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dimanche 6 novembre 2016

France Inter : La mort d'un vendeur de poisson suscite la colère au Maroc







dimanche 6 novembre 2016
Histoire et politique Vive le peuple !


Le Maroc est bouleversé par la mort de Mohcine Fikri, mort broyé par une benne à ordure. Ça réveille toute l'histoire d'une région du nord du Maroc, le Rif.

Le "Rif", est un mot qui a été synonyme de liberté et de liberté écrasée…
C’était il y a presque un siècle : de 1921 à 1926. La guerre du Rif. Elle est menée par un chef militaire et politique, Abd El Krim, qui installe une république sur son territoire. Elle est tribale, musulmane, berbère et elle fascine les révolutionnaires. Abd El Krim, est l’homme qui fait trembler les puissances coloniales au Maroc, la France et l’Espagne.
 A la tête de 5000 hommes, il a décimé une armée espagnole! Et il menace le Maroc français, il menace le sultan qui est l’allié des français. Abd El Krim est une figure mondiale - il fait la Une de Time! - et ses soldats sont des héros… comme ce vieil homme -centenaire- qu’on avait entendu sur France Inter en 2011, dans "La marche de l'Histoire".

dimanche 8 mars 2015

France inter : Selon un voisin de Mohamed VI celui-ci aurait des « problèmes intestinaux »


Mohamed VI (Photo DR)
Mohamed VI (Photo DR)
Un voisin du roi du Maroc dans le village de Betz, dans le département de l’Oise, en France, a déclaré à une équipe de journalistes français que selon « un bruit qui court [Mohamed VI] aurait des problèmes intestinaux, et c’est pour cela qu’il vient se soigner en France ».
Ce voisin, qui a l’air de très bien connaître le château « royal » de Betz, ses anciens propriétaires, ses « barbouzes », sa mosquée et son abri anti-atomique l’a dit lors du magazine « Comme un bruit qui court » de la radio française France Inter (7-3-2015). 
Demain
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samedi 7 mars 2015

France Inter, écouter absolument : notre voisin le roi, sur Mohammed Vi

Résultat de recherche d'images pour "logo france inter"France Inter une radio du Groupe Radio France
 
Sur france inter ce samedi 16h: http://www.franceinter.fr/player "comme un bruit qui court, notre voisin le roi !!!" sur Mohamed VI,  le roi du Maroc

France Inter une radio du Groupe Radio France. Le direct, les programmes, la rédaction, ...
.Player - France Inter
http://www.franceinter.fr/player/reecouter#

mercredi 15 octobre 2014

France Inter Maroc contemporain à l'IMA


Ibtissame Betty Lachgar

Je vous donne RDV ce soir, en direct de l'IMA, 21h dans l'émission A'Live, sur France Inter, animée par Pascale Clark, avec Nadia Lamlili et Ghali Bensouda et ce, en marge de la grande manifestation "Maroc Contemporain"
Ce soir, paroles de marocains à l'occasion de la manifestation pluridisciplinaire "Maroc Contemporain" du 15 octobre au 25 janvier à l'Institut du Monde Arabe. Militants,...
franceinter.fr

mardi 14 octobre 2014

Un rappeur de 17 ans qui attend son procès dans une prison pour mineurs au Maroc.

visuel Le billet d'Eric Delvauxpar Eric Delvaux, France Inter
du lundi au vendredi à partir de 6h13
l'émission du lundi 13 octobre 2014

La liberté d'expression toujours muselée au Maroc

C'est un rappeur de 17 ans qui attend son procès dans une prison pour mineurs au Maroc.
Les autorités lui reprochent la diffusion de clips qualifiés d'offensants.
Il s'appelle Mister Crazy. Sur internet ses clips ont été visionnés près d'un million de fois. Ses textes racontent le quotidien difficile d'une jeunesse de Casablanca.

Il est accusé de "détournement des paroles de l'Hymne national", "insulte à corps constitué", "propos immoraux" et "incitation à la consommation de drogue".

