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jeudi 19 avril 2012

Un étudiant de 20 ans décède, après avoir été frappé par un policier

Halte à l'impunité et le mépris du makhzen, protégeons la vie de tous les Marocains
 Par NODE, Paris le 17 /4/2012 

 Nous avons appris avec grande tristesse et amertume le décès de Hamza BEKKALI, jeune étudiant de 20 ans, à Meknès. Tout d'abord, nous présentons toutes nos condoléances à la famille de la victime et à tous ses proches notamment à sa mère Salwa EL GHERBAOUI et à son Père Mohammed BEKKALI. 
Selon les premières informations qui nous nous sont parvenues, Hamza a succombé à une hémorragie interne après avoir été frappé au niveau de la tête par un policier lors des violences qui ont suivi le Match WAC-FAR à Casablanca le Samedi 14 Avril 2012. Selon les proches de la victime, Hamza a été transporté dans un état grave à l'hôpital qui a refusé de le soigner sous prétexte qu'il n'avait pas les moyens d'en payer les frais. C'est un scandale, mais un scandale malheureusement ordinaire dans un pays où l'accès aux soins est pourtant un droit garanti par la constitution. 
 L'association NODE Maroc, qui lutte pour un Etat de Droit au Maroc, condamne avec fermeté toutes formes de violence et notamment les violences policières et appelle à ouvrir immédiatement une enquête pour élucider les circonstances de cette affaire et mettre la lumière et toute la lumière sur les causes du décès du jeune Hamza pour en désigner et punir les responsables directs.

