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samedi 3 janvier 2015
dimanche 14 juillet 2013
Drame de la cèdraie du Moyen Atlas, conflits entre survie d'une population marginalisée et mafia des corrompus
Par Aziz Akkaoui , 11/7/2013
Khénifra : la marche populaire des citoyennes et citoyens de la tribu "AIT AMOU AISSA"
Suite au décès d'un des leurs "tué" par les gardes forestiers, la question est : pourquoi la mobilisation des FAR dans une marche pacifique non armée ? en tout cas les photos sont là, ce sont des véhicules des FAR. (forces armée royales) . Les responsables ont- il peur à ce point ???
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Khénifra : Des gardes forestiers accusés d'avoir tué par balle un jeune père de famille
Par Adam Sfali - Slate- Lemag -
PHs tazamondenews.com
Lemag : Les habitants de la commune rurale d’Ait Ammou Aissa, à 24 km de la ville de Khénifra, dans le moyen Atlas, s’est massée devant le siège de la préfecture de la ville, pour y manifester leur colère.
En effet, l’un d’eux, un jeune homme de 24 ans, père de famille, a été abattu par balle, accusés de cela, des gardes forestiers.
La victime, père d’une petite fille et dont l’épouse était enceinte d‘un deuxième enfant, s’était introduit, selon des sources médiatiques sur place, dans la foret protégée d’Ajdir, pour y couper du bois.
Détecté, il lui sera donné la chasse, par les gardes forestiers, ces derniers finiront par lui tirer dessus avec leur armes de services, mettant ainsi fin à ses jours.
Les mêmes sources ont indiqué, que le Sit In des Ait Ammou Aissa, a été dispersé par la force, par les forces de police.
En effet, l’un d’eux, un jeune homme de 24 ans, père de famille, a été abattu par balle, accusés de cela, des gardes forestiers.
La victime, père d’une petite fille et dont l’épouse était enceinte d‘un deuxième enfant, s’était introduit, selon des sources médiatiques sur place, dans la foret protégée d’Ajdir, pour y couper du bois.
Détecté, il lui sera donné la chasse, par les gardes forestiers, ces derniers finiront par lui tirer dessus avec leur armes de services, mettant ainsi fin à ses jours.
Les mêmes sources ont indiqué, que le Sit In des Ait Ammou Aissa, a été dispersé par la force, par les forces de police.
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Les deuils de la cédraie
Par O.A., 12/7/2013
La loi est claire. La coupe non autorisée et non réglementée de cèdre est interdite. Ce qui n’empêche pas les mafias des cèdres de sévir en profitant de toutes les failles possibles pour ce faire.
D’un autre coté, beaucoup de bonnes volontés parmi les agents des eaux et forêt font de leur mieux pour remédier à ça et pour faire leur travail par rapport à ce sujet : Réglementer et contrôler l’exploitation, tout en essayant d’optimiser au mieux le programme de reboisement national qui n’a d’autre objectif que celui de viabiliser la régénération de la cédraie.
Ce que vous ne savez peut être pas, c’est que souvent, quand les agents du HCEFLCD s’interposent ou essayent de stopper des opérations d’abatage clandestin, ça tourne au vinaigre.
Les délinquants, qui le plus souvent font leurs délits la nuit, sont armés d’armes blanches et parfois de fusils artisanaux meurtriers, ce qui dans la grande majorité des cas rend la confrontation sanglante, avec des victimes d’un coté ou de l’autre. Plusieurs cas et histoires peuvent témoigner que des dégâts de guerre et parfois des morts sont le résultat de ces confrontations nocturnes qui se passent sous les sons de scieuses à gazole et des armes à feu.
Le problème est très complexe.
Le cèdre constitue l’une des rares « ressources » conséquentes de la région pour les tribus qui vivent dans la forêt. Depuis la nuit des temps, ce fut une source de revenus garantis et accessibles à ces familles qui n’ont d’autres activités lucratives et/ou de subsistance que l’élevage ou la chasse. La culture des champs étant difficile voire par endroit impossible, abattre un arbre et le vendre est une option qui a toujours été pratiquée en moment de nécessité.
