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mercredi 5 octobre 2016

URGENT ! trois agences onusiennes dont l'UNICEF, appellent à soutenir les réfugiés sahraouis



 Le programme alimentaire (PAM), l’agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) ont lancé un appel aux donateurs pour qu’ils continuent d’appuyer les besoins alimentaires des réfugiés sahraouis vivant en Algérie, a indiqué lundi un communiqué conjoint des trois agences de l’ONU en Algérie.
Cet appel des trois agences afin de recueillir des fonds pour la nourriture, le logement, la santé et l’éducation dans les camps, a été lancé en direction des donateurs en Algérie le 19 septembre dernier et sera renouvelé lors d’une réunion des donateurs à Genève, prévue pour la fin octobre.

lundi 18 avril 2016

Le coordinateur sahraoui avec la MINURSO reçu par le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés à Genève



Genève (Suisse), 09 avr 2016 (SPS) Le coordinateur sahraoui avec  (MINURSO), membre du SN du Front Polisario ,M’hamed Khadad, a été reçu vendredi par le haut-commissaire pour les réfugiés, M. Filippo Grandi, au siège du HCR à Genève.
La réunion a abordé les relations bilatérales distinguées entre les autorités sahraouies et le HCR ainsi que la situation humanitaire difficile des réfugiés sahraouis en particulier l'étendue des dommages causés par les inondations en octobre dernier et la réduction de la contribution des pays donateurs.
Le responsable sahraoui  a salué les efforts  continus et précieux du  Haut commissariat pour les  réfugiés  au profit des réfugiés sahraouis. Il a également salué l'initiative du SG de l'ONU, M. Ban Ki-moon, d'organiser une conférence pour les pays donateurs sur la situation prolongée des réfugiés sahraouis, insistant sur la nécessité de prévoir les préoccupations des jeunes et à soutenir les secteurs de l'éducation, de la santé, la protection juridique, l'eau et les besoins des familles en pleine croissance".
Pour sa part, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés a souligné "l'engagement permanent de faire ce qu'il pouvait pour alléger les souffrances prolongées des réfugiés sahraouis et la nécessité d'intensifier les efforts envers les pays donateurs à fournir une aide plus importante pour leur propre bénéfice."
La réunion a été assistée de la part sahraouie par le président du Croissant-Rouge sahraoui, M. Bouhabeini Yahya et la représentante du Front Polisario en Suisse, Mme.Omayma Abdel-Salam. De la part du HCR, les  directeurs : du Cabinet du Haut Commissaire, Atar Sultan Khan, du Bureau du HCR pour le Moyen-Orient et Afrique du Nord, Amin Awad,  du Moyen-Orient , Afrique du Nord et le chef du département de l'Afrique , M.Agstino Mulassn, rappelle-t-on.(SPS).
090/97

lundi 11 mai 2015

Sahara Occidental : Perdre espoir

    Par JF Debargue, APSO, 10/5/2015


    Il est difficile de perdre espoir. Pendant des années je l’ai senti encore bien vivant, dans les conversations, les discours et même dans les interrogations de plus en plus nombreuses. Certes il ne s’agissait déjà plus de l’espoir qui suivit le cessez le feu de 1991, celui que l’on comptait en semaines, voire en jours. Ces dernières années, les attitudes, les propos, attestaient de sa disparition. J’ai en mémoire cette phrase d’un colonel de la Minurso qu’il m’avait dit en 2009. « L’ONU n’a pas pour tâche de résoudre un conflit, mais de le geler ». Et cette phrase revenant de plus en plus, même dans la bouche des plus modérés des Sahraouis : « Notre erreur la plus grave est d’avoir accepté le cessez le feu ». 
    Aujourd’hui, au moins, les choses sont claires. L’organisme (la Minurso) sensé devoir organiser  un referendum en un délai de moins d’un an a échoué pendant 24 années consécutives et jette en quelque sorte l’éponge en renvoyant dos à dos dans l’impasse le Maroc et le Front Polisario, leur demandant en outre cyniquement de négocier de manière plus intensive. Les différents émissaires de l’ONU dont Christopher Ross ont tous échoué en renvoyant la responsabilité du règlement du conflit aux deux parties. Il fallait certes essayer cette solution démocratique, mais elle n’a rien donné pendant tant d’années.  Cette situation enferme toutes les parties dans un jeu de rôles contrôlé de maintien des antagonismes dont la victime  reste la population sahraouie.  Ce jeu cruel enferme chaque partie  dans son périmètre dont elle ne sort plus. Ainsi après quelques durcissements il suffisait et il suffira encore au Maroc de faire un pas en arrière sans conséquence pour renforcer ses appuis internationaux et sa position inflexible. Les négociateurs ne s’accordent que sur la date et l’hôtel de luxe où doivent se dérouler des discussions toutes aussi informelles qu’inutiles, les différents comités de soutiens programment sans illusion leur prochaine assemblée annuelle et « copie-colle » leurs communiqués que plus personne ne lit. La grande majorité des ONGs occupent un terrain que les solutions politiques ont déserté. L’ONU déploie et fait vivre dans les camps ses filiales humanitaires (PAM, UNICEF, OMS, HCR…) devenant ainsi le principal bénéficiaire du gel de solution qu’elle met en place. L’absence d’obligation de résultat finit par aboutir à un conflit d’intérêt, voire à une prise illégale d’intérêts !
    Même la volonté de mandater la Minurso de la surveillance des Droits Humains est devenu un sujet possible de diversion. Ce droit légitime qui devrait sans débat faire partie intégrante des missions de l’ONU ne doit pas détourner la Minurso de sa mission principale, l’organisation du referendum de la dernière colonie d’Afrique ! Les jugements de civils par des tribunaux militaires, l’absence des droits de la défense, les dépositions sous la torture, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées, les violences physiques et psychologiques…, ne sont pas négociables à la baisse en contrepartie d’un statu quo, mais condamnables par des instances internationales.
    Si l’ONU ne reprend pas la main pour organiser de facto et sur ses seules prérogatives ce referendum, et elle ne semble pas vouloir le faire en décrétant un statu quo, elle doit se retirer.
    La situation dans les camps est humainement insupportable malgré l’aide internationale. L’assistanat chronique et le manque de perspectives ont des effets secondaires sanitaires et psychologiques graves. Un seul exemple, cette république en exil est le pays d’Afrique qui a le meilleur taux d’alphabétisation, obtenu en deux générations dans des conditions difficilement imaginables. Pour quel objectif ? Faire le deuil de son avenir personnel et celui de son peuple ? Après avoir fait celui de ses martyrs et celui de ses proches, morts trop tôt dans les camps?
    Ce n’est pas à moi de dire aux Sahraouis la façon dont ils peuvent choisir de vivre ou de mourir. Ils ont déjà tant souffert et il serait indécent de dicter une conduite à tenir sans être des leurs. Je sais simplement que depuis hier l’ONU a choisi de ne pas leur permettre d’espérer qu’une solution négociée soit possible. 
    30 avril 2015
    Jean-François Debargue
    Texte publié avec l'autorisation de l'auteur. Crédit photo : JFD


