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mardi 26 octobre 2010

Sahara Occidental : La communauté internationale appelée à intervenir

 Par Diaspora Sahraui,26/10/2010
COMMUNIQUÉ
Le Front Polisario a appelé la communauté internationale à intervenir pour sauver «la vie de milliers de Sahraouis innocents» installés dans des camps isolés près de la ville occupée d'El-Ayoun (capitale du Sahara Occidental occupée par le Maroc) depuis le début du mois en cours pour dénoncer la politique colonialiste et exprimer leurs refus de la présence de «l'occupant marocain».
Le Secrétariat national du Front Polisario «appelle à une intervention urgente de la communauté internationale pour sauver la vie de dizaines de milliers de vies humaines innocentes et éviter une catastrophe imminente», indique le communiqué sanctionnant les travaux d'une réunion extraordinaire du Secrétariat 
 national du Front Polisario repris dimanche par l'Agence de presse sahraouie (SPS).
http://diasporasaharaui.blogspot.com/
Le communiqué a mis en garde contre «une catastrophe humanitaire imminente en raison de l'état de siège maintenu par les forces d'occupation marocaines autour des camps, situés à 12 km à l'Est d'El-Ayoun, afin d'empêcher l'accès des moyens les plus élémentaires pour la survie, notamment en eau, nourriture et en médicaments».

La mort de Najem, les campements de l'indépendance, la presse internationale interdite

Par APSO, 26/10/2010

Les campements de l'indépendance, 
la mort de l'enfant. 
vidéo, commentaires, explications.
Najem
vidéo resistenciasaharaui. commentaires en français.
http://apsoinfo.blogspot.com/2010/10/la-mort-de-najem-les-campements-de.html

La MINURSO, à quoi ça sert ? même pas à empêcher l'assassinat d'un enfant ?

JAMAIS acceptable  !
Nous aurions voulu ne jamais plus écrire cela.
La gendarmerie marocaine tue un enfant sarhaoui en territoire occupé. 
Où sont les casques bleus ?
Assassinat d’un enfant sahraoui, le prix de la paix ?
Par APSO, 265/10/2010
Hier 24 octobre, la gendarmerie royale marocaine a ouvert le feu sur une voiture 4x4 Nissan pick up de civils sahraouis qui tentaient de rejoindre les campements des exilés sahraouis, à 25 km de El Aaiun pour apporter de l'eau et de la nourriture.
Elgarhi Nayem Foidal Mohamed Sueid, un enfant de 14 ans a été tué, 7 autres personnes sont blessées et ont été transportées à l'hôpital militaire de El Aaiun, et placées sous haute surveillance. Elgarhi Zubeir (frère de l'enfant mort), Alaoui Lagdaf, Alaoui Salek, Dawdi Ahmed, Mohamed Hamoudi Rueimi, Hmeidi Edaf, Hemdaiti Abay Ahmed Hammadi. Ils ont été blessés par balle.
Depuis 1975, le Sahara Occidental est occupé par la force par le Maroc qui en est le colonisateur, en pille les ressources naturelles et refuse d'appliquer le droit international des peuples colonisés à leur autodétermination. Depuis cette date, les sahraouis vivent réfugiés en exil dans les campements proches de Tindouf avec leur république, ou sous la discrimination ou les violences de l'occupation.
Depuis 1991, la mission de l'ONU, la MINURSO est sur place pour : surveiller le cessez-le-feu, vérifier la réduction des troupes marocaines sur le territoire, (…), veiller à la libération de tous les prisonniers et détenus politiques sahraouis, (…), exécuter le programme de retour des réfugiés (Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés), (…), organiser un référendum libre et équitable et en proclamer les résultats.
Depuis 20 ans bientôt, cette mission de l'ONU, dépourvue du mandat de surveillance des droits de l'homme du fait des pressions de la France, et des pays détenteurs du droit de veto au conseil de sécurité, assiste tous les jours aux exactions faites sur les Sahraouis par les autorités marocaines.
Depuis début octobre 2010, pour protester, pour résister, pour se libérer de l'oppression, les Sahraouis des villes occupées du Sahara Occidental sortent vers le désert pour s'installer sous la tente. Les premières tentatives en juillet avaient été brutalement réprimées par les autorités marocaines. Cette fois ce sont plus 4000 tentes qui sont maintenant plantées vers El Aaiun. Les effectifs militaires marocains sur place sont disproportionnés. Les forces sécuritaires royales dressent des barrages et donnent la chasse aux Sahraouis qui veulent rejoindre les campements, interdisent les approvisionnements en eau et nourriture.
La première revendication des exilés volontaires était simple. Ils avaient dit aux autorités locales marocaines, Wali et Chioukh, qu’ils voulaient la moitié des toutes les ressources naturelles tirées de leur terres. « Nous voulons la moitié », « Celui qui prend une sardine nous en donne la moitié, pareil pour le phosphate, le sable, le sel… », « Nous sommes nés ici, nous sommes Sahraouis, et nous vivons comme des miséreux, alors que les Marocains qui viennent ont tous les avantages et le travail… »
La réponse dans la provocation militaire marocaine avait fait évoluer les revendications. Comment faire confiance à un gouvernement qui méprise le respect du droit national comme international, qui méprise la démocratie ? C’est donc la revendication primordiale pour leur autodétermination et leur indépendance qui est maintenant celle des Sahraouis exilés sur leurs propres terres.
Cette revendication est l’objet de la mission de l’ONU sur place, et que font les casques bleus ?
Ont-ils pu approcher des campements ? Sont-ils sortis de leur hôtel entouré de l’ostensible drapeau rouge marocain ? Que peuvent-ils faire sans le mandat clair de protection des civils sahraouis ?
Que va faire Christopher Ross, envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour la décolonisation du Sahara Occidental, et en visite au Maroc. Il avait en juin adressé au groupe des amis son constat de l’absence de réelles pressions faites sur le Maroc pour qu’il respecte la bonne foi nécessaire aux négociations.
Comment le Maroc, et la France parmi les 5 amis au conseil de sécurité, vont-ils assumer leur responsabilité de la mort de cet enfant ? Combien vont-ils en supporter avant d’assumer leurs responsabilités et cesser d'entraver les efforts d'une solution pacifique du conflit ?