 Témoignage de la maman de Hamza 

 Hommage à Hamza 

lundi 8 novembre 2010

MOHAMMED VI PERD LES PÉDALES

LE ROI DU MAROC S’ATTAQUE VIOLEMMENT À L’ALGÉRIE
Par Mohamed Touati, 8/11/2010

Le souverain marocain a tenu un discours extrêmement belliqueux vis-à-vis de l’Algérie dans une allocution adressée à ses sujets à l’occasion du 35e anniversaire de la Marche verte.
La question du Sahara occidental traumatise l’héritier du trône alaouite. Il compte mettre en échec la résistance héroïque et pacifique du peuple sahraoui, qui rejette la domination marocaine dans les territoires occupés, à travers un discours dominateur, démagogique et mégalomane.
«Il est révolu le temps des dérobades où certains pouvaient se soustraire à leurs obligations. L’heure de vérité a sonné pour dévoiler à la communauté internationale les affres de la répression, de l’intimidation, de l’humiliation et des tortures qui sont infligées à nos compatriotes dans les camps de Tindouf, en violation flagrante des principes les plus élémentaires du droit international humanitaire», a déclaré, samedi, Mohammed VI dans un discours destiné à son peuple.
Les réfugiés des camps de Tindouf sont devenus le nouvel enjeu de la politique marocaine au Sahara occidental pour tenter d’imposer son plan de large autonomie. Après avoir chassé tout un peuple de sa patrie en lui infligeant une répression féroce afin de tenter de le soumettre par la force, l’héritier de feu Hassan II se découvre subitement des vertus de défenseur des droits de l’homme.
«Face à cette situation dramatique, Nos fidèles sujets à Tindouf, hommes et femmes, vieillards et enfants, ne cessent d’exprimer courageusement et avec de plus en plus de véhémence, leur opposition croissante à la répression et la tyrannie. Preuve en est que, malgré les contraintes du blocus étouffant qui leur est imposé, ils regagnent massivement leur patrie, le Maroc, se mettant spontanément en phase avec l’Initiative d’Autonomie et l’esprit du projet de régionalisation avancée», poursuit dans son exposé le monarque marocain.
Mohammed VI veut récupérer les réfugiés de Tindouf: des citoyens marocains pris en otage par les Algériens, veut-il faire croire. N’était-ce le drame que vit le peuple sahraoui, la situation tournerait au tragi-comique. Mais ne dit-on pas que «le ridicule ne tue pas»? Une fois de plus, le roi du Maroc ne craint point de s’en couvrir. Pris dans la tourmente de ses arguments, son harangue se détraque: «Nous n’abandonnerons jamais Nos fidèles sujets dans les camps de Tindouf, ni où que ce soit ailleurs. Nous ne ménagerons aucun effort pour qu’ils puissent exercer leurs droits fondamentaux, notamment le droit à la liberté d’expression, de mouvement et de retour à leur mère-patrie», ajoute-t-il.
A qui s’adressait Mohammed VI ? Aux sept militants des droits de l’homme qui ont été arrêtés en octobre 2009 sur le tarmac de l’aéroport de Casablanca après leur retour d’un séjour parmi leurs familles des camps de réfugiés sahraouis de Tindouf et qui continuent de croupir dans les geôles du royaume au même titre que des centaines de leurs concitoyens?
A moins que le souverain alaouite ne tente de remettre en cause les condamnations des ONG internationales visant sa politique de répression au Sahara occidental, notamment en ce qui concerne l’assassinat de l’adolescent de 14 ans abattu par les militaires marocains près de la ville occupée d’Al Aâyoune.
«Il y a des éléments troublants dans cet homicide qui doit faire immédiatement l’objet d’une enquête transparente [...] Les autorités marocaines doivent faire la preuve qu’elles n’ont pas violé les normes des Nations unies relatives à l’utilisation des armes à feu...», avait souligné Amnesty International dans un communiqué rendu public le 28 octobre 2010. Le roi est pris en flagrant délit. Il nie cyniquement. Délire ou paranoïa, la frontière ténue entre ces deux perturbations, du système de pensée, sont révélatrices des dérapages verbaux dangereux et sans cesse répétés par le pouvoir marocain vis-à-vis de l’Algérie. Pour se sortir du bourbier dans lequel il s’est enfoncé depuis l’annexion du Sahara occidental en 1975, Mohammed VI met en cause, sans gêne, et de façon provocatrice son voisin algérien en s’adressant effrontément aux organisations des droits de l’homme. «Nous les engageons à prendre leurs responsabilités en mettant un terme à la violation persistante des conventions internationales humanitaires par l’Algérie qui a créé une situation aberrante inédite, notamment en refusant d’autoriser le Haut Commissariat aux réfugiés à assurer le recensement et la protection des populations des camps.» Ce type de discours n’est en réalité qu’un aperçu de l’atmosphère dans laquelle baigneront les négociations entre le Front Polisario et le Maroc, qui débuteront demain à New York.
«Notre pays ne tolérera aucune violation, altération ou mise en doute de la marocanité de ces zones (les territoires occupés Ndlr), pas plus qu’il n’admettra de menées provocatrices visant à imposer le fait accompli ou à modifier le statu quo», a prévenu Mohammed VI qui ne jure que par la marocanité du Sahara et à qui convient le «statu quo» dénoncé par Christopher Ross, l’envoyé spécial de l’ONU au Sahara occidental. Quant au fait accompli, le monarque marocain vient d’en célébrer le 35e anniversaire. Il n’est pas à une incohérence près.

jeudi 2 juillet 2009

Solidarité avec la lutte des réfugiés au Maroc

par le Réseau euro-africain sur les migrations, 30/6/2009
Cela fait maintenant plus de 4 ans que le Haut Commissariat aux Réfugiés a ouvert un nouveau bureau à Rabat, répondant avec empressement et dans la précipitation aux sollicitations des Etats européens, soucieux d’éloigner les demandeurs d’asile, provenant en particulier de l’Afrique subsaharienne, de leurs frontières.
Ayant dû lui-même attendre plusieurs années avant que le Maroc n’avalise officiellement sa présence au Maroc, le HCR n’avait aucune garantie préalable de la coopération du gouvernment marocain pour rendre le statut de réfugié qu’il allait délivrer opérationnel dans la vie quotidienne des réfugiés au Maroc.
En effet, malgré le fait que le Maroc soit signataire de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés de 1951, il refuse de valider la carte délivrée par le HCR et de reconnaître à ceux qui sont en sa possession les droits y afférants, notamment en matière de séjour, de travail, d’accès aux services publics, de liberté de circulation.
Après tant d’années d’attente dans la précarité la plus absolue et l’incertitude des lendemains, les réfugiés provenant d’un certain nombre de pays africains (Côte d’Ivoire, Congo, Rwanda, etc.) désespérant de voir reconnaître leurs droits et évoluer leur situation, ont organisé un sit-in permanent devant le siège du HCR afin d’obtenir leur réinstallation dans des pays respectueux du statut de réfugiés et des droits y afférents.
Dispersés par la force par différents corps de répression dans la nuit du 27 juin 2009, après une semaine de sit-in continu, la seule promesse qu’ils ont finalement obtenue est celle de l’ouverture de négociations avec le responsable du bureau marocain du HCR, Mr Johannes Van der Klauw, à partir du 2 juillet prochain.

