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vendredi 3 avril 2015

Action Amnesty : Dénoncer la torture au Maroc, à quel prix ?

Au Maroc, malgré une volonté affichée de l’éradiquer, la torture est toujours pratiquée dans certaines prisons. Ce mercredi, le belgo-marocain Ali Aarrass, victime de torture en prison, entamait sa 8e année derrière les barreaux. Vous aviez peut-être signé notre pétition l’année dernière. Nous vous demandons maintenant de vous mobiliser pour deux autres personnes en danger : Wafae Charaf et Oussama Housne. Tous deux ont osé porter plainte pour enlèvement et torture après leur participation à des manifestations pacifiques en 2014. Ce geste leur a coûté la liberté : ils sont aujourd’hui emprisonnés pour respectivement 2 et 3 ans pour "dénonciation calomnieuse" et "diffamation à l’égard des forces de police marocaine".
En 2014, le ministre marocain de la justice s’est publiquement engagé à empêcher la torture et à réaliser des enquêtes sur les allégations de torture. Son discours s’est cependant terminé par une dernière déclaration ferme : les responsables de fausses accusations seront poursuivis en justice. Cette position menaçante pourrait dissuader des victimes qui voudraient porter plainte pour des actes de torture.
Signez la pétition pour exiger la libération immédiate de Wafae et Oussama. Des survivants d’actes de torture qui envisageraient de porter plainte pourraient subir le même sort qu’eux. D’autres pourraient tout simplement se taire pour éviter de finir en prison. Les victimes de tortures doivent être protégées contre les représailles et doivent pouvoir dénoncer les faits en toute sécurité. 
   Plus d'information avant d'agir...
La pétition

samedi 31 mai 2014

Maroc: manifestation pour réclamer la libération de militants pro-réformes

par AFP, 25/5/2014
Environ 200 personnes ont manifesté dimanche à Rabat pour réclamer la libération de militants du mouvement pro-réformes du 20-Février, condamnés jeudi à des peines de six mois à un an de prison, a constaté un photographe de l'AFP.
Les manifestants, des militants mais aussi des proches des condamnés, ont défilé dans le calme en fin d'après-midi, sous surveillance policière, en scandant "Libérez nos détenus politiques".
Jeudi à Aïn Sebaa, dans la banlieue de Casablanca, cinq militants du 20-Février ont été condamnés à un an de prison ferme et quatre autres à six mois pour "organisation d'une manifestation non autorisée" et "violences envers des fonctionnaires de police".
Il avaient été interpellés avec deux autres militants le 6 avril durant une "marche nationale" ayant rassemblé quelque 10.000 personnes à Casablanca, à l'appel de trois des principaux syndicats du royaume, pour protester contre la politique du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane.
Les versions divergent sur l'incident: des ONG affirment que ces militants ont été arrêtés après avoir scandé des slogans "contre le régime dans son ensemble", tandis qu'une source policière a affirmé à l'AFP que cinq membres des forces de l'ordre avaient été blessés.
Né durant le printemps arabe, le mouvement du 20-Février réclame des réformes sociales et politiques profondes. Ses activités ont décliné au cours de l'année écoulée, les militants dénonçant une répression à leur égard.
Les autorités affirment de leur côté que l'essentiel des revendications ont été satisfaites avec l'adoption à l'été 2011 d'une nouvelle Constitution.

samedi 24 mai 2014

Le ridicule ne tue pas, sinon le Maroc serait déjà débarrassé des bouffons de l'Histoire

Le makhzen n'a pas peur du ridicule

Malheureusement le ridicule ne tue pas, sinon le Maroc serait déjà débarrassé des bouffons de l'Histoire
- Trois syndicats, syndicats légaux, monarchistes, obtiennent, sans problème aucun, l'autorisation d'organiser une marche populaire au cœur de Casablanca, et ce le 6 avril 2014. Ils invitent les masses populaires à y participer massivement.
- Des organisations politiques et autres associations (légales) appellent les masses populaires à y participer
- Des milliers de personnes se rendent au rendez-vous.
- La marche n'a connu aucun incident
- Les forces de répression pénètrent "au sein de la marche" pour arrêter 11 militants du "Mouvement de 20 février" (MVT20FEVRIER) sans motif aucun. Personnellement je croyais à une scène de "caméra cachée", que les jeunes allaient être relâchés dans l'hilarité générale.
- Les jeunes furent conduits au commissariat de Maârif, furent tabassés, furent enfermés à la prison de Oukacha.
- Après de nombreuses séances de pseudo-procès, on les condamne. Motif? Avoir participé à une marche non autorisée. C'est incroyable !! Je n'en reviens pas ! Le pauvre Kafka est dépassé! Une marche non autorisée ( 11 jeunes) diluée dans une marche autorisée (5 0 000 personnes).(????!!!!!).
Nous n'avons pas, malheureusement des Nicolas Gogol pour écrire quelque chose qui ressemble (côté comique) à son super écrit: " les âmes mortes". Le bled makhzen ne manque pas de matières premières.

Résultat d'un procès inique:
Casablanca (Maroc) le jeudi 22 mai 2014:
Le tribunal de 1ère instance de Aïn Sebaa (Casablanca-Marco) a scandaleusement condamné des jeunes militants du Mouvement de 20 Février (MVT20FEVRIER), jeunes arrêtés au cours de la marche organisée (légalement) par les 3 plus grands syndicats marocains et ce, le 6 avril 2014:
- 5 ont été condamnés à 1 an de prison ferme chacun
- 4 à 6 mois de prison ferme chacun
- 2 à 2mois de prison avec sursis et 5 000 dh d'amende pour chacun.
 
Sous le règne de l'injustice, les procès deviennent farce !

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http://m.france24.com/fr/20140522-maroc-militants-pro-reformes-condamnes-peines-prison-ferme-20-fevrier/

jeudi 10 octobre 2013

Le Prix Nobel / Maroc !


Par Mohammed Belmaïzi, 8/10/2013


PhotoPhotoLe Prix Nobel / Maroc !





             Il nous faut demander à cette institution d'attribuer le "Prix Nobel de la Répression et du Despotisme"... y compris l'art d'insulter les citoyens et de manier le bâton...

Il nous faut donc constituer tout un dossier pour émerveiller cette institution des découvertes magiques, allant du mensonge au crime, en passant par les emprisonnements, les interdictions, les atteintes à la liberté d'expression... "Free Anouzla"!

Un dossier bien ficelé révélant le génie prédateur de la bande qui possède le Maroc... ce beau pays du Couchant... et des babouches !

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 Le Maroc a perdu sa belle image qu'il voulait imposer au monde !

