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jeudi 17 novembre 2011

Conférence internationale sur les disparitions forcées

Par Rachid Elmanouzi, 16/11/2011 
DÉCLARATION DE LA CONFÉRENCE

Genève, Suisse, 7-9 novembre 2011

Organisations de familles issues de différents continents
et ONG internationales
réunies à l'occasion de la première réunion du Comité sur les disparitions forcées
et de la 95e session du GTDF

Nous, membres et partenaires de la Coalition internationale contre les disparitions forcées (ICAED), d'Afrique, d'Asie, d'Euro-Asie, de la région Euro-Méditerranéenne, de l'Amérique Latine et de l'Amérique du Nord nous sommes réunis pour la première fois au siège des Nations Unies (ONU) à Genève, en Suisse, à l'occasion de la première réunion du Comité contre les disparitions forcées (CED), nouvellement créé, de l'ONU. Le CED est le premier organe composé d'experts indépendants qui effectue un suivi de l'application de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées (La Convention) par les États parties.

Notre rencontre, démonstration de la solidarité importante qui nous unit, avait aussi pour but de coïncider avec la 95e session du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires (GTDF) de l'ONU qui, lors de ses 30 années de travail pour l'élucidation du sort des disparus, a supporté et continue de supporter notre travail.

Ce rassemblement historique des membres de la Coalition nous a donné l'occasion de mettre à jour les informations dont nous disposons sur le phénomène des disparitions forcées dans nos pays respectifs ainsi que sur la campagne pour la signature et la ratification de la Convention. Ceci fait partie intégrante de notre recherche pour la vérité et la justice et de notre lutte contre l'impunité. L'une des composantes très importante de notre conférence était la relance du programme Linking Solidarity à travers le processus de la mise en place de la recherche participative sur l'apprentissage de l'histoire (“Learning History”).

Venant de nos pays respectifs, nous avons partagé les cas pendants et non-résolus de disparitions forcées. Les présentations nous ont conduit à confirmer que, dans la plupart de nos pays, le crime odieux que sont les disparitions forcées demeure non-résolu et, pire encore, persiste à chaque jour qui passe. Les violations multiples des droits infligent une douleur incommensurable et une anxiété tant aux disparus qu'à leur familles survivantes et à leurs proches.

L'ICAED déplore la résurgence des disparitions forcées à travers le monde. Elle exprime sa préoccupation, profonde et particulière, en ce qui concerne la situation des disparitions forcées en Afrique où le nombre de disparitions forcées à travers le continent demeure alarmant. La couverture de cette pratique demeure insuffisante et continue d'être un problème alors que les associations de proches de disparus sont victimes de harcèlements, de menaces et d'attaques. Le suivi constant du GTDF et du CED est d'ailleurs d'une importance cruciale.

La Convention, qui a été adoptée par l'Assemblée Générale de l'ONU le 20 décembre 2006 et qui est entrée en vigueur le 23 décembre 2010 est un signe de la reconnaissance par les Nations Unies de l'ampleur mondiale de ce crime. Il s'agit d'une victoire majeure pour les associations et les fédérations de familles de disparus dont l'expérience des conséquences de la pratique des disparitions forcées a constitué les bases fondamentales de plusieurs des dispositions de la Convention. A ce jour, 90 États ont signé la Convention et 30 États sont parties à la Convention. Considérant l'étendue globale des disparitions forcées, il reste beaucoup à faire en vue d'atteindre une application universelle de la Convention.

De plus, la Conférence a permis d'insister sur l'importance pour l'ICAED de définir un plan d'action, d'une part pour des questions de consolidation interne et de développement. D'autre part, il s'agit aussi de poursuivre notre mandat qui consiste à mener une campagne pour obtenir davantage de signatures et de ratifications de la Convention.

Afin de rendre visible sa présence internationale, l'ICAED a tenu un événement parallèle intitulé : “La mise en œuvre universelle de la Convention : une Tâche et un Défi”. Les Présidents du GTDF et du CED ont abordé, à cette occasion, la nécessaire coopération entre les deux organes ainsi qu'avec les membres de la société civile. La présence d'un représentant du gouvernement argentin sur le panel, État dont les efforts pour assurer la mise en œuvre de la Convention sont indéniables, a été une source d'inspiration.

