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jeudi 16 octobre 2014

Une tente sahraouie comme symbole de l’exposition à l'IMA sur le Maroc contemporain.


Une lecture propagandiste de l’histoire


L’installation d’une tente sahraouie sur le parvis de l’Institut du monde arabe... Un choix politique.
L’installation d’une tente sahraouie sur le parvis de l’Institut du monde arabe…  
Un choix politique.
Aurait-il été possible de voir une exposition à l’Institut du Monde Arabe consacrée depuis le 15 octobre au Maroc contemporain sans cette tente sahraouie, dessinée par un architecte et installée sur le parvis ? Non. Pourquoi ? L’exposition de cette tente est, nous explique-t-on, « l’occasion de rendre hommage au désert marocain et d’en faire un symbole de cette grande exposition ».
Un symbole ! Peu importe si le désert marocain est vaste et aurait pu être mis en avant par la région de Zagora par exemple. L’occasion était trop belle pour revisiter l’histoire marocaine, plutôt la réduire au message asséné par la propagande du Makhzen depuis bientôt 40 ans : le territoire au sud du royaume et au nord de la Mauritanie est le « Maroc saharien ». Au Maroc, on parle plutôt des provinces du Sud.

Pas de souveraineté du Maroc
sur le Sahara occidental

Problème : le « Maroc saharien » est une construction idéologique et politique qui a commencé avec l’invasion en octobre 1975 du Sahara occidental (alors espagnol), baptisée « Marche verte » par Hassan II, qui maniait déjà habilement la force de la communication.
Aujourd’hui, et depuis cinquante ans, ce territoire est considéré par la communauté internationale comme un « territoire non-autonome », dont le processus de décolonisation, depuis le départ contraint de l’Espagne en février 1976, n’est pas achevé. A ce jour, aucun pays -pas même la France- ne reconnaît officiellement une quelconque souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Mais, coûte que coûte, il faut, constamment, imposer cette vérité du pouvoir.

Des tentes… subversives

Faire de cette tente, « témoignage du Maroc saharien », « le point d’ancrage de l’exposition », n’a semble-t-il pas été questionné par les équipes du Louvre et de l’IMA. Tant pis si l’on revisite l’histoire et la culture d’un pays dont, par ailleurs, les participants à la conférence de presse tenue le 14 octobre, disent combien elles sont sources de « dialogue et de compréhension entre les peuples » (1). Drôle de paradoxe quand on connaît la situation sociale et politique dans ce vaste territoire de 270 000 km2. Récupération incroyable quand on sait qu’aujourd’hui, et depuis le grand mouvement de protestation dit de Gdeim Izik, en octobre et novembre 2010, l’installation des tentes sahraouies (les khaimas) est interdite par les autorités marocaines car jugée subversive. Les Sahraouis sont contraints à cacher un des principaux attributs, en tout cas le plus symbolique, de leur identité et de leur culture de nomade en montant leur tente comme ils peuvent sur le toit de leur maison.
 

 Un océan de tentes traditionnelles sahraouies. Le camp que les Sahraouis ont nommé le « camp de la dignité ». Crédit photo : Anthony Jean TotasproD

 Le peuple sahraoui, reconnu comme tel par l’ONU à travers la place officielle accordée à son représentant, le Front polisario, mouvement indépendantiste politique et armé, est séparé. Plusieurs dizaines de milliers d’entre eux (2) vivent dans des camps de réfugiés, aidés par le Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU et par le Programme alimentaire mondial, et situés à l’extrême sud-ouest de l’Algérie, près de la ville de Tindouf.