Par Driss Driss, 8/10/2013

 Faites des recherches sur internet et vous verrez, le pays est désormais lié à la terreur et à la violation des droits humains. Les journaux du monde entier décrivent une situation alarmante d’un pays martyrisé par un régime despotique. Les arrestations se multiplient et les victimes sont de plus en plus nombreuses, les accusations, montées de toutes pièces, des activistes ne cessent de pleuvoir allant de trafic de stupéfiants au terrorisme. 
Ce climat de non confiance qui règne au niveau international vis-à-vis du Maroc est un vrai casse-tête pour les Marocains de l’étranger, sans oublier les investisseurs étrangers et les touristes qui ont désormais peur de ce pays. Nous n’insisterons pas assez, cette situation risque de coûter très cher au Maroc au moment où la dette publique s’alourdit pour atteindre environ 71% du PIB du pays, et au moment où l’État vit une crise sans précédent au niveau politique et au niveau de la confiance publique.

La crise est d’ampleur, ce qui laisse prétendre le pire surtout que la vague de vengeance aveugle s’abat sur tous ceux qui veulent un Maroc meilleur. La pression internationale ne devra que s’accroître, l’image de la monarchie est atteinte et les prétendues réformes de 2011 ne sont, aux yeux de la communauté internationale, qu’un un coup de sabre dans l’eau insalubre.
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L'espoir avec les jeunes du M20F !

Cette jeunesse, cette rage de vaincre, cette beauté...est certainement sur la voie juste, la voie du Maroc de demain, le Maroc de l'émancipation, le Maroc de l’épanouissent .


Le MVT20FEVRIER, par ses aspirations, ses idées, son idéal...ce mouvement est loin d'être mort !




dimanche 14 juillet 2013

Condamner sans preuve ? C'est courant au Maroc !




Lorsque nous évoquons la nature du procès (ou du simulacre de procès) devant le tribunal MILITAIRE des 24 de Gdim Izik, nous sommes traités de sauvages par les Marocains qui nous expliquent qu'il y a eu des morts et que c'est normal qu'il y ait des condamnés !
Certes, mais la justice ne se rend pas comme ça ...
Après une petite recherche, il s'avère que nos militants des droits de l'homme dont certains ont été condamnés à perpétuité... l'ont été sans aucune preuve, ou avec des preuves fabriquées. Et il semble que ces pratiques soient courantes au royaume :
Je lis que à Imider la police a "arrêté un jeune militant, Mustapha Ouchtobane, en novembre 2011. Il sera condamné à quatre ans de prison ferme par le tribunal d’Ouarzazat, dans un procès expéditif digne des plus terribles des dictatures. Le 12 juillet 2012, cinq autres militants sont également arrêtés par les gendarmes à Tinghir. Le dossier semble monté de toute pièce. Un entrepreneur, connu pour ses liens avec les autorités, les accuse d’avoir vandalisé un projet de rénovation d’une maison des jeunes à Imider.
Or là, ce n'étaient pas des Sahraouis... Ces deux exemples, parmi tant d'autres, montrent que ce sont donc bien des habitudes du pouvoir marocain qui tient à montrer ses muscles pour faire taire le peuple ...

jeudi 24 janvier 2013

Le journaliste Youssef Jajili risque de la prison ferme


Reporters Sans Frontières, 24/1/2013



Un journaliste risque de la prison fermeYoussef Jajili,
  directeur de 
publication du 
magazine Al-Aan, 
 comparaîtra le 28 janvier 2013 devant le tribunal de première instance de Aïn Sebaâ pour répondre aux accusations de “diffamation” dont il fait l’objet. Le 22 juin 2012, le journaliste avait publié un article qui dénonçait le comportement du ministre marocain de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies, Abdelkader Amara (du Parti de la Justice et du Développement), qui, selon le journaliste, aurait dépensé pendant un déplacement officiel au Burkina Faso, la somme de 10 000 dirhams (environ 900 euros) pour organiser un dîner privé dans sa chambre d’hôtel, au cours duquel des boissons alcoolisées auraient été consommées. Une accusation dont se défend vivement Abdelkader Amara, qui a déposé plainte contre Youssef Jajili.
Convoqué le 23 octobre 2012 par la police, le journaliste a été interrogé pendant cinq heures. Lors de sa seconde convocation le 14 décembre dernier, les policiers lui ont remis sa convocation au tribunal pour le 14 janvier. Youssef Jajili encourt désormais une peine de trois mois à un an de prison ferme et une amende allant de 1200 à 100 000 dirhams (de 110 à 9 000 euros).
Reporters sans frontières condamne le fait que le journaliste ait pu être entendu par la police judiciaire sur simple plainte du ministre sans même une décision d’un juge. L’organisation demande l’abandon de la procédure telle qu’engagée contre Youssef Jajili. “Plus de dix-huit mois après l’adoption de la nouvelle Constitution qui garantit un certain nombre de droits fondamentaux, parmi lesquels le droit à un procès équitable, il est plus qu’urgent que les textes de lois soient harmonisés avec les dispositions contenues dans le texte constitutionnel. Cette affaire montre également combien la réforme du code de la presse, promise par le nouveau gouvernement, visant à dépénaliser les délits de presse, est cruciale pour la liberté de l’information au Maroc”, a déclaré Reporters sans frontières.
Dans un communiqué publié sur sa page Facebook le 26 juin 2012, le ministre avait déclaré son intention de poursuivre en justice “toute personne étant impliquée de près ou de loin dans cette action qui porte atteinte à mon honneur, ma dignité ainsi qu’à l’honneur de mes responsabilités, de ma famille et de mon parti”.
Contacté par Reporters sans frontières, l’avocat du journaliste, Me Ibrahim Rachidi a déclaré vouloir contester le fondement des charges qui pèsent à l’encontre de son client : “Youssef Jajili ne peut en rien être concerné par l’article 42 du code de la presse qui concerne la publication d’information ayant troublé l’ordre public ou ayant suscité la frayeur. Par ailleurs, nous contestons le fait qu’il ait pu être convoqué et interrogé par la police judiciaire, alors qu’il aurait dû être entendu par le tribunal. Il apparaît important que les textes juridiques marocains soient mis en conformité avec la nouvelle constitution, qui consacre dans son article 120 le droit de tout citoyen à un procès équitable.”
Al-Aan est un magazine hebdomadaire spécialisé dans l’investigation et les enquêtes, fondé en avril 2012 par Youssef Jajili. Ce dernier avait obtenu en 2011 le grand Prix national de la presse marocaine pour l’un de ses reportages dans les camps de Tindouf.
 Lire en arabe (بالعربية

vendredi 5 octobre 2012

IMIDER : Déclaration à l’attention de l’opinion. Jugement des détenus le 8 octobre



Mouvement : Sur la Voie de 96 – Imider –
Province de Tinghir

 Déclaration à l’attention de l’opinion nationale et internationale

   Concerne : les intimidations des autorités régionales à l’encontre des populations d’Imider
     

 Depuis le début du sit-in pacifique de la population de la commune d’Imider sur le mont Alebban, pour :
 
I.- Réclamer des droits économique et sociaux,

II.- Protester contre l’exploitation abusive des ressources naturelles par la société métallurgique d’Imider (SMI),

III.- Mettre un terme définitif à la pollution de l’environnement au cyanure par la SMI,

IV.- Et pour exiger la fin des violations subies par notre population, ainsi que toutes les formes d’injustices dont elle est victime,

En guise de seule réponse, les autorités régionales ont adopté un double langage pour casser cette résistance, au mépris des intérêts vitaux de la population de notre commune. En effet, tandis que des forces auxiliaires ont été déployées autour du puits Targuit pour poursuivre le détournement illégal de ses eaux depuis 1986 – en dépit des plaintes des habitants et des paysans affectés -, nous constatons que la force publique agit pour le compte de la société SNI et pour la protection de ses intérêts, au détriment de ceux de notre population. 