Dans le Maroc moderne, un garçon de 17 ans, rappeur, attend en prison son prochain jugement. Sa comparution devant un tribunal est prévue samedi prochain.

samedi 3 mai 2014

Sur France Inter : Microcrédit, comment se faire des perles avec la sueur des pauvres ?

Chèr-es ami-es qui avez soutenu cette lutte et donné espoir aux femmes de la région de Ouarzazate, 

vous pouvez écouter l'émission sur la lutte des femmes contre le  microcrédit à Ouarzazate aujourd'hui lundi à 15h heure française première partie et demain mardi  2ème partie sur le site  de France Inter, rubrique programme puis émission La-bas si j'y suis:
http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-jy-suis-au-maroc-les-dangers-du-micro-credit
Merci de relayer l'information, la lutte continue
Souad

 l'émission du lundi 28 avril 2014

Microcrédit, comment se faire des perles avec la sueur des pauvres ?

Dans une rue à Ouarzazate © Radio France - 2014 / Anaëlle Verzaux

Femmes marocaines soumises et voilées ? Pas toujours, pas ici à Ouarzazate où elles sont en lutte contre les requins du microcrédit pour abus de confiance, et conditions de crédit insoutenables qui ont entraîné surendettement et paupérisation aggravée. Pourtant, face à la pauvreté, le microcrédit faisait l'unanimité. Son fondateur, Muhammad Yunus, le "banquier des pauvres", prix Nobel 2006, incarnait cette générosité "équitable et durable", base du capitalisme social. Ils seraient 200 millions à travers le monde à "bénéficier" de cette aide. Aide ? Certes on trouve des exemples de réussite. Mais aussi beaucoup d'échecs et de faillites et de colère face aux sociétés prêteuses qui bâtissent des fortunes sur la misère du monde.
Reportage à Ouarzazate : Anaëlle Verzaux
 À lire
La microfinance : entre utilité sociale et rentabilité financière, de Florent Bédécarrats (2013, éditions L’Harmattan)
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Microcrédit, comment se faire des perles avec la sueur des pauvres ? (2) 


Amina Morad, leader du mouvement de lutte contre le microcrédit à Ouarzazate © Radio France - 2014 / Anaëlle Verzaux

Dans la région de Ouarzazate, au Maroc, 4600 personnes refusent de rembourser les prêts des organismes de microcrédit et réclament l’audit de ces institutions et leur convocation devant les tribunaux. C'était pourtant la solution miracle. Le microcrédit devait émanciper les plus pauvres en leur procurant des sommes modiques afin qu'ils puissent développer une activité. "Utiliser le capitalisme pour faire du bien", disait le banquier aux pieds nus. Bilan aujourd'hui, quelques rares miracles et beaucoup de désastres. Taux d'intérêts prohibitifs, méthodes de recouvrement mafieuses, entraînant jusqu'à des vagues de suicides comme en Inde. Derrière l'aura de sainteté du microcrédit, seuls les prêteurs profitent. À Ouarzazate, c'est les organismes de prêts qui poursuivent les victimes devant la justice !
Mais elles se battent ....
Le second volet d'un reportage à Ouarzazate d'Anaëlle Verzaux
 http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-jy-suis-microcredit-comment-se-faire-des-perles-avec-la-sueur-des-pauvres-2
 Programmation musicale
- Match Bettikh, par Gnawa Diffusion
- Whowa, par Oum
- Crédit, par Tama
 À visiter
Le site du Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers-Monde (CADTM), pour avoir des échos de laCaravane Internationale de Solidarité avec la lutte des femmes contre le microcrédit.
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  • Microcrédit. Pour une poignée de dirham
    par Pauline Imbach , Reine Tem , Sihem Azak, 25 avril
    Ce n’est pas le titre d’un film tourné à Ouarzazate au Maroc dans les studios de l’Atlas, mais l’histoire de milliers de femmes victimes du microcrédit. Lire ici 
  • Première journée du Séminaire du CADTM Afrique « Femmes, dette et microcrédit »
    par Christine Vanden Daelen, 22 avril. Lire ici 
  • Première réunion du Conseil international du CADTM à Rabat, Maroc
    par Maria Elena Saludas, Pauline Imbach, 21 avril. Lire ici 
  • Faire le procès de la Banque mondiale et mettre la Banque mondiale en procès
    par Najib Akesbi, IAV H2, Rabat, 18 Avril 201. Lire ici 
  • mercredi 5 mars 2014

