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jeudi 25 novembre 2010

Sahara Occidental Les Verts au PE demandent à Mme Ashton de veiller au plein respect des droits du peuple Sahraoui. Vote de la Résolution

Par Nicole Kiilnielsen, 24/11/2010
L’assaut des forces marocaines contre le camp de citoyens sahraouis établi à Gadaym Izik, près de Laayoune, le 8 novembre dernier ne peut laisser l’Europe indifférente. Les Verts-ALE appellent à un investissement fort de l’Union européenne pour que les droits des Sahraouis soient respectés.
Ainsi, pour Nicole Kiil-Nielsen, membre de la sous-commission Droits de l’homme du PE :
"Il ne suffit pas de déplorer la violence qui a eu lieu à Gadaym Izik. Il est urgent de mettre en place une mission d’enquête indépendante et transparente, sous l’égide de l’ONU, sur ce qui s’est passé le 8 novembre. L’opacité qui prévaut actuellement - journalistes empêchés de faire leur travail, élus et observateurs internationaux refoulés - est inacceptable. La MINURSO (mission des Nations Unies au Sahara Occidental) est la seule mission de maintien de la paix dépourvue d’une composante “droits de l’homme”. L’extension de son mandat est une priorité.
Les campements établis par les Sahraouis sont une réaction pacifique mais massive contre 35 ans d’oppression, de marginalisation, de pillage de leurs ressources (pêche, phosphates). Ce qu’ils demandent c’est du travail et des logements convenables.
Raul Romeva, député du Groupe des Verts/ALE a pour sa part demandé à Mme Ashton, qu'une solution juste et durable soit trouvée pour les deux parties via un referendum sur l'autodétermination du peuple Sahraouis.
"Nous devons certes encourager les deux parties à garder leur calme, oui, mais nous devons surtout demander au Maroc qu'il cesse d'avoir une attitude hostile face au peuple Sahraouis, qu'il cesse de prendre en otages certains parlementaires, certains médias et défenseurs des droits de l'Homme".
Pour une mission d’enquête de l’ONU au Sahara occidental
Voilà mon intervention ce 24 novembre, lors du débat en plénière sur la situation au Sahara occidental:
« Ce 8 novembre les autorités marocaines démantelaient violemment un camp établi près de Laayoune, au Sahara occidental, provocant des morts et de nombreux blessés.
Je suis absolument scandalisée qu’un État membre, en l’occurrence la France, se soit opposé à la demande d’une mission d’enquête de l’ONU sur ces événements.
La proposition de l’Ouganda lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU le 16 novembre dernier était pourtant légitime et souhaitable. La France a beau jeu de se réfugier derrière l’absence de décision du Conseil de sécurité alors qu’elle a abusé du poids de son droit de véto pour empêcher que toute la lumière soit faite sur ces incidents.
La vérité serait-elle si difficile à regarder en face ?
L’Europe qui se veut exemplaire dans la protection des droits humains se doit d’exiger l’ouverture d’une mission d’enquête indépendante et transparente sous l’égide des Nations Unies et l’élargissement des compétences de la Minurso.
Plus globalement, nous comptons sur Madame la Haute représentante pour qu’une solution juste et durable soit apportée à la situation inacceptable qui est celle de la population sahraouie. »
DERNIERE MINUTE :
COMMUNIQUÉ DE PRESSE - Strasbourg, 25.11.2010
Pour une mission d’enquête de l’ONU au Sahara occidental
Les Verts/ALE se réjouissent du vote par le Parlement européen de la Résolution sur la situation au Sahara occidental.
Nicole Kiil-Nielsen, membre de la Sous-Commission des droits de l’homme du PE, se dit « scandalisée qu’un État membre, en l’occurrence la France, se soit opposé à la demande d’une mission d’enquête de l’ONU sur les graves événements survenus près de Laayoune."
"La proposition de l’Ouganda lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU le 16 novembre dernier était pourtant légitime et souhaitable. La France a beau jeu de se réfugier derrière l’absence de décision du Conseil de sécurité alors qu’elle a abusé du poids de son droit de véto pour empêcher que toute la lumière soit faite sur ces incidents."
"La vérité serait-elle si difficile à regarder en face ?
Conformément à ce que nous demandions, le Parlement européen a considéré que les Nations Unies constitueraient l’organisation la plus à même de mener une enquête internationale indépendante en vue de clarifier les événements, les décès et les disparitions. »
Vous pouvez également suivre ce lien pour regarder mon intervention en plénière hier soir : http://www.nicolekiilnielsen.eu/1916

jeudi 18 novembre 2010

A cause du veto de la France, l’ONU n’aura pas sa version propre du carnage du Sahara,

Du carnage du Sahara, l’ONU n’aura pas sa version propre
Par Amis du Peuple du Sahara Occidental, 17/11/2010
Une fois de plus la France s'est opposée à éclaircir une situation dans laquelle le peuple d'un Territoire Non Autonome - une colonie - est en détresse et grande souffrance.
La France, après l'attaque par les autorités marocaines du campement de tentes de Gdem izik, après les combats de rues dans El Aaiun, Smara et Dakhla au Sahara Occidental occupé, s'est opposée à l'envoi d'urgence d'une mission d'enquête de l'ONU pour établir les faits dramatiques de la semaine dernière et le bilan en pertes humaines.
Pourtant le Maroc crie sur tous les toits que les Sahraouis, au lieu de se laisser massacrer en silence sans rien dire comme se doivent des civils face à l'armée, se sont défendus et ont tué des militaires. La France refuse donc aussi qu'une mission d'enquête indépendante soit envoyée pour faire la lumière sur la mort de recrues de l'armée de son grand ami le Maroc.
Probablement est-ce que la France sait que pour dix militaires morts quand ils ont attaqué les civils, la proportion de civils morts et son cortège d'ignominie, est exponentiellement écrasante.
Le Maroc donne ses chiffres, les prouve sûrement, et le Maroc détient les corps des Sahraouis morts pendant l'attaque et sous la torture les jours suivants, mais ne reconnaît que ceux qu'il ne peut nier.
La France se déshonore encore une fois pour masquer la culpabilité du Maroc et l'ampleur des faits et de l’ignorance internationale, y compris du département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, le France préfère le hiatus.
Après avoir entendu que la Minurso avait été interdite par les Marocains de constater ce qui se passait sur place, la France, membre permanent du conseil de sécurité, a menacé d'user de son droit de veto pour empêcher que soit établie une vérité Onusienne.
Les membres du conseil de sécurité permanents et non permanents - Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Turquie, Japon, Ouganda, Autriche, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Gabon, Liban, Nigéria - n’ont pas suivi la proposition du Mexique et l’enquête n’aura pas lieu. Le communiqué de presse de la résolution réaliste proposée par l’Ouganda ne sera pas envoyé. Il ne reste que les paroles de condamnation de la situation. Aucun acte.
Si ce n'est pas là une façon peu courageuse d'adopter la même position, avec une répartition des rôles bien orchestrée - la France méchante et les autres qui cèdent-, alors il faut laisser la France aller jusqu'à user de son veto.
Il ne doit pas y avoir de solidarité dans l'abjection. Que la France pose son veto, et déclare sa guerre aux Sahraouis, sans autres complices que le Maroc.
Les autres états membres sont dans le juste et le courage.
Mais maintenant devant l’impasse et l’urgence, l'Assemblée Générale des Nations Unies doit avoir quelque chose à dire sur ce qu’il advient des populations autochtones au Sahara Occidental du fait de l'occupation et de la violence Marocaine.
http://ap-so.blogspot.com/2010/11/du-carnage-du-sahara-lonu-naura-pas-sa.htm

mercredi 17 novembre 2010

Honte à la France : Veto de Paris contre l'envoi d'une mission d'enquête au Sahara Occidental