Sponsors et opérations marketing

Plusieurs dizaines de milliers de Sahraouis vivent au Sahara occidental occupé par le Maroc. S’ils ne font pas allégeance au roi Mohamed VI, s’ils luttent et manifestent pour réclamer la tenue du référendum que l’ONU doit organiser depuis 1991, ces derniers sont, au « mieux », discriminés (3) et harcelés, au pire, tabassés et arrêtés. Un de ces militants, Hassan Elouali Aaleya, 42 ans, est décédé le 28 septembre dans un hôpital militaire faute de soins, selon l’ASDHOM, association qui mène une campagne de parrainage en faveur des prisonniers politiques et d’opinion au Maroc, soutenue par l’écrivain Gilles Perrault.
Le choix de l’Institut du Monde arabe de relayer cette vision propagandiste du Maroc contemporain est dans la droite ligne des nombreuses opérations marketing initiées et financées par le royaume, souvent à travers son office de tourisme. Il suffit de regarder la liste des sponsors qui ont mis la main au portefeuille pour se convaincre qu’il s’agit une nouvelle fois d’une action de promotion politique et économique (la France est son premier partenaire économique, le premier investisseur et le premier bailleur de fonds, à travers son Agence française pour le développement), la culture servant de faire-valoir.

Le Maroc saharien. Un livre édité grâce au financement de l'Agence du Sud.
Le Maroc saharien. Un livre édité grâce au financement de l’Agence du Sud.

Parmi ses financeurs, l’Office chérifien des phosphates, l’Agence du Sud ou Total sont étroitement liés au développement économique du Sahara occidental et, donc, à une reconnaissance, au moins officieuse, comme c’est le cas depuis des années en France, de la présence marocaine dans ce qui reste, en droit international, une colonie.
L’OCP (premier exportateur de phosphate brut et d’acide phosphorique dans le monde) y possède une de ses mines (Phosboucraâ), qui représentait en 2012 10 % du volume total extrait. L’ « Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du Sud » est le bras armé du royaume pour mener cette politique. Rien d’étonnant à ce qu’elle figure parmi les sponsors de l’IMA. Total, dont l’activité au Sahara occidental est depuis plusieurs années dénoncée par des ONG, est toujours présent, le groupe menant, au moins jusqu’à la fin de cette année, « des études géologiques et géophysiques » au sud du Sahara occidental.
« Le Maroc est un pays qui offre aujourd’hui un exemple rare de tolérance et d’ouverture », explique Jack Lang, président de l’IMA. Probablement, en défendant une vision plus nuancée de la réalité du Maroc contemporain, l’IMA aurait-il davantage contribué à cette « meilleure compréhension entre les peuples », qui, à cette occasion, sonnent comme des mots creux.

(1)Mehdi Qotbi, président de la fondation nationale des Musées du Maroc
(2)Il n’existe pas de chiffre officiel. On parle communément de 100 à 150 000 personnes.
(3)Le témoignage de l’athlète Laila Traby, qui court depuis dix ans sous les couleurs de la France, a été diffusé dans l’émission Stade 2 dimanche 5 octobre et prouve comment cette discrimination s’opère.

Pour aller plus loin à l’occasion de l’inauguration de cette exposition à Paris :
 

Grande figure : Abdellatif Laâbi, l’homme révolté



Abdellatif Laâbi par ©Ji-Elle
Informations pratiques
Quand   Jeudi 30 octobre, à 18h30
  Salle du Haut Conseil, niveau 9
Combien   Entrée libre dans la limite des places disponibles
Poète, romancier, dramaturge et traducteur marocain, Abdellatif Laâbi est né à Fès en 1942. D’abord enseignant à Rabat, il participe au développement de l’intelligentsia marocaine de gauche a travers la création de la revue Souffles traitant de culture, d’expression, ainsi que de problèmes sociaux et économiques. En 1972, date à laquelle il fonde le mouvement clandestin de gauche Ila Al Amame, il est enfermé et condamné à dix ans de prison. 
Dans Chroniques de la citadelle d'exil  (2005) il fait le récit de ses années d’enfermement. Peu après sa libération, il s’exile en France ou il continue et diversifie son œuvre. Abdellatif Laâbi s’adonne alors au théâtre, à la poésie, au roman et à l’essai. Auteur des œuvres Le soleil se meurt (1992), Le Spleen de Casablanca (1996), Poèmes périssables (2000), Mon cher double (2007) et Tribulations d'un rêveur attitré (2008) aux éditions La Différence, il reçoit le prix Goncourt de la poésie en 2009 pour l’ensemble de son œuvre. En 2011, l’Académie Française lui décerne le Grand Prix de la francophonie. 
L’œuvre d’Abdellatif Laâbi, teintée de révolte, promeut l’engagement artistique et intellectuel comme moyen de lutter contre les injustices.