    France Inter en direct de Rabat au festival des étonnants voyageurs







    Étonnants voyageurs à Rabat


    France Inter a choisi d’installer son antenne à Rabat pour donner la parole aux femmes et aux hommes du monde musulman qui militent et agissent pour l’égalité des droits. Selon les pays, les situations sont diverses, ici encourageantes, ailleurs décevantes voire tragiques. Inutile de parler des révolutions arabes si l’on ne soulève pas la question cruciale de la condition des femmes.

    France Inter en direct et en public avec :

     le festival Etonnants voyageurs

    Maïssa Bey © Esby - wikimedia Commons - 2014
    Une édition d’Étonnants Voyageurs au Maroc, parce que nous sentons tous qu’en cette Méditerranée qui fut à la naissance de tant de civilisations, dans un face à face, souvent, et un dialogue, parfois, entre Orient et Occident, se joue une part de notre avenir à tous.
    Parce qu’il se pourrait bien, face au malheur, à la montée des fanatismes, qu’une Méditerranée nouvelle soit en train de naître, diverse, colorée, foisonnante et pourtant une – dont les écrivains et les artistes, aujourd’hui, tissent patiemment le visage, dans une tension créatrice qui n’oublie rien de l’histoire.
    Une édition au Maroc, à Rabat et Salé, dans un pays aujourd’hui en pleine effervescence culturelle, comme le montre un récent numéro de la revue Europe dont on mesure mal à quel point il se trouve au carrefour de plusieurs mondes – ce qui en fait l’originalité, et aussi la force…
    On le range un peu vite dans le « monde arabe », en ignorant que sa culture est largement berbère. À bien des égards le plus proche de l’Europe (et d’abord géographiquement) il est également au plus près de l’Afrique noire.
    Extrémité de l’arc du Sud de la Méditerranée, il s’ouvre aussi sur le monde Atlantique. De là sans doute qu’il n’est pas de meilleur lieu, aujourd’hui, pour apprécier en cette zone éminemment sensible, les figures du « monde qui vient ».

    Tahar Ben Jelloun © Maxppp - 2014
    De n’avoir pas suffisamment pris conscience de cette diversité vient sans doute que nous connaissons mal le Maroc en France – et la littérature marocaine aujourd’hui. Alors qu’elle est extraordinairement vivante, cette littérature, dans ses langues principales, français, arabe, darija et amazigh, « vivante, diversifiée, audacieuse » comme le souligne le dossier tout juste paru de la revue Europe, soucieuse de dire au plus près la réalité marocaine, assumant désormais l’expression du « je », abordant des thématiques jusque là taboues ou rarement abordées (corps, sexualité, passé carcéral, drames de l’immigration) déployant, pour cela, toute la gamme des moyens d’expression.
    Printemps arabe, le rendez-vous nécessaire
    Invitation d’auteurs et d’acteurs du « printemps arabe » à Saint-Malo, lectures, expositions, projections de films : dès les premiers jours nous y avons extrêmement attentifs, en nous attachant à en déployer la complexité.
    Les trois années écoulées auront eu la violence d’un séisme, traversées d’immenses espérances, et d’immenses tragédies, où l’on dirait que tout ce qui fonde « l’être ensemble », se trouve mis en question, bousculé, contesté. Nul ne peut prédire ce qu’il en adviendra, mais il est par contre certain que le monde arabe s’est mis en marche.