Cette action se traduit sur le terrain par une politique systématique de répression tout azimut, comprenant harcèlements, intimidations, encerclements, arrestations arbitraires ; ainsi que des procès- spectacles aboutissant à des verdicts injustes fondés sur des procès-verbaux fabriqués de toute-pièce, c’est-à-dire annexés aux déclarations des détenus préalablement signés dans le poste de police.

Plus que ces agissements, la partialité et même la complicité des autorités locales (avec une entreprise minière privée, aux méthodes d’exploitation illégales) s’est manifesté à travers la convocation récurrente du comité de dialogue au poste de la gendarmerie de Tinghir, pour des motifs fallacieux et ce, notamment aux lendemains du 13ème et 14ème round du dialogue, entre le 28 juin et le 14 août 2012.

Parallèlement à de telles manœuvres, la politique de répression systématique s’est intensifié ces derniers temps, plus particulièrement à la suite de la réunion du 25 septembre, à l’occasion de laquelle le comité de dialogue a reçu une convocation du Maire de la Province à une autre réunion devant avoir lieu, ce 1er octobre 2012. En même temps, les patrouilles de surveillance des gendarmes se sont poursuivies dans plusieurs communes rurales, dans le seul but d’intimider et de terroriser les populations. Cette répression, qui n’épargne ni vieux, ni jeunes, ni militants ni leurs familles, s’est étendu jusqu’aux petits élèves, dont certains sont poursuivis en justice pour provocation des autorités.

Une telle situation, responsable du climat de terreur généralisée, a eu pour effet la perte de confiance des populations dans les autorités : Alors que ces dernières œuvrent pour un dialogue de bonne foi, en vue d’une solution équitable à leurs problèmes, sur la base de leurs droits légitimes sur les ressources minières naturelles de leurs terre ancestrale, la terreur qu’elles subissent met en évidence les réelles intentions des parties hostiles à ce dialogue et à toute solution non conforme à leurs intérêts privés.

Dans de telles circonstances, nous réitérons notre disposition à poursuivre le dialogue, que nous souhaitons constructif, pour une solution juste et équitable … Mais nous tenons à rappeler, À Qui de Droit et à l’opinion publique, nationale et internationale, notre détermination inébranlable à défendre nos légitimes droits sociaux et économiques.

« Mouvement Sur la Voie de 96″ : Imider, le 30 septembre 2012
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Les détenus politiques de la cause "imidrienne" seront jugés en cours d'appel de Ouarzazate le 08 octobre !














lundi 17 septembre 2012

« Les Six de Bernoussi » et l’avocat du diable

Par Salah Elayoubi, demainonline 17/9/2012

 
Une autre réalité que le régime marocain aura du mal à camoufler est, sans aucun doute,  son acharnement coupable contre les militants du mouvement du vingt février.
 
Le tribunal d’Ain Sebaa est devenu le symbole de cet acharnement judiciaire, depuis les condamnations des deux plus célèbres d’entre eux, Mouad Lhaqed et de Younes Belkhdim.
Ses murs résonnent encore des protestations des familles et des cris des militants au prononcé des peines à l’encontre de Samir Bradley, Tariq Rochdi, Abderrahman Assal condamnés à dix mois fermes,  Youssef Oubella, Nour Essalam Kartachi  condamnés à   huit fermes et  Laila Nassimi à  six  mois avec sursis.
Pourtant, pendant un court moment, dans cette salle d’audience d’Ain Sebaa,  les « six de Bernoussi » ont cru entrevoir un moment d’humanité et une lueur d’espoir,  lorsqu’ils ont pu psychanalyser leur douleur en racontant leur calvaire, au cours des interrogatoires. Une abomination où se mêlent la barbarie et le vice. Une affaire aux antipodes de toute procédure judiciaire, avec pour seuls objectifs, imprimer la terreur dans l’esprit des militants, venger l’humiliation qu’ils infligent au makhzen depuis plus de dix-huit mois et  leur confectionner des procès-verbaux « téléphonés ».
Même lorsque le juge a feint d’afficher une curiosité paternaliste pour le « modus operandi » de la manifestation, il ne s’est pas écoulé grand temps, avant que le public ne comprenne qu’il instruisait à la recherche du détail qui tue, comme la concordance entre l’heure de la manifestation et celle de la prière, dont l’accusation a prétendu qu’elle était préméditée pour inciter les fidèles à se joindre aux militants ! Argument hilarant pour qui sait qu’avec cinq prières quotidiennes, il est difficile de ne pas empiéter sur l’une ou l’autre d’entre elles !
Dans ce tribunal où la justice n’a jamais eu droit de cité, » les Six » ont eu affaire avec la dictature, dans ce qu’elle a de plus brutal. Les thuriféraires qui galvaudent le terme démocratie seraient bien inspirés de se convaincre que dans les pays où celle-ci a cours, les salles d’audience sont propres et empreintes d’une solennité qui confine au sacré, car on y juge des  humains. Le respect qu’on leur doit est à ce prix.
A Ain Sebaa, à écouter les vitupérations de cet avocat du diable, celui de la police, on jugeait des animaux, des bêtes sauvages. Une justice d’abattage à pas d’heure, dans le désordre, le brouhaha, la saleté, et la présence massive des forces de l’ordre.
L’état pourtant, si prodigue envers sa police se montre bien pusillanime à équiper ses salles d’audience piètrement conçues, d’un matériel de sonorisation, afin de rendre audible les débats et de leur donner la plus large publicité. Mais il est vrai que la justice marocaine n’en a cure. Elle déteste la publicité et lui préfère le secret des complots et les chuchotements des « Taalimates », ces instructions venues d’en haut !  Des micros auraient diffusé les échanges et les auraient vulgarisé jusque dans la salle des pas perdus, démontant le mécanisme de la fraude judiciaire et de l’injustice qui ont emporté tant de nos compatriotes et brisé à tout jamais leur destin.
Tout dans ces journées interminables, aura été déployé pour se venger des vingtfévriétistes et rien n’aura dérangé ce juge qui se sera contenté de juger sur la base de procès-verbaux truqués et d’aveux extorqués dans des conditions qui relèvent du secret de Polichinelle. Ni la violence délibérée de la police contre une manifestation pacifique, ni la procédure policière entachée de tortures abominables, ni les témoins de l’accusation aux abonnés absents, ni les témoignages concordants des militants,  ni le brio des plaidoiries de la défense, ni même la honte ou la décence, n’auront réussi à renverser la marche de l’injustice et convaincre les magistrats que le procès prenait les allure louches de règlement de comptes.
Autant de manigances qui n’auront pas entamé d’un iota la détermination des uns et des autres. Pour preuve, cette lettre rédigée du fond de sa cellule expiatoire numéro 8, dans l’aile 7, de la prison locale de Oukacha, par Younes Belkhdim, « Le poéte du peuple »  qui a entamé une grève de la faim le 4 septembre.
Il s’est invité au débat se rappelant au souvenir de ceux qui pensent à tort, avoir mis le mouvement marocain de contestation à genou. Des lignes qui en disent plutôt long sur la détermination de nos militants, leur courage et leur soif de dignité :
-« Je reste honoré et fier de payer, derrière les barreaux, le prix de la liberté. Et je considère que le feuilleton des intimidations, des enlèvements, des tortures, des procès montés et des incarcérations n’est qu’un aveu de la légitimité des objectifs du Mouvement du 20 Février que nous essayons d’atteindre par des actions de protestations non-violentes et civilisées. »

