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lundi 8 décembre 2014

La délégation sahraouie s’entretient avec les délégations participantes à la réunion de l’alliance progressiste

Lisbonne, 07 /12/2014 (SPS)

  La délégation du Front Polisario a eu une séries d’entretiens avec les délégations participantes à la réunion de l’alliance progressiste qui s’est tenue à Lisbonne du 04 au 05 décembre courant à Lisbonne.

La délégation sahraouie s’est réunie avec plusieurs délégations dont le parti socialiste des travailleurs espagnols (PSOE),  le parti socialiste suédois, les partis du travail britannique et hollandais et la jeunesse socialiste internationale (IUSY), ainsi que avec des  délégations venant  d’Afrique, du Mexique, de l’Argentine  et de l’Uruguay.

Les entretiens ont porté sur les violations flagrantes des droits de l’homme perpétrées contre les civils sahraouis par le régime d’occupant marocain et les entraves posées par ce dernier devant les efforts e onusiens visant à trouver une solution pacifique et juste, conformément aux résolutions de l'ONU.

Elles ont également souligné que l’intransigeance du Maroc représente une menace réelle au processus de paix au Sahara occidental et nécessite une intervention urgente afin de l’obliger à respecter la légitimité internationale.

La réunion a abordé plusieurs thèmes dont le travail décent, l’enseignement, la coopération internationale et les campagnes électorales, ainsi que  les crises économiques et politiques actuelles et la sécurité dans plusieurs pays du monde.

La délégation sahraouie a présenté, en marge de cette réunion un résumé sur l’expérience de la femme sahraouie. (SPS)

jeudi 10 octobre 2013

Le Prix Nobel / Maroc !


Par Mohammed Belmaïzi, 8/10/2013


PhotoPhotoLe Prix Nobel / Maroc !





             Il nous faut demander à cette institution d'attribuer le "Prix Nobel de la Répression et du Despotisme"... y compris l'art d'insulter les citoyens et de manier le bâton...

Il nous faut donc constituer tout un dossier pour émerveiller cette institution des découvertes magiques, allant du mensonge au crime, en passant par les emprisonnements, les interdictions, les atteintes à la liberté d'expression... "Free Anouzla"!

Un dossier bien ficelé révélant le génie prédateur de la bande qui possède le Maroc... ce beau pays du Couchant... et des babouches !

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 Le Maroc a perdu sa belle image qu'il voulait imposer au monde !

Par Driss Driss, 8/10/2013

 Faites des recherches sur internet et vous verrez, le pays est désormais lié à la terreur et à la violation des droits humains. Les journaux du monde entier décrivent une situation alarmante d’un pays martyrisé par un régime despotique. Les arrestations se multiplient et les victimes sont de plus en plus nombreuses, les accusations, montées de toutes pièces, des activistes ne cessent de pleuvoir allant de trafic de stupéfiants au terrorisme. 
Ce climat de non confiance qui règne au niveau international vis-à-vis du Maroc est un vrai casse-tête pour les Marocains de l’étranger, sans oublier les investisseurs étrangers et les touristes qui ont désormais peur de ce pays. Nous n’insisterons pas assez, cette situation risque de coûter très cher au Maroc au moment où la dette publique s’alourdit pour atteindre environ 71% du PIB du pays, et au moment où l’État vit une crise sans précédent au niveau politique et au niveau de la confiance publique.

La crise est d’ampleur, ce qui laisse prétendre le pire surtout que la vague de vengeance aveugle s’abat sur tous ceux qui veulent un Maroc meilleur. La pression internationale ne devra que s’accroître, l’image de la monarchie est atteinte et les prétendues réformes de 2011 ne sont, aux yeux de la communauté internationale, qu’un un coup de sabre dans l’eau insalubre.
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L'espoir avec les jeunes du M20F !

Cette jeunesse, cette rage de vaincre, cette beauté...est certainement sur la voie juste, la voie du Maroc de demain, le Maroc de l'émancipation, le Maroc de l’épanouissent .


Le MVT20FEVRIER, par ses aspirations, ses idées, son idéal...ce mouvement est loin d'être mort !




jeudi 19 septembre 2013

Une ONG américaine dénonce les violations des droits de l’Homme au Sahara occidental par le Maroc


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L’ONG américaine Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l’Homme (RF Kennedy Center) a exprimé son indignation devant la violation continue des droits des Sahraouis par le gouvernement marocain, rapporte ce samedi 14 septembre l’agence officielle APS.
« Le gouvernement marocain continue de violer les droits respectivement à la vie, à l’intégrité personnelle, à la liberté d’expression et de réunion, ainsi qu’au droit à des procès équitables des Sahraouis », dénonce cette ONG dans un nouveau rapport publié vendredi à Washington.

