et au corps par des « coups de pieds et poings ». Onze militants ont été arrêtés puis conduits au commissariat où ils ont été interrogés. Relâchés plus tard, ils sont rentrés lundi aux Canaries, après avoir séjourné dimanche dans une résidence diplomatique espagnole, la "Casa de Espana", à Aaioun, qui fut la capitale du Sahara occidental lors de la colonisation espagnole. Ils ont indiqué qu’ils envisageaient de poursuivre le Maroc devant la justice espagnole.
Apaisement
Cette affaire intervient dans un contexte délétère entre l’Espagne et le Maroc. Cet été, de nombreux incidents frontaliers ont été signalés entre les deux pays, dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melila, dans le nord du Maroc. Cette fois, Rabat n’a pas officiellement réagi alors qu’à Madrid, c’est la prudence, voire l’apaisement qui prévaut. « C’est un principe essentiel de la politique étrangère de maintenir de bonnes relations avec un pays voisin comme le Maroc », a déclaré lundi le Premier ministre Luis Rodriguez Zapatero. Il a toutefois ajouté qu’il était « dans l’attente » de recevoir des « explications ». Fin août, les ministres de l’Intérieur des deux pays s’étaient rencontrés dans la capitale marocaine, pour plancher sur leur coopération en matière de sécurité.
Le Sahara occidental est une ancienne colonie espagnole annexée par le Maroc en 1975. Il est l’objet d’un conflit opposant le Front Polisario, organisation indépendantiste au royaume chérifien qui a proposé une autonomie élargie.
Lire aussi :
- Maroc-Algérie : le Sahara occidental, objet de toutes les discordes
www.afrik.com/article20673.html

samedi 10 juillet 2010

De la spiruline découverte dans un lac à proximité d'El Aaiun


Un lac d’ algue de grande valeur nutritive découvert au Sahara Occidental occupé
 Par Amis du Peuple du Sahara Occidental, 9/7/2010
Un organisme microscopique vieux de 3 milliards d'années pourrait être le dernier soutien de l’occupation marocaine. Une nouvelle ressource naturelle don de vie vient d’être découverte dans les territoires occupés du Sahara Occidental.
L’algue appelée spiruline existe depuis qu’il y a de la vie sur terre. C’est une algue très concentrée en nutriments, composée de 60 à 70 % de protéines et très riche en vitamines, calcium, magnésium et en fer assimilable. Elle contient également des nutriments rares dans l’alimentation stimulant les défenses immunitaires. C’est un complément alimentaire capable de rééquilibrer un régime alimentaire peu varié, et très utile lors des problèmes de malnutrition et de maladie comme le sida. Elle est cultivée artificiellement avec des coûts encore trop importants du fait des éléments nécessaires à recréer ses conditions naturelles.
Ce lac naturel de spiruline découvert à proximité de El Aaiun au Sahara Occidental occupé est par lui-même un phénomène exceptionnel. Les principaux espaces naturels de spiruline au monde sont le lac Tchad, le lac du cratère de Lonar en Inde et le lac Texcoco au Mexique.
Selon les informations recueillies par APSO, des échantillons sont en cours d’analyse dans les laboratoires français.
Si sa qualité se révèle à la hauteur des espérances des chercheurs et scientifiques du CNRST qui l’ont étudiée, cet organisme pourrait être très important pour les Sahraouis souffrant de carence alimentaire. Une étude santé de 2008 montre qu’un enfant Sahraoui sur 5 vivant dans les campements de réfugiés en Algérie est dans un état de malnutrition.
Néanmoins, les propriétaires légitimes de cet aliment généreux, ne pourront pas en bénéficier. Ils vivent en exil, alors que la ressource se trouve dans la partie du territoire que le Maroc occupe. Les propriétaires de la terre sur laquelle la spiruline a été découverte ont été chassés de leur territoire en 1975, quand le Maroc a envahi le pays sous la condamnation des Nations Unies.
De façon similaire, le Maroc exploite déjà la riche ressource en poisson au large du Sahara Occidental, en vendant des permis de pêche aux gouvernements étrangers. Aucun des bénéfices, ni aucun de ces poissons ne finissent sur la table du peuple Sahraoui.
Sources : Chercheurs français d’APSO, Spirumanne (http://spirumanne.com), Spiruline Solidaire, http://www.lavieeco.com.
Nota : pour les autres ressources naturelles voir www.wsrw.org, www.fishelsewhere.eu
Photo : APSO

mardi 29 juin 2010

Le Sahara à la fête de la ville de Givors

Par Amaidan Salah, APSO, 23/6/2010
Sous la pluie et dans le vent, les Amis du Peuple du Sahara Occidental (APSO) étaient présents à la fête de la ville de Givors, les 19 et 20 juin 2010.
Avec le partenariat généreux de l’APCA et le soutien de la Mairie de Givors, l’association a proposé pendant ces deux jours de partager les informations sur la situation des Sahraouis, autour de la chaleureuse cérémonie des trois thés.
Les témoignages de Mustapha Hmatou, Sahraoui venant des Territoires Occupés du Sahara Occidental, ou ceux d’amis – pour certains élus à la ville - ayant partagé quelques jours de la vie des réfugiés Sahraouis des campements (à proximité de Tindouf, sud ouest algérien) ont complété les informations données sur ce pays coupé en deux par le mur de 2400 km, et son immense champs de mines, qui sépare les familles en deux.
Le constat de la malnutrition des enfants réfugiés était au centre des échanges de la Journée Mondiale des Réfugiés, le 20 juin, ainsi que la responsabilité Européenne dans l’accord de pêche illégale UE/Maroc, qui prive les Sahraouis de leurs poissons. Les visiteurs ont tous adhéré à la campagne contre cet accord qui, dans son état actuel, mené contre la volonté des Sahraouis et sans aucun bénéfice pour eux, fait des Européens des voleurs de poissons, complices de l’occupation illégale et brutale d’une partie du Sahara Occidental par le Maroc.
L’actualité de l’association APSO, c’est aussi l’action « écrire à un prisonnier politique Sahraoui », dénoncer les violations quotidienne des droits de l'homme au Sahara Occidental occupé, c'est le soutien au projet d’accueil d’enfants réfugiés pour l’été 2011 par des familles givordines, la constitution d’un dossier d’information sur le mur et les mines en partenariat avec l’association Sahraouie murominassahara.org, mais aussi les projets autour du sport Sahraoui et de l’objectif olympique.

