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mercredi 5 mars 2014

France Inter en direct de Rabat au festival des étonnants voyageurs







Étonnants voyageurs à Rabat


France Inter a choisi d’installer son antenne à Rabat pour donner la parole aux femmes et aux hommes du monde musulman qui militent et agissent pour l’égalité des droits. Selon les pays, les situations sont diverses, ici encourageantes, ailleurs décevantes voire tragiques. Inutile de parler des révolutions arabes si l’on ne soulève pas la question cruciale de la condition des femmes.

France Inter en direct et en public avec :

 le festival Etonnants voyageurs

Maïssa Bey © Esby - wikimedia Commons - 2014
Une édition d’Étonnants Voyageurs au Maroc, parce que nous sentons tous qu’en cette Méditerranée qui fut à la naissance de tant de civilisations, dans un face à face, souvent, et un dialogue, parfois, entre Orient et Occident, se joue une part de notre avenir à tous.
Parce qu’il se pourrait bien, face au malheur, à la montée des fanatismes, qu’une Méditerranée nouvelle soit en train de naître, diverse, colorée, foisonnante et pourtant une – dont les écrivains et les artistes, aujourd’hui, tissent patiemment le visage, dans une tension créatrice qui n’oublie rien de l’histoire.
Une édition au Maroc, à Rabat et Salé, dans un pays aujourd’hui en pleine effervescence culturelle, comme le montre un récent numéro de la revue Europe dont on mesure mal à quel point il se trouve au carrefour de plusieurs mondes – ce qui en fait l’originalité, et aussi la force…
On le range un peu vite dans le « monde arabe », en ignorant que sa culture est largement berbère. À bien des égards le plus proche de l’Europe (et d’abord géographiquement) il est également au plus près de l’Afrique noire.
Extrémité de l’arc du Sud de la Méditerranée, il s’ouvre aussi sur le monde Atlantique. De là sans doute qu’il n’est pas de meilleur lieu, aujourd’hui, pour apprécier en cette zone éminemment sensible, les figures du « monde qui vient ».

Tahar Ben Jelloun © Maxppp - 2014
De n’avoir pas suffisamment pris conscience de cette diversité vient sans doute que nous connaissons mal le Maroc en France – et la littérature marocaine aujourd’hui. Alors qu’elle est extraordinairement vivante, cette littérature, dans ses langues principales, français, arabe, darija et amazigh, « vivante, diversifiée, audacieuse » comme le souligne le dossier tout juste paru de la revue Europe, soucieuse de dire au plus près la réalité marocaine, assumant désormais l’expression du « je », abordant des thématiques jusque là taboues ou rarement abordées (corps, sexualité, passé carcéral, drames de l’immigration) déployant, pour cela, toute la gamme des moyens d’expression.
Printemps arabe, le rendez-vous nécessaire
Invitation d’auteurs et d’acteurs du « printemps arabe » à Saint-Malo, lectures, expositions, projections de films : dès les premiers jours nous y avons extrêmement attentifs, en nous attachant à en déployer la complexité.
Les trois années écoulées auront eu la violence d’un séisme, traversées d’immenses espérances, et d’immenses tragédies, où l’on dirait que tout ce qui fonde « l’être ensemble », se trouve mis en question, bousculé, contesté. Nul ne peut prédire ce qu’il en adviendra, mais il est par contre certain que le monde arabe s’est mis en marche.

Jean_Marie Le Clézio © Maxppp - 2014
Une révolution culturelle : le surgissement inattendu d’une jeunesse entendant prendre toute sa place sur la scène de l’histoire, à travers des moyens d’expression nouveaux. Et si, comme toujours en ces moments de rupture, où les modes de représentation se retrouvent mis à mal (songez à ce que mai 68 fut en France, en Europe, aux États-Unis) la question de sa traduction politique reste posée, il est au moins sûr que ce qui la porte et nourrit est bien une révolution culturelle, autrement dit une révolution de la perception de soi dans son rapport au monde et une révolution dans la manière de l’exprimer. Cette effervescence était-elle perceptible dans les productions artistiques du monde arabe avant qu’elle n’éclate au grand jour ? Sous quelles formes ? Quels liens avec les cultures urbaines qui s’imposent de par le monde ? Quels liens sont à trouver avec les modes d’expression des générations précédentes ? Autant de questions dont il s’agit de débattre…
Nul pays ne pouvait mieux convenir à ces débats nécessaires, ardemment souhaités par tous les écrivains amis du festival, de Boualem Sansal à Alaa Al Aswany, d’Adellatif Laabi à J.M.G. Le Clézio ou Tahar Ben Jelloun, que le Maroc aujourd’hui. En nous attachant à leur donner la profondeur historique, philosophique, nécessaire – et c’est pourquoi ils nous paraissent nécessairement liés à une interrogation sur les enjeux méditerranéens : non seulement sur les enjeux des temps présents, mais aussi sur ce qui fonde l’identité paradoxale de notre « mère Méditerranée » tout à la fois berceau de civilisation et lieu tragique par excellence.
Lieux et acteurs du festival
Il n’était pas pensable pour nous de monter un tel événement autrement qu’en complicité avec les acteurs culturels, écrivains, artistes de Rabat-Salé, et, au delà du Maroc, pour en restituer le plus justement l’effervescence créatrice.
Seront donc de l’aventure : Kébir Ammi qui nous a accompagné tout au long de la préparation, