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lundi 11 avril 2011

Sahara Occidental : Un rapport de l'ONU crée la polémique


Par Yabiladi, 8/4/2011

Matthew Russel Lee
A quelques jours de la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le Sahara, la fuite d'un projet de Sahara : Un rapport de l'ONU crée la polémique,  rapport de Ban ki Moon, secrétaire général de l'ONU, déclenche une polémique. Publié par le journaliste américain, Matthew Russel Lee, sur son site, le document de travail propose d’étendre le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme. Une proposition qui ne serait pas du goût de Rabat.

Il devait être remis le mercredi 6 avril mais le journaliste américain Matthew Russel Lee l'a publié deux jours avant. Lundi 4 avril, il a mis en ligne un aperçu global de ce qu'aurait dû être le rapport sur le Sahara du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon. La fuite aurait été facilitée, selon la MAP - elle cite « des diplomates » -, par des « complicités » d’un « membre non permanent » du Conseil de sécurité. Le Maroc, visiblement mécontent de ces indiscrétions, aurait pressé « les hauts responsables de l’ONU » d'avoir une « réaction forte et non équivoque ».
Document sans statut
Face aux journalistes, jeudi, le porte parole des Nations Unies a dit regretter que ce « document de travail interne du secrétaire général fasse l’objet d’une fuite et soit publié ». Il a précisé que le document n’était pas un « rapport final, n’a pas été endossé par le secrétaire général et n’a, de ce fait, aucun statut ».
Le secrétaire général de l’ONU, dont le rapport final sera examiné le 15 avril par le Conseil de sécurité, faisait état, dans son document de travail (paragraphe 119), de « la nécessité [d’instaurer] un mécanisme indépendant, neutre et continu, pour surveiller la situation des droits de l’Homme, qui soit sous mandat [de la Minurso], et qui couvre toute la région, ainsi que les camps des réfugiés ». Avant de saluer « l’engagement du Maroc d’autoriser aux rapporteurs du Conseil des droits de l’Homme d’accéder, sans entraves, aux provinces du Sahara ».
Pressions du Maroc ?
Cette dernière citation aurait pu donner le sourire à Rabat si le Haut commissariat aux Droits de l'homme des Nations Unies (HCDH) n'avait demandé d’amender cette partie du texte pour se focaliser uniquement sur la nécessité d’instaurer ce « mécanisme de surveillance des droits de l’homme ». Ce qui expliquerait en partie « les démarches » du Maroc auprès des responsables onusiens pour réagir contre la publication du projet de rapport sur le site du journal américain. Il est même fait état de pressions que le Maroc aurait exercé pour maintenir les quelques lignes flatteuses du texte de Ban Ki Moon sur son engagement à faciliter le travail des rapporteurs onusiens.
Quoiqu’il en soit, l’examen annuel du rapport du secrétaire général, prévu le 15 avril sera l’occasion de savoir si, enfin, la Minurso verra ses prérogatives étendues à la surveillance de la situation des droits humains ou pas. La question ne faisait pas encore l’unanimité au sein du Conseil de sécurité. Alors que le Royaume Uni n'y voit aucun mal, la France, elle, alliée de taille du Maroc sur le Sahara, continue de brandir son veto face à cette éventualité.
La rédaction
Copyright Yabiladi.com
http://www.yabiladi.com/articles/details/5157/sahara-rapport-l-onu-cree-polemique.html

jeudi 18 novembre 2010

A cause du veto de la France, l’ONU n’aura pas sa version propre du carnage du Sahara,