Avec :
Jacques Alessandra, auteur, entre autres, des essais Abdellatif Laâbi, traversée de l’œuvre (La Différence, 2008) et  Abdellatif Laâbi, La Fierté d'être homme (Espace Magh, 2011) ;
Jean-Luc Wauthier, poète, essayiste et critique, il a récemment publié Les tablettes d’Oxford (éd. Meo, 2013) ;
Kenza Sefrioui, journaliste et critique, auteur de La revue Souffles (1966-1973) : espoirs de révolution culturelle au Maroc (2011).
Clôture par un concert musical
Chant : Naziha Meftah
Luth: Driss El Maloumi

mercredi 15 octobre 2014

France Inter Maroc contemporain à l'IMA


Ibtissame Betty Lachgar

Je vous donne RDV ce soir, en direct de l'IMA, 21h dans l'émission A'Live, sur France Inter, animée par Pascale Clark, avec Nadia Lamlili et Ghali Bensouda et ce, en marge de la grande manifestation "Maroc Contemporain"
Ce soir, paroles de marocains à l'occasion de la manifestation pluridisciplinaire "Maroc Contemporain" du 15 octobre au 25 janvier à l'Institut du Monde Arabe. Militants,...
franceinter.fr

IMA le 12 octobre débat : « Les Droits de l’Homme au Maroc »

Compte rendu et remarques à propos du débat organisé à l’IMA le 12 octobre sous le thème :
« Les Droits de l’Homme au Maroc »

 
Comme prévu, la conférence organisée par l'Institut du Monde Arabe (IMA) en partenariat avec le CNDH s'est tenue dimanche 12 octobre 2014 à 15h en présence de Driss El Yazami (CNDH), Michel Tubiana (REMDH) et Karim Lahidji (FIDH)

Des membres de l’AMDH-Paris étaient présents à l'entrée de l'IMA pour distribuer son dernier communiqué dénonçant la répression et les interdictions qui s'abattent sur l'AMDH en particulier et les organisations des droits humains en général. Nous tenons à préciser, que M. El Yazami, lui-même, a bien reçu ce communiqué ainsi que le président de l'IMA (M. Jack Lang), M. Tubiana, M. Lahidji, et aussi les responsables de l'ambassade du Maroc qui étaient présents au débat.

Au début de la conférence, un militant a interrompu le débat pour exiger la libération des prisonniers politiques au Maroc. Le débat a ensuite repris son cours.

Environ 150 personnes étaient présentes. Comme à son habitude, M. El Yazami a fait l’éloge des "avancées" que connait le Maroc en matière de droits humains, minimisant ainsi les violations, notamment en ce qui concerne les interdictions des activités des ONG, la liberté de manifestation, la liberté de presse, la torture, la situation de la femme...etc. Quant aux représentants du REMDH et de la FIDH, tout en dénonçant les violations aux droits humains que connait encore le Maroc, notamment les dernières interdictions (évoquées notamment par M. Lahidji) ils ont « saluées » plusieurs « avancées. »

Quant aux interventions de la salle, elles allaient, sans exception, dans un seul sens : dénoncer les violations des droits humains que connait le Maroc, notamment la torture, les interdictions des activités d’ONG, la situation des migrants subsahariens, le cas des prisonniers sahraouis…etc.

M. El Yazami a esquivé les questions « gênantes » notamment les interdictions des activités des associations de droits humains, le phénomène de la torture au Maroc et la question de l’impunité. Il a même menti sur certains cas, comme le fait de ne pas connaitre le cas du boxeur marocain Zakaria Moumni, qui a fait un témoignage poignant sur la torture qu’il a subi en accusant directement Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi et Abdellatif Hammouchi, le chef de la DGST marocaine. Zakaria Moumni n’a pas omis de remercier les ONG marocaines (dont l’AMDH et l’ASDHOM) et internationales pour leur soutien.