Par Diaspora sahraoui, 17/11/ 2010
Le Gouvernement sahraoui "regrette" le veto de Paris contre l’envoi d’une mission d’enquête à El Aaiun
Bir Lehlu, 17/11/2010 (SPS) Le Gouvernement sahraoui a regretté le veto de Paris, mardi au Conseil de sécurité, contre l’envoi d’une mission d’enquête sur la massacre perpétré par les forces armées marocaines contre le camp de Gdeim Izik et contre des manifestants à El Aaiun, a déclaré le ministre sahraoui des Affaires étrangères, M. Mohamed Salem Ould Salek.
"Le gouvernement de la RASD et le Front POLISARIO regrettent profondément que la France, membre permanent du Conseil de Sécurité et ayant droit de veto, s’est opposée vigoureusement à la volonté manifeste exprimée par les autres membres du Conseil en vue de l’envoi rapide d’une commission internationale d’enquête (à El Aaiun) et ce après avoir constater l'isolement dans lequel elle s'est retrouvée", a souligné la déclaration écrite, parvenue à SPS.
Toutefois, le Gouvernement sahraoui a "enregistré favorablement" la décision du Conseil de sécurité de "tenir une session spéciale pour connaître l'état de la situation au Sahara Occidental suite au violents assauts des troupes marocaines contre la population civile à Gdeim Izik et à la ville d'El Aaiun et ce malgré l’opposition acharnée du Maroc et son allié français".
Aussi, la partie sahraouie a "accueilli favorablement" le fait que le Conseil de Sécurité ait "déploré la violence utilisée par les troupes marocaines contre une population composée de femmes, d'enfants et de personnes âgées".
La déclaration note enfin le fait que le rapport présenté au conseil par le département des Opérations du maintien de la paix onusien ait "reconnu que le personnel des Nations Unies sur place a été empêché par le Gouvernement marocain de suivre les événements graves et connaître la vérité".
Le Conseil de sécurité a "déploré" mardi la violence qui a caractérisé les derniers événements qui s'étaient produits la semaine dernière dans les camps sahraouis, mais la demande de l'envoi d'une mission d'enquête de l'ONU sur place a été refusée par la France, rappelle-t-on. (SPS)


dimanche 25 juillet 2010

Israël critique l'enquête de l'ONU sur la flottille

Par Nouvelobs.com avec AFP, 25/7/2010

Assaut contre la flottille pour Gaza
Israël a critiqué dimanche 25 juillet la nomination par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU de trois experts chargés d'enquêter sur le raid israélien contre la flottille d'aide à Gaza, le 31 mai, qui a coûté la vie à neuf passagers turcs.
"Le gouvernement n'a pas encore pris de position officielle sur un éventuel refus de collaborer avec ces experts, mais il s'avère d'ores et déjà que cette initiative est prématurée car les investigations de notre propre commission d'enquête (formée à la mi-juin) sont en cours", a affirmé un haut responsable israélien, qui a requis l'anonymat. "Cette mission d'experts ne vise pas à trouver la vérité, mais à donner satisfaction aux pays non démocratiques contrôlant le Conseil des droits de l'Homme qui forment une majorité automatique anti-israélienne", a ajouté ce responsable.
Deux ministres ont adopté de leur côté des positions totalement contradictoires sur l'attitude que devrait adopter Israël. Le ministre travailliste des Affaires sociales Yitzhak Herzog a estimé que "refuser de coopérer avec cette mission peut aggraver la situation". En revanche, le ministre de l'Intérieur Elie Yishaï, chef du Shass, un parti ultra-orthodoxe, a répété que "l'armée israélienne est la plus morale du monde". "Il ne faut pas faire le jeu de l'hypocrisie internationale et ne pas laisser entrer les membres de cette commission en Israël" pour y mener leur enquête.
"Une enquête impartiale, crédible et transparente"
Les trois experts nommés par Conseil des droits de l'Homme de l'ONU doivent prendre part à une "mission internationale indépendante d'établissement des faits chargée d''enquêter sur les violations du droit international ... résultant de l'attaque israélienne contre la flottille de bateaux transportant de l'aide humanitaire' ". Les experts nommés par l'ONU sont Karl Hudson-Phillips (Trinité-et-Tobago), Desmond de Silva (Royaume-Uni) et Mary Shanthi Dairiam (Malaisie). Ceux-ci vont prendre contact avec toutes les parties concernées avant de partir pour la région. Ils doivent présenter le résultat de leurs investigations au Conseil des droits de l'Homme, en septembre prochain.
La Turquie et les Palestiniens réclament la constitution d'une commission internationale indépendante. Le Conseil de securité de l'ONU a de son côté exigé "une enquête impartiale, crédible et transparente conforme aux critères internationaux".
Israël avait refusé de coopérer avec une précédente commission d'enquête du Conseil des droits de l'Homme présidée par le juge Richard Goldstone, qui avait accusé dans son rapport Israël et des groupes palestiniens d'avoir commis des crimes de guerre pendant l'Operation "Plomb durci" de l'armée israélienne à Gaza, du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009.