    Jean_Marie Le Clézio © Maxppp - 2014
    Une révolution culturelle : le surgissement inattendu d’une jeunesse entendant prendre toute sa place sur la scène de l’histoire, à travers des moyens d’expression nouveaux. Et si, comme toujours en ces moments de rupture, où les modes de représentation se retrouvent mis à mal (songez à ce que mai 68 fut en France, en Europe, aux États-Unis) la question de sa traduction politique reste posée, il est au moins sûr que ce qui la porte et nourrit est bien une révolution culturelle, autrement dit une révolution de la perception de soi dans son rapport au monde et une révolution dans la manière de l’exprimer. Cette effervescence était-elle perceptible dans les productions artistiques du monde arabe avant qu’elle n’éclate au grand jour ? Sous quelles formes ? Quels liens avec les cultures urbaines qui s’imposent de par le monde ? Quels liens sont à trouver avec les modes d’expression des générations précédentes ? Autant de questions dont il s’agit de débattre…
    Nul pays ne pouvait mieux convenir à ces débats nécessaires, ardemment souhaités par tous les écrivains amis du festival, de Boualem Sansal à Alaa Al Aswany, d’Adellatif Laabi à J.M.G. Le Clézio ou Tahar Ben Jelloun, que le Maroc aujourd’hui. En nous attachant à leur donner la profondeur historique, philosophique, nécessaire – et c’est pourquoi ils nous paraissent nécessairement liés à une interrogation sur les enjeux méditerranéens : non seulement sur les enjeux des temps présents, mais aussi sur ce qui fonde l’identité paradoxale de notre « mère Méditerranée » tout à la fois berceau de civilisation et lieu tragique par excellence.
    Lieux et acteurs du festival
    Il n’était pas pensable pour nous de monter un tel événement autrement qu’en complicité avec les acteurs culturels, écrivains, artistes de Rabat-Salé, et, au delà du Maroc, pour en restituer le plus justement l’effervescence créatrice.
    Seront donc de l’aventure : Kébir Ammi qui nous a accompagné tout au long de la préparation, Naïma Zitan et la troupe du théâtre de l’Aquarium, l'APELL (Association pour la Promotion de l’Édition du Livre et de la Lecture), Mohamed El Hassouni et la troupe de Théâtre Nomade de Salé (théâtre de rue), Alain Laëron et Touraya Bouabid, avec les élèves de l’Ecole Nationale du Cirque et celle des Arts Culinaires Shems’y, Yasmina Filali et la Fondation Orient-Occident (accueil et insertion des migrants subsahariens),
    l’Association EAC-L’Boulevard de Casablanca (promotion et développement de la culture, particulièrement active dans le soutien aux musiques actuelles) Abdellatif Laâbi (poète), Driss El Maloumi (musicien) et Naziha Meftah (chanteuse), Aadel Essaadani, exprésident du collectif des Abattoirs de Casablanca, président des associations culturelles Racines et Arterial Network, oeuvrant pour le développement culturel au Maroc et en Afrique, Dounia Benslimane, « activiste culturelle », Amal Khizioua (conteuse, chercheuse en littératures orales et fondatrice de la Maison du Conte de Rabat), Mustapha (slameur), Moby Dick (rappeur), les membres du collectif Cinéma Guérilla, Mohamed Bariz (conteur de la place Jamâa El Fna de Marrakech), Fedwa Misk (Magazine collaboratif féminin Qandisha), Nadia Essalmi (fondatrice de la première maison d’édition jeunesse au Maroc), l’association Bouregreg, et l’association du festival du film de femmes de Salé ! Sans compter les écrivains et cinéastes dont la liste se trouve en fin de ce document.
    L’événement exigeait également que les deux villes soient pleinement impliquées dans la diversité de leurs lieux de vie culturelle : espaces publics et privés, universités, établissements scolaires.
    En même temps, il fallait éviter une trop grande dispersion, trouver un principe de lisibilité dans l’espace urbain : notre choix a été de privilégier les lieux situés pour l’essentiel tout au long de la ligne de tram n°1 qui relie Rabat et Salé et de faire de cette ligne elle-même un lieu d’animation, trait d’union entre les deux villes.

    Le progamme du festival :
    Ce festival est en partenariat avec :
    émissions liées

    jeudi 10 octobre 2013

    Maroc : tour de vis à la liberté d'information


    Posté le mardi 8/10/2013

     

    ++

    La diffusion sur le site d'information Lakome d'une vidéo d'AQMI a provoqué une réaction extrèmement ferme des autorités marocaines. Ali Anouzla, l'un des fondateurs du site, est aujourd’hui derrière les barreaux. Cette vidéo d'une quarantaine de minutes, intitulée "Maroc, le royaume de la corruption et du népotisme", fustige la monarchie marocaine et appelle au jihad contre Mohammed VI.