Les organisateurs ont dû arrêter le débat au bout de 7 interventions sous prétexte qu’ils devaient libérer la salle à 16h50 alors que le débat a commencé à 15h20. Les personnes présentes n’étaient pas contentes de la façon avec laquelle le débat a été géré avec plusieurs monologues de M. El Yazami face à de rares interventions de la salle.

Voilà ce que nous voulions dire à M. El Yazami, entre autres :

1- La question de l'impunité de sécuritaires responsables d'exactions de droits humains, voire de leur promotion : alors que même l'IER parlait de gouvernance sécuritaire au Maroc rien n'est fait concrètement pour que ceux qui tabassent des manifestants, torturent des activistes ou ont joué un rôle dans les années de plomb puissent être jugés ou au moins démis de leur hauts postes dans la fonction publique. M. Tubiana a lui-même rappelé les différents courriers qu’il a adressé au ministère de l'intérieur pour avoir la liste des sanctions infligés aux agents ayant commis des infractions aux droits humains. Ces courriers sont restés sans réponse malgré son insistance.

2- La question des chiffres avancés par M. El Yazami sans une analyse fine. 
El Yazami parle de 15000 manifestations au Maroc sans situer sur quelle année (est-ce que c'est durant 2011-2012 ?) quels types de manifs n’ont pas été réprimés ? N’y a-t-il pas plutôt un ciblage systématique d’organisations ou mouvements comme : AMDH, ANDCM, 20 février, etc. ? Cibler les opposants et optimiser le travail de répression semble être la voie privilégiée par le ministère de l'intérieur.
Faut-il rappeler à M. El Yazami que le rapporteur spécial de l’ONU, M. Mendez a dénoncé « l’usage de la torture est systématique au Maroc pour les cas impliquant des manifestants anti-gouvernementaux et ceux qui sont accusés de terrorisme. »

3- L'introduction au débat à savoir l'Etat des droits de l'Homme au Maroc après les bouleversements politiques dans les pays voisins n'a pas été traité, aucune mention au mouvement du 20 février, sorti pour les mêmes revendications à ce moment-là, liberté, dignité et justice sociale, aucune mention aux prisonniers politiques de ce mouvement qui croupissent en prison, et la répression qui s'abat contre eux.

4- Lorsque El Yazami parle du rôle exemplaire des politiques publiques pour la promotion des DH au Maroc (création de l'IER, puis CNDH, code de la famille, etc.) il oublie de signaler le rôle que joue la société civile et notamment l'AMDH qui constitue un cas intéressant dans la région. L’AMDH est, par exemple, une association de promotion des droits humains qui ne s'inscrit pas dans une action exclusivement élitiste mais plutôt de masse. Elle regroupe plus de 14000 membres répartis dans plus de 97 villes et villages du pays et à l’étranger (Bruxelles, Lille, Paris et Madrid). Elle a également joué un rôle important dans la création du collectif des associations de droits humains (pour combiner les efforts de la société civile) et dans le soutien au mouvement démocrate du 20 février.

5- Nous voulions également signaler quelques erreurs factuelles de M. El Yazami notamment le fait qu'il dise que les activistes sont souvent dans hors-la-loi puisque les manifestations doivent être déclarés. M. El Yazami oublie de signaler que les Sit-in, qui sont le plus souvent organisés, n'ont pas besoin de déclaration (seules les marches qui risquent de bloquer la route doivent être déclarées).

6- Lorsqu’il a été confronté au cas emblématique de torture de M. Zakaria Moumni, M. El Yazami s’est lui-même contredit et s’est emmêlé les pinceaux lorsqu’il a, de prime abord, déclaré ne pas connaître son dossier alors qu’il a souligné avoir reçu Mme Moumni à deux reprises avant de se rétracter et de dire qu’il a surtout échangé des emails avec elle.