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=21212

Maroc: Des confessions douteuses ont été utilisées pour emprisonner des manifestants

Par Human Rights Watch, 17/9/2012
 
Les preuves d’agressions commises contre des policiers auraient été obtenues sous la torture

(Rabat, le 17 septembre 2012) – Un tribunal marocain a condamné à des peines de prison, le 12 septembre 2012, cinq activistes du mouvement pro-réformes du 20-Février et une sixième à une peine avec sursis, pour avoir agressé et insulté des agents de police, au terme d’un procès qui pourrait se révéler inéquitable, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.
 
Le tribunal de Casablanca les a condamnés à des peines de prison allant jusqu’à dix mois, bien qu’ils clament, depuis la fin de leur garde à vue, qu’ils ont été torturés pour signer de fausses confessions, qui constituent la seule preuve contre eux. Le tribunal a refusé de convoquer à la barre les agents prétendant avoir été agressés, et n’a entendu aucun témoin identifiant les inculpés comme étant les auteurs de quelconques infractions. Les inculpés ont prévu de faire appel.
 
« Le tribunal a envoyé des manifestants en prison sur la base de confessions qui pourraient avoir été obtenues sous la torture, tout en refusant de convoquer les plaignants pour s’exprimer devant le tribunal », a déclaré Eric Goldstein, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Le Maroc ne pourra garantir des procès équitables que lorsque les tribunaux enquêteront sérieusement sur les allégations de confessions forcées et refuseront de prendre en compte, comme preuve, toute confession obtenue de façon irrégulière  par la police. »
 
La police a arrêté les six militants alors qu’elle dispersait une manifestation de plusieurs centaines de personnes, le 22 juillet, dans le quartier populaire de Sidi Bernoussi à Casablanca. Le Mouvement du 20-Février a tenu des rassemblements dans des villes de tout le pays depuis que ce groupe peu structuré s’est constitué, à cette date en 2011, pour protester contre la corruption, le chômage, la cherté de la vie, la répression politique et la concentration de pouvoirs par la monarchie. Les autorités ont souvent autorisé les marches, mais à d’autres occasions, les ont violemment dispersées et ont poursuivi des participants en justice sur la base d’accusations souvent douteuses.
 
"Lors de la marche du 22 juillet, les manifestants scandaient des slogans audacieux contre la monarchie, mais demeuraient pacifiques", ont déclaré des participants à Human Rights Watch. À un moment donné, tard dans la soirée, les policiers ont surgi pour disperser les manifestants. Ils ont arrêté les six accusés, les ont mis dans un fourgon de police et les ont emmenés au poste de police local.

Leïla Nassimi, une militante du mouvement du 20-Février qui dit avoir toujours mal au dos suite à son passage à tabac dans un fourgon de police, a décrit à Human Rights Watch son arrestation et les mauvais traitements qu’elle a subis :
"La manifestation était déjà finie, il y avait encore des gens mais ils commençaient à partir. J’étais attablée à un café quand j’ai vu la police s’approcher, donc je me suis levée pour voir ce qu’il se passait. Les policiers m’ont attrapée et enfermée au fond de leur fourgon. Dans le fourgon, des policiers ont tout de suite commencé à me frapper. À chaque fois qu’on ajoutait quelqu’un dans le fourgon, ils recommençaient à frapper tous ceux qui étaient dedans. Ils nous ont emmenés au poste d’Anassi de la police judiciaire de Sidi Bernoussi. Dans le poste, ils ne m’ont pas battue, mais j’ai vu ce qu’ils faisaient aux autres dans les couloirs, avant qu’ils ne nous emmènent dans des bureaux différents: ils les giflaient, leur baissaient le pantalon, les obligeaient à crier « Vive le roi ! » [un des slogans du 20-Février est « Vive le peuple »]. S’ils refusaient, ils les frappaient encore. "   
 
Le 25 juillet, après trois jours de garde à vue, les six accusés ont comparu pour la première fois devant le procureur, qui était le procureur adjoint Moustapha Fadioui. Celui-ci les a informés qu’ils étaient inculpés pour avoir organisé un rassemblement « non autorisé », agressé et insulté des policiers en exercice de leurs fonctions, et insulté la police en tant qu’institution.
 
Comme le mentionne le procès-verbal de l’audience devant le procureur, les six personnes ont toutes nié les accusations et déclaré que la police les avait torturées, les frappant dans le fourgon et, pour la plupart, à nouveau au poste de police. Un des accusés, Tarek Rouchdi, 29 ans, a déclaré qu’au poste, les agents l’avaient déshabillé et lui avaient inséré des doigts dans l’anus, d’après le procès-verbal. Un autre, Youssef Oubella, 23 ans, a déclaré que les policiers lui avaient arraché les cils, l’avaient déshabillé et lui avaient inséré des doigts dans l’anus. Samir Bradli, 34 ans, a déclaré qu’ils l’avaient battu et lui avaient arraché les cils.  

Lors de l’audience du 25 juillet, des blessures étaient visibles et les vêtements de certains accusés étaient déchirés et tachés de sang, ont déclaré à Human Rights Watch deux de leurs avocats qui y ont assisté, Mohamed Messaoudi et Omar Benjelloun. Le procureur note dans le procès-verbal, consulté par Human Rights Watch, qu’il a observé des bleus et des traces rouges sur le bras droit de Oubella, ainsi qu’un œil au beurre noir; une plaie sur la tête de Bradli, « de deux centimètres de long peut-être »; des bleus et des traces rouges sur le bras droit de Abderrahmane Assal, 43 ans; de petites blessures sur le nez et le cou de Nouressalam Kartachi, 21 ans; et aucune blessure sur Rouchdi. Il n’a pas mentionné Nassimi, 51 ans, à ce sujet.

Le procureur a ordonné à un médecin d’examiner les inculpés. Le médecin a rendu visite aux six personnes le même jour et a rédigé un certificat d’une page couvrant l’ensemble des cas, que Human Rights Watch a pu lire. Il y écrit que l’examen « n’a rien révélé de particulier (…), pas de (…) traumatisme, [mais] une coupure superficielle sur le cuir chevelu de Samir Bradli ». Les autres inculpés ont déclaré plus tard au tribunal que le médecin ne les avait pas examinés physiquement, a rapporté Benjelloun.
 