L'ICAED insiste sur l'importance de ces deux organes de l'ONU. L'ICAED appelle en ce sens tous les Etats à coopérer et à assurer leur support au GTDF ainsi qu'au nouveau CED.

Tout en appelant à supporter le GTDF et le CED, l'ICAED exprime sa volonté de contribuer au développement du processus de l'application de la Convention et à l'établissement de la jurisprudence du CED. L'ICAED appelle donc instamment les deux organes à avoir un processus consultatif et ouvert, incluant la société civile, en particulier, les organisations de familles, pour le développement de leurs règles de procédures et de leurs méthodes de travail.

L'ICAED souligne l'importance cruciale, pour les États, de s'engager sérieusement dans la lutte contre l'impunité et le renforcement par tous les moyens de leur obligation d'enquêter, de poursuivre et de sanctionner les responsables des disparitions forcées et des crimes graves sur le plan international.

L'ICAED appelle tous les États à ratifier et à appliquer pleinement la Convention ainsi qu'à reconnaitre la compétence du CED en ce qui a trait aux articles 31 et 32 de la Convention, ces derniers étant systématiquement inclus dans le cadre des critères appliqués lors de l'Examen Périodique Universel. L'ICAED appelle par ailleurs tous les États à adopter des législations internes afin de pénaliser le crime de disparitions forcées et de s'assurer de la prévention et du sanctionnement de cette pratique. En parallèle, l'ICAED recommande que les États prennent en considération, lors de la rédaction de leur législation interne, la publication “Pas d'impunité pour les disparitions forcées : Liste pour la mise en œuvre effective de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées”.

Finalement, l'ICAED souligne la persistance du crime de disparitions forcées qui continue à constituer une violation des droits des victimes et qui leur inflige des souffrances interminables tout comme à leurs familles et à leurs proches. Par ailleurs, la durabilité de nos efforts est très importante à considérer dans la mesure où le thème de cette conférence internationale se présentait ainsi : “Renouer notre solidarité; Renforcer notre unité; Renouveler notre engagement en faveur de la ratification de la Convention internationale contre les disparitions forcées.”

Organisations participantes à la Conférence internationale de l'ICAED sur les disparitions forcées
7-9 novembre 2011, Genève, Suisse
Al-Ata’a for Human Rights Support-Iraq
Amnesty International
Asamblea Permante por los Derechos Humanos - Argentina
Asian Federation Against Enforced Disappearances (AFAD)
Asociación de Familiares de Detenidos-Desaparecidos, Ejecuciones Extrajudiciales y Torturados Huancayo-Junín (AFDDEET) -Peru
Association de Parents et Amis de Disparus au Maroc
Asociación Pro-Búsqueda de Niñas y Niños Desaparecidos de El Salvador
Asociación para la Recuperacion de la Memoria Historia de Catalunya (ARMHC)
Breaking the Wall of Silence-Namibia
Centro de los Derechos Humanos y Talleres Productivos Qatari Panituri-Peru
Colegio de Abogados – Peru
Collectif des Families De Disparus en Algerie
Comision de Derechos Humanos (COMISEDH)-Peru
Comité de Coordination des Familles des Disparus au Maroc (CCFDM)- Morocco
Equipo Peruano de Antropologia Forense – Peru
Federation Internationale de l’ACAT (FIACAT)
Federation Internationale des Droits de l’Homme (FIDH)
Fédération Euroméditérannéenne Contre Les Disparitions forcées (FEMED)
Federación Latinoamericana de Asociaciones de Familiares de Detenidos-Desaparecidos (FEDEFAM)
Families of Victims of Involuntary Disappearance (FIND)
Human Rights Watch
International Commission of Jurists
Jardin des Disparus
Liga Guatemalteca de Higiene Mental - Guatemala
Russian Justice Initiative
Track Impunity Always
Torture Abolition and Support Coalition
Civil Initiative We Remember -Belarus
Zimbabwe Peace Project

mardi 25 octobre 2011

ONU : consécration du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination par la Commission de décolonisation

Le Front Polisario salue la consécration du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination par la Commission de décolonisation

24/10/2011
Le secrétariat général du Front Polisario a salué, lors d'une session ordinaire présidée par le président sahraoui, M. Mohamed Abdelaziz, "l'unanimité" enregistrée lors des travaux de Commission de décolonisation de l'Onu autour du droit inaliénable du peuple à l'autodétermination et à l'indépendance.