    Nota : Ce texte a aussi été publié, avec une introduction d'Olivier Quarante, sur http://www.nouvellesdusahara.fr

     

    samedi 7 décembre 2013

    Non, ce n'est pas une fuite vers la mère patrie ! mais les retrouvailles organisées par le HCR !


    Quand des sites Internet de propagande marocaine détournent une photos du HCR (Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU)... pour accréditer le fantasme de la "grande évasion des réfugiés sahraouis des camps de Tindouf" pour "revenir dans la Mère Patrie, le Maroc"... C'est maladroit. La photo qui doit montrer "6000 réfugiés" en train de fuir l’enfer des camps est en réalité une photo prise par le HCR en avril 2012 (voir photo ci-dessus) pour illustrer le programme d'échanges qui permet aux familles vivant dans les camps et au Sahara occidental de se revoir après 38 ans de séparation. Les articles en question : http://saharanews.org/3972-grande-evasion-de-refugies-des-camps-de-tindouf-vers-la-mauritanie.htmlhttp://www.forsatin.org/La photo du HCR et l'article :http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=41761&Cr=western+sahara&Cr1=#.UqA-FdJIzE8

    vendredi 6 septembre 2013

    Maroc : application au Maroc de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille. Reportage BBC.



    Rapport alternatif sur l’application au Maroc de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille


    Ce rapport été élaboré sous la coordination du GADEM par un collectif d’organisations actives dans le domaine des migrations et dans la défense des droits humains : l’Association lumière sur l’émigration clandestine au Maghreb (ALECMA), l’Association des ressortissants sénégalais au Maroc – 28 ( ARESMA-28), Caminando Fronteras, Chabaka - Le réseau des associations du nord du Maroc pour le développement et la solidarité, le Collectif des communautés subsahariennes au Maroc (CCSM), le Conseil des migrants subsahariens au Maroc (CMSM), le Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (GADEM), l’Organisation démocratique du travail – Travailleurs immigrés (ODT-IT) et Pateras de la vida.
    Télécharger le rapport en français
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    Un reportage de la BBC sur la situation des migrants au Maroc fait réagir le ministre Youssef Amrani  

     

    Le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération, Youssef Amrani, a laissé entendre sur la BBC que le Maroc est « victime » de la pression migratoire subsaharienne. Une  déclaration qui sonne comme une réponse directe au reportage de la chaîne britannique sur les migrants au Maroc. Le ministre délégué juge de nombreuses allégations « infondées » et martèle que le Royaume porte seul « le fardeau de la gestion de la question migratoire ». Détails. 
    Mercredi dernier, la BBC diffusait un reportage de Paul Mason, rédacteur de la rubrique économique de BBC Newsnight, sur la gestion de la question migratoire par le Maroc. Le mini documentaire contient une pile de témoignages de migrants clandestins subsahariens se disant victimes de mauvais traitements de la police et incriminant, ainsi, les autorités marocaines de violations des droits de l’homme.
    Ces accusations allaient inévitablement faire réagir le ministre délégué aux Affaires étrangères qui considère de nombreuses allégations dans ce reportage « infondées ». Selon Youssef Amrani, le Maroc, est une « victime » de la pression migratoire subsaharienne. Et le pays « gère de manière transparente » cette question, « conformément aux principes de l’Etat de droit et dans le strict respect de sa législation nationale », comme il l’a expliqué.
    Pour Youssef Amrani, le Maroc est devenu « un pays de destination par défaut » des migrants, en raison des mesures strictes prises dans le domaine du contrôle des frontières européennes. Le Royaume est « résolument engagé à gérer ses frontières et ses procédures de réadmission, dans le plein respect des multiples dimensions de la migration à savoir le développement et le respect des droits humains », a-t-il précisé.