L’affaire a été déférée devant la cour de première instance du tribunal de Aïn Sebaâ (Casablanca). Le tribunal a placé Nassimi en liberté provisoire, mais ordonné que les cinq hommes, tous de Casablanca, restent en détention en attendant leur procès.
 
Pendant le procès, étalé sur plusieurs séances et conclu par une audience-marathon qui a duré jusqu’à 3 heures du matin le 11 septembre, les seules preuves liant les inculpés aux accusations les plus sérieuses – agresser les policiers – étaient leurs propres confessions ainsi que la plainte déposée par écrit par un agent de police qui déclarait que Nassimi l’avait mordu, ont déclaré à Human Rights Watch Messaoudi et Benjelloun, les avocats de la défense. Aucun policier et aucun témoin à charge n’ont témoigné au procès, et l’accusation n’a produit aucune vidéo ou autre preuve matérielle.

Les cinq inculpés de sexe masculin ont nié avec constance le contenu de leurs « confessions » à la police. Quatre d’entre eux ont déclaré qu’ils les avaient signées sous la torture; Kartachi a refusé de signer la sienne, expliquant au procès qu’il avait refusé de signer parce que la police ne l’avait jamais interrogé sur les événements de la soirée en question. Nassimi a déclaré à Human Rights Watch qu’elle avait signé ses déclarations sans les lire parce qu’elle n’avait pas ses lunettes, et que ce n’était que plus tard qu’elle avait appris qu’elle y confessait avoir mordu et frappé un agent de police, déclarations qu’elle nie avoir faites et qu’elle a réfuté devant le tribunal.
 
Le dossier de l’affaire comprenait des déclarations écrites d’agents de police, selon lesquelles ils avaient été blessés alors qu’ils dispersaient les manifestants, avec des certificats médicaux pour appuyer leurs affirmations. Pourtant, dans ces rapports, les agents n’identifiaient pas les individus qui selon eux les avaient agressés, sauf pour celui qui accusait Nassimi de l’avoir mordu, ont déclaré Messaoudi et Benjelloun.  
   
La défense a demandé au juge d’assigner les policiers plaignants à comparaître devant le tribunal pour répondre à des questions, mais le juge a refusé. Le dossier contenait aussi des déclarations écrites de propriétaires de commerces locaux se plaignant principalement que les manifestations du 22 juillet aient nui à leurs affaires, mais sans identifier de responsables. Ces plaignants ne sont jamais apparus au tribunal, malgré les requêtes de la défense qui voulait qu’ils témoignent.

Trois témoins de la défense ont attesté qu’ils avaient vu la police utiliser la violence contre les manifestants, et non pas le contraire. Parmi eux se trouvait un journaliste qui a témoigné que les policiers l’avaient placé dans leur fourgon et frappé, avant de le relâcher sans poursuites.

Kartachi et Oubella ont tous deux été condamnés à huit mois de prison, Bradli, Assal et Rouchdi à dix mois, et Nassimi à six mois avec sursis. Le tribunal a infligé à chacun des six accusés une amende de 500 dirhams (55 US$) et attribué 5 000 dirhams de dédommagement (550 US$) à chaque agent de police ayant déclaré des blessures, à payer par les inculpés. Les cinq hommes condamnés sont détenus à la prison d’Oukacha.

Pendant le procès, les inculpés ont décrit la violence, les menaces et les insultes que selon eux la police a utilisées pour les forcer à signer les fausses déclarations, et le juge les a interrogés sur leurs affirmations. Le tribunal n’a pas encore publié son jugement motivé par écrit, qui pourrait révéler les raisons pour lesquelles il a rejeté les assertions de torture faites par les inculpés. Un juge a l’interdiction d’admettre comme preuve toute déclaration obtenue par la violence ou la contrainte, selon l’article 293 du code de procédure pénale marocain.
 
Pour ce qui est de l’accusation de participation à un rassemblement illégal, la défense a invoqué le droit à la liberté d’assemblée. En ce qui concerne la loi marocaine, la plupart des manifestations publiques nécessitent d’avertir les autorités au préalable. En général le mouvement du 20-Février ne remplit pas cette condition, et il ne l’avait pas fait pour l’événement du 22 juillet, même s’il annonce publiquement ses actions prévues.
 
Alors que l’agression d’un agent de police en tant qu’individu est une accusation pénale légitime, la pénalisation des insultes envers la police en tant qu’institution publique viole le droit à la liberté d’expression, a déclaré Human Rights Watch.
 
Le Mouvement du 20-Février affirme que beaucoup de ses membres dans tout le pays sont actuellement en prison après avoir été condamnés pour des plaintes similaires à celles déposées contre les accusés de Sidi Bernoussi. En outre, un artiste rappeur actif dans le Mouvement du 20-Février, Mouad Belghouat (connu sous le nom d’Al Haqed), purge une peine d’un an de prison pour une chanson et une vidéo associée jugées « insultantes » envers la police en tant qu’institution.
 
« Quand les tribunaux marocains commenceront à traiter de façon adéquate les allégations d’usage de la torture pour obtenir des preuves, et s’assureront que les accusés ont l’occasion d’interroger les plaignants et tous les témoins appropriés au tribunal, ils ne garantiront pas seulement des procès plus justes, mais ils enverront également un message aux policiers : ils doivent cesser d’user de méthodes irrégulières pour extorquer des confessions », a conclu Eric Goldstein.
 

Pour lire d’autres communiqués de Human Rights Watch sur le Maroc et le Sahara occidental, veuillez suivre le lien :
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Au Maroc, Eric Goldstein (anglais, français): +1917-519-4736 (portable); ou goldstr@hrw.org
Au Maroc, Brahim El Ansari (arabe): +212-666-081-207 (portable); ou elansab@hrw.org
 
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المغرب - استخدام اعترافات مُتنازع على صحتها في حبس متظاهرين
الأدلة على أنهم هاجموا الشرطة مُنتزعة بطريق التعذيب حسب الزعم
(الرباط،
17 سبتمبر/أيلول 2012) – قالت هيومن رايتس ووتش اليوم إن محكمة مغربية أصدرت يوم 12 سبتمبر/أيلول 2012، أحكاما بالسجن في حق خمسة ناشطين من حركة 20 فبراير المؤيدة للإصلاح، وواحدة بعقوبة موقوفة التنفيذ، للاعتداء على ضباط الشرطة والإساءة إليهم، وذلك إبان محاكمة ربما كانت غير عادلة.

