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samedi 6 juillet 2013

Les procès reprennent à Sidi Ifni , la lutte continue. Verdict.



Le 25 juin 2013 se sont ouverts 3 procès  contre 5 militants de Sidi Ifni :


-  Mardi 25 juin 2013 : Brahim Bara, Hasssan Agherbi, Mohamed Amzouz sont convoqués devant le tribunal d’Agadir pour un  dossier qui remonte à 2007, suite à une plainte déposée  contre eux et  de faux témoins, c’est un procès monté de toute pièce . Il remonte à 2007 quand les habitants de Sidi Ifni s’étaient mobilisés suite au décès d’une mère, Aziza, par manque de soins dans l’hôpital de la ville. Toute la population s’était alors soulevée, puis organisée en coordination pour exiger le droit à la Santé, des équipements et un service de qualité.
Brahim Bara, Hasssan Agherbi, Mohamed Amzouz, les principaux leadeurs de ce mouvement avaient été lourdement condamnés. Après une campagne de solidarité nationale et internationale, ils sont  libérés en 2008.  Mais la  plainte  n’est pas retirée, ils sont de nouveau convoqués et jugés pour une affaire montée de toute pièce.   De nouveaux (faux) témoins  ont été présentés. Lors de l’audience, ils ont  niés les faits. 

 Mohamed Amzouz et Rachid Bouhafra ont été présentés ce mardi 25 juin 2013 devant le tribunal de Tiznit. Leur procès a été reporté au vendredi 28 juin 2013.
Bouhafra Rachid a été arrêté jeudi 6 juin à Ifni. Il est diabétique, son arrestation fait suite aux derniers évènements qui avaient éclaté à Ifni lundi 29 avril 2013 au soir, une manifestation des jeunes pour l'emploi à Ifni  bloquée par les forces de répression.

Mohamed Amzouz est convoqué mercredi 26 juin au tribunal de Tiznit pour une autre nouvelle affaire. Pas moins de 3 dossiers pour le seul Mohamed Amzouz !

Jeudi 27 juin, tribunal Tiznit , le procès de Mohamed Amazouz a  été reporté à octobre
Vendredi 28 juin, tribunal Tiznit : Bouhafra et Mohamed Amazouz sont condamnés à 8 mois de prison et 5000dh d'amende chefs d'inculpation: jet de pierre, insultes , menaces contre fonctionnaires, sit in non autorisé...
Mohamed Amazouz comparaitra dans un autre procès avec Brahim Bara et Hassan Agherbi  
Les 2 frères Youssef et Karim Lembidae sont passés devant le tribunal d’Agadir. Ils seront jugés mardi  2 juillet 2013*
 Karim Lembidae, 17 ans a été arrêté dans la nuit du 2 mai 2013,Youssef Lembidae, militant actif à Ifni, de la coordination, du M20F, a été arrête lundi 6 mai.
  Les deux frères  Lambidae ont été arrêtés puis condamnés à  8 mois et 1000dh d’amende chacun. 


Mardi 2 juillet 2013, le tribunal d’Agadir vient de confirmer la peine des 2 frères Karim et Youssef Lambidae : 8 mois de prison et 1000dh d’amende.


Rappel : La résistance d’Ifni:

Lundi 29 avril 2013 au soir, une manifestation des jeunes pour l'emploi à Ifni a été bloquée par les forces de répression. A partir de 21h, les slogans pour l'emploi, se sont radicalisés, en solidarité avec la population de Laayoun contre la répression. Les affrontements ont duré toute la nuit.
2008