Nous, organisations membres du Réseau euro-africain sur les migrations, ayant soutenu les réfugiés et demandeurs d’asile tout au long de ces dernières années,
- exprimons notre compréhension de leur désespoir
- condamnons les violences dont ils ont été victimes de la part de forces de l’ordre
- demandons que la HCR prenne toutes ses responsabilités et assure sa mission qui est de protéger les réfugiés et de leur offrir la garantie d’une vie sûre et décente
- déclarons notre entière solidarité avec leur mouvement et leurs revendications et les assurons de toute notre vigilance afin que leur soient reconnus l’ensemble de leurs droits.

- réclamons l’octroi systématique à tous les réfugiés statutaires d’une complète liberté de circulation et d’installation et d’une protection à travers le monde.
Premiers signataires
ADESCAM ( Association de développement et de sensibilisation des Camerounais migrants au Maghreb )
Association Marocaine des Droits Humains
Association des Réfugiés Sans Frontières - Cameroun
ATTAC Maroc
Association des Travailleurs Maghrébins en France
Collectif des Réfugies au Maroc (COREMA)
Concerned Migrants Group(C-M-G)Worldwide
Conseil des Migrants Subsahariens au Maroc
Conseil des réfugiés de Hambourg
Flüchtlingsrat Berlin
GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigrés)- France
Horizons migrants
Migreurop
Refugee Council Schleswig-Holstein

mercredi 1 juillet 2009

Sit-in devant le HCR de Rabat : les réfugiés africains violemment dispersés à coups de matraque


Une femme, enceinte, est secourue par d'autres réfugiés (photo ABC).

Une centaine de réfugiés africains campaient depuis plusieurs jours devant le siège du Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU (HCR) à Rabat. Un sit-in pacifique pour demander leur réinstallation dans un autre pays. Samedi matin, à l'aube, ils ont été violemment délogés à coups de matraque par les forces de l'ordre, rapporte le quotidien espagnol ABC sur son site internet. Le seul média - pour l'instant - à avoir relaté l'information sur internet.

Ces hommes, femmes et enfants, originaires pour la plupart d'Afrique subsaharienne, sont environ 750 à détenir le statut de "réfugié" au Maroc. Le royaume alaouite, signataire de la Convention de Genève, se doit de leur procurer les documents administratifs nécessaires pour circuler librement et accéder au marché de l'emploi. Mais très peu obtiennent en réalité une carte de résident.

Dans un communiqué appelant à la mobilisation, daté du 15 juin 2009, ils dénoncent "plusieurs années de souffrances, d’expulsions, de refoulements et d’arrestations arbitraires… Un contexte extrêmement difficile où le HCR montre ses faiblesses et son inefficacité dans sa mission initiale de sauvegarde et du bien être des réfugiés".

vendredi 19 juin 2009

Mort d'un chibani

par ATMF, Paris, 17/6/2009
L’Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF) vient d’apprendre que Monsieur ALI ZIRI, âgé de 69 ans de nationalité algérienne et résidant à Argenteuil est décédé le mardi 9 juin 2009 suite a un contrôle de police. En effet selon Monsieur Arezki K qui conduisait la voiture, ils ont été menottés et tabassés par la police dans le fourgon.
A la suite de cela ils ont été transportés à l’hôpital d Argenteuil, les médecins ont constaté sa mort.
Une autopsie a été réalisée
Les militants de l’ATMF présentent leurs condoléances à la famille et à ses amis.
L’ATMF a saisi le procureur pour ouvrir une enquête et se portera partie civile pour exiger la vérité et la justice.

Association des Travailleurs Maghrébins de France
10, rue Affre - 75018 Paris
E-mail :
national@atmf.org ; www.atmf.org