lundi 31 mai 2010

DÉCOLONISATION DU SAHARA OCCIDENTAL : Ban Ki-moon sous pression

Par Mohamed TOUATI, 30/5/2010
L’Afrique du Sud, l’Union africaine et autres...ont apporté leur soutien au peuple sahraoui.
La question de la décolonisation du Sahara occidental a tenu le haut du pavé ces derniers jours. Les Nations unies ont été appelées par des démocrates de premier plan et des formations politiques progressistes à la mise en œuvre d’un référendum d’autodétermination qui puisse garantir aux populations sahraouies de se prononcer librement quant à leur destin. Comme le stipule, sans aucune ambiguïté, la résolution 1920 adoptée par le Conseil de sécurité le 30 avril 2010. 
 Vendredi, au terme de ses 42es assises, le SPD (Parti social-démocrate finlandais) dont est issue l’actuelle présidente de la République, Tarja Halonen, élue en 2000 puis portée de nouveau à la magistrature suprême en 2006, a voté une motion de soutien en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui. Le texte, approuvé à l’unanimité par les congressistes, exige «la décolonisation du Sahara occidental, en permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination» tout en précisant qu’il demeure «la dernière colonie en Afrique». 
Le document a également mis en exergue «les violations flagrantes des droits de l’homme commises par l’Etat marocain contre les citoyens sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental, documentées par de nombreux rapports d’organisations internationales telles que Human Rights Watch, Amnesty International et bien d’autres», malgré les nombreux appels de la communauté internationale pour mettre fin à ce conflit qui dure depuis plus de 35 ans.
La sortie la plus remarquée est cependant, sans aucun doute, à mettre à l’actif de l’emblématique militante sud-africaine, Winnie Mandela. Elle s’est prononcée jeudi dans la capitale espagnole pour la décolonisation du Sahara occidental, qu’elle a qualifié de «dernière colonie qui subsiste encore en Afrique». Elle a, en outre, fustigé le Royaume marocain qu’elle n’a pas hésité à comparer au «régime fasciste de l’apartheid». La fin du conflit doit nécessairement passer par des étapes incontournables: «... à savoir, l’autodétermination et l’indépendance basées sur l’application des résolutions légitimes des Nations unies et les principes internationaux reconnus», a précisé l’icône sud-africaine de la lutte contre l’apartheid lors des 4es Journées des universités publiques madrilènes sur le Sahara occidental qui ont débuté le 26 mai. «Le Sahara occidental est la dernière colonie qui subsiste encore en Afrique alors que nous célébrons le 50e anniversaire de la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies qui est la pierre angulaire du processus de décolonisation placé sous l’égide de l’ONU dans le cadre du droit international, ainsi que des principales indépendances dans le continent africain», a justement fait remarquer Winnie Mandela, qui préside la plate-forme internationale des femmes pour le soutien à la cause sahraouie. Le pouvoir marocain en a pris pour son grade: «Tout le monde est convaincu que le Maroc affiche les mêmes tendances fascistes que le régime de l’apartheid en Afrique du Sud», a-t-elle tenu à souligner, tout en appelant à une conséquente mobilisation internationale pour que soient appliquées les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU au Sahara occidental. 
L’UE a reçu le message cinq sur cinq. «Depuis le début de ce conflit à ce jour, le rôle de l’ex-Organisation de l’unité africaine (OUA), devenue Union africaine (UA), est d'œuvrer étroitement avec l’ONU afin d’atteindre le seul objectif qui vaille: la résolution pacifique du conflit à travers le référendum d’autodétermination supervisé par les Nations unies et l’UA», a déclaré jeudi à Madrid, le chargé d’Affaires de l’Union africaine à Bruxelles, Cheikh Tidiane Niang
Izquierda Unida (IU-Gauche Unie) et l’Union Progrès et Démocratie (UPD), deux formations politiques espagnoles, ont pointé du doigt, mercredi à Madrid, le «double langage» du gouvernement Zapatero qui s’appuie sur une position ambivalente dans ce conflit: tantôt pour le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et tantôt soutenant le projet marocain de large autonomie. 
Le président sahraoui a, de son côté, vigoureusement dénoncé la position de l’Union européenne qu’il n’a pas manqué d’interpeller. «Nous exprimons notre profond regret devant l’absence du gel par l’UE du statut avancé octroyé au Royaume du Maroc, alors qu’il viole gravement les fondements et les idéaux mis en place par l’Union européenne, à travers son occupation illégale du Sahara occidental et ses violations flagrantes des droits de l’homme», a souligné Mohamed Abdelaziz, lors de son discours prononcé devant la 42e session du Parti social-démocrate de Finlande qui a pris fin vendredi dernier. 
Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies qui ambitionne de faire asseoir, à la même table de négociations, le Front Polisario et le Maroc, a vraisemblablement du pain sur la planche. Il ne peut faire la sourde oreille à la voix du peuple sahraoui qui tonne de plus belle à travers le monde.
source :L'Expression, 30 mai 2010