La petite ville d’Ifni avait déjà connu en 2008 un mouvement de luttes exemplaire et très puissant, pour l’emploi, un service de santé,  des équipements sociaux, pour la redistribution des richesses du port au profit des habitants. Jeunes, chômeurs, femmes, marins, toute la ville d’Ifni s’était mobilisée contre le saccage, la casse sociale,  les ravages qu’annonçait l’ère de la mondialisation néolibérale.
La répression sauvage s’abat sur la ville  : le samedi 7 juin 2008 dit le « samedi noir ».
Depuis les revendications de la population  sont restées lettre morte. 
Avec le déclenchement du  M20F, la population a repris la lutte à Ifni. La coordination des chômeurs se met en place, le mouvement des lycéens, Attac, Avec la crise, les spoliations des terres et la répression,  les luttes s’élargissent à de nouveaux secteurs : un mouvement important des paysans de la régions des Aït Baamrane s’organise ainsi que les familles des détenus politiques .  Les habitants d’Ifni ont décrété un sit in ouvert jusqu’à la satisfaction des revendications : emplois, distribution des richesses  au profit de la ville, …
Ifni, petite ville, vit du port, mais la pêche est accaparée par les puissants. Le petit port d’Ifni rapporte des milliards aux étrangers et rien n’est investi dans la ville.
La population poursuit la lutte et réclame du travail, des infrastructures, des équipements, que les richesses du port profitent à la ville et ses habitants.
Ces procès ne font qu’alimenter un climat de tension et de terreur à Ifni. Empêtré dans une crise économique, sociale et politique , le pouvoir incapable de trouver des solutions autre que la fuite en avant.  A Ifni comme dans les nombreuses régions  du Maroc, les luttes se poursuivent et comme le rappelle Brahim Bara « au milieu de la tempête, on ne sent plus le vent. »
Il est important de rester vigilant, de soutenir les militants, d’exiger l’arrêt de la répression et de  la criminalisation des luttes, la fin des poursuites et, l’annulation des procès fabriqués de toute pièce contre les habitants de Sidi Ifni.







vendredi 10 mai 2013

Répression à Ifni, une ville en résistance depuis 2008. Procès des frères Lmebidae


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Par Souad Guennoun, Attac-Maroc, 6/5/2013
Lundi 29 avril 2013 au soir, une manifestation des jeunes pour l'emploi à Ifni a été bloquée par les forces de répression. A partir de 21h, les slogans pour l'emploi se sont radicalisés, en solidarité avec la population de Laayoun contre la répression, puis pour l’autonomie du  Sahara.
La route entre Ifni et Goulmim a été bloquée. Les affrontements ont duré toute la nuit. 

Mardi 30 avril, Le matin tôt des renforts sont arrivés en grand nombre. Selon notre source,  4 blessés sont hospitalisés à Ifni. Les jeunes de Boulaalam se mobilisent. La tension est forte à Ifni.
Aucune information ne circule.

Jeudi 2 mai à Ifni, le jeune Karim Lembidae a été arrêté . Sa famille, militants et l'AMDH sont en sit in devant le commissariat et exigent sa libération.
Toute la nuit du jeudi 2 mai, Ifni est encerclée par les forces de répression. 

Vendredi 3 mai  :
Le jeune Karim Lembidae, arrêté dans la nuit du 2 mai a été présenté devant le tribunal ce vendredi 3 mai. Karim, tout juste 18 ans, jeune ouvrier d’une famille modeste. Selon son père,  il n’a aucune relation avec les évènements, il passait à bicyclette quand il a été interpelé, puis arrêté. Karim Lembidae est inculpé de jets de pierre sur force de police.
Son procès est reporté au 10 mai 2013. Sa famille et les amis, les militants  d’Ifni exigent sa libération.

Lundi 6 mai 2013 :
Youssef Lembidae, frère de Karim  Lmebidae, militant actif dans la coordination de Ifni et du M20F a été arrété ce lundi 6 mai, vers 14h dans la rue à Ifni.

Appel à la solidarité :
Soutenir Karim et Youssef, exiger leur libération immédiate, briser le silence sur place.
Ces arrestations et  procès interviennent dans un moment de tension exacerbée dans la région, notamment suite aux pressions d’organismes internationaux, de condamnations des exactions, des tortures, violences, répression et procès iniques du pouvoir marocain contre les populations du sud qui réclament la reconnaissance de leurs droits. Le pouvoir tente de monter une campagne de chauvinisme, pour  alimenter la haine et semer la division entre les populations, les détourner des revendications élémentaires pour lesquelles  il n’a aucune solution, sinon la répression, la division.