jeudi 3 juin 2010

mise en place d'une "mission d'enquête internationale" sur l'intervention militaire israélienne contre la flottille pro-palestinienne pour Gaza.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté mercredi 2 juin une résolution approuvant la mise en place d'une "mission d'enquête internationale" sur l'intervention militaire israélienne contre la flottille pro-palestinienne pour Gaza.
La décision a été approuvée par 32 des 47 membres du Conseil. Trois pays se sont prononcés contre, dont les Etats-Unis. L'Union européenne a, quant à elle, voté en ordre dispersé, la France et le Royaume-Uni ayant choisi de s'abstenir.
Une session extraordinaire du Conseil sur le raid israélien qui a fait neuf morts et des dizaines de blessés avait été convoquée mardi sur l'initiative du représentant palestinien, du Soudan, du Pakistan, au nom de la Ligue arabe et de l'Organisation de la conférence islamique (OCI).
DISSENSIONS AU SEIN DU CONSEIL
Les débats animés des deux derniers jours ont fait apparaître des dissensions entre pays occidentaux et arabes sur la nature de l'enquête, approuvée sur le principe par la majorité des pays du Conseil. Du côté de l'Union européenne, "on a estimé qu'il fallait s'en tenir à la décision du Conseil de sécurité de l'ONU à New York qui a demandé mardi le lancement sans retard une enquête impartiale, crédible et transparente conforme aux critères internationaux", a expliqué un diplomate occidental. "La différence est le caractère international ou non du mécanisme", a-t-il poursuivi.
"La résolution (adoptée par le Conseil des droits de l'homme,) crée une mission internationale avant de donner la possibilité à un gouvernement responsable d'enquêter lui-même sur cet incident et en conséquence risque de politiser encore plus une situation sensible et fragile", a mis en garde l'ambassadrice américaine, Eileen Donahoe, avant le vote.
La décision prévoit notamment que les membres chargés de l'enquête soient désignés par le président du Conseil des droits de l'homme où le rapport de force est notoirement en faveur des pays musulmans.
APPEL À LEVER LE BLOCUS DE GAZA
Malgré ces dissensions, les pays ont unanimement condamné l'abordage israélien lundi dans les eaux internationales, d'une flottille internationale transportant à Gaza des militants pro-palestiniens et des tonnes d'aide. Ils ont également appelé à la levée du blocus de la bande de Gaza imposé par Israël depuis 2007.
L'ambassadeur israélien, présent lors de la session du Conseil des droits de l'homme, a défendu l'attitude de son pays. "Je voudrais rappeler au Conseil que la bande de Gaza est de facto contrôlée par le groupe terroriste du Hamas", a expliqué Aharon Leshno Yaar. "Cette flottille, soi-disant d'aide humanitaire, était politique et provocatrice par nature", a-t-il assuré, insistant : "La menace sur la sécurité israélienne est constante et réelle".

 "Je voudrais rappeler au Conseil que la bande de Gaza est de facto contrôlée par le groupe terroriste du Hamas", s'est défendu l'ambassadeur israélien, présent lors de la session du Conseil des droits de l'homme.
AP/Salvatore di Nolfi