Ces dernières décennies la donnée a changé. La forêt qui appartenait aux tribus qui y vivaient, et depuis devenu une « chasse gardée » gérée et administrée par une structure étatique, qui entre autres, et devenue l’autorité concernée par la gestion de l’exploitation de la cédraie et de sa sauvegarde.
Et comme dans n’importe quelle autre administration, la corruption, et le détournement des ressources ne sont jamais à exclure complètement. Des cas pareil ont été constatées et parfois les responsables ont été jugés et écroué. Parfois aussi, l’impunité et l’injustice n’ont pas pu être évitées.
Bien sur, l’essentiel du personnel et agents des eaux et foret, sont des personnes honnêtes qui font tant bien que mal leur travail, vu qu’ils sont conditionnés par les moyens qu’ils ont pour le faire.
Ces agents travaillent dans l’optique qui veut que la cédraie appartient à tous les Marocains, et que gérer son exploitation comme sa conservation est une responsabilité par rapport à toute une nation, (voire le monde entier) et pas seulement à quelques tribus locales.
Seulement pour pouvoir faire ce travail efficacement, ces tribus devraient théoriquement avoir les mêmes égards qu’ont tous leurs concitoyens et donc vivre dans un degré de décence qui leur éviterait de recourir au braconnage. Mais comme on peut facilement le constater, à part un programme de maigres dédommagements annuels des tribus par rapport à la fermeture de « zones en processus de régénération » aux troupeaux des éleveurs, ainsi que quelque programme de production et de valorisation des produits de terroirs (couscous aux herbes, produits d’artisanats..) rien n’est vraiment fait pour empêcher que cette population fragilisée puisse être hors du besoin et donc loin de l’urgence de devoir faire du trafic et de l’abatage clandestin pour survivre…
Troisième aspect de cette situation, c’est que les ressources n’augmentent pas. Bien au contraire. A l’heure ou les tribus qui vivent dans la cédraie, ont des populations de plus en plus nombreuses, le cèdre lui se fait de plus en plus rare ou alors de plus en plus malade.
C’est pourquoi il n’est pas surprenant de le voir rejoindre la liste rouge des espèces « en danger » dans le dernier rapport 2013 de l’UICN.
L’horreur serait qu’un jour cette cédraie arrive à un point ou toute régénération viable soit impossible.et ce point de non retour, on l’atteindra très bientôt si rien n’est fait.
Car pour l’instant, dans la situation actuelle, le forestier est entre le marteau et l’enclume.
Le marteau de sa mission de travailler sur la pérennisation de la cédraie, et l’enclume de ne pas devoir ignorer les réalités sociales de ces délinquants qui agissant contre la loi, mais perpétuent une tradition qui n’a pas toujours été illégale, de jouir de la richesse de cette foret, qui est un peu la terre de leurs ancêtres et celle de leurs enfants.
Quatrième aspect, les autres membres « externes » des mafias. Ceux la, sont les plus malins et les plus enrichis de cette situation.
Ils impliquent des jeunes délinquants appartenant aux tribus locaux pour commanditer des abatages clandestin, ou les abatteurs reçoivent s’ils réussissent leurs mission, leurs part en cash la nuit même. Souvent la somme d’argent qu’il gagne est vraiment dérisoire par rapport aux gains finaux que l’arbre abattu générera un fois au bout de la chaine.
Seulement, quand ça tourne mal, c’est les délinquants qui se trouvent dans une guerre ou chacun pense d’abord à se protéger et malheureusement, un autre de ces « incident » a eu lieu à Khenifra hier.
La patrouille des agents des eaux et forets a tué, (la nuit alors qu’ils avaient engagé le combat contre un groupe de délinquants) à coups de fusil, un homme de la tribu des ait Amou Laissa. Marié et père d’un enfant en bas âge, il laissera derrière lui une femme enceinte.