Rappel : La résistance d’Ifni:
En 2008 la petite ville d’Ifni avait connu un mouvement de luttes exemplaires et très puissant, pour l’emploi, un service de santé,  des équipements sociaux, pour la redistribution des richesses du port au profit des habitants. Jeunes, chômeurs, femmes, marins, toute la ville d’Ifni s’était mobilisée contre le saccage, la casse sociale,  les ravages qu’annonçait l’ère de la mondialisation néolibérale.
La répression sauvage s’abat sur la ville en 2008 : le samedi 7 juin dit le « samedi noir ».
Depuis les revendications de la population  sont restées lettres morte.
Avec le M20F, la population a repris la lutte. La coordination des chômeurs, le mouvement des lycéens, Attac,  les habitants d’Ifni ont décrété un sit in ouvert jusqu’à la satisfaction des revendications : emplois, distribution des richesses  au profit de la ville, …
Ifni, petite ville vit du port, mais la pêche est accaparée par les puissants. Le petit port d’Ifni rapporte des milliards aux étrangers et rien n’est investi dans la ville.
Pour avoir lutté et réclamé du travail, des infrastructures, des équipements, pour avoir refusé de voir leur ville à l’abandon, réclamé que les richesses du port profitent à la ville et ses habitants .
Pour avoir lutté, réclamé puis bloqué le port en 2008, l’armée est intervenue, a saccagé les maisons, tabassé, volé, violé …
Ce « samedi noir » que la population n’est pas près d’oublier.
6 mai 2013
Souad G
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Par Lucile Dau, 10/5/2013


IFNI, LE PROCES DE DEUX FRERES KARIM ET YOUSSEF LMEBIDAE :
Vendredi 10 mai 2013,  14h devant tribunal de Tiznit :
Suite aux mouvements de chômeurs d'Ifni et à la répression qu'ils ont subie le week-end dernier, deux chômeurs ont été arrêtés: les deux frères Karim et Youssef Lambidae. Leur procès s’ouvre ce vendredi 10 mai au tribunal de Tiznit.
Le tribunal est cerné par un important dispositif sécuritaire. Les nombreuses personnes, la famille, les militants commencent à se rassembler devant le tribunal. Ils sont empêchés de rentrer dans le tribunal.
Pour l’instant, on attend d’autres personnes qui arrivent  d’Ifni .
Les deux frères ont été arrêtés après les  affrontements qui avaient éclaté à Ifni le lundi 29 avril 2013.
Karim Lembidae , 17 ans a été arrêté dans la nuit du 2 mai 2013,
Youssef Lembidae , militant actif à Ifni, de la coordination, du M20F, frère de Karim, a été arrête lundi 6 mai.
Ils passent tous les deux devant le tribunal de Tiznit. Selon les témoins sur place, la tension est très forte, présence importante des forces de répression, les militants sont empêchés de rentrer dans le tribunal.
A suivre, risque de répression, les militants se préparent à faire un sit-in devant le tribunal malgré la présence importante de forces de répression.
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Vendredi 10mai, 16h, : Le procès des deux frères reporté au vendredi 17 mai 2013 sur demande de l’avocat.
Les inculpations  retenues contre le jeune frère Karim sont graves : jets de pierres, coups et blessures, blocage route, insultes et frappes fonctionnaires… Pour l’instant on ne connaît pas celles retenues contre Youssef Lembidae,
Mais la présence importante des forces de répression fait craindre le pire : un procès monté de toute pièce, pour criminaliser la solidarité avec les populations du sud, semer la haine et la division , étouffer toute voix qui refuse de tomber dans le chauvinisme .
Ce procès intervient à un moment de luttes importantes et une impressionnante résistance des populations saharaouies contre une répression féroce.
S.G 10 mai 2013  

mercredi 24 août 2011

Mohammedia : Les bidonvillois-es dans la rue.

Par Ali Fkir, 24/8/2011

Les bidonvillois-es de Bradaâ et d'Al Massira (Mohammedia) sont sortis le mardi 23 août 2011 protestant contre la répression dont ils furent victimes le lundi 22/08/2011.
Des centaines, pour ne pas dire des milliers des citoyen-nes sans droits de citoyenneté sont restés dans la rue tard la nuit.
http://www.youtube.com/watch?v=XLjjAfBJNFs&feature

dimanche 10 avril 2011

En Algérie, répression et opportunismes

La valise diplomatique
Par Ali Chibani,Le Monde diplomatique, 8/4/2011
« Maintenant que l’attention de la communauté internationale est monopolisée par la révolte des Libyens, la police algérienne accentue l’intimidation à l’égard des militants de l’opposition. » Ces propos émanent de Mme Dalila Touate, membre de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD). Agée de 35 ans, diplômée de l’université, elle fait partie des nombreuses personnes arrêtées ces derniers jours parce qu’elles exigent un changement de régime. Mme Touate a été arrêtée après avoir distribué des tracts appelant les Mostaganémois à participer à la manifestation des chômeurs à Alger le 20 mars dernier. Si, pour d’autres militants, les tracasseries policières se sont limitées à leur fichage, elle est poursuivie en justice pour « incitation à un attroupement illégal non armé » et risque jusqu’à un an de prison ferme. Elle attend avec inquiétude son procès, prévu pour le 28 avril.