Le secrétariat national du Front Polisario a salué, dans un communiqué, l'adoption à l'unanimité par la 4e Commission de l'Assemblée générale des Nations unies chargée de la décolonisation d'une résolution "qui permet au peuple sahraoui d'exercer son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance", a indiqué l'agence de presse sahraouie SPS.

Le secrétariat national a adopté par ailleurs la résolution politique encadrant les conférences politiques préparatoires au 13e congrès du Polisario prévu la deuxième quinzaine du mois de décembre prochain dans la ville libérée de Tifariti.

Le Sahara Occidental a été déclaré par l'ONU en 1966 territoire non-autonome. Il est occupé en partie par le Maroc depuis 1975.


mardi 20 septembre 2011

L’Onu exhorte le Maroc à respecter les droits culturels du Sahara occidental

New York, 18 sept 2011 (SPS) L’Experte indépendante des Nations Unies dans le domaine des droits culturels, Mme Farida Shaheed, a exhorté le gouvernement marocain à respecter les droits culturels du peuple du Sahara occidental, dénonçant les mesures coercitives menées contre la promotion de l’héritage culturel des Sahraouis, a indiqué l’ONU.
La représentante de l’ONU a fait ce constat à l’issue d’une visite effectuée au Maroc et au Sahara occidental du 5 au 16 septembre afin d’évaluer les efforts fournis par les autorités marocaines pour promouvoir et protéger les droits culturels et pour identifier les meilleures pratiques ainsi que les obstacles dans leur réalisation.
« J’ai également visité le Sahara occidental où j’ai fait la connaissance d’une multitude de festivals qui promeuvent l’héritage culturel de la région », a souligné Mme Shaheed.
Cependant, a-t-elle regretté, « certains musiciens sahraouis ont été empêchés de participer à ces festivals en raison du contenu spécifique de leurs spectacles ou performances. Certains ont également été empêchés de citer des noms sahraouis ».
En conséquence, a recommandé la représentante de l’ONU,  »les mesures qui empêchent ou limitent les droits culturels de la population du Sahara occidental devraient être révoquées immédiatement » par le gouvernement marocain.
En outre, elle a insisté pour souligner que « pour assurer le respect des droits culturels pour tous, il faut garantir la protection des droits de l’homme par des cadres juridiques ».

lundi 30 mai 2011

Sahara Occidental : L’ONU, complice par la faute de la France

par Wikipedia,  22/5/2011

Selon Wikipedia, l'Organisation des Nations Unies (ONU) est la plus grande organisation internationale existante. Elle est définie comme une association de gouvernance mondiale qui facilite la coopération sur des questions comme le droit international, la paix et la sécurité internationales, développement économique et social, affaires humanitaires et droits de l'homme.

Mais les faits ont montré que l'ONU est devenue un jouet entre les mains des puissances mondiales.

Quand le Kosovo a proclamé unilatéralement son indépendance, l'ONU, à travers son porte-parole, a soutenu l'indépendance à condition que le Kosovo reste sous la supervision de l'OTAN, une autre entité contrôlée par les superpuissances occidentales.

Dans l'éternel conflit entre Israël et la Palestine, dans lequel les États-Unis soutient Israël, il y avait une fuite dans laquelle un fonctionnaire de l'ONU avait affirmé que, dans ce conflit, cette organisation est devenue impartiale parce que l'ONU même était en train de mettre des obstacles face à la création d'un Etat palestinien.

Au Sahara Occidental, un autre conflit s’éternise à cause de la complicité d’une puissance européenne, la France, avec le Maroc, pays qui, à cause de ses velléités expansionnistes, menace la paix et la stabilité dans la région depuis plus de 35 ans.