Selon des sites qui ont relayé l’information, et suite à ce déplorable incident, -qui aurait pu d’autant bien concerner un forestier à la place du contre venant- « une manifestation a été organisée devant le siège de la Province à Khénifra. Elle a été dispersée par les forces de l’ordre après que des éléments perturbateurs se soient mêlés aux manifestants et commis des actes de violence. »
Il faut aussi comprendre cette grogne.
Ces populations, « propriétaires historiques de ces forêts », voient depuis le protectorat défiler des dizaines de camions chargés du précieux bois de cèdre, alors qu’elles sont pour la plupart réduites à acheter de la tôle ondulée ou du plastique pour se protéger du froid glacial des hivers neigeux au Moyen Atlas.
Des solutions doivent être trouvées afin que les populations de la région puissent profiter un peu plus des rentrées importantes qu’engendre l’aspect « exploitation » de la forêt par les autorités concernées.
Car ce que ces gens -qui pour la plupart sont dans une situation très précaire, se posent comme questions, c’est surtout par rapport aux communes qui engloutissent un grande part des recettes: où va l’argent des recettes des ventes des coupes forestières? Pourquoi les infrastructures manquent alors que ces communes sont riches? Où sont les pouvoirs publics de tutelle et autre organismes sensés contrôler les dépenses publiques? Pourquoi les requêtes adressées à ce sujet aux responsables concernés n’aboutissent pas? Autant de questions qui expliquent le malaise social et le risque d’explosion populaire comme celle qu’on a vue hier à Khénifra. »
Pour contrer le problème de l’abattage clandestin des cèdres, il est possible d’agir sur cinq grands axes:
1- Donner les moyens qu’il faut aux habitants des cédraies de ne pas avoir recours à l’abattage pour survivre (les habitants protègent leur environnement des braconniers mais n’ont pas de choix de braconner eux même quand ils sont dans l’urgence du besoin, c’est pourquoi les mafias parient sur leurs détresse pour se couvrir en recrutant et utilisant les jeunes et moins jeunes hommes afin de réaliser leurs razzias dans les forêts. Il faut que l’état arrête d’ignorer ses populations, il est impératif : d’aider ses gens a éduquer leurs enfants (internats et prises en charge de scolarisation), de leurs garantir un minimum de soins médicaux (caravanes itinérantes ou petits dispensaires de forets), et aussi leur garantir des activités génératrices de revenus…)
2- Renforcer les effectifs, améliorer les conditions et donner les moyens aux responsables et agents des eaux et forets pour mieux agir et intervenir spontanément (surtout la nuit quand ils sont informé d’un abattage en cour): matériel, moyens de transports adéquat, dispositifs de vision nocturne…)
3- Renforcer et sensibiliser les gendarmes et agents de la route pour mieux contrôler les véhicules susceptibles de transporter le bois coupé clandestinement. Au delà des périmètres forestiers.
4- Faire des enquêtes sur les sociétés et lobbies qui achètent ce bois clandestinement abattu. Et créent donc la demande qui encourage les mafias à continuer à exploiter nos ressources.
5- Appliquer les lois en vigueurs (les lois existent mais ne sont malheureusement pas appliqués automatiquement) et arrêter de couvrir ou de fermer les yeux sur la corruption et l’impunité que certain semblent prendre pour normal acquis.
Si aucun programme global et bien financé ne se met en place en haut lieu pour couvrir les lacunes de chaque aspect de la problématique, alors la situation risque de devenir encore plus difficile, voire catastrophique.