 La répression des manifestants est aussi montée d’un cran depuis l’intervention occidentale en Libye. Après un sit-in organisé par les étudiants de l’université d’Oran le 6 avril, les forces de l’ordre ont été accusées, dans un communiqué de la Ligue algérienne des droits humains, d’avoir « poussé des automobilistes à emprunter les voies à travers lesquelles étaient assis les manifestants pour invoquer comme d’habitude l’incident grave ». La veille, ce sont les étudiants de Boumerdès, en Kabylie, qui ont été durement réprimés alors que les gardes communaux, qui campaient à Alger, étaient agressés par les baltagias, ces jeunes engagés par le pouvoir pour jouer les contre-manifestants.
Cette campagne d’intimidation et de répression intervient alors que le pouvoir algérien a promis des réformes politiques. Des promesses auxquelles les Algériens ne croient pas. Pourtant, quelques événements politiques récents pourraient laisser présager l’imminence d’un changement. Le premier événement vient du Maroc : l’annonce d’une réforme constitutionnelle par le roi Mohamed VI ne peut pas laisser les dirigeants algériens indifférents. Aucun des deux Etats en concurrence n’accepte d’avoir une image plus mauvaise que son voisin en matière de démocratie. Les décisions politiques marocaines impliquent nécessairement des décisions similaires, voire plus spectaculaires, en Algérie, et vice-versa.
Sur le plan national, le chef de l’Etat, M. Abdelaziz Bouteflika, a organisé des réunions secrètes avec des personnalités importantes du régime. Même si l’on ignore sur quoi ont porté ces rencontres, il semblerait que le système organise son « évolution » sans tenir compte des revendications de la population, et encore moins de l’opposition, qui réclame la dissolution de l’Assemblée nationale — dont elle boycotte les travaux — pour la remplacer par une assemblée constituante.

Quelques jours après ces réunions, M. Abdelmadjid Menasra a annoncé la création de son parti. Le fondateur du Mouvement pour la prédication et le changement (MPC) est un dissident du Mouvement de la société pour la paix (MSP), l’un des rares partis politiques, et le seul dans la mouvance islamiste, à avoir résisté à ce qui peut être analysé comme un programme d’affaiblissement des partis politiques algériens depuis l’arrivée de M. Bouteflika à la tête de l’Etat, en 1999. Bien que le MSP fasse partie de la coalition gouvernementale, il n’a pas échappé à ce programme et sa réduction à un simple sigle, pour éloigner le spectre d’un Etat islamique, semble s’être accélérée ces derniers jours.

Le dernier événement en date montrant que le régime prépare sa mue vient du premier ministre, qui s’est toujours présenté comme le meilleur et le plus fidèle soldat du président. Depuis le début des manifestations du 3 janvier dernier, M. Ahmed Ouyahia a quasiment été interdit de parole sur la scène publique. C’est à peine s’il s’est permis quelques piques ironiques à l’encontre des journalistes pendant que le ministre des affaires étrangères, M. Mourad Medelci, occupait la scène médiatique seul, ne la cédant à de rares occasions qu’au ministre de l’intérieur, M. Daho Ould Kablia. Mercredi 30 mars, M. Ouyahia a brisé le silence sur la chaîne de télévision publique A3. Il n’a pas exclu de se porter candidat aux prochaines élections et d’être ainsi un rival du chef de l’Etat, qu’il a accusé d’empêcher le changement. Le premier ministre a sans doute senti le vent tourner et compris que son éviction serait le symbole du changement en marche. Il peut cependant compter sur un parti qui lui reste pour le moment dévoué et où la sérénité semble régner, contrairement au Front de libération nationale (FLN), dont M. Bouteflika est président d’honneur et qui traverse une très longue période de crise, émaillée de violentes empoignades entre ses cadres et militants.