7- M. El Yazami a mentionné le statut avancé octroyé par l'union européenne comme une avancée des droits humains, ce statut a été octroyé au Maroc, non pour l'évolution de la situation des droits humains mais pour l'intégration progressive du Maroc dans le marché de l'Union Européenne. Par ailleurs, nous savons tou(te)s ce que cela implique davantage sur la condition et les droits des travailleurs-euses ainsi que la prédation des richesses des populations.

8- Sur la dignité des citoyens marocains : lors d’un débat télévisé après le début des manifestations du 20 février, M. El Yazami avait déclaré que les protocoles médiévaux qui sont pratiqués lors des cérémonies royales officielles vont bientôt disparaître. Les cérémonies moyenâgeuses de la Bay’a, diffusées à la télévision publique, où des responsables politiques et administratifs se plient en deux et se prosternent au passage du convoi royal se poursuivent (la vidéo qui date de juillet 2014 est sans commentaire).

Enfin, nous voudrions préciser à M. El Yazami qu'il a été écouté longuement par les militant-e-s du mouvement du 20 février, de l'AMDH, de l'ASDHOM et la majorité de la présence. Cependant, les autorités marocaines n'hésitent pas à intervenir même en France pour interdire, lorsqu’ils le peuvent, certaines activités où des militants de droits humains sont invités (exemple de l’annulation à la dernière minute de la conférence de Khadija Ryadi à la CIUP). Dans d’autres situations ce sont des zélés du statuquo au Maroc (baltagis) qui sont envoyés pour empêcher les conférences de se dérouler. Cela bien sur sans parler des interdictions au Maroc que notre communiqué a détaillé.

Le bureau de l’AMDH-Paris/IDF.
Paris, le 14/10/2014

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samedi 15 décembre 2012

ANFGOU, Moyen Atlas : Adresses, emails, numéros de téléphone, lieux pour déposer les dons

Informations collectées sur facebook

CONCERNANT LES VIREMENTS EN ESPÈCES VOICI LES COORDONNÉES :

IBAN: BE08377030707813 BIC Code: BBRUBEBB Communication: S.o.s Anfgou.

Le compte est en Belgique.
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Par  Mohammed Belmaïzi
Avec vous mes ami-es! Il faut tout faire pour que la collecte arrive en bonnes mains. 
Nous avons malheureusement l'expérience du séisme de l'Hoceima, où les maigres butins ramassés, avec de l'argent, ont été égarés dans les poches des prédateurs, y compris le Makhzen...*
Je sais et j'espère que vous êtes à même de cerner profondément cette action. Je vous souhaite un franc succès, mes ami-es, mes héros à moi!

* Il a fallu attendre plusieurs jours que le roi vienne distribuer de ses propres mains les fruits- ou une partie- de la collecte !


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MAROC :Campagne organisée par le collectif pour ANFGOU et l’association IMA.

Mission : Collecter des dons sous forme : d’espèces, de fournitures, de services, de matériel ou d’autres biens (habits, médicaments...) au profit d’Anfgou, village du Moyen-Atlas ( MAROC )

Objectif : améliorer les conditions de vie précaire d’une population vulnérable ( MALADIE, FROID EXTREME EN HIVER, MALNUTRITION, ENCLAVEMENT)

Donnez selon vos moyens.

Nous attendons de chacun un geste 5, 10, 20, 30 ...100.... Euros... OU dons en nature de tous genre

Pour faire un don, veuillez prendre contact avec :

Rachid 0033(0)6.28.95.76.18/

Fouad 0033(0)6.69.96.80.75/

Hanane 0033(0)6.11.45.78.38/

Sofia 0033(0)6.18.44.88.09.

e-mail : missionhumanitaireanfgou@yahoo.fr 
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Au Maroc vous pouvez le faire directement vers le compte de l'Association Amghar , Par RIB :
225 380 0057088766510 111 08 (Crédit Agricole)
Par Chèque : Chèque libellé à l’ordre de l’Association Amghar pour la Culture et le Développement, rue n 1, n 245, Quartier Mchchifsan, Khénifra 54000.

