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samedi 12 juillet 2014

Le ministre marocain des Affaires étrangères adopte un politique "mensongère" (Ould Salek)

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Le ministre des Affaire étrangères de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Salem Ould Salek, a estimé vendredi que le chef de la diplomatie marocaine "adopte une politique mensongère" à l'égard du peuple marocain concernant la question du Sahara occidental.
Dans une déclaration écrite, M. Ould Salek a souligné que "face à l'isolement et la perplexité dont souffre l'occupant, le ministre marocain des Affaires étrangères n'a trouvé comme recours que de verser dans le mensonge et la tromperie, lors de son intervention jeudi devant les commissions des Affaires étrangères du parlement (marocain)".
Le ministre marocain des Affaires étrangères "a menti en limitant le rôle de la mission des Nations Unies pour un référendum au Sahara occidental (Minurso) à la supervision du cessez-le-feu, tout en ignorant sa vocation principale, celle de l'organisation d'un référendum sur l'autodétermination, entravé par le Maroc qui est convaincu de l'attachement du peuple sahraoui à son droit à l'autodétermination et à l'indépendance", a soutenu M. Ould Salek.
Pour lui, M. Mezouar adopte une politique mensongère en disant qu'"il ne peut y avoir de négociation hors de l'initiative d'autonomie", alors que les négociations entre les parties en conflit, en l'occurrence le Front Polisario et le Maroc sont axées sur des bases définies par les décisions du Conseil de sécurité de l'ONU portant sur "une solution pacifique et mutuellement acceptable en faveur de l'autodétermination du peuple sahraoui".
M. Ould Salek a par ailleurs relevé que son homologue marocain "prétend qu'il n'y aura pas de solution en dehors de ce qu'il appelle +souveraineté marocaine sur les territoires du Sahara occidental+, alors que la communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental".
Il a rappelé dans le même contexte que la Cour internationale de justice n'avait reconnu dans son avis consultatif de 1975 aucune autorité marocaine sur le Sahara occidental", ajoutant que le peuple sahraoui saura comment recouvrer sa pleine souveraineté sur les territoires de la République arabe sahraouie démocratique.
M. Ould Salek a souligné en outre que M. Mezouar voulait, lors de son intervention, impliquer encore une fois l'Algérie dans ce conflit qui oppose la République sahraouie au royaume du Maroc qui occupe le Sahara occidental.
Il a mis en exergue que toutes les organisations internationales reconnaissent que le conflit oppose le Maroc et le Front Polisario, rappelant que le Maroc "avait signé le plan de règlement en 1991 avec le Front Polisario avec lequel il mène des négociations jusqu'à présent".
Pour le chef de la diplomatie sahraouie, "le Maroc, qui est en désaccord avec le secrétaire général de l'ONU et son envoyé personnel, et qui poursuit sa politique d'intransigeance visant à saper les efforts de l'organisation onusienne pour la décolonisation du Sahara occidental, a été pris de panique suite à la nomination par l'Union africaine (UA) de Joaquim Chissano, l'une des personnalités les plus éminentes, comme envoyé spécial pour le Sahara occidental".
Il a indiqué dans ce sens que la nomination de l'envoyé spécial de l'UA "traduit l'attachement de l'Afrique au processus de décolonisation de la dernière colonie du continent, en permettant au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination et à l'indépendance".
"Evoquant les droits de l'Homme, le chef de la diplomatie marocaine n'a pas parlé de la pression de la communauté internationale sur le Maroc pour ses graves violations des droits de l'Homme et ses crimes perpétrés contre le peuple sahraoui", a indiqué M. Ould Salek.
Le ministre sahraoui des Affaires étrangères a par ailleurs condamné la politique marocaine visant à "saper les efforts de la communauté internationale en faveur de la décolonisation du Sahara occidental".
Il a enfin affirmé que la communauté internationale, l'ONU et l'UA sont appelées à faire pression sur le Maroc pour qu'il se conforme à la légalité internationale".
 



vendredi 18 mars 2011

Les Sahraouis se démarquent : aucune implication des combattants sahraouis dans les affrontements qui se déroulent en Libye...


Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, a nié catégoriquement toute implication des combattants sahraouis dans les affrontements qui se déroulent en Libye...

echoroukonline.2011.03.06

Le ministre des AE, Mohamed Salem Ould Salek a condamné dimanche les tentatives des médias marocains visant à induire en erreur l’opinion internationale et ternir l'image de la juste lutte que mène le peuple sahraoui pour la liberté et l'indépendance, dans un communiqué parvenu à SPS. « Délibérément la presse marocaine, y compris l'agence officielle (MAP) ont procédé ces derniers temps à la propagation des graves erreurs, dans le cadre d'une campagne acharnée pour ternir l'image de la lutte du peuple sahraoui pour l'indépendance, la liberté et l'autodétermination, dont la dernière a été la prétendue présence de combattants du Front Polisario en Libye », a déploré Ould Salek. Le ministre des AE a dénoncé « vigoureusement » l'intox auquel recourent les médias marocains à la botte du gouvernement de Rabat, démentant « catégoriquement » ces allégations et niant « toute implication des combattants sahraouis dans les affrontements qui se déroulent en Libye ». 
« Le gouvernement met en garde contre ces méthodes méprisables, et affirme que la lutte du peuple sahraoui pour la liberté et l'autodétermination a été et restera un combat propre dans le cadre des principes et des conventions internationales », affirme le ministre des Affaires étrangères.  
Enfin, Ould Salek a formulé l'espoir d’une restauration urgente de la situation en Libye au service de la volonté et des intérêts du peuple libyen frère. De son côté, le représentant du Front Polisario au Royaume-Uni et en Irlande, Lamine Baâli, a rejeté dimanche, les allégations avancées vendredi à Washington par un ancien ministre libyen sur une prétendue présence de combattants du Front Polisario en Libye. « Il n'est ni de la tradition, ni l'intérêt national du Front Polisario à s'impliquer dans la triste situation en Libye », a déclaré, Lamine Baâli, dans une déclaration à la presse rendue publique ce dimanche à Londres, parvenue à SPS. « Les autorités sahraouies, tout en niant ces allégations sans fondement, tiennent à informer l'opinion publique internationale qu'il n'y a pas de soldats sahraouis en Libye ». « Le Gouvernement sahraoui et le Front Polisario tiennent également à réitérer leur attachement au principe de la politique étrangère de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres États », a-t-il précisé. « Les autorités marocaines n'ont jamais fourni aucun effort et ont utilisé tout type de tactiques, de manœuvres visant à ternir l'image de la noble cause sahraouie », a souligné le diplomate sahraoui. Il a enfin formulé l’entière confiance que le peuple libyen puisse trouver une solution rapide à cette tragédie. Soulignant par ailleurs que 916 étudiants sahraouis qui poursuivaient leurs études secondaires et universitaires dans les écoles et autres instituts de formation sont arrivés samedi dans les camps de réfugiés sahraouis, a déclaré la ministre de l’Enseignement, Mariam Salek H'mada à SPS. « Tous les étudiants sahraouis en Libye, dont des jeunes filles sont arrivés sains et saufs dans les camps de réfugiés sahraouis », a précisé la ministre. « Les étudiants ont été rapatriés dans de bonnes conditions et sans incident », a conclu Mme Salek.
SPS/M.D

vendredi 3 décembre 2010

Sahara occidental: un mécanisme de protection des droits de l’homme, une necessité