Le chef de l’Etat a par ailleurs confié au Conseil national économique et social (CNES) la mission d’organiser les réformes économiques, après consultation, cette fois, des acteurs politiques et économiques. Le président du CNES, M. Mohamed Seghir Babès, a annoncé dans un communiqué de presse la tenue prochaine d’« états généraux de la société civile » pour définir un programme de sortie de crise par « une transition systémique non cataclysmique ».

Pendant ce temps, l’Etat algérien accède aux revendications salariales de tous ceux qui le réclament. Ce n’est pas nouveau : en 2008 déjà, un syndicaliste rencontré à Alger assurait que « les caisses de l’Etat étant pleines, M. Bouteflika croit pouvoir stopper la lutte de l’opposition par des concessions salariales ». Cette faiblesse, les Algériens l’ont comprise, comme ils ont compris que c’est le moment ou jamais de grappiller des promotions et d’améliorer leurs conditions de travail ou leur situation sociale. Pour cette raison, le mois de mars a enregistré environ soixante-dix mouvements de grève. Même les journalistes de la très officielle agence Algérie presse service (APS) ont tenu un sit-in et les fonctionnaires du palais présidentiel ont protesté symboliquement en tombant la cravate pour exiger une hausse de leurs émoluments.

Si certains voient dans les révoltes des peuples voisins une occasion historique pour imposer le changement en Algérie, force est de constater que d’autres — le plus souvent les serviteurs du régime — cèdent à l’opportunisme. Pendant ce temps, les dirigeants s’entredéchirent pour prendre la place du chef de l’Etat, qui n’a pas dit son dernier mot… ni son premier d’ailleurs : il ne s’est toujours pas exprimé sur les événements qui secouent le pays depuis le début de l’année.
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-04-08-Algerie

dimanche 7 novembre 2010

Répression marocaine: des juristes européens s’expriment sur les protestations pacifiques sahraouies

Par La Rédaction de Donne ton avis, 7/11/2010
Des juristes européens ont exprimé leur « grande préoccupation », devant l’excès de violence injustifiée exercée par les forces marocaines pour réprimer les protestations pacifiques des citoyens sahraouis dans les territoires sahraouis occupés.
L’Union européenne des Juristes pour la démocratie et les droits de l’Homme dans le monde (EJDM) a appelé la communauté internationale, notamment l’Union européenne (UE), à « faire pression » sur le gouvernement marocain pour éviter une catastrophe humanitaire dans les camps de protestation et à former une commission internationale pour enquêter sur les circonstances de l’assassinat du jeune Sahraoui Najem El-Garhi (14 ans) dans ces camps et la sanction des auteurs. Dans un communiqué de presse, les juristes européens ont qualifié de « critique » la situation de 10 à 20 mille citoyens sahraouis résidant dans les territoires sahraouis sous l’occupation marocaine illégale qui ont choisi l’exode, dans ces camps, pour exprimer leur résistance pacifique contre l’occupation, et ce, en raison du blocus sévère imposé à ces camps par l’armée et la police marocaines.
Dans son communiqué diffusé au terme d’une conférence internationale sur les développements de la situation au Sahara Occidental qui a regroupé, au Mans (France), des juristes venus d’Europe, d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Australie, l’assassinat du jeune Sahraoui (14 ans) et le nombre important de blessés enregistré lors du rafale d’un véhicule transportant des denrées alimentaires aux camps de protestation.
Les juristes ont souligné que le recours du Maroc à la violence et aux pratiques visant à porter atteinte à la dignité des Sahraouis « est contraire au droit légitime des Sahraouis à l’autodétermination » et démontre « le non respect du Maroc » de plusieurs chartes internationales, dont il est signataire, y compris les conventions internationales sur la garantie des droits politiques et sociaux.
L’Union a, d’autre part, appelé le gouvernement marocain à « charger une commission internationale neutre d’enquêter sur les circonstances de l’assassinat du jeune Sahraoui et de sanctionner les auteurs », à lever le blocus imposé au camp de protestation et à ouvrir les accès pour permettre l’approvisionnement des habitants sahraouis en denrées alimentaires, médicaments et eau potable. Elle a également appelé le gouvernement marocain à « annuler les procès sommaires » et à enquêter sérieusement sur les violations des droits de l’Homme commis par l’armé et la police marocaines à l’égard des citoyens sahraouis ».
Dans ce sens, l’instance a appelé l’UE à se « conformer textuellement » aux clauses de la convention de Lisbonne sur la nécessité de respecter les droits de l’Homme, en matière d’échanges commerciaux avec l’étranger, soulignant l’importance de « suspendre » les accords signés avec le Maroc, notamment sur les échanges commerciaux et le statut avancé. Elle a également demandé à l’UE de s’abstenir de conclure de nouveaux accords économiques qui seraient une forme de participation au pillage des ressources naturelles au Sahara occidental.
A la veille de la reprise des négociations prévues la semaine prochaine entre les parties au conflit, le Maroc et le Front Polisario, les juristes européens ont exhorté l’UE à « user de son poids et à utiliser tous les moyens » pour soutenir ces négociations directes qui visent à permettre au peuple sahraoui de décider de l’avenir politique du Sahara occidental, à travers l’organisation d’un référendum d’autodétermination.
Articles liés :
1. Le président sahraoui rend un hommage appuyé à l’Algérie
2. La France appelée à « cesser sa politique de complaisance à l’égard du Maroc »