« La situation exige non seulement une présence permanente de l’ONU, mais aussi un mandat clair pour les droits de l’Homme afin de ne plus permettre la poursuite de telles violations et d’envoyer un message clair au Maroc que la communauté internationale ne tolère pas ces violations », a déclaré le directeur des Partenaires des droits de l’Homme de RFK Center, Santiago Canton, à l’occasion de la publication de ce rapport.

La communauté internationale, a-t-il poursuivi, a la responsabilité de protéger les Sahraouis de ces « violations systématiques ». L’ONG américaine a réitéré son « regret » que le Conseil de sécurité de l’ONU n’ait pas introduit, en avril dernier, un mandat de surveillance des droits de l’Homme dans les prérogatives de la mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso), et ce, malgré les recommandations du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, du secrétaire général Ban Ki-moon, et de plusieurs organisations de la société civile dont RFK Center, Amnesty International et Human Rights Watch.

Des violations commises « sans relâche » par le Maroc

Le rapport de RFK Center constate que depuis le renouvellement, en avril dernier, du mandat de la Minurso sans un instrument de surveillance des droits de l’Homme, les actes de « violations systématiques » commis « sans relâche » par les forces de sécurité marocaines contre la population sahraouie ont continué « sans une réaction efficace » de la communauté internationale.

Citant le Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l’Homme (CODESA), il précise qu’il y a actuellement 59 prisonniers politiques dont 17 défenseurs des droits de l’Homme dans les prisons marocaines. Outre les prisonniers politiques qui « endurent des conditions déplorables durant leur incarcération », le rapport note que, depuis avril dernier, quatre détenus sahraouis de droit commun sont morts à la prison d’Ait Melloul en raison des mauvaises conditions d’incarcération, des mauvais traitements et du manque de soins médicaux, tandis qu’un prisonnier politique sahraoui a entamé une grève de la faim en août dernier pour protester contre l’agression physique et verbale flagrante dont souffrent les prisonniers politiques sahraouis dans les prisons du royaume de Mohamed VI.

Par ailleurs, l’ONG américaine rapporte, dans les détails, plusieurs cas d’oppression et de violation perpétrés, rien qu’en août 2013, par les forces marocaines contre les Sahraouis dont plusieurs ont été arrêtés et poursuivis en justice, sans procès équitable, pour avoir exercé leurs droits de réunion et de liberté d’expression et revendiqué le droit à l’autodétermination.

L’ONG  a exhorté à la création et à la mise en place d’un mécanisme indépendant de surveillance des droits de l’Homme pour « protéger les droits des Sahraouis et soumettre le Maroc à ses obligations internationales ». C’est dans ce sens que cette organisation prône avec force que lors du renouvellement du mandat de la Minurso en avril 2014, le Conseil de sécurité de l’ONU devrait y intégrer un mécanisme de surveillance des droits de l’Homme.

mercredi 18 septembre 2013

La Maroc / L'impunité système de valeur! 1

Par Mohammed Belmaïzi, 16/9/2013
Plus de cinq décennies, les violations des droits humains au Maroc n’ont cessé de provoquer l’opinion et d’indigner la conscience en torpillant l’avènement de l’Etat de Droit dont notre association l’AMDH exige vivement l’édification. Arrestations, torture, disparations et assassinats ont mis l’Etat marocain au ban des nations démocratiques et civilisées. Il a fallu que le scandale crève les yeux et érode significativement la façade cosmétique collée à la peau de l’autoritarisme de cet Etat, pour que l’étendue de l’horreur des violations éclate au grand jour. Parmi tant d’écrits et d’interventions, retenons le livre de Gille Perrault « Notre ami le roi » qui décrit les arcanes du pouvoir personnel d’Hassan II. L’Histoire retiendra de ce monarque de droit divin qu’il s’est ingénié à opprimer, à bannir et à ériger des bagnes clandestins contre ses opposants. C’est alors que sous la pression nationale et internationale, le régime a cédé. Et le monde a ouvert les yeux sur le désastre de Tazmamart et d’Agdz, entre autres mouroirs clandestins au Maroc.

Pour redorer son blason, le régime marocain, en se dépêchant de tourner cette hideuse page, exhibe sa ‘bonne volonté’ et crée le CCDH (Conseil Consultatif des Droits de l’Homme) en 1990. Il opta, huit ans plus tard, pour l’Alternance, un gouvernement dirigé par le socialiste Abderrahman el-Youssoufi  Celui-là même qui évoqua durant son exil, les délits attentatoires de l’Etat marocain comme inhérents aux « crimes contre l’humanité ». Mais pour effacer et passer sous silence cette macabre phase contre les droits humains, on s’est empressé de désigner un « ministre chargé des Droits de l’Homme » au sein de ce gouvernement. Signe d’un consensus irraisonné à tous les niveaux de l’Etat et de ses commis, anciens et nouveaux venus, pour arracher la défense des droits humains des mains des associations autonomes, telle que l’AMDH. C’est que l’Etat marocain excelle dans ses créations et remaniements d’organes étatiques pour la défense des Droits de l’Homme. Et c’est ainsi que le CCDH a été remplacé par le CNDH (Conseil National des Droits de l’Homme); étrange et subite reconversion d’un pouvoir nourri par la violence d’Etat. Chose fort curieuse et combien antagoniste avec la nature de ce régime qui recourt régulièrement à la coercition et aux descentes punitives contre manifestations et contestations populaires. On a enregistré tout récemment, dans le cadre du Mouvement du 20 février inscrit dans la foulée des Révolutions au Maghreb et au Proche-Orient, l’atteinte à la liberté de manifester des citoyens, habitants d’Abou Ayach, de Taza, de Safi,  d’Ifni… avec mort d’hommes, deuils et désarrois des familles brisées par nombre d’arrestations et d’emprisonnements arbitraires des jeunes.

Où trouve-t-on, alors les principes de « la protection des droits et libertés des citoyens et l’attachement du pays au respect de ses engagements internationaux en matière de protection et de promotion des droits de l’Homme », dont se gargarisent intellectuels et commis de l’Etat ? Accablant, à ce sujet, est le récent rapport de Juan Mendez, l’envoyé spécial des Nations Unis pour les Droits de l’Homme. Il note sans détour que « la torture et les mauvais traitements n’ont pas disparu » et révèle que « la pratique des traitements cruels persiste dans les affaires pénales de droit commun. » Il évoque « l’usage excessif de la force par la police pendant des manifestations à Rabat et dans plusieurs autres villes en février et en mars 2011 ». Il souligne les « événements du 15 mai 2012 à Rabat, à Fez, à Tanger et à Témara, localité où les manifestants réclamaient la fermeture du centre de détention ». Juan Mendez demande à l’Etat marocain de libérer Ali Arras de nationalité belgo-marocain, emprisonné arbitrairement sans preuves tangibles et irréfutables, à l’instar de l’ensemble des prisonniers du centre de détention de Témara, victimes de la vague liberticide qui voyait en chaque marocain un potentiel islamiste ou terroriste…

Même le CNDH, organe de l’Etat, reconnaît, en ‘transgression’ de ses accointances obligées, que les violations dans les prisons marocaines sont catastrophiques. La maltraitance des prisonniers se manifeste « par des coups portés aux moyens de bâtons et de tuyaux, la suspension sur des portes à l’aide de menottes, les coups administrés sur la plante des pieds (FALAQA), les gifles, les pincements à l’aide d’aiguilles, les brûlures, les coups de pied, le déshabillage forcé des détenus au vu et au su des autres prisonniers, les insultes et l’utilisation d’expressions malveillantes et dégradantes portant atteinte à la dignité humaine des détenus. Ces exactions ont été observées dans la plupart des prisons visitées avec une prévalence et une intensité qui diffèrent d’une prison à une autre… »

Comment en est-on arrivé à revivre les pratiques d’un passé immédiat qu’on fustigeait pourtant, pour tourner promptement la page ? La réponse est on ne peut plus limpide. Ce tableau fort pollué par la déliquescence de l’Etat marocain est inscrit dans les rouages de cet autre organe créé par le Maroc sous l’étiquette IER (Instance Equité et Réconciliation, son mandat allait du 7 Janvier 2004 au 30 Novembre 2005). Un spectacle bourré de manquements et de détournement du sens, puisque les victimes des années de plomb qui devaient décrire leurs drames, étaient sommées de ne point mentionner leurs bourreaux. Un procès amputé de sa partie essentielle qui sont les bourreaux. Ces bourreaux qui continuent, sans être inquiétés, à occuper les basses et hautes instances de l’Etat. Ce procès édulcoré par des invocations mensongères de la fameuse « justice transitionnelle » était prévisible, lorsqu’on sait que l’Etat se refuse obstinément à s’excuser des atrocités du passé devant la souveraineté du peuple marocain. Il est à noter en effet, que selon la constance de l’oppression et des violations des Droits Humains, décrites plus haut, le Maroc se refuse à promouvoir la « justice » et la « transition », à l’instar de ce qu’ont fait les Sud Africains lors de l’abolition de l’Apartheid. Un exemple pourtant si riche de leçons que l’Etat marocain appuyé par ses intellectuels et ses commis, ont lamentablement feint d’omettre.

Notre association l’AMDH l’a dit et répété : sans abolir l’impunité, aucune page ne peut être tournée pour accéder à la paix sociale, à la gouvernance éthique, à la démocratie et à la prospérité. L’impunité à tous les niveaux d’ailleurs, restera comme une écharde dans le pied purulent des dominants, voué à des métastases, contestées et contestables.

Alors, c’est pour quand une authentique démocratie et un Etat de Droit, pour bannir définitivement l’impunité, cette maladie dévastatrice ?