أصدرت محكمة الدار البيضاء في حقهم أحكاما تصل إلى 10 أشهر حبساً نافذا على الرغم من ادعائهم، منذ لحظة خروجهم من الاحتجاز
لدى طرف الشرطة، أنهم تعرضوا للتعذيب من أجل أن يوقعوا على اعترافات كاذبة، وتعتبر الاعترافات هي الدليل الوحيد ضدهم. رفضت المحكمة استدعاء أي من الضباط الذين ادعوا أنهم تعرضوا للاعتداء للمثول أمامها، ولم تستمع إلى الشهود الذين تعرفوا على المتهمين كونهم ارتكبوا مخالفات. ويخطط المتهمون لاستئناف الحكم.

وقال إريك غولدستين، نائب المديرة التنفيذية لقسم الشرق الأوسط وشمال أفريقيا في هيومن رايتس ووتش: "أرسلت المحكمة المحتجين إلى السجن على أساس اعترافات يُزعم أنها انتزعت تحت التعذيب، في حين رفضت استدعاء المشتكين للاستماع إليهم أمام المحكمة. يمكن للمغرب ضمان إجراء محاكمات عادلة فقط عندما تحقق المحاكم جديا في المزاعم الخاصة بانتزاع الاعترافات القسرية، ورفض أية أدلة أو اعترافات حصلت عليها الشرطة بشكل غير سليم".

ألقت الشرطة القبض على الستة أثناء تفريق مظاهرة شارك فيها المئات من الأشخاص في 22 يوليوز/تموز في حي سيدي البرنوصي الشعبي في الدار البيضاء. ونظمت حركة 20 فبراير مسيرات في مدن في جميع أنحاء البلاد منذ تشكيل المجموعة ضعيفة التنظيم في ذلك التاريخ في عام 2011، احتجاجا على الفساد، والبطالة، وارتفاع تكاليف المعيشة، والقمع السياسي، وتركيز السلطة في يد الملك. وقد سمحت السلطات في كثير من الأحيان بالمسيرات، ولكن في أوقات أخرى فرقتها باستخدام العنف وتابعت المشاركين بتهم مشكوك فيها في كثير من الأحيان.

وقال مشاركون لـ هيومن رايتس ووتش إن المتظاهرين في مسيرة 22 يوليو/تموز رددوا شعارات قوية مناهضة للملكية ولكنها ظلت سلمية. وفي لحظة، في وقت متأخر من المساء، ظهرت الشرطة لتفريق المتظاهرين. ألقوا القبض على المتهمين الستة، ووضعوهم في سيارة شرطة، واقتادوهم إلى مركز محلي للشرطة.

وصفت ليلى الناسيمي، وهي ناشطة في حركة 20 فبراير والتي قالت إنها لا تزال تعاني من آلام في الظهر بسبب الضرب في سيارة الشرطة، وصفت لـ هيومن رايتس ووتش اعتقالها وأساءة معاملتها:
 
كانت المظاهرة قد انتهت بالفعل، وكانوا ما زالوا هناك ولكنهم بدأوا في المغادرة. كنت جالسة في أحد المقاهي عندما رأيت الشرطة تتحرك، لذلك نهضت لرؤية ما يحدث. أمسك بي أعوان الشرطة ووضعوني في الجزء الخلفي من سيارتهم. بدأ رجال الشرطة على الفور بضربي داخل السيارة. وفي كل مرة يضيفون شخصا في السيارة، يقومون بضرب كل من في داخلها مرة أخرى. اقتادونا إلى مركز الشرطة القضائية في حي أناسي ، في سيدي البرنوصي. لم يضربوني في المركز، لكنني رأيت ما فعلوه بالآخرين في الممرات، قبل أن يأخذونا إلى مكاتب منفصلة: صفعوهم، ونزعوا سراويلهم، وطلبوا منهم أن يصيحوا "عاش الملك". [أحد شعارات حركة 20 فبراير هو"عاش الشعب"]. وإن رفضوا، تضربهم الشرطة أكثر.
 
في 25 يوليو/تموز، بعد ثلاثة أيام من الحراسة النظرية، مثل المتهمون الستة لأول مرة أمام النائب الأول لوكيل الملك، المصطفى فديوي، الذي أبلغهم أنهم متهمون بتنظيم  تجمع "غير مرخص به"، والاعتداء وإهانة الشرطة أثناء قيامها بعملها، وإهانة الشرطة كمؤسسة.

وكما هو مدون في محاضر الاستماع الرسمية أمام وكيل الملك، فقد نفى الستة جميعهم التهم وقالوا إن الشرطة عذبتهم، وتم ضربهم في السيارة، في أغلب الحالات، ومرة
​​أخرى في مركز الشرطة. وحسب المحضر، قال طارق رشدي، 20 سنة، وهو أحد المتهمين، إن الضباط سحبوا سراواله في المركز، وأدخلوا أصابع في مؤخرته. وقال آخر، وهو يوسف أوبلا، 23 عاما، إن الشرطة نزعت رموشه، وخلعوا ملابسه، وأدخلوا أصابع في دبره. وقال سمير برادلي، 34 عاما، إن أعوان الشرطة ضربوه ونزعوا رموشه.

وقال اثنان من محاميهم، هما محمد مسعودي وعمر بن جلون، اللذين حضرا الجلسة، لـ هيومن رايتس ووتش، إن الإصابات، خلال جلسة استماع ليوم 25 يوليو/تموز، كانت ظاهرة وملابس البعض كانت ممزقة ومليئة بالدماء. ودون نائب وكيل الملك في المحاضر الرسمية، والتي اطلعت عليها هيومن رايتس ووتش، أنه لاحظ وجود كدمات وعلامات حمراء على ذراع أوبلا اليمنى، ولون أزرق حول العين؛ وجرح على رأس برادلي "ربما سنتيمترين"؛ وكدمات وعلامات حمراء على الذراع اليمنى لعبد الرحمن عسال، 43 عاما؛ وجروح بسيطة على أنف ورقبة نور السلام قرطاشي،
21 عاما؛ وعدم وجود جروح على رشدي. ولم يذكر الناسيمي، 51 عاما، في هذا الصدد.

أمر الوكيل طبيبا بفحص المتهمين. زار الطبيب الستة في نفس اليوم، وقدم تقريرا من صفحة واحدة تغطيهم كلهم، اطلعت هيومن رايتس ووتش عليه. وينص على أن الفحص لم يكشف "أي شيء خاص... لا... صدمة... [بل فقط] جرح سطحي على فروة رأس سمير برادلي". وقال بن جلون إن المتهمين الآخرين أعلنوا في وقت لاحق أمام المحكمة أن الطبيب لم يفحصهم فحصاً بدنياً.

أحيلت القضية على المحاكمة أمام محكمة الدرجة الأولى في عين السبع (الدار البيضاء). أفرجت المحكمة مؤقتا عن الناسيمي، ولكنها أمرت باعتقال الرجال الخمسة، وكلهم من الدار البيضاء، في انتظار المحاكمة.