    Après les attentats de Casablanca (33 morts en 2003) et de Marrakech (17 morts en 2011), les services du royaume sont mobilisés contre la menace terroriste. Surtout en ce moment. La crise syrienne attire de nombreux Marocains qui partent faire le jihad. 90 seraient morts au combat. Evidemment, au palais royal, on craint le retour de ces têtes brûlées de la guerre sainte. Le précédent algérien et des vétérans afghans est dans toutes les mémoires.

    Pour autant, si l'impératif sécuritaire est légitime, cette affaire permet aussi de donner un tour de vis à la liberté d'information. Cette affaire en cacherait en autre. Celle du pédophine espagnol grâcié par Mohamed VI cet été et qui a provoqué un émoi considérable chez les Marocains. Comme par hasard, le site qui a révélé l'affaire s'appelle... Lakome!
    Abou Bakr Jamai, co-fondateur du site Lakome
    Pour le palais royal, l'affaire de la vidéo d'AQMI tombe donc à pic. Le message est une double lame: tolérance zéro vis-à-vis des jihadistes et intimidation des journalistes.

    samedi 8 septembre 2012

    Mère célibataire au Maroc : le calvaire

    L'émission de France Inter du jeudi 6 septembre 2012

    Un reportage de Léa-Lisa Westerhoff à Tanger, au Maroc

    Logo 100% maman

    La naissance de ces enfants n'était, pour la plupart, pas désirée. Pourquoi ? Parce qu’ils sont nés de couples non mariés et qu’au Maroc, les relations sexuelles avant le mariage -tout comme l’avortement- sont Logo 100% mamans © 100% mamans - 2012 interdits. Les femmes qui tombent enceintes de cette façon représentent au moins 4% de la population marocaine, mais aucun programme d’Etat ne leur vient en aide.
    Alors, ce sont des associations qui se battent pour la dignité des mères célibataires. Nous sommes allés dans l'une d'entre elles, à Tanger, dans le nord du Maroc.

    Une crèche aux murs bleu ciel, dans un quartier populaire. Assise dans un coin de la pièce, visage souriant, traits tirés, Fatemzahara, 24 ans, berce son fils. Voilà deux mois qu’il est né, dans la douleur.

    Fatemzahara : « Ça a été très difficile pour moi, je ne suis pas mariée, je suis toute seule. Ma famille est conservatrice, il y a des règles, tu comprends ? Surtout pour nous les filles ! Quand  je suis tombée enceinte pour eux c’était un très gros problème, ils ne pouvaient pas comprendre, pour eux c’est honteux, tu dois nécessairement te marier…
    -Et si tu leur avais dit que tu étais enceinte?
    - Ils auraient pu me tuer... »

    Son histoire, Fatemzahara la raconte en ravalant ses larmes. Elle est loin d’être une exception : comme elle, chaque année, des centaines de milliers de Marocaines tombent enceintes alors qu’elles ne sont pas mariées.
    Un interdit absolu dans l’islam, qui force la plupart de ces femmes à se cacher ou à vivre exclues, comme le raconte cette autre jeune mère tombée enceinte à 20 ans.  

    Autre jeune mère : « Au départ, mon ventre ne se voyait pas trop et je pouvais travailler, mais dès qu’on a commencé à voir que j’étais enceinte, j’ai eu des problèmes. Personne ne voulait plus m’employer ou même me louer un appartement. J’étais presque à la rue, nulle part ou aller… »

    Installée aujourd’hui autour d’une table avec cinq autres jeunes mamans, Fatemzahra suit une formation d’aide cuisinière. Elle a fini par entendre parler de l’association à Tanger et y a trouvé refuge le temps d’accoucher.