    Pas de tabou sur les droits de l’homme ?
    D’ailleurs sur l’épineuse question des droits de l’homme, Youssef Amrani n’a pas été avare en paroles. Selon lui, le Maroc qui a ratifié les instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme, s’est doté d’une « feuille de route » couvrant entre autres tous les aspects de la question, notamment la migration légale et la lutte contre l'immigration clandestine. Youssef Amrani a souligné que « le Maroc ne souffre d’aucun tabou sur la question des droits de l'homme et répond à toutes les exigences internationales en la matière », tandis que les témoignages maintiennent bel et bien l’existence de violations.
    Sans pour autant nier entièrement ces abus sur les migrants, Amrani a rappelé que le Royaume dispose d’une approche démocratique, ouverte, participative et transparente en matière de gestion migratoire, soulignant l’apport de la société civile sur cette question. Sur les forces de sécurité qui sont pointées du doigt par les migrants pour « leurs agissements violents », il a affirmé que leur action est strictement encadrée par la loi et les textes réglementaires.

    891 statuts de réfugiés déposés au Maroc
    A en croire Amrani, la question migratoire est un fardeau que le Maroc porte à lui seul. Le Royaume déploie d’importants efforts dans la gestion de la « sensible et complexe » question migratoire pour la relation entre l’Europe et l’Afrique. D’ailleurs, il a participé au financement du retour de 14 000 migrants irréguliers, en collaboration avec l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), comme le souligne le ministre délégué.
    Mieux, Youssef Amrani a rappelé que le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) a délivré 891 statuts de réfugiés au Maroc qui sont strictement protégés sur la base de la loi marocaine. Au regard de ces statistiques, toujours selon le ministre délégué, il est important de savoir « pourquoi ces demandes d'asile sont déposées au Maroc alors que le pays ne partage aucune frontière avec un pays en conflit ? ».
    Selon les estimations des ONG locales, près de 20 000 clandestins sont sur le sol marocain. Le Maroc est de plus en plus considéré comme un pays d'accueil, et non uniquement de transit. L’Union Européenne qui lutte contre l’immigration clandestine protège ses frontières en déployant beaucoup d’efforts  notamment pour les pays avec qui elle collabore. Sauf que la question du respect des droits de l’homme est souvent remise sur la table car fortement liée à l’immigration. 
    Reportage de la BBC sur les migrants subsahariens au Maroc.


    samedi 6 juillet 2013

    Sahara. Pourparlers entre le Maroc et le Polisario à Genève.

    Yabiladi 4/7/2013
      Mardi et mercredi, des représentants du Maroc et du Polisario se sont retrouvés, au siège du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) à Genève. Des délégations mauritanienne et algérienne ont, également, pris part à ces pourparlers, les quatrièmes du genre , avec bien sûr la présence de l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU au Sahara, Christopher Ross. 
     Une réunion, tenue à l’abri des médias, destinée au renforcement des mesures de confiance entre les deux parties. Un communiqué du HCR annonce ainsi « la conclusion d'un accord sur un nouveau planning de visites pour 2014 et des séminaires additionnels », consacrés essentiellement à la culture. Le prochain se tiendra en octobre de cette année au Portugal. Par ailleurs, depuis le lancement en 2004, du programme d’échange de visites, ce dernier a bénéficié à 20.000 personnes des deux parties. Le 15 septembre verra l’ouverture des inscriptions pour les candidats. La rencontre a permis de consacrer « l'option du retour volontaire des réfugiés vers leurs lieux d'origine qui sera essentielle pour une solution politique future convenue avec les parties sous l'égide des Nations Unies ». Il s’agit là d’une revendication, longtemps portée par le Maroc. L’agence de presse du Polisario, dans son traitement de la réunion de Genève, a fait l’impasse sur ce volet. Lequel pourtant figure dans le communiqué final de ces négociations. En revanche, du côté du HCR l’heure est aux félicitations. « C'est une étape encourageante alors que nous travaillons conjointement pour trouver une solution à la situation des réfugiés du Sahara, afin qu'un jour, ils puissent rentrer chez eux dans l'honneur et la dignité », a indiqué Athar Sultan-Khan, chef de Cabinet du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. À la réunion de Genève, la délégation marocaine était conduite par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Nacer Bourita, alors que celle du Polisario était présidée par Mohamed Khadad, coordinateur avec la Minurso. (Yabiladi)

    samedi 27 avril 2013

    Maroc : le HCR à la place de la Minurso pour surveiller les droits de l'Homme au Sahara?

    Sauf coup de théâtre, c’est le Haut-Commissariat aux réfugiés qui pourrait superviser les droits de l’Homme au Sahara. Une solution médiane à laquelle le Maroc ne devrait pas s’opposer. Cela permettrait aux autorités marocaines de gagner du temps. Elles en ont grandement besoin pour entreprendre une véritable mise à niveau de leur politique au Sahara.
    Les réticences françaises, russes et espagnoles ont eu finalement raison de l’initiative unilatérale des Etats-Unis d’élargir le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme. Le Maroc pourrait souffler un grand ouf de soulagement. Son offensive diplomatique a pu convaincre certaines capitales internationales de plaider sa cause auprès de son allié américain. En dépit de ce petit succès qui nécessite encore une confirmation par le biais d’une résolution du Conseil de sécurité, le royaume n’est pas en mesure de crier victoire. La situation des droits de l’Homme au Sahara sera toujours sous la loupe des observateurs internationaux.