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PARIS :  ACAL : Opération 29 décembre 2012 

http://youtu.be/Jmss1XOjmLk

Un appel pour toutes celles et tous ceux qui veulent aider, points de centralisation des aides Paris –Toulouse – Rabat – Khénifera, transport et acheminement depuis Paris jusqu’à Anfgou.
 Date limite de l’envoi et de dépôt le 20 décembre 2012.
 Les aides arriveront à Anfgou le dimanche 23/12/2012. 

Natures des dons : Vêtements chauds et couvertures (propres et en bon état) éventuellement des dons pour acheter des denrées alimentaires sur place. 

Contact : L’association ACAL
40 rue de Cévennes 75015 Paris
Mail : acal.association@orange.fr
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  Par Rita La Rebelle
Bruxelles,URGENT URGENT URGENT 
pour Anfgou et d'autres villages dans la détresse
Bruxelles Arbai Mohamed 0493 032 572 et Nya Hamou sur facebook
Communiqué urgent urgent :
 Un compte est crée a Bruxelles pour la récolte de fond, les vêtements arrivent demain a Casablanca une première caravane décolle du sud. On a besoin de vos dons, même 1 euro fera l'affaire. 
Solidarisons nous svp le temps presse .Contactez 
Abdelqader Bagari au Maroc,  
-  Soufiane Boujnane en France, 
-   Mohamed Arbain et Niya Hammou à Bruxelles.                (Arbai Mohamed 0493 032 572)

Tout sera transparent, n'oublions pas les efforts de Rita La Rebelle que vous pouvez contacter aussi.
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samedi 8 décembre 2012

URGENCE SOLIDARITE ANFGOU ! Des appels à dons à Paris, Bruxelles, Khénifra, Rabat

 
  • La Kabylie s'indigne de l'indifférence générale face au drame d'Anfgou

    05/12/2012 -

    PARIS (SIWEL) — Dans une déclaration rendue publique, le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie s'indigne de l'indifférence générale face à la mort de dizaines de personnes dans la région Amazighe du Haut-Atlas marocain où les villages « souffrent du froid et sont scandaleusement réduits à compter leurs morts dans le silence, très loin de l’effervescence sélective des grandes associations humanitaires »



    Fillette du village d'Anefgou se protégeant du froid avec des sacs de poubelle. PH/DR
    Fillette du village d'Anefgou se protégeant du froid avec des sacs de poubelle. PH/DR
    Le mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK) nous a fait parvenir cette déclaration relative au drame qui se passe chaque année dans la région du Haut-Atlas (Amazighs du Maroc) et plus particulièrement dans la localité d'Anefgou et ses environs.
    Le MAK appelle « l’ensemble des amazighs et des personnes éprises de justice et d’équité à la solidarité », « Une de nos plus belles valeurs ancestrales.»

    Ci-dessous la déclaration du mouvement autonomiste kabyle suivi de l'appel à solidarité du Collectif pour ANFGOU et de l’association IMA.L

    Campagne mission humanitaire pour ANFGOU : http://youtu.be/PZTjd_SSPMs

    TIMANIT I TMURT N YIQVAYLIYEN
       MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE

    Loin de l’effervescence sélective des grandes associations humanitaires, à Anefgou ont meurt en silence

    Comme en Kabylie lors des intempéries de l’an dernier, les amazighs des villages reculés du Haut Atlas vivent, chaque hiver, un véritable calvaire. En 2006, à Anefgou, l’hiver a tué 37 personnes, essentiellement des nourrissons, morts de froid, de faim et d’absence d’infrastructures médicales. Les routes menant à ces villages perchés à plus de 1600 mètres d’altitude, sont, faute de routes, inaccessibles, isolant ainsi davantage les populations les plus fragiles livrées à une mort certaine.