Du carnage du Sahara, l’ONU n’aura pas sa version propre
Par Amis du Peuple du Sahara Occidental, 17/11/2010
Une fois de plus la France s'est opposée à éclaircir une situation dans laquelle le peuple d'un Territoire Non Autonome - une colonie - est en détresse et grande souffrance.
La France, après l'attaque par les autorités marocaines du campement de tentes de Gdem izik, après les combats de rues dans El Aaiun, Smara et Dakhla au Sahara Occidental occupé, s'est opposée à l'envoi d'urgence d'une mission d'enquête de l'ONU pour établir les faits dramatiques de la semaine dernière et le bilan en pertes humaines.
Pourtant le Maroc crie sur tous les toits que les Sahraouis, au lieu de se laisser massacrer en silence sans rien dire comme se doivent des civils face à l'armée, se sont défendus et ont tué des militaires. La France refuse donc aussi qu'une mission d'enquête indépendante soit envoyée pour faire la lumière sur la mort de recrues de l'armée de son grand ami le Maroc.
Probablement est-ce que la France sait que pour dix militaires morts quand ils ont attaqué les civils, la proportion de civils morts et son cortège d'ignominie, est exponentiellement écrasante.
Le Maroc donne ses chiffres, les prouve sûrement, et le Maroc détient les corps des Sahraouis morts pendant l'attaque et sous la torture les jours suivants, mais ne reconnaît que ceux qu'il ne peut nier.
La France se déshonore encore une fois pour masquer la culpabilité du Maroc et l'ampleur des faits et de l’ignorance internationale, y compris du département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, le France préfère le hiatus.
Après avoir entendu que la Minurso avait été interdite par les Marocains de constater ce qui se passait sur place, la France, membre permanent du conseil de sécurité, a menacé d'user de son droit de veto pour empêcher que soit établie une vérité Onusienne.
Les membres du conseil de sécurité permanents et non permanents - Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Turquie, Japon, Ouganda, Autriche, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Gabon, Liban, Nigéria - n’ont pas suivi la proposition du Mexique et l’enquête n’aura pas lieu. Le communiqué de presse de la résolution réaliste proposée par l’Ouganda ne sera pas envoyé. Il ne reste que les paroles de condamnation de la situation. Aucun acte.
Si ce n'est pas là une façon peu courageuse d'adopter la même position, avec une répartition des rôles bien orchestrée - la France méchante et les autres qui cèdent-, alors il faut laisser la France aller jusqu'à user de son veto.
Il ne doit pas y avoir de solidarité dans l'abjection. Que la France pose son veto, et déclare sa guerre aux Sahraouis, sans autres complices que le Maroc.
Les autres états membres sont dans le juste et le courage.
Mais maintenant devant l’impasse et l’urgence, l'Assemblée Générale des Nations Unies doit avoir quelque chose à dire sur ce qu’il advient des populations autochtones au Sahara Occidental du fait de l'occupation et de la violence Marocaine.
http://ap-so.blogspot.com/2010/11/du-carnage-du-sahara-lonu-naura-pas-sa.htm

mercredi 17 novembre 2010

Honte à la France : Veto de Paris contre l'envoi d'une mission d'enquête au Sahara Occidental

Par Diaspora sahraoui, 17/11/ 2010
Le Gouvernement sahraoui "regrette" le veto de Paris contre l’envoi d’une mission d’enquête à El Aaiun
Bir Lehlu, 17/11/2010 (SPS) Le Gouvernement sahraoui a regretté le veto de Paris, mardi au Conseil de sécurité, contre l’envoi d’une mission d’enquête sur la massacre perpétré par les forces armées marocaines contre le camp de Gdeim Izik et contre des manifestants à El Aaiun, a déclaré le ministre sahraoui des Affaires étrangères, M. Mohamed Salem Ould Salek.
"Le gouvernement de la RASD et le Front POLISARIO regrettent profondément que la France, membre permanent du Conseil de Sécurité et ayant droit de veto, s’est opposée vigoureusement à la volonté manifeste exprimée par les autres membres du Conseil en vue de l’envoi rapide d’une commission internationale d’enquête (à El Aaiun) et ce après avoir constater l'isolement dans lequel elle s'est retrouvée", a souligné la déclaration écrite, parvenue à SPS.
Toutefois, le Gouvernement sahraoui a "enregistré favorablement" la décision du Conseil de sécurité de "tenir une session spéciale pour connaître l'état de la situation au Sahara Occidental suite au violents assauts des troupes marocaines contre la population civile à Gdeim Izik et à la ville d'El Aaiun et ce malgré l’opposition acharnée du Maroc et son allié français".
Aussi, la partie sahraouie a "accueilli favorablement" le fait que le Conseil de Sécurité ait "déploré la violence utilisée par les troupes marocaines contre une population composée de femmes, d'enfants et de personnes âgées".
La déclaration note enfin le fait que le rapport présenté au conseil par le département des Opérations du maintien de la paix onusien ait "reconnu que le personnel des Nations Unies sur place a été empêché par le Gouvernement marocain de suivre les événements graves et connaître la vérité".
Le Conseil de sécurité a "déploré" mardi la violence qui a caractérisé les derniers événements qui s'étaient produits la semaine dernière dans les camps sahraouis, mais la demande de l'envoi d'une mission d'enquête de l'ONU sur place a été refusée par la France, rappelle-t-on. (SPS)