    Le HCR à la place de Minsurso ?
    La région est appelée à être la destination de prédilection de délégations d’ONG et d’institutions européennes et américaines. Le Maroc se doit d’apprendre à gérer ces flux et surtout il devra donner des directives bien précises à ses forces de l’ordre stationnées dans la région afin d’éviter toute intervention musclée contre les manifestations des pro-Polisario.
    En attendant l’adoption, le 25 avril, d’une résolution sur la question saharienne, le Haut-commissariat aux réfugiés est pressenti pour superviser le contrôle des droits de l’Homme. A cet effet, ses délégations devraient effectuer de fréquentes visites au Sahara qui seraient couronnées par la présentation de rapports devant les membres de Conseil de sécurité. Le HCR est déjà présent dans la région depuis bien des années. Il est en charge de  l’organisation des échanges de visites entre Laâyoune  et les camps de Tindouf et des rencontres culturelles entres les Sahraouis des deux côtés du mûr de sable.

    Le Maroc doit revoir sa politique au Sahara
    Le Maroc n’est pas encore sorti d’affaire  mais il s’est tout de même accordé un répit en attendant de révolutionner toute sa politique au Sahara. Certes, le Conseil économique et social a tiré à boulets rouges, dans un document présenté, le 2 janvier au roi Mohammed VI, sur le modèle de développement préconisé dans la région depuis 1976. Néanmoins les grands axes de la nouvelle stratégie du royaume au Sahara demeurent encore inconnus. Sera-t-elle aussi innovante au point de rompre définitivement avec l’ancien modèle qui a jusqu’à présent favorisé l’émergence d’une élite de notables et chioukhs, plutôt soucieuse de faire fructifier ses intérêts que d’être un véritable relais entre la population et les autorités ?
    Et sera-t-elle aussi audacieuse au point d’instaurer un nouveau CORCAS (Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes), basé sur l’élection et non la désignation ? Pour mémoire, le mandat de ce conseil a expiré le 26 mars 2010. Ce sont les réponses à ces questions et à bien d’autres qui détermineront en grande partie l’issue de la résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara, non pas cette année mais en 2014. La tâche est difficile mais réalisable. Sur le dossier des droits de l’Homme, le Maroc compte un point au compteur : la section du CNDH à Laâyoune. Son travail est, d'ailleurs, reconnu par le Conseil de sécurité.

    http://www.yabiladi.com/articles/details/16879/maroc-place-minurso-pour-surveiller.html
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    ...le HCR est mille fois plus dangereux pour leur magouille que la MINURSO.
    D'abord, ils sont purement dans l'humanitaire et à l'échelon le plus élevé de cette planète, beaucoup plus qu'Amnesty International, Human Right Watch, ou autre ONG de renommée ayant provoqué ce contrôle des Droits de l'Homme au Sahara que cette mafia du Momo 6 redoute et pleurniche.
    Secundo, le HCR s'installera définitivement au Sahara, et certainement des camps de fortune vont voir le jour et où il sera obligé d'intervenir à la rescousse de ces réfugiés. Des Gdeim Izik, des Sakia Lhemra, Oad Eddahab, et autres camps de réfugiés sahraouis indépendantistes verront le jour en tout légalité internationale et sous la protection du HCR devant les yeux de la MINURSO.
    Tertio, rien que le nom "Réfugiés" va créer plus de buzz chez le Marocain désinformé depuis 40 ans à tel point qu'il se rendra compte aussi très rapidement de la réalité.
     Ça s'appelle remplacer un Mirador par un Cheval de Troie.
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    Par Le 2 Minutes, 24/4/2013
    Sahara-Minurso. Les USA retirent leur projet, la Minurso ne s'occupera pas des droits de l'homme au Sahara et le HCR devrait la remplacer. 

    Des informations en provenance de New York assurent que les États-Unis viennent de retirer leur projet de résolution sur le Sahara accordant à la Minurso le contrôle des droits de l’Homme dans la région. Des diplomates au siège de l’ONU à New York ont confirmé à l'agence Reuters cette nouvelle. Même son de cloche du côté du Quai d'Orsay. « Il y aura très vite une résolution pour un nouveau mandat de la Minurso », a affirmé aux journalistes à Paris Philippe Lalliot, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. « Nous sommes proches d'une solution qui pourra satisfaire tout le monde », a-t-il ajouté. Pour un autre diplomate « les Marocains seront satisfaits », rapporte Reuters. A Rabat, le cours normal de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des conseillers vient juste d'être interrompu par un sénateur de l’Union constitutionnelle annonçant la nouvelle avec enthousiasme. Le 25 avril, le conseil de sécurité devra adopter une résolution prorogeant d’une année le mandat de la Minurso. Mais ce mandat n’inclura pas la surveillance des droits de l’Homme qui sera probablement accordée au Haut-Commissariat aux réfugiés. A cet effet, ses délégations devraient effectuer de fréquentes visites au Sahara qui seraient couronnées par la présentation de rapports devant les membres de Conseil de sécurité. 