mardi 26 octobre 2010

Sahara Occidental : La communauté internationale appelée à intervenir

 Par Diaspora Sahraui,26/10/2010
COMMUNIQUÉ
Le Front Polisario a appelé la communauté internationale à intervenir pour sauver «la vie de milliers de Sahraouis innocents» installés dans des camps isolés près de la ville occupée d'El-Ayoun (capitale du Sahara Occidental occupée par le Maroc) depuis le début du mois en cours pour dénoncer la politique colonialiste et exprimer leurs refus de la présence de «l'occupant marocain».
Le Secrétariat national du Front Polisario «appelle à une intervention urgente de la communauté internationale pour sauver la vie de dizaines de milliers de vies humaines innocentes et éviter une catastrophe imminente», indique le communiqué sanctionnant les travaux d'une réunion extraordinaire du Secrétariat 
 national du Front Polisario repris dimanche par l'Agence de presse sahraouie (SPS).
http://diasporasaharaui.blogspot.com/
Le communiqué a mis en garde contre «une catastrophe humanitaire imminente en raison de l'état de siège maintenu par les forces d'occupation marocaines autour des camps, situés à 12 km à l'Est d'El-Ayoun, afin d'empêcher l'accès des moyens les plus élémentaires pour la survie, notamment en eau, nourriture et en médicaments».

vendredi 18 juin 2010

Maroc : Oppression - lutte /Répression - résistance,

La logique de la lutte des classes
Par Ali Fkir, 18/6/2010
Les masses populaires marocaines n'ont d'autres choix que de résister à l'oppression, que de lutter pour le changement.()Les décideurs répondent par la terreur.
Une partie du bilan d'un mois:
- Missour: 11 arrestations, des dizaines de blessé-es
- Bouarfa 5 poursuites en "justice"
- Talsint: 2 poursuites en "justice"
- Khouribga: 13 ouvriers et 2 sympathisants condamnés à 4 mois de prison ferme et 500dh d'amende
- Agadir, Marrakech...: des étudiants dans les geôles
- A Casablanca des sans-droit au logement salubre poursuivi-es en "justice"
- Des journalistes poursuivis en "justice" et d'autres condamnés
- Deux radios locales ont été sanctionnées
- L'AMDH (avec ses 10 400 militant-es et ses 88 sections ) est harcelée par des forces réactionnaires, des forces conservatrices et autres forces occultes.
Les mouvements sociaux font peur aux tyrans, aux dignitaires et à tous les gardiens des "valeurs sacrées" et autres traditions ancestrales.
L'AMDH, les marxistes, les démocrates conséquent-es, les journalistes honnêtes, les radicaux islamistes, constituent aujourd'hui le grain de sable qui empêche la machine du makhzen de fonctionner selon les voeux des décideurs.Cela leur fait grincer les dents. Tant mieux!

  sit in des sans-logement à Casablanca (16 juin 2010)
Les habitants du village de Talsint ont passé tout le lundi 14 juin à manifester suite à  l'arrestation arbitraire de deux militants syndicalistes (CDT). Les protestataires ont imposé la libération des deux détenus, qui sont poursuivis en "justice" ( en état de liberté)

lundi 26 avril 2010

Maroc : le PCF est solidaire des 850 ouvriers licenciés de l'entreprise SMESI

Transmis par OUBENAL Mohamed Groupe de soutien de l'AMDH de Paris, 26/4/2010

COMMUNIQUE DE PRESSE
Le PCF exprime sa consternation devant la brutalité de la répression dont ont été récemment victimes, dans la région de Khourigba, les salariés de l'entreprise SMESI, filiale de l'office chérifien des phosphates au Maroc.
Les salariés, leurs familles, les habitants de la région agissent et manifestent pour leurs droits, pour l'emploi, pour la réintégration des ouvriers licenciés et pour la liberté syndicale.
Le PCF est solidaire de cette lutte légitime et soutient les 850 ouvriers licenciés et leurs familles. Nous exigeons la libération des personnes arrêtées.