Le forestier entre le marteau et l’enclume aura plus de difficultés à faire son devoir, les tribus quand à elles seront poussé jusqu’à la limite de la désobéissance civile car empêchées de perpétuer leurs tradition d’exploitation forestière « de dernier recours », et le cèdre dans tout ça, le composant même de tout un écosystème fragilisé qui protège en son sein plus de la moitié de la biodiversité du royaume, commencera à ressembler à cette poule aux œuf d’or déplumée que tout le monde convoite sans vraiment se soucier du meilleur parti à en tirer… Au pire, dans quelques années ni les forestiers ni les tribus ni nous autres Marocains lambda ne pourrons jouir de la majesté de ces arbres qui constituent le dernier rempart d’une biodiversité en danger.
O.A
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Relire : dimanche 22 août 2010 Trafic du bois de cèdre et de chêne liège au Maroc.
mardi 15 janvier 2013
Fillettes-mamans au Moyen Atlas, une misère pire que le manque de nourriture et de vêtements...
Les Mia du Moyen Atlas
Elle s’appelle Mia. Tout juste 21 ans, elle crie haut et fort à
qui veut l’entendre son dégoût pour les pratiques ô tellement communes
mais barbares dans son petit village du Moyen-Atlas.
Mia la courageuse, n’a pas peur des réprimandes, elle se dit même
prête à témoigner à visage découvert quitte « à finir au cachot, si cela
peut permettre de dénoncer la situation des jeunes filles du village ».
Mia est belle et intelligente, elle a des pensées révolutionnaires
et jure par tous les Dieux, que si ça ne tenait qu’à elle, elle ferait
mettre en prison tous les « mâles » de son bled « pourri ».
Mia n’est allé à l’école que jusqu’en CE4, mais elle a su se
construire et définir sa vision du bon et du mauvais, grâce aux nombreux
défis et expériences douloureuses qu’elle a endurés, ou dont elle a été
témoin : Tout juste 21 ans, elle a été mariée 3 fois, sa première nuit de noce date de quand elle avait 12 ans. Se marier en étant à peine pubère est chose commune par ici.
Cette jeune rebelle, nous raconte le cœur gros, la voix pleine
d’assurance et les yeux pleins de dégoût comment les vieux du village
(considérés comme les sages) se réunissent pour lire « El Fatiha » et
marier des petites filles de 12 ans à des hommes de 18 ans leurs aînés.
Elle regarde par la terrasse de chez elle et pointe du doigt trois
petites fillettes de 11 ans qui jouent en bas et nous dis « Vous voyez
celles là elles ont toutes été mariées, mais Dieu merci elles ont eu de
la chance, leurs maris ont changés d’avis avant même de consommer ».
D’autres beaucoup moins chanceuses, se retrouvent divorcées à peine
une semaine après l’union. Elles auront eu alors à endurer quelques
jours de viol quotidien, avant que leurs chers et tendres ne décident
qu’ils n’en veulent plus et les remettent aux parents. « Ici
pour avoir une relation sexuelle, on se marie pour que ce soit halal ou
légal et ensuite en un mot on divorce », nous dit Mia. Ces
derniers finissent à leur tour par les remarier tôt ou tard à un autre. Ces jeunes petites cumulent alors mariages après divorces, comme il est
le cas pour la sœur aînée de Mia (5 mariages à 23 ans), elles gagnent
alors en maturité et en âge, puis finissent par enfanter.
Dans les villages comme celui de Mia, beaucoup de ces hommes sont de
petits lâches bons à rien, qui se la coulent douce toute la journée en
sirotant leur verre de thé, pendant que les femmes et les filles, font
tout le sale boulot (ranger, nettoyer, cuisiner, couper et transporter
le bois, emmener le bétail paitre par -5 degrés). Quand l’une d’elles
finit par tomber enceinte de son énième mari (à tout juste 23 ans, la
sœur de Mia est maman d’une petite de 8 ans, je vous laisse faire le
compte), il l’accompagne souvent jusqu’à l’accouchement, puis annonce
qu’il doit travailler en ville pour récolter de l’argent. S’en suit
alors de longs mois voire années d’absence, laissant sa victime à la
charge de ses parents honteux de leur fille répudiée, et d’un enfant
sans état civil inexistant aux yeux de tous.