    Le HCR est déjà présent dans la région depuis bien des années. Il est en charge de l’organisation des échanges de visites entre Laâyoune et les camps de Tindouf et des rencontres culturels entres les sahraouis des deux côtés du mûr de sable.   

    Minurso-Polisario-ONU. 
     La vidéo qui accable la Minurso et l’ONU. « La Minurso est dans l’intérêt du Polisario car sans la Minurso le Polisario ne peut pas survivre ». Ces propos, extrait d’une vidéo qui fait le buzz sur le web, émanent d’un soldat appartenant à cette mission de l’ONU. Un enregistrement qui vient ternir sérieusement la crédibilité de la Minurso. Sa neutralité est, ainsi, remise en cause par le Maroc. La vidéo montre deux soldats en tenue de casque bleu, un Egyptien et un Argentin, assis dans une tente, en pleine discussion politique avec des jeunes du Polisario. L’Egyptien, visiblement, très engagé dans la défense de la thèse du front séparatiste se permet même de haranguer ses interlocuteurs, tel un sergent avec les nouvelles recrues, avec ces termes : « Cette terre est la vôtre et personne ne peut vous la prendre et vous devez exploiter les conditions de chaque situation avec une approche nouvelle. Pour chaque situation pesez le pour et le contre et agissez en conséquence. Et ceci est votre occasion pour que vous soyez visibles au monde afin que vous obteniez votre droit ». Vidéo disponible sur la page Facebook Le 2 Minutes. (Yabiladi)   
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    Le Sahara occidental, ex-colonie espagnole, est «administré» par le Maroc depuis 1975. 

    Sahara occidental : Washington recule sur l'intégration des droits de l'homme dans la mission de l'ONU


    Le Sahara occidental, ex-colonie espagnole, est «administré» par le Maroc depuis 1975.
    (Carte : S. Borelva / RFI)

    Par RFI, 24/4/2013
    Un compromis a été trouvé entre les États-Unis et le Maroc sur la question des droits de l'homme au Sahara occidental. Washington a abandonné son projet d'inclure cette « mission droits de l'homme » dans le mandat de la Minurso qui devrait être renouvelé le 25 avril au Conseil de sécurité de l'ONU. Le Maroc, qui avait réagi avec beaucoup de virulence au premier texte, a toujours refusé que les Nations unies aient un droit de regard sur la gestion de cette ex-colonie espagnole qu'il administre depuis 1975.

    Washington a choisi de reculer pour éviter la brouille avec les alliés marocains. Les Américains ont-ils mal préparé leur dossier? L'ont-ils fait dans la précipitation ? Suzan Rice, qui représente les Etats-Unis auprès des Nations unies, aurait-elle mal anticipé la réaction de Rabat ?
    Réaction tellement virulente que le département d'État a choisi de lâcher le projet d'inclure une « mission droits de l'homme » dans le mandat de la Minurso, Mission des Nations unies au Sahara occidental. Le gouvernement américain se disant peut-être que le jeu n'en valait pas la chandelle.
    Après la guerre menée contre le terrorisme au Mali, les grandes puissances, qui craignent une possible contamination dans cette zone du Sahara occidental, n'ont pas voulu se mettre à dos le Maroc qui pèse dans le dispositif de lutte contre l'intégrisme islamiste. Rabat l'emporte donc encore une fois.
    Mais le Front Polisario veut faire contre mauvaise fortune bon coeur. Son représentant auprès de l'ONU, Ahmed Boukhari, a fait valoir que l'initiative américaine restera « d'actualité », même si Washington édulcore son projet. Cette affaire, a-t-il déclaré, a montré le vrai visage du Maroc et celui de ceux qui pensent avoir créé la notion même « de droits de l'homme », une allusion transparente à la France accusée par le Front Polisario de soutenir le Maroc.

    lundi 8 avril 2013

    ONU/Maroc : Le Comité contre la torture examinera une plainte de migrants subsahariens

    ONU/Maroc : Le Comité contre la torture examinera une plainte de migrants subsahariens



    Le Comité de l'ONU contre la torture vient d'accepter une plainte contre l'Etat marocain, qui a déporté dans le désert 42 migrants subsahariens pourtant reconnus comme réfugiés par le HCR. Les faits remontent à décembre 2006.

    Le Comité de l'ONU contre la torture va instruire une plainte déposée par l'association espagnole d'aide aux réfugiés CEAR (Comisión Española de Ayuda al Refugiad), rapporte dimanche l'agence de presse EFE.
    Selon le responsable juridique de l'association, Alberto Revuelta, cité par EFE, la plainte est dirigée contre l'Etat marocain et concerne l'expulsion de migrants subsahariens dans le désert algérien en décembre 2006. Selon le document, la police marocaine avait organisé une rafle de migrants à Rabat dans la nuit du 23 au 24 décembre. 248 subsahariens avaient été interpellés – après des perquisitions violentes et illégales selon la plainte – dont 42 migrants reconnus comme réfugiés par le HCR et qui possédaient les documents nécessaires, « déchirés ou détruits » par la police marocaine lors de l'intervention. Toujours selon la plainte, une migrante enceinte, victime de violence policière, a été contrainte d'avorter.
    Les personnes interpellées ont ensuite été déportées dans le désert algérien, sans aucune ressource. Deux migrantes, dont une jeune angolaise de 16 ans, ont été violées par des groupes d'inconnus pendant leur errance à travers le désert. Toutes deux ont été prises en charge par l'association Médecins sans frontières à leur retour à Oujda.
    Pour saisir le comité de l'ONU contre la torture, l'association CEAR s'appuie sur l'article 3 de la convention contre la torture (ratifiée par le Maroc), qui indique qu'aucun état ne peut expulser une personne s'il existe des raisons légitimes de croire que cette personne risquerait d'être soumise à la torture.
    Une plainte avait été déposée précédemment devant le Haut Commissariat aux Droits de l'homme de l'ONU, mais le Maroc s'était opposé à cette plainte, rapporte EFE. L'Etat marocain nie en effet tout dépassement de la loi et a indiqué que les faits reprochés dans la plainte n'ont fait l'objet d'aucun dépôt de plainte au Maroc.
    En mars dernier c'est l'association Médecins sans frontières qui avait alerté l'opinion publique sur le traitement des migrants subsahariens au Maroc.