Parti communistes français
Solène Björnson-Langen
Attachée de presse de Marie-George Buffet
Attachée de presse du Parti communiste français
01 40 40 12 22
06 74 45 15 92
sbl@pcf.fr

Remerciements d'Ali Fkir, coordinateur du CSOS (Comité de Solidarité avec les ouvriers de SMESI)
Merci PCF et à tous, toutes les militant-es qui ont exprimé et qui expriment leur solidarité avec les centaines de prolétaires marocains victimes de l'injustice, victimes de la répression.
Les 850 mineurs de Khouribga ont été licenciés abusivement par l'OCP (le 1er groupe économique du Maroc, groupe étatique) et par la complicité de l'Etat marocain.
Aujourd'hui les ouvriers sont l'objet de persécution quotidienne. 13 sont en prison illégalement( ainsi que deux solidaires).Les enfants déscolarisés, les mères de familles en désarroi; les bébés et les vieux/vieilles meurent de faim, de maladies...
Pourquoi ce drame social?
Par ce que l'OCP (pourtant étatique) veut imposer à des prolétaires qui ont bossé pour lui pendant des années de "recommencer à zéro et travailler dans le cadre du CDD", par ce que ni l'OCP, ni l'Etat ne veulent que ces ouvriers adhèrent à l'UMT dont la direction de Khouribga est dans le collimateur des "sécuritaires"
Aujourd'hui, la mobilisation pour la réintégration des victimes de l'arbitraire, leur titularisation et le respect de leur choix syndical interpellent toutes les forces démocratiques, tous et toutes les ami-es des causes des travailleurs, toutes et tous les communistes à travers le monde.
Vive la solidarité nationale
Vive la solidarité internationale
Vive la solidarité internationaliste
Mohammedia, 26 avril 2010


vendredi 18 décembre 2009

Nouveau coup dur pour la liberté d’expression au Maroc

par Léa-Lisa Westerhoff, RFI,Rabat, 17/12/2009
Mardi, un blogueur et un propriétaire d’un café Internet ont été condamnés respectivement à quatre mois et un an de prison ferme pour « diffusion de fausse information portant atteinte à l’image du royaume concernant les droits de l’homme ». Mercredi, Reporter sans frontières dénonçait une régression de la liberté d'expression sur le net ces derniers mois.
Les deux personnes ont été directement envoyées en prison. En un an et demi, c’est la cinquième fois qu’un blogueur est condamné à une peine de prison. À chaque fois, pour diffamation de la famille royale ou publication de fausses informations. Les délits sont passibles de trois mois à cinq ans de prison, selon le code de la presse marocain.
Concernant le dernier accusé, Bachir Hazzam, il a été arrêté après avoir publié sur son blog un communiqué diffusé par des étudiants. Les jeunes y dénonçaient la répression musclée selon eux, d’une manifestation d’étudiants à 200 km au sud d’Agadir. Le propriétaire du café internet, est, pour sa part, accusé d’avoir envoyé des informations et des photos sur ces mêmes manifestations.
Pour l’association Reporters sans frontières, ces condamnations révèlent, une fois de plus, que la liberté d’expression s’arrête dès que l'on critique les autorités. Il est vrai que la blogosphère marocaine est particulièrement dynamique et renvoie régulièrement les autorités à ce qu’elles sont capables de tolérer ou non.
Pourtant, il y a un an le Maroc a proposé un plan pour améliorer l’accès à internet dans le pays. En janvier dernier, le roi Mohamed VI avait appelé les ministres de l’Information des pays islamiques à a adopter un discours médiatique rénové et objectif.
Ces signes d’ouverture n’ont pas pour autant réglé le débat sur l’intérêt de punir par la prison des actes de diffamation.