Revenons à présent à celle pour qui l’enfance tourne rapidement au
drame : Quand on a marié Mia pour la première fois à 12 ans, on lui a
proposé la pilule (ici on en distribue gratuitement en espérant réduire
les naissances), Mia s’est alors mis un point d’honneur à la prendre
tous les jours pour ne jamais risquer de tomber enceinte. Pendant que
les autres petites, jeunes et femmes du village la prenaient une fois
par mois, faute d’en comprendre le fonctionnement, Mia elle en prenait 2
par jour, elle nous dit « deux fois vaut mieux qu’une il n’y avait pas
de risque à prendre ». Malheureusement cette détermination et cette rage
de vivre n’est pas commune toutes les fillettes vivant dans cette
région, le cerveau lobotomisé par des idées reçues sur le rôle de la
femme et de son honneur.
Mia nous montre du doigt une fois de plus, une petite maison où vit
un couple depuis leur mariage il y a un 1 an. L’homme, le tortionnaire, a
31 ans, « sa femme » victime d’une société barbare, en a 12, et
accouche dans quelques semaines de son premier enfant. Mia fait alors un
grand sourire et nous dit « pour elle ce qui est fait est fait, c’est
une femme à présent, elle a un foyer un mari, bientôt maman. Elle s’est
habituée à tout cela, elle a grandi … Vraiment! Maintenant pour toutes
les autres, il faut abolir ces mauvaises habitudes prises dans nos
villages ».
Mia nous raconte qu’il y a plusieurs petites en pleine adolescence
qui tombent enceintes dès leur mariage. Elle nous explique que ces
filles ne peuvent pas accoucher au village, elles sont alors
transportées en urgence vers la ville la plus proche pour une
césarienne. Mia passe alors son doigt sur son ventre à l’horizontale
pour désigner l’opération chirurgical, puis refait le même geste plus
bas dans l’entre-jambe en nous disant « hachakoum! Mais que voulez vous
elles sont elle même encore toutes petites! comment pourraient-elles
sortir un enfant de là sans se faire déchirer?! ».
Certaines de ses fillettes ne reviennent jamais au village, elles
meurent en route faute de temps, ou pendant l’accouchement à l’hôpital.
Leurs corps finissent par lâcher après avoir supporté une charge pour
laquelle ils n’étaient pas encore prêts.
L’ironie du sort pour ces petites, est que dans ces villages du Moyen
Atlas, le taux de scolarisation est élevé, mais les classes d’école
n’existent que pour le primaire, ensuite il faut aller faire l’internat à
2 heures de route pour accéder au collège. Seuls les garçons sont
autorisés à y aller, « on ne peu pas envoyer une petite de 12
ans loin de sa famille, et risquer qu’elle nous revienne le ventre
devant enceinte d’un inconnu. Autant arrêter l’école c’est bien plus
sûr » … Ici au moins, elle aura un « mari », me direz-vous !
Dans ces petits villages du Moyen Atlas, des filles comme Mia, sa
sœur ou sa petite voisine, on en rencontre partout, mais on en parle
jamais ou alors tout bas.
Note : Ce récit a été recueilli auprès d’une jeune habitante
d’un village du Moyen-Atlas. Nous ne préciserons pas lequel, et Mia
sera un nom d’empreint afin de préserver au mieux son identité.
vendredi 4 janvier 2013
Les bénévoles de l’opération humanitaire pour Anfgou ont toujours besoin de dons
J-10 avant l’acheminement des colis de nourriture, de
vêtements et de couvertures destinés aux habitants du village enclavé
d’Angfou perché à 1600 mètres d’altitude dans l’Atlas et aussi à
d’autres villages des environs. Depuis plusieurs jours, des centaines de
bénévoles au Maroc et dans le monde s’activent pour récolter un maximum
de dons destinés à 10 000 personnes au total pour pouvoir mieux
surmonter l’hiver.