La France met à disposition du gouvernement marocain son droit au veto pour lui permettre de poursuivre sa politique de répression, assassinats et violations des droits de l’homme dans toute impunité. Situation favorisée par le black-out imposé par Rabat sur les territoires occupés du Sahara Occidental.

Mercredi dernier, le logement de la famille Dambar a été saccagé, sa famille brutalement agressée ainsi qu’un groupe de citoyens sahraouis venus manifester leur solidarité avec la famille du jeune Said Dambar, mort d’une balle dans la tête tirée par un policier marocain.

Après le massacre de Gdeym Izik perpétré au mois de novembre dernier, le Maroc attaque de nouveau à peine un mois après que le Conseil de Sécurité ait demandé aux parties de « continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin d’engager plus résolument des négociations de fond » dans sa résolution 1979(2011) adoptée à l’unanimité le 27 avril 2011.

De nouveau, l'ONU, représentée par le son Secrétaire Général, Ban Ki-moon, ne réagit pas. Va-t-il demander au Conseil des NU pour les Droits de l’Homme d’envoyer une mission d’enquête comme l’a demandé le président sahraouis, Mohamed Abdelaziz dans sa lettre.

Où est l'organisation qui lutte pour les droits de l'homme et l'instauration de la paix? Pourquoi laisser des milliers de Sahraouis à la dérive et laisser le Maroc porter atteinte aux droits des citoyens sahraouis mais aussi aux droits des citoyens et des journalistes du monde entier en imposant la loi du silence et en mettant en marche sa machine de désinformation pour cacher la vérité de ce qui se passe dans ce territoire ?

La réponse, il faudra la chercher à l’Elysée.

mercredi 18 mai 2011

SAHARA OCCIDENTAL: L'ONU REFUSE D'ELARGIR LE MANDAT DE LA MINURSO AUX DROITS DE L'HOMME

Par la PLATEFORME POUR LA SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE DU SAHARA OCCIDENTAL, Paris, 9/5/2011


En adoptant le 27 avril 2011 la résolution n° 1979 sur le Sahara occidental, le Conseil de sécurité de l'ONU a suivi pour l'essentiel les recommandations du secrétaire général, Ban Ki-moon, dans son rapport du 15 avril. La résolution prolonge d'une année supplémentaire le mandat de la mission des Nations unies au Sahara occidental (Minurso) et engage, une fois de plus, le Maroc et le Front Polisario à poursuivre les négociations « en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental ».Tout en reconnaissant que "la consolidation du statu quo n'est pas acceptable à long terme", la résolution met sur le même plan le colonisateur et le colonisé et ne propose aucune mesure pour amener le Maroc à mettre un terme à ses manœuvres d'obstruction et à respecter le droit international.

Malgré l'aggravation de la répression contre la population sahraouie, notamment pendant et depuis le démantèlement du camp de Gdeim Izik, le Conseil de sécurité de l'ONU a refusé, sous la pression de la France, d'inclure la surveillance des droits de l'homme dans les compétences de la Minurso qui reste donc la seule mission de paix des Nations unies dépourvue d'un mandat de surveillance des droits de l'Homme. Toutefois, la mobilisation de nombreux gouvernements, associations des droits de l'Homme et personnalités a contraint le Conseil de sécurité de l'ONU à reconnaître l'importance "d'améliorer la situation des droits de l'Homme au Sahara occidental". C'est un premier pas, mais qui reste insuffisant, d'autant plus qu'il confie aux autorités marocaines (par le biais du Conseil national des droits de l'homme qui est contesté par les associations marocaines des droits de l'Homme) la responsabilité de surveiller les droits de l'Homme. Comme si le loup pouvait être chargé d'assurer la protection des moutons dans la bergerie!

Le gouvernement français s'est fait une nouvelle fois le porte-parole des autorités marocaines en refusant l'extension du mandat de la Minurso et en soutenant ouvertement le projet marocain d'autonomie bien qu'il bafoue le droit international fondé sur le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Il empêche ainsi la résolution pacifique d'un conflit de 35 ans sur la décolonisation du Sahara occidental.