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    vendredi 25 mars 2011

    Sahara Occidental: L’Union des juristes sahraouis dénonce l’ingérence du Maroc

    La Rédaction de Donne ton avis,  le 25/3/2011

    L’Union des juristes sahraouis a dénoncé jeudi l’ingérence directe du Maroc dans le travail du Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) suite à la grève de la faim entamée par un jeune sahraoui après avoir été empêché de rendre visite à sa famille dans les territoires occupés du Sahara occidental.
    « Le régime marocain exerce une tutelle sur la mission du HCR qui est chargé de superviser l’échange de visite entre les familles sahraouies divisées en raison de l’occupation marocaine des territoires sahraouis », a précisé l’Union des juristes sahraouis, dans un communiqué rapporté par l’agence de presse sahraouie (SPS). Le communiqué a appelé « tous les défenseurs du droit et de la justice » à « condamner le comportement complice de certains employés du HCR en raison des pressions des autorités marocaines », soulignant que ces employés « se départissent de leurs prérogatives et se dérobent à leurs responsabilités quant aux nobles principes humanitaires sur la base desquels a été fondé le HCR ».
    retrouvailles, un droit...
    L’Union des juristes sahraouis a, en outre, condamné le « comportement négatif » du HCR et de ses employés à l’égard du jeune sahraoui Mohamed Hellab, en grève de la faim, dénonçant « les pratiques coloniales des autorités marocaines et leur ingérence vile dans les prérogatives et les missions du HCR afin de l’influencer et de priver les citoyens sahraouis de leur droit naturel à la visite de leurs familles divisées en raison de l’occupation marocaine ».
    L’Union des juristes sahraouis a, par ailleurs, exhorté les Nations unies et toutes les organisations et associations de défenses des droits de l’homme à « intervenir rapidement » auprès des parties concernées afin de « permettre aux citoyens sahraouis de bénéficier du droit à la visite familiale sans aucune restriction ni condition ».
    http://www.donnetonavis.fr/actu/news/sahara-occidental-lunion-des-juristes-sahraouis-denonce-lingerence-du-maroc.html
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    Le Sahraoui Mohamed Hallab en grève de la faim depuis 
    17 jours
     par aproche,(vagablog) 24/3/2011
    Depuis le 7 mars 2011 , Mohamed Hallab, réfugié sahraoui à Rabouni,  a cessé de s’alimenter pour protester contre les autorités marocaines qui l’empêchent de revoir sa famille à El Aiun.

    Il devait en effet participer à un programme de visites organisé par l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés le 25 février 2011.
    Tous les documents étaient remplis et signés mais au dernier moment les autorités marocaines l’ont écarté du voyage.
    Les réfugiés solidaires ont organisé plusieurs manifestations de soutien sur place
    Il n’a pas revu ses parents depuis huit ans.Il est urgent que l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés permette à Mohamed Hallab d’exercer ses droits comme les autres réfugiés. Il risque actuellement sa vie.
    Pour écrire au UNHCR : spama@unhcr.org; gfrbe@unhcr.org; ausvi@unhcr.org; hqls@unhcr.org; itaro@unhcr.org; canot@unhcr.org; mexme@unhcr.org;

    http://www.saharandalucia.org/index.php?option=com_content&view=article&id=376:manifestacion-de-apoyo-a-mohamed-hallab&catid=1:noticias&Itemid=31

    mardi 30 novembre 2010

    Les vérités sur l'apatride Moustapha Selma Ould Sidi Mouloud

    29/11/ 2010
    En remarquant le retard pris par les autorités marocaines à répondre à sa requête de rentrer chez son père à Smara, Moustapha se rend compte qu'il a été malmené par le Makhzen.
    Le Maroc désire que "leur militant des droits de l'homme" reste le plus longtemps possible chez le Polisario pour  continuer le concert orchestré pour tromper les Marocains et la communauté internationale.
    Le fonctionnaire de l'HCR qui lui rend visite régulièrement déclare être soumis au secret professionnel, surtout lorsqu'il s'agit de la vie privée d'un individu. Moustapha doit avoir demandé au fonctionnaire onusien de révéler les détails de son triste périple.
    Maintenant il comprend comment le Makhzen l'a laissé tomber au point de devenir un apatride qu'aucun pays ne veut accueillir. La Mauritanie a accepté à condition que ce soit provisoire, en attendant de lui trouver une destination.
    Déçu, se considérant sali par les Marocains, trahi par ceux qui lui ont promis des merveilles, Moustapha se livre aux confidences avec les Sahraouis. 
    Lors de son séjour à Zouérate, il avoue avoir remarqué des gens qui le filaient. "Les Marocains voulaient me tuer pour jeter la responsabilité sur le Polisario", affirme-t-il. Il sait qu'ils sont capables de le faire. C'est la raison pour laquelle le Front Polisario ne peut le confier à personne sauf à la plus haute instance onusienne pour les réfugiés : le HCR. Celui-ci cherche depuis presque deux mois une solution pour faire sortir Moustpha de M'heiriz dans les territoires libérés du Sahara Occidental.

    vendredi 10 juillet 2009

    Un député européen d'extrême droite propose de couler les navires des clandestins!