A l’heure actuelle, 5 tonnes de farine, 2 tonnes de blé, 800 kgs de
confiture, 650 kgs de pâtes, 583 kgs de sucre, 389 kgs d’haricots
blancs, 358 kgs de riz, 126 kgs de lentille, 96 Kgs de couscous, 3200
boîtes de sardine, 620 couvertures achetées, une centaine de couvertures
provenant de particuliers et des milliers de pièces de vêtements ont
été récoltés. Sans oublier l’argent, une dizaine de milliers de dirhams
collectés du Maroc et de l’étranger pour payer les camions de transport
et acheter des couvertures et des denrées alimentaires, nous informe El
Mahdi Benabdeljalil, bénévole dans l’équipe de collecte à Casablanca.
Cependant, les bénévoles ne s’arrêtent pas là et ont toujours besoin
de plus de dons, notamment des couvertures, des vêtements, des matelas,
des sacs de couchage enfants, des aliments non périssables (farine,
lentilles, haricots blancs, riz, couscous, huile, sucre) ou encore des
médicaments de base (sérum physiologique, vaseline (pour vergetures),
sirops pour la toux, aspirine.
Si vous aussi, vous souhaitez donner et participer à l’opération, rejoignez la page Facebook Anfgou et régions, nous ne pouvons être indifférents ou contactez El Mahdi Benabdeljalil via son compte twitter @elmahdibenab
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NDLR : Si Anfgou et les autres villages marginalisés de ce Moyen Atlas glacial en hiver étaient dotés des milliards promis par le roi et des bénéfices dégagés par le commerce des cèdres qui leur est dû, cet appel urgent à des dons en nature, et surtout en argent ne serait pas urgent.. Pour cela il faudrait être dans un État de DROIT
relire :Lettre ouverte au gouvernement du Maroc
dimanche 30 décembre 2012
ANFGOU S.O.S. et les autres villages dans le froid
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Libellés :
Anfgou S.O.S.,
collectes,
Moyen Atlas
samedi 15 décembre 2012
ANFGOU, Moyen Atlas : Adresses, emails, numéros de téléphone, lieux pour déposer les dons
Informations collectées sur facebook
Par
CONCERNANT LES VIREMENTS EN ESPÈCES VOICI LES COORDONNÉES :
IBAN: BE08377030707813 BIC Code: BBRUBEBB Communication: S.o.s Anfgou.
Le compte est en Belgique.
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CONCERNANT LES VIREMENTS EN ESPÈCES VOICI LES COORDONNÉES :
IBAN: BE08377030707813 BIC Code: BBRUBEBB Communication: S.o.s Anfgou.
Le compte est en Belgique.
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IBAN: BE08377030707813 BIC Code: BBRUBEBB Communication: S.o.s Anfgou.
Le compte est en Belgique.
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Mohammed Belmaïzi
Avec
vous mes ami-es! Il faut tout faire pour que la collecte arrive en
bonnes mains.
Nous avons malheureusement l'expérience du séisme de
l'Hoceima, où les maigres butins ramassés, avec de l'argent, ont été égarés
dans les poches des prédateurs, y compris le Makhzen...*
Je sais et
j'espère que vous êtes à même de cerner profondément cette action. Je
vous souhaite un franc succès, mes ami-es, mes héros à moi!
* Il a fallu attendre plusieurs jours que le roi vienne distribuer de ses propres mains les fruits- ou une partie- de la collecte !
* Il a fallu attendre plusieurs jours que le roi vienne distribuer de ses propres mains les fruits- ou une partie- de la collecte !
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MAROC :Campagne organisée par le collectif pour ANFGOU et l’association IMA.
Mission : Collecter des dons sous forme : d’espèces, de fournitures, de services, de matériel ou d’autres biens (habits, médicaments...) au profit d’Anfgou, village du Moyen-Atlas ( MAROC )
Objectif : améliorer les conditions de vie précaire d’une population vulnérable ( MALADIE, FROID EXTREME EN HIVER, MALNUTRITION, ENCLAVEMENT)
Donnez selon vos moyens.