Par La Rédaction le 2/12/2010
La nécessité d’un mécanisme de protection des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental a été soulignée par des eurodéputés, a indiqué un communiqué du comité des Affaires étrangères du Parlement européen.
Cette revendication a été faite lors d’une réunion du comité, tenue mercredi à Bruxelles, avec le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek et son homologue marocain, Taib Fassi Fihri. Dans ce contexte, l’eurodéputé José Ignacio Salafranca a demandé que que les prérogatives de la MINURSO soient élargies à la protection des droits de l’homme.
La nécessité d’un mécanisme de protection des droits de l’homme au Sahara occidental a été également relevée par l’eurodéputé Ioannis Kasoulides. Son collègue Willy Meyer a demandé, pour sa part, à l’occupant marocain de respecter le droit international et libérer tous les prisonniers politiques sahraouis.
L’eurodéputé Raul Romeva a souligné, de son côté, que le Maroc « n’a pas le droit d’exploiter les eaux territoriales du Sahara occidental », insistant sur le fait que ces eaux ne doivent pas être inclues dans les futurs accords de pêche entre le Maroc et l’Union européenne. Intervenant lors de cette rencontre, M. Ould Salek a affirmé que le démantèlement du camp de Gdeim Izik, près de la ville de Laâyoune occupée, par les forces d’occupation marocaines, le 8 novembre dernier, « était un point de non retour et tout doit changer maintenant ». Il a déploré, en outre, les restrictions imposées par le Maroc sur le mouvement, notamment, de membres du Parlement européen, de représentants des organisations non-gouvernementales et de journalistes.
« Le Sahara occidental est la dernière colonie d’Afrique », a rappelé le responsable sahraoui, soulignant que le règlement de ce conflit « passe par un référendum d’autodétermination conformément au droit international.
Lire aussi :
1. Pour un « mécanisme onusien » de surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental
2. Des ONG américaines appellent l’ONU à soutenir la protection des droits de l’homme au Sahara Occidental
3. Droits de l’homme: élargir la mission de la Minurso au Sahara occidental

mercredi 17 novembre 2010

Honte à la France : Veto de Paris contre l'envoi d'une mission d'enquête au Sahara Occidental

Par Diaspora sahraoui, 17/11/ 2010
Le Gouvernement sahraoui "regrette" le veto de Paris contre l’envoi d’une mission d’enquête à El Aaiun
Bir Lehlu, 17/11/2010 (SPS) Le Gouvernement sahraoui a regretté le veto de Paris, mardi au Conseil de sécurité, contre l’envoi d’une mission d’enquête sur la massacre perpétré par les forces armées marocaines contre le camp de Gdeim Izik et contre des manifestants à El Aaiun, a déclaré le ministre sahraoui des Affaires étrangères, M. Mohamed Salem Ould Salek.
"Le gouvernement de la RASD et le Front POLISARIO regrettent profondément que la France, membre permanent du Conseil de Sécurité et ayant droit de veto, s’est opposée vigoureusement à la volonté manifeste exprimée par les autres membres du Conseil en vue de l’envoi rapide d’une commission internationale d’enquête (à El Aaiun) et ce après avoir constater l'isolement dans lequel elle s'est retrouvée", a souligné la déclaration écrite, parvenue à SPS.
Toutefois, le Gouvernement sahraoui a "enregistré favorablement" la décision du Conseil de sécurité de "tenir une session spéciale pour connaître l'état de la situation au Sahara Occidental suite au violents assauts des troupes marocaines contre la population civile à Gdeim Izik et à la ville d'El Aaiun et ce malgré l’opposition acharnée du Maroc et son allié français".
Aussi, la partie sahraouie a "accueilli favorablement" le fait que le Conseil de Sécurité ait "déploré la violence utilisée par les troupes marocaines contre une population composée de femmes, d'enfants et de personnes âgées".
La déclaration note enfin le fait que le rapport présenté au conseil par le département des Opérations du maintien de la paix onusien ait "reconnu que le personnel des Nations Unies sur place a été empêché par le Gouvernement marocain de suivre les événements graves et connaître la vérité".
Le Conseil de sécurité a "déploré" mardi la violence qui a caractérisé les derniers événements qui s'étaient produits la semaine dernière dans les camps sahraouis, mais la demande de l'envoi d'une mission d'enquête de l'ONU sur place a été refusée par la France, rappelle-t-on. (SPS)