Réaffirmant sa solidarité avec la lutte du peuple sahraoui pour son indépendance, la plateforme pour la solidarité avec le peuple du Sahara occidental est décidée à poursuivre son action contre les violations des droits de l'homme au Sahara occidental, pour un mécanisme onusien de surveillance des droits de l'homme et pour la mise œuvre rapide du référendum d'autodétermination qui permettrait enfin au peuple sahraoui de décider librement de son avenir.

La plateforme demande aux gouvernements et aux autorités européennes d'exercer des pressions sur le Maroc, pouvant aller si nécessaire jusqu'à des sanctions, pour qu'il applique le droit international et respecte les droits de l'homme.



6 TERRASSE DU PARC N°2 75019 PARIS PlateformeSO@gmail.com



Membres: Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDESA), Association française d'amitié et de solidarité avec les peuples d'Afrique (AFASPA), Association des Amis de la RASD (AARASD), Association des Sahraouis en France (ASF), Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara occidental (CORELSO), Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), AFASPAM13, Amis du peuple du Sahara occidental (APSO) 35Bretagne, Comité de jumelage de Gonfreville l'Orcher, Comité Limousin de Solidarité avec le peuple sahraoui (CLSPS), Enfants de la Méditerranée, Enfants réfugiés du monde Pays de Loire (ERMPL), Les Mariannes de St Joseph, Quand l'Occident rencontre le désert (QORD)

Observateurs: Capsolidaire, Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) - Terre solidaire, Droit Solidarité, Femmes Solidaires, Survie

Association Loi 1901 déclarée à la Préfecture de police de Paris le 01 décembre 2010

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A TOULOUSE

Vendredi 20 mai à 18h 
au CIDES 1 rue Joutx-Aigues 
aura lieu la réunion de bilan du film "Une République en exil" et la poursuite d'initiatives à envisager en soutien au peuple sahraoui - dont un représentant sera présent. 
 Rappelons que le collectif est ouvert à tous(tes):orgas,assoc,citoyens solidaires...

lundi 3 janvier 2011

Polisario-Maroc: le conseil de sécurité exhorté à protéger les négociations de tout « dérapage »

La Rédaction de Donne ton avis, le 2 /1/2011
Le Front Polisario a exhorté le conseil de sécurité de l’ONU à la nécessité de protéger le processus de négociation avec le Royaume marocain de tout « dérapage », pour permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination.
Il est désormais nécessaire plus que jamais de protéger le processus de négociation, en exerçant des pressions sur le gouvernement marocain et en lui imposant des sanctions pour l’amener à se conformer à la légalité internationale », souligne le Front Polisario dans un communiqué à l’issue de la session ordinaire de son secrétariat national, sous la présidence du secrétaire général du Front Polisario, président de la République arabe sahraouie et démocratique (RASD), Mohamed Abdelaziz.
Le communiqué publié samedi par l’Agence de presse sahraouie (SPS) réitère « la disposition du Front Polisario à coopérer pleinement avec le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon et son envoyé personnel, Christopher Ross, dans les efforts visant à permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination ».
Le Polisario a imputé en outre « le blocage des négociations au rejet par la partie marocaine de répondre aux appels de l’envoyé personnel à examiner les deux propositions de solution et par les préalables qu’elle a posés ».
« Toute mesure visant à instaurer la confiance et à garantir un climat à même de faire aboutir le processus de négociations exige la libération immédiate de tous les détenus politiques sahraouis et l’arrêt des procès militaires arbitraires contre les activistes sahraouis des droits de l’Homme ». « La lumière doit être faite sur le sort des disparus », ajoute le communiqué.
« En sa qualité juridique de force administrante au Sahara occidental, l’Espagne assume sa responsabilité juridique, historique et morale dans la décolonisation du Sahara occidental pour permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination par l’organisation d’un référendum libre, juste et transparent ». Le secrétariat du Front Polisario a également exprimé le souhait que « la France adopte une attitude positive conforme à sa position en tant que membre permanent du conseil international de sécurité et à sa relation historique avec la région pour donner une impulsion au processus de négociation, conformément aux résolutions de l’ONU, tout en veillant au respect des droits de l’Homme au Sahara occidental ».
Il a également appelé l’UE a « jouer son rôle sérieusement » dans la consécration d’une paix durable basée sur une solution juste répondant aux chartes internationales et aux principes fondateurs de l’UE et partant l’»annulation de tout accord avec le Maroc qui touche les eaux, les territoires ou les richesses du territoire occupé du Sahara occidental ».
Au terme des travaux de cette réunion, le secrétariat national du Front national a décide de célébrer, le 27 février dans les territoires libérés de Tifariti, le 35e anniversaire de proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).
Lire aussi :
Le PCF exhorte son gouvernement à renoncer aux accords de pêche avec le Maroc
Christopher Ross: le Polisario espère l’amorce de négociations « sérieuses » et « profondes »
Le Polisario appelle à des sanctions contre le Maroc pour violation des droits de l’homme
(Pas d'évaluation)
lhttp://www.donnetonavis.fr/actu/news/polisario-maroc-conseil-securite-negociations-sahraouis_3205.htm