Nous attendons de chacun un geste 5, 10, 20, 30 ...100.... Euros... OU dons en nature de tous genre
Pour faire un don, veuillez prendre contact avec :
Rachid 0033(0)6.28.95.76.18/
Fouad 0033(0)6.69.96.80.75/
Hanane 0033(0)6.11.45.78.38/
Sofia 0033(0)6.18.44.88.09.
e-mail : missionhumanitaireanfgou@yahoo.fr
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Au Maroc vous pouvez le faire directement vers le compte de l'Association Amghar , Par RIB :
225 380 0057088766510 111 08 (Crédit Agricole)
Par Chèque : Chèque libellé à l’ordre de l’Association Amghar pour la Culture et le Développement, rue n 1, n 245, Quartier Mchchifsan, Khénifra 54000.
-----------------------------------------------------------------------------
Un appel pour toutes celles et tous ceux qui veulent aider, points
de centralisation des aides Paris
–Toulouse – Rabat – Khénifera, transport et acheminement depuis Paris
jusqu’à Anfgou.Par Chèque : Chèque libellé à l’ordre de l’Association Amghar pour la Culture et le Développement, rue n 1, n 245, Quartier Mchchifsan, Khénifra 54000.
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Date limite de l’envoi et de dépôt le 20 décembre 2012.
Les aides arriveront à Anfgou le dimanche 23/12/2012.
Natures des
dons : Vêtements chauds et couvertures (propres et en bon état)
éventuellement des dons pour acheter des denrées alimentaires sur place.
Contact : L’association ACAL
40 rue de Cévennes 75015 Paris
Mail : acal.association@orange.fr
--------------------------------------------------------------------------Contact : L’association ACAL
40 rue de Cévennes 75015 Paris
Mail : acal.association@orange.fr
Par Rita La RebelleBruxelles,URGENT URGENT URGENT
pour Anfgou et d'autres villages dans la détresse
Bruxelles Arbai Mohamed 0493 032 572 et Nya Hamou sur facebook
Communiqué urgent urgent :
Un compte est crée a Bruxelles pour la récolte
de fond, les vêtements arrivent demain a Casablanca une première
caravane décolle du sud. On a besoin de vos dons, même 1 euro fera
l'affaire. Solidarisons nous svp le temps presse .Contactez
- Abdelqader Bagari au Maroc,
- Soufiane Boujnane en France,
- Mohamed Arbain et Niya Hammou à Bruxelles. (Arbai Mohamed 0493 032 572)
Tout sera transparent, n'oublions pas les efforts de Rita La Rebelle que vous pouvez contacter aussi.
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Anfgou, non loin de Khénifra , sur la planète du Maroc inutile, malgré les promesses royales de 2008 !
Lire les promesses du souverain de 2008 :
Par Youness Sâad Alami, Publié dans L'Economiste le 06 - 05 - 2008
Les habitants du village d'Anfgou, à 200 km
de Khénifra, ne sont pas près d'oublier leurs proches morts de froid
l'an dernier. Mais, pour eux, la vie continue. Et, désormais, celle-ci
s'inscrit sous de nouveaux auspices depuis la visite du Souverain, le
week-end dernier. De grands chantiers pour structurer cette bourgade
perchée sur le Haut-Atlas ont été lancés. Route, électricité, eau
potable, écoles, dispensaires, etc… Bref, des infrastructures de base,
jusque-là absentes dans la région."Plus de 1,3 milliard de DH pour des projets de développement· Ecoles, routes, dispensaires...
Pour la petite histoire,
c'est en février 2007 qu'Anfgou est sorti de l'oubli. Le 20 décembre
2006, un message atterrit chez le gouverneur: «Regret de vous informer
du décès de 8 enfants». Quelques jours plus tard, on compte une
trentaine de victimes, mortes à cause du froid. Le 10 janvier,
L'Economiste édite un reportage- photos sur «Le monde oublié de Anfgou»
(cf. www.leconomiste.com).