    Et notez que ce monsieur se prétend chrétien !


    L'Union européenne (UE) devrait couler les bateaux transportant des immigrants clandestins pour éviter qu'ils entrent dans l'Europe. C'est ce que suggère Nick Griffin, chef du parti d'extrême droite britannique (BNP) et député européen, dans une interview accordée mercredi à la BBC . "Tôt ou tard, la seule mesure qui arrêtera l'immigration, et qui empêchera un grand nombre d'Africains subsahariens de mourir sur le chemin de l'Europe, c'est d'être très dur avec ceux qui arrivent", souligne Nick Griffin. Mais les immigrants clandestins ne doivent pas pour autant périr en mer, explique le leader d'extrême droite. Il propose ainsi de leur "jeter un radeau de sauvetage" pour qu'ils puissent "retourner en Libye". Ce pays "a longtemps été une étape pour les migrants en provenance d'Égypte et d'Afrique subsaharienne qui veulent atteindre l'Europe", rappelle la BBC. "L'UE devra, tôt ou tard, fermer ses frontières" Nick Griffin propose de telles mesures alors qu'une nouvelle politique d'immigration et d'asile doit être votée à l'automne par les députés. Il précise donc qu'il soutiendra tout responsable qui proposerait des mesures de ce genre, et qu'il s'opposerait à toute politique conduisant finalement à l'acceptation de clandestins dans l'UE. À en croire le député britannique, il en va de la survie de l'Europe : "L'UE devra, tôt ou tard, fermer ses frontières, sinon elle sera tout simplement submergée par le tiers-monde". En 2008, plus de 67.000 personnes ont traversé la Méditerranée pour tenter d'entrer en Europe, dont la moitié sont arrivées en Italie et à Malte, selon les chiffres publiés en janvier dernier par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

    dimanche 5 juillet 2009

    Maroc pays hospitalier ????

    Par Fouzia Maqsoud, présidente ATMF, 5/07/2009

    Le Maroc est devenu une terre aride, une mère coupable d'infanticide qui ne laisse à ses propres enfants d'autre choix que celui de la mort dans les abimes de la mer, de l'exil...
    Ceux qui restent subissent le sort de Zahra Boudkour
    L'état marocain ne se soucie guère de ses migrants tant qu'ils demeurent cette vache à lait.
    Les consulats marocains délivrent généreusement des laisser passer pour expulser d'ici des citoyens qui ont un travail, des enfants... leur seul tort est celui d'être sans papiers.
    Qu'importe s'ils sont victimes de la xénophobie de l'état et de sa politique du chiffre!
    Les réfugiés africains au Maroc ne peuvent dans ces conditions que subir la vindicte de ceux qui n'ont jamais su ce que le respect de la dignité humaine signifie...
    Sans compter le racisme banalisé à outrance, c'est bien au Maroc qu'un journal avait osé titrer les sauterelles noires envahissent le nord du Maroc!

    C'est scandaleux !!
    Par Ali Fkir (4 juillet 2009)
    Les citoyens et citoyennes africainEs, jeunes et moins jeunes, fuient la misère, le despotisme. C'est la ruée vers "l'eldorado" européen. La plupart sait que cet "eldorado" n'est que mirage, mais l'Europe reste pour les travailleurs un enfer moins "brûlant" que l'enfer national.
    Les chefs d'Etat africains, les hauts fonctionnaires, les généraux, les campradors et autres seigneurs locaux se sont accaparés les richesses nationales. On n'est jamais mieux servi que par soi même!. La misère, la famine, l'analphabétisme...restent le lot des peuples africains.
    Les réseaux mafiosis à "mains longues" exploitent ce désir irrésistible de claquer la porte de "la patrie", pour se faire, sans scrupule aucun, du pognon.
    Nos frères subsahariens traversent des milliers de km à pied. Les cadavres de beaucoup d'entre eux servent de repas aux vautours et autres charognards du désert. Ceux et celles qui arrivent par miracle au Maroc, doivent graisser les pattes, payer des passeurs...les plus chanceux s'embarquent vers l'autre rive de la Méditerranée avec moins de 50% de chance d'y arriver, et une probabilité de plus de 50% de laisser leur vie au fond de la mer. Ne parlons pas du calvaire que vivent les miraculés et les miraculées chez Sarkozy et ses semblables.
    Le Maroc pays d'hospitalité ! mon œil !
    Le peuple marocain comme tous les autres peuples sont certes hospitaliers, avec toute la relativité qu'exigent les sciences sociales.
    Mais l'Etat marocain et l'hospitalité font deux. C'est comme deux droites parallèles.
    Nos frères africains n'ont droit (comme leurs frères marocains) qu'à la bastonnade makhzanienne

    PV réunion du Comité de suivi du Manifeste euro-africain sur les migrations.
    Tenue à Rabat, le vendredi 3 juillet au local d'Attac.