    Mais Claire Trichot, fondatrice de l’association « 100% maman » confirme : si les médias parlent plus ouvertement de ce problème de société aujourd’hui, ces mères célibataires sont toujours victimes de discrimination au quotidien, au travail, à l’hôpital, dans la rue…

    Claire Trichot : « Ce sont des situations dramatiques, elles ne savent plus à qui s’adresser… Les familles les excluent, le père biologique disparait… Nous sommes toujours confrontés à cette réalité et nous avons toujours du mal à travailler réellement l’insertion sociale de la maman auprès de la société, de la famille, d’un employeur… Je ne vois pas de différence en six ans d’existence »

    Le chemin pour la reconnaissance des mères célibataires est encore long, très long. Aujourd’hui, seul un tiers d’entre elles sont prises en charge faute de structure d’accueil. A Tanger, « 100% maman » est la seule pour tout le nord du Maroc. Quinze mères peuvent y trouver refuge le temps d’accoucher.


    Commentaires

    Renée Taste (anonyme),8/9/2012

    Je me suis rendue à l'association et ai remis aux responsables les affaires qui m'ont été données.
    Toujours reçue avec gentillesse, une responsable a fait visiter les locaux à Yannick Valette, responsable de l'association "servir sans frontière" d'Albi.
    Nous avons aussi visité les logements dans lesquels quelques mamans sont hébergées.
    Je rencontrerai Claire Trichot dans la semaine.
    Les photos sont pour bientôt.....quand Yannick me les aura faites parvenir.
    Faire des collectes dans crèches et écoles en France est possible mais, le grand problème est le transport.
    Aidez nous à les aider.


    Paviot (anonyme),7/9/2012

    L'association malouine Enfants du Maroc s'est engagée à soutenir cette association animée par une équipe et des bénévoles qui ne ménagent pas leurs efforts afin d'aider ces mamans célibataires. La transparence des comptes de 100% Mamans est exemplaire, nous ne pouvons qu'encourager les donateurs à les soutenir.

    samedi 11 août 2012

    France Inter :2 émissions sur Casablanca, 11 et 12 août 2012

    l'émission du samedi 11 août 2012

    Casablanca en mouvement. La Nayda - Partie 1

    Casablanca © CC Jaberien - 2012

    Elle fait rêver tout le Maghreb. Effervescente, atypique, bigarrée, caractérielle, extravagante, Casablanca ne laisse pas indifférent et vit depuis quelques années une renaissance culturelle surnommée la Nayda, en référence à la Movida espagnole…
    Une plongée au cœur de ce mouvement culturel en compagnie de ces jeunes qui incarnent le Printemps Arabe.

    INVITES
    * Mohamed Merhari, créateur du Polygone.
    * le rappeur Mouad
    * Fedwa Misk
    * Le goupe Haoussa
    * Nour -Eddine Lakhmari, réalisateur du film "Casanegra"
    * Aberrahim Kassou des Abattoirs
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    l'émission du dimanche 12 août 2012

    Casablanca en résistance - Partie 2



    Les Abattoirs à Casablanca © CC Colors - 2012 / Colors 

    Casablanca, la capitale économique ne va pas bien : inégalités, corruption, violence, misère…
    Et pourtant, au milieu de ces difficultés, que de ressources, d’energie portées par la jeunesse.
    Des hommes et des femmes combattent aujourd’hui les démons de la ville et inventent de nouveaux modèles culturels et sociaux.

    INVITES
    • Aberrahim Kassou de l’association Casamémoire qui réinvestit les lieux de mémoire et les transforme en lieux de résistance comme les Abattoirs
    • L’initiateur « des Mercredis Racines », issu du mouvement du 20 Février
    • La journaliste Kenza Sefrioui
    • Le cinéaste Nabil Ayouch, son film : "Les Chevaux de Dieu", adapté du livre de Mahi Binebine, "Les étoiles de Sidi Moumen", sortira prochainement. 
    • Karim Tazi, de l'association "Banque alimentaire"
    • L’association Initiative Urbaine
    • La styliste Kebbaj

    REMERCIEMENTS  à l'Institut Culturel Français, à Kenza Sefrioui, journaliste et à Lamia Barrada-Berca, écrivain