Exclusives et choquantes, ces images ont montré la détresse d'un
village «du Maroc inutile». Anfgou était dénué de tout, même de
l'essentiel. Le 3 février 2007, les habitants, soit plus de 1.200
habitants, organisaient une marche de protestation avec l'espoir
d'attirer l'attention des autorités sur leur condition.
Aussitôt, une commission ministérielle s'est rendue sur place, pour
découvrir un Maroc... inconnu et privé de tout. Des projets d'un coût de
23 millions de DH avaient été, alors, lancés par la Fondation Mohammed V
pour la solidarité.
Un an après, le Roi leur rend visite et
constate de visu l'état des lieux. Les 2 et 3 mai resteront gravés dans
la mémoire du village. A cette occasion, la population a «mis les petits
plats dans les grands» pour recevoir dignement le monarque. Sans luxe
ostentatoire, mais avec simplicité et chaleur, comme savent le faire
ceux qui ont à peine le minimum pour vivre. Au passage du Roi, on lui
remet des lettres de doléances en espérant qu'elles trouveront écho.
Mais peu importe, le plus important, la contrée va connaître le
développement. De fait, trois conventions dans les domaines des
télécommunications et des infrastructures routières ont été signées
samedi dernier.
Selon Karim Ghellab, ministre de l'Equipement
et du Transport, ce programme porte sur le désenclavement total de la
région d'Anfgou en la reliant, d'une part, à Amenzi et Tounfit et,
d'autre part, à Imilchil, via une nouvelle route. Celle-ci, longue de 45
km , sera réalisée en partenariat avec la région Meknès-Tafilalet et la
direction générale des collectivités locales. A noter que le coût
d'aménagement moyen des routes d'Anfgou atteindra les 5 millions de DH
/km.
Des opérations très coûteuses en raison des terrains très
escarpés et difficiles. Les travaux seront achevés fin 2010. D'autre
part, le village d'Anfgou, au même titre que d'autres localités rurales
de la province, sera desservi en téléphonie et Internet dans le cadre du
programme d'accès généralisé aux télécommunications. Ce programme
nécessitera une enveloppe de près de 497 millions de DH. A noter que la
localité d'Anfgou a été couverte par le réseau mobile GSM en 2007.
Dans le domaine sanitaire, Anfgou sera doté d'une maison d'accouchement
tandis que le secteur de l'enseignement bénéficiera d'une enveloppe de
plus de 53 millions de DH.Reste à signaler que la mise à niveau et le
développement de la province de Khénifra, pour la période 2008-2011,
coûtera une enveloppe budgétaire globale de 1,3 milliard de DH. Des
investissements afin que les gens ne meurent plus de froid…"
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Que sont devenus les 1,3 milliards de DH ?
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Salah Elayoubi a partagé une photo de La Culture des Kabyles.
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Salah Elayoubi a partagé une photo de La Culture des Kabyles.
Au Maroc le froid continue à tuer...
Des alertes ont été lancées sur les réseaux sociaux, sur le grand
réseau social Google une Alerte-info est retransmise quotidiennement.
Et pourtant…
Aux portes de Rabat, non loin de la ville de Khenifra se trouve le petit village naufragé d’Anfgou.
Pas très loin de Rabat, et pourtant…
En cette saison où l’hiver s’installe, dans cette région où la
température avoisine les -16° vivent ou plutôt survivent près de 3000
personnes.
Des femmes, des vieillards, des enfants, des bébés…
Des bébés justement, quatre sont récemment morts de froid ! Sans
compter le bétail, que l’on ne considère pas mais qui est cependant
partie intégrale de la vie rurale.
http://youtu.be/L96uKg7_5JA
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relire :
http://www.demainonline.com/2012/12/10/victor-reviens-nous-parler-de-la-misere-en-plein-centre-dangfou/
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