وقال مسعودي وبن جلون، محاميا الدفاع، لـ هيومن رايتس ووتش، إن الدليل الوحيد الذي يربط  المتهمين بالتهمة الأكثر خطورة – الاعتداء على الشرطة – خلال المحاكمة والتي دامت عدة جلسات وانتهت خلال جلسة ماراثونية دامت حتى الساعة الثالثة من صباح 11 سبتمبر/أيلول، كان ذلك الدليل هو اعترافاتهم وشكاية أحد ضباط الشرطة المكتوبة الذي قال إن الناسيمي عضته. لم يشهد أي شرطي أو شاهد الإثبات خلال المحاكمة، كما لم يوفر الادعاء أي مقطع فيديو أو دليل مادي يؤكد الوقائع.

ونفى المتهمون الذكور الخمسة بثبات محتويات "الاعترافات" المقدمة أمام الشرطة. وقال أربعة إنهم وقعوها تحت التعذيب؛ ورفض قراطشي التوقيع على محضره، موضحا خلال المحاكمة أنه رفض التوقيع لأن الشرطة لم تستجوبه حول أحداث ذلك المساء. وقالت الناسيمي لـ هيومن رايتس ووتش إنها وقعت محضرها دون قراءته لأنها لم تكن لديها نظارتها، وعلمت فيما بعد أنها اعترفت فيه بأنها عضت وضربت ضابط شرطة، وهو التصريح الذي تنفي أنها قامت به والذي نفته أمام المحكمة.

وضم ملف القضية تصريحات أفراد الشرطة بأنه تمت إصابتهم أثناء تفريق المظاهرة، مع تقارير طبية لدعم مطالبهم. وقال مسعودي وبن جلون ومع ذلك، فإن الضباط لم يحددوا في هذه التقارير الأفراد الذين يقولون إنهم اعتدوا عليهم، باستثناء الضابط الذي اتهم الناسيمي بعضه.

طلب الدفاع من قاضي المحاكمة استدعاء أفراد الشرطة المشتكين للمحكمة للإجابة على الأسئلة، ولكن القاضي رفض. ويتضمن الملف أيضا تصريحات مكتوبة لأصحاب محلات تجارية من منطقة التظاهر يشتكون أساسا من أن مظاهرة 22 يوليو/تموز أضرت بأعمالهم، ولكنهم لم يحددوا أيا من الجناة. ولم يمثل أي من هؤلاء المشتكين أمام المحكمة، على الرغم من طلبات الدفاع بتقديمهم للشهادة.

شهد شهود الدفاع الثلاثة بأنهم رأوا الشرطة تستخدم العنف ضد المتظاهرين، وليس العكس. ومن بين الثلاثة الذين شهدوا، أحد الصحفيين الذي شهد بأن الشرطة وضعته في سيارة وأنهال عليه أعوان الشرطة بالضرب، ثم أطلقوا سراحه من دون تهمة.

حكم على كل من قرطاشي وأوبلا بثمانية أشهر حبساً نافذا، وبرادلي وعسال ورشدي
بعشرة أشهر، والناسيمي بستة أشهر موقوفة التنفيذ. وغرمت المحكمة كلا من الستة بـ 500 درهم (55 دولارا أمريكيا) وتعويض بقيمة 5000  درهم (550 دولارا أمريكيا) لكل من ضباط الشرطة الذين ادعوا الإصابات، على أن تدفع من قبل المتهمين. ويوجد المتهمون الذكور الخمسة في سجن عكاشة.

خلال المحاكمة، وصف المتهمون العنف والتهديدات والشتائم التي قالوا إن الشرطة استخدمتها لإكراههم على توقيع إفادات كاذبة، واستجوبهم القاضي حول ادعاءاتهم. لم تصدر بعد المحكمة حكمها المكتوب، والذي قد يكشف أسباب رفض المحكمة ادعاءات المتهمين بتعرضهم للتعذيب. ويحظر على القاضي أن يقبل كدليل أي تصريح يتم الحصول عليه تحت الإكراه أو العنف بموجب الفصل 293 من قانون المسطرة الجنائية المغربي.

وفيما يتعلق بتهمة المشاركة في تجمع غير قانوني، أحال الدفاع على الحق في حرية التجمع. وبالنسبة للقانون المغربي، فإن معظم المظاهرات العامة تتطلب إشعارا مسبقا للسلطات. ولا تراعي حركة 20 فبراير عموما هذا الشرط، ولم تفعل ذلك بالنسبة لمظاهرة 22 يوليو/تموز، على الرغم من أنها أعلنت للعموم  عملها المبرمج.

وقالت هيومن رايتس ووتش إنه في حين أن الاعتداء على فرد من الشرطة هو تهمة مشروعة، إلا أن تجريم إهانة الشرطة كمؤسسة تشكل انتهاكا للحق في حرية التعبير.

وتقول حركة 20 فبراير إن عشرات من أعضائها في جميع أنحاء البلاد هم الآن في السجن بعد إدانتهم بتهم مماثلة لتلك التي قدمت ضد متهمين سيدي البرنوصي. بالإضافة إلى ذلك، يقضي فنان موسيقى الراب، من الدار البيضاء، الناشط في حركة 20 فبراير، معاد بلغوات المعروف باسم (الحاقد)، حكما بسنة سجنا نافذا، بسبب أغنية وفيديو مرتبط بها والتي اعتبرت "إهانة" للشرطة كمؤسسة.

وقال إريك غولدستين: "عندما تبدأ المحاكم المغربية في التعامل بشكل سليم مع مزاعم استخدام التعذيب للحصول على أدلة، وضمان أن تتاح للمتهم فرصة سؤال المشتكين وجميع الشهود المعنيين في المحكمة، فإنها – المحاكم – لا تضمن فحسب عدالة المحاكمات، ولكن يعتبر هذا أيضا بمثابة بادرة بأن على الشرطة التوقف عن توظيف أساليب غير لائقة لانتزاع الاعترافات".

للاطلاع على تغطية هيومن رايتس ووتش للأوضاع في المغرب والصحراء الغربية، يرجى زيارة:
http://www.hrw.org/ar/middle-eastn-africa/morocco/western-sahara
لمزيد من المعلومات، يرجى الاتصال:
في المغرب، إريك غولدستين (الإنجليزية والفرنسية):
+1917-519-4736  (خلوي)، أو goldstr@hrw.org
في المغرب، إبراهيم الأنصاري (العربية): +212-666-081-207 (خلوي)، أو  elansab@hrw.org

 For Immediate Release

Morocco: Contested Confessions Used to Imprison ProtestersEvidence They Assaulted Police Allegedly Obtained by Torture
(Rabat, September 17, 2012) – A Moroccan court on September 12, 2012, sentenced five activists of the pro-reform February 20 Movement to prison terms, and one to a suspended term, for assaulting and insulting police officers after what may have been an unfair trial, Human Rights Watch said today.