jeudi 3 juin 2010

mise en place d'une "mission d'enquête internationale" sur l'intervention militaire israélienne contre la flottille pro-palestinienne pour Gaza.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté mercredi 2 juin une résolution approuvant la mise en place d'une "mission d'enquête internationale" sur l'intervention militaire israélienne contre la flottille pro-palestinienne pour Gaza.
La décision a été approuvée par 32 des 47 membres du Conseil. Trois pays se sont prononcés contre, dont les Etats-Unis. L'Union européenne a, quant à elle, voté en ordre dispersé, la France et le Royaume-Uni ayant choisi de s'abstenir.
Une session extraordinaire du Conseil sur le raid israélien qui a fait neuf morts et des dizaines de blessés avait été convoquée mardi sur l'initiative du représentant palestinien, du Soudan, du Pakistan, au nom de la Ligue arabe et de l'Organisation de la conférence islamique (OCI).
DISSENSIONS AU SEIN DU CONSEIL
Les débats animés des deux derniers jours ont fait apparaître des dissensions entre pays occidentaux et arabes sur la nature de l'enquête, approuvée sur le principe par la majorité des pays du Conseil. Du côté de l'Union européenne, "on a estimé qu'il fallait s'en tenir à la décision du Conseil de sécurité de l'ONU à New York qui a demandé mardi le lancement sans retard une enquête impartiale, crédible et transparente conforme aux critères internationaux", a expliqué un diplomate occidental. "La différence est le caractère international ou non du mécanisme", a-t-il poursuivi.
"La résolution (adoptée par le Conseil des droits de l'homme,) crée une mission internationale avant de donner la possibilité à un gouvernement responsable d'enquêter lui-même sur cet incident et en conséquence risque de politiser encore plus une situation sensible et fragile", a mis en garde l'ambassadrice américaine, Eileen Donahoe, avant le vote.
La décision prévoit notamment que les membres chargés de l'enquête soient désignés par le président du Conseil des droits de l'homme où le rapport de force est notoirement en faveur des pays musulmans.
APPEL À LEVER LE BLOCUS DE GAZA
Malgré ces dissensions, les pays ont unanimement condamné l'abordage israélien lundi dans les eaux internationales, d'une flottille internationale transportant à Gaza des militants pro-palestiniens et des tonnes d'aide. Ils ont également appelé à la levée du blocus de la bande de Gaza imposé par Israël depuis 2007.
L'ambassadeur israélien, présent lors de la session du Conseil des droits de l'homme, a défendu l'attitude de son pays. "Je voudrais rappeler au Conseil que la bande de Gaza est de facto contrôlée par le groupe terroriste du Hamas", a expliqué Aharon Leshno Yaar. "Cette flottille, soi-disant d'aide humanitaire, était politique et provocatrice par nature", a-t-il assuré, insistant : "La menace sur la sécurité israélienne est constante et réelle".

 "Je voudrais rappeler au Conseil que la bande de Gaza est de facto contrôlée par le groupe terroriste du Hamas", s'est défendu l'ambassadeur israélien, présent lors de la session du Conseil des droits de l'homme.
AP/Salvatore di Nolfi