    Pendant que les habitants mourraient de faim et de froid, le ministre marocain de la santé s’adonnait à des calculs d’épiciers et minimisait le drame des familles, réduisant les victimes à 11 personnes, comme si c’était là un nombre insignifiant. Cette ignominie de plus nous rappelle la douloureuse exhibition du certificat de scolarité de Massinissa Guermah, accusé par le ministre Zerhouni de chômeur et de délinquant alors qu’il avait été assassiné par des criminels de la gendarmerie algérienne. Les villageois d’Anefgou, outrés d’être en plus traités de menteurs, avaient menacé de déterrer les corps pour confondre les propos mensongers du ministre marocain de la santé.

    Acculés par le tapage médiatique fait autour du drame d’Anefgou, les représentants du Makhzen ont dû se déplacer sur les lieux « en hélicoptère » pour réitérer leurs éternelles fausses promesses. Ce n’est pas pour autant que les victimes ont été évacuées, et donc sauvées, par le même moyen de transport. Dans cette région, chaque année, des jeunes femmes, sur le point de mettre au monde leurs enfants, meurent sur le dos du mulet qui les mène au dispensaire le plus proche. Dans cette région, il n’y a ni école, ni médecin. Il y a, à peine, un infirmier pour 4.300 habitants et le centre de santé le plus proche est à plus de 65 km.

    Les diverses commissions du Makhzen, mises en en place pour les besoins des médias, n’ont bien entendu rien changé à la situation des amazighs du Haut-Atlas. Six ans après le drame d’Anefgou de 2006, il n’y a toujours pas de centres de santé et toujours pas de routes alors que la région nécessite un désenclavent urgent. 

    Le plus grave est que, sous prétexte de protéger l’environnement d’une déforestation de la région, les villageois, qui n’ont que le bois de leurs forêts pour se chauffer, n’ont pas le droit de s’y approvisionner sous peine de fortes amendes : c’est là une condamnation à mort qui ne dit pas son nom ; d’autant plus que l’on est en droit de se demander qui sont les responsables de cette déforestation ? Certainement pas les sociétés rurales qui ont toujours su vivre en harmonie avec leur environnement sans jamais lui nuire.

    Anefgou est loin d’être une exception, beaucoup de villages, comme Tounfit et bien d’autres, souffrent du froid et sont scandaleusement réduits à compter leurs morts dans le silence, très loin de l’effervescence sélective des grandes associations humanitaires. Ni la Croix Rouge Internationale ni le Croissant Rouge Marocain n’ont trouvé utile de venir en aide à ces populations.

    Aussi, pendant que le Makhzen, premier responsable de ce drame, ignore royalement les régions amazighes du Haut Atlas, la solidarité citoyenne reprend ses droits ancestraux et s’organise pour parer à l’abandon criminel de l’Etat raciste du Maroc.

    La Kabylie, qui ne peut rester indifférente face au drame récurent que vivent ses frères amazighs du Haut-Atlas, condamne, par la voix du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie, l’irresponsabilité et l’apartheid anti-amazigh du Makhzen, et appelle l’ensemble des amazighs et des personnes éprises de justice et d’équité à la solidarité avec la communauté Amazighe du Haut-Atlas. (Voir l’appel à solidarité pour Anefgou)

    Par ailleurs, le MAK interpelle la communauté internationale sur l’injustice d’une aide humanitaire sélective et l’invite à adopter une position digne et responsable en venant au secours des sinistrés et à dénoncer l’attitude criminelle du Makhzen envers les Amazighs

    Ces situations dramatiques dans lesquelles sont confinés les peuples Amazighs nous confortent dans la conviction que seule la prise en charge de leur destin est en mesure de garantir aux peuples amazighs la liberté, la prospérité et la sécurité.

    Pour le MAK,
    Yasmina Oubouzar, Porte-parole à l’étranger

    P.-S.
    Voici l’appel à solidarité, mobilisons-nous. La solidarité et l’entraide sont l’une de nos plus belles valeurs ancestrales.

    Campagne organisée par le collectif pour ANFGOU et l’association IMA.