A Casablanca court sentenced them to up to 10 months in prison despite their claim, from the moment they emerged from police custody, that they had been tortured into signing false confessions, the sole evidence against them. The court refused to summon any of the officers who claimed to have been assaulted to appear in court, and heard no witnesses who identified the defendants as having committed any infractions. The defendants plan to appeal.
“The court sent protesters to jail on the basis of confessions allegedly obtained under torture, while refusing to summon the complainants to be heard in court,” said Eric Goldstein, deputy Middle East and North Africa director at Human Rights Watch. “Morocco can guarantee fair trials only when courts seriously investigate allegations of coerced confessions and dismiss as evidence any confessions the police obtained improperly.”
Police arrested the six while dispersing a demonstration of several hundred people on July 22 in the working-class neighborhood of Sidi el-Bernoussi, Casablanca. The February 20 Movement has held rallies in cities around the country since the loosely organized group was formed on that date in 2011 to protest corruption, unemployment, the high cost of living, political repression, and the concentration of power in the monarchy. Authorities have often allowed the marches, but at other times violently dispersed them and prosecuted participants on often-dubious charges.
At the July 22 march, the protesters chanted strong anti-monarchy slogans but remained peaceful, participants told Human Rights Watch. At one point late in the evening, the police surged to disperse the protesters. They arrested the six defendants, put them in a police van, and took them to the local police station.
Leïla Nassimi, a February 20 activist who said she still has back pain from a beating in a police wagon, described her arrest and mistreatment to Human Rights Watch:

The demonstration was already over, people were still there but beginning to leave. I was sitting in a café when I saw the police moving in, so I got up to see what was happening. The police grabbed me and put me in the back of their van. Inside the van, policemen started beating me right away. Each time they added someone to the wagon, they beat everyone inside again. They drove us to the Anassi station of the judicial police in Sidi el-Bernoussi. At the station, they did not beat me but I saw what they did to the others in the hallways, before they took us to separate offices: they were slapping them, pulling down their pants, ordering them to shout, “Long live the king!” [One slogan of the February 20 Movement is “Long live the people.”] If they refused, the police beat them some more.
 
On July 25, after three days of pre-arraignment (garde à vue) detention, the six defendants appeared for the first time before the prosecutor, deputy prosecutor Moustapha Fadioui, who informed them that they were charged with staging an “unauthorized” gathering, assaulting and insulting police as they were performing their job, and insulting the police as an institution.

As noted in the official minutes of the hearing before the prosecutor, the six all denied the charges and said the police had tortured them, beating them in the van and, in most cases, again in the police station. One defendant, Tarek Rouchdi, 29, said that at the station, officers pulled off his clothes and inserted fingers in his anus, the minutes say. Another, Youssef Oubella, 23, said the police had pulled out his eyelashes, pulled off his clothes, and inserted fingers in his anus. Samir Bradli, 34, said the police beat him and pulled out his eyelashes.

At the July 25 hearing, injuries were visible and the clothes of some were torn and bloodied, Mohamed Messaoudi and Omar Bendjelloun, two of their lawyers who attended, told Human Rights Watch. The prosecutor notes in the official minutes, which Human Rights Watch reviewed, that he observed bruises and red marks on Oubella’s right arm, and a black eye; a wound on Bradli’s head “perhaps two centimeters long;” bruises and red marks on the right arm of Abderrahmane Assal, 43; small injuries on the nose and neck of Nouressalam Kartachi, 21; and no injuries on Rouchdi. He does not mention Nassimi, 51, in this regard.
The prosecutor ordered a doctor to examine the defendants. The doctor visited the six the same day and filed a one-page report covering all of them, which Human Rights Watch has read. It states that the examination revealed “nothing in particular…no…trauma… [but] a superficial cut on the scalp of Samir Bradli.” The other defendants declared later to the court that the doctor had not physically examined them, Bendjelloun said.

The case was referred to trial before the Ain Sbaâ (Casablanca) First Degree Court. The court provisionally released Nassimi, but ordered the five men, all of Casablanca, held pending the trial.

During the trial, which lasted several sessions and concluded with a marathon hearing that continued until 3 a.m. on September 11, the only evidence linking the defendants to the most serious charge – assaulting the police – was their own confessions and the written complaint by one police officer who said Nassimi bit him, Messaoudi and Bendjelloun, the defense lawyers, told Human Rights Watch. No policeman or witness for the prosecution testified at trial, nor did the prosecution produce any video or material evidence.

The five male defendants steadfastly denied the contents of their “confessions” made before the police. Four said they signed them under torture; Kartachi had refused to sign his, explaining at the trial that he had refused to sign because the police had never interrogated him about the events of that evening. Nassimi told Human Rights Watch that she signed her statement without reading it because she did not have her glasses, and learned only later that in it she had confessed to biting and hitting a police officer, a statement she denies making and that she denied in court.
The case file included written statements by police officers that they had been injured while dispersing the demonstration, with medical reports to support their claims. However, the officers in these reports did not identify the individuals who they say assaulted them, except for the officer who accused Nassimi of biting him, Messaoudi and Bendjelloun said.

The defense asked the trial judge to subpoena the police complainants to court to answer questions, but the judge refused. The file also contained written statements by local business owners mainly complaining that the July 22 demonstration had hurt their business but identifying no perpetrators. These complainants never appeared in court, despite defense requests to have them testify.

Three defense witnesses testified that they saw the police using violence against the demonstrators, not the other way around. The three included one journalist who testified that the police had placed him in their van and beat him, then released him without charge.

Kartachi and Oubella were each sentenced to eight months in prison, Bradli, Assal and Rouchdi to 10 months, and Nassimi to a six-month suspended sentence. The court fined each of the six 500 dirhams (US $55) and awarded 5,000 dirhams (US $550) to each of the police officers who claimed injuries, to be paid by the defendants. The five male defendants are in Oukacha prison.

During the trial, the defendants described the violence, threats, and insults they said the police used to coerce them to sign false statements, and the trial judge questioned them about their assertions. The court has not yet published its written judgment, which may reveal the reasons the court rejected the defendants’ claims of torture. A judge is prohibited from admitting into evidence any statement obtained under violence or coercion under Morocco’s code of penal procedure, article 293.
With regard to the charge of participating in an illegal gathering, the defense invoked the right to freedom of assembly. As a matter of Moroccan domestic law, most public demonstrations require advance notification of the authorities. The February 20 Movement generally does not comply with this requirement, and did not do so for the July 22 event, although it publicly announces its planned actions.

While assaulting an individual police officer is a legitimate criminal charge, criminalizing insults to the police as a public institutionviolates the right to freedom of expression, Human Rights Watch said.
The February 20 Movement says that scores of its members around the country are now in prison after being convicted on charges similar to those filed against the Sidi Bernoussi defendants. In addition, a Casablanca rap music artist active in the February 20 Movement, Mouad Belghouat (known as al-Haqed), is serving a one-year sentence for a song and related video deemed “insulting” to the police as an institution.
“When Moroccan courts begin adequately addressing allegations of the use of torture to obtain evidence, and ensure that the accused have the opportunity to question complainants and all relevant witnesses in court, they will not only ensure fairer trials, but also signal to the police that they need to stop using improper methods to extract confessions,” Goldstein said.

For more Human Rights Watch reporting on Morocco and Western Sahara, please visit:
http://www.hrw.org/en/middle-eastn-africa/morocco/western-sahara

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