    Après un retour sur les évènements du 2 juillet, constat est fait
    - du recours de plus en plus systématique aux forces de police pour intervenir dans le dossier réfugiés/ HCR
    - de la violence des matraquages qui vont au-delà d'une simple opération visant à disperser des manifestants et de la fréquence des coups sur la tête lors de ces matraquages
    - de l'intervention de la police dans le périmètre réservé de l'Ambassade des Etats-Unis ce qui pourrait constituer soit une violation de l'extra-territorialité de l'Ambassade soit une réponse à un appel de cette même Ambassade à faire évacuer ses abords. Dans les deux cas, on note que rien n'a été entrepris par cette Ambassade pour protéger les réfugiés des exactions policières

    - 30 heures après les faits, au moins 3 personnes sont encore détenues.
    Perspectives de travail
    1- La première priorité nous semble de localiser les personnes détenues et d'en obtenir la libération. Il semblerait qu'elles se trouvent dans un commissariat situé non loin de l'ancien siège du HCR. Nous proposons donc qu'un groupe de personnes se retrouve à 15h30 devant l'école Camus (rue de Fès) pour constituer une délégation qui se rende dans le commissariat le plus proche. La présence de tous ceux qui le peuvent est souhaitée.
    2- Proposition est faite de rédiger une lettre ouverte d'interpellation du Responsable du bureau du HCR à Rabat afin de lui rappeler que sa mission est de protéger les réfugiés et non de les faire matraquer, envoyer dans les commissariats ou à l'hôpital. Un premier projet vous sera envoyé dès que possible
    3- Rester en contact avec le Rassemblement de tous les réfugiés au Maroc qui décidera des modalités de poursuite de leur mouvement et nous mobiliser pour accompagner leur mouvement. Afin d'appuyer leurs revendications et montrer qu'ils ne sont pas isolés




    jeudi 2 juillet 2009

    Solidarité avec la lutte des réfugiés au Maroc

    par le Réseau euro-africain sur les migrations, 30/6/2009
    Cela fait maintenant plus de 4 ans que le Haut Commissariat aux Réfugiés a ouvert un nouveau bureau à Rabat, répondant avec empressement et dans la précipitation aux sollicitations des Etats européens, soucieux d’éloigner les demandeurs d’asile, provenant en particulier de l’Afrique subsaharienne, de leurs frontières.
    Ayant dû lui-même attendre plusieurs années avant que le Maroc n’avalise officiellement sa présence au Maroc, le HCR n’avait aucune garantie préalable de la coopération du gouvernment marocain pour rendre le statut de réfugié qu’il allait délivrer opérationnel dans la vie quotidienne des réfugiés au Maroc.
    En effet, malgré le fait que le Maroc soit signataire de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés de 1951, il refuse de valider la carte délivrée par le HCR et de reconnaître à ceux qui sont en sa possession les droits y afférants, notamment en matière de séjour, de travail, d’accès aux services publics, de liberté de circulation.
    Après tant d’années d’attente dans la précarité la plus absolue et l’incertitude des lendemains, les réfugiés provenant d’un certain nombre de pays africains (Côte d’Ivoire, Congo, Rwanda, etc.) désespérant de voir reconnaître leurs droits et évoluer leur situation, ont organisé un sit-in permanent devant le siège du HCR afin d’obtenir leur réinstallation dans des pays respectueux du statut de réfugiés et des droits y afférents.
    Dispersés par la force par différents corps de répression dans la nuit du 27 juin 2009, après une semaine de sit-in continu, la seule promesse qu’ils ont finalement obtenue est celle de l’ouverture de négociations avec le responsable du bureau marocain du HCR, Mr Johannes Van der Klauw, à partir du 2 juillet prochain.

    Nous, organisations membres du Réseau euro-africain sur les migrations, ayant soutenu les réfugiés et demandeurs d’asile tout au long de ces dernières années,
    - exprimons notre compréhension de leur désespoir
    - condamnons les violences dont ils ont été victimes de la part de forces de l’ordre
    - demandons que la HCR prenne toutes ses responsabilités et assure sa mission qui est de protéger les réfugiés et de leur offrir la garantie d’une vie sûre et décente
    - déclarons notre entière solidarité avec leur mouvement et leurs revendications et les assurons de toute notre vigilance afin que leur soient reconnus l’ensemble de leurs droits.

    - réclamons l’octroi systématique à tous les réfugiés statutaires d’une complète liberté de circulation et d’installation et d’une protection à travers le monde.
    Premiers signataires
    ADESCAM ( Association de développement et de sensibilisation des Camerounais migrants au Maghreb )
    Association Marocaine des Droits Humains
    Association des Réfugiés Sans Frontières - Cameroun
    ATTAC Maroc
    Association des Travailleurs Maghrébins en France
    Collectif des Réfugies au Maroc (COREMA)
    Concerned Migrants Group(C-M-G)Worldwide
    Conseil des Migrants Subsahariens au Maroc
    Conseil des réfugiés de Hambourg
    Flüchtlingsrat Berlin
    GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigrés)- France
    Horizons migrants
    Migreurop
    Refugee Council Schleswig-Holstein