    Mission : Collecter des dons sous forme : d’espèces, de fournitures, de services, de matériel ou d’autres biens (habits, médicaments...) au profit d’Anfgou, village du Moyen-Atlas ( MAROC )

    Objectif : améliorer les conditions de vie précaire d’une population vulnérable ( MALADIE, FROID EXTREME EN HIVER, MALNUTRITION, ENCLAVEMENT)

    Donnez selon vos moyens.

    Nous attendons de chacun un geste 5, 10, 20, 30 ...100.... Euros... OU dons en nature de tous genre

    Pour faire un don, veuillez prendre contact avec :

    Rachid 0033(0)6.28.95.76.18/

    Fouad 0033(0)6.69.96.80.75/

    Hanane 0033(0)6.11.45.78.38/

    Sofia 0033(0)6.18.44.88.09.

    e-mail : missionhumanitaireanfgou@yahoo.fr 
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    FRANCE : Lancement de l’urgente compagne humanitaire « Anfgou- Opération Eminente »!! 

Lancement de l’urgente compagne humanitaire « Anfgou- Opération Eminente »!! Un appel pour toutes celles et tous ceux qui veulent aider, points de centralisation des aides Paris –Toulouse – Rabat – Khénifera, transport et acheminement depuis Paris jusqu’à Anfgou. Date limite de l’envoi et de dépôt le 20 décembre 2012. Les aides arriveront à Anfgou le dimanche 23/12/2012. 
Natures des dons : Vêtements chauds et couvertures (propres et en bon état) éventuellement des dons pour acheter des denrées alimentaires sur place.  
Contact :
L’association ACAL 
40 rue de cevennes 75015 Paris 
Mail : acal.association@orange.fr
Un appel pour toutes celles et tous ceux qui veulent aider, points de centralisation des aides Paris –Toulouse – Rabat – Khénifera, transport et acheminement depuis Paris jusqu’à Anfgou.
 Date limite de l’envoi et de dépôt le 20 décembre 2012.
 Les aides arriveront à Anfgou le dimanche 23/12/2012.
Natures des dons : Vêtements chauds et couvertures (propres et en bon état) éventuellement des dons pour acheter des denrées alimentaires sur place. 

Contact : L’association ACAL
40 rue de cevennes 75015 Paris
Mail : acal.association@orange.fr
  • Au Maroc vous pouvez le faire directement vers le compte de l'Association Amghar , Par RIB :
    225 380 0057088766510 111 08 (Crédit Agricole)
    Par Chèque : Chèque libellé à l’ordre de l’Association Amghar pour la Culture et le Développement, rue n 1, n 245, Quartier Mchchifsan, Khénifra 54000.

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    BELGIQUE : Appel à la solidarité avec les Marocains du petit village de Anfgou
    Appel à la solidarité avec les Marocains du petit village de Anfgou délaissé et oublié ou chaque année l'hiver est rude et cause parfois des morts.
     
    Ce samedi 8 et dimanche 9 novembre 2012 nous organisons à Bruxelles une récolte de vêtements, médicaments, produits d’hygiène, matériels scolaires, denrées alimentaires non périssables...
    Toutes aides et participations sont les bienvenues
    Plus d'info: 0493/032.572
    Appel à la solidarité avec les Marocains du petit village de Anfgou délaissé et oublié ou chaque année l'hiver est rude et cause parfois des morts.
Ce samedi 8 et dimanche 9 novembre 2012 nous organisons à Bruxelles une récolte de vétements, médicaments, produits d'hygiénes, matériels scolaires, denrées alimentaires...
Toutes aides et participations sont la bienvenue
Plus d'info: 0493/032.572
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    Avec vous mes ami-es! Il faut tout faire pour que la collecte arrive en bonnes mains. 
    Nous avons malheureusement l'expérience du séisme de l'Hoceima, où les maigres butins ramassés, avec de l'argent, ont été égarés dans les poches des prédateurs, y compris le Makhzen... 
    Je sais et j'espère que vous êtes à même de cerner profondément cette action. Je vous souhaite un franc succès, mes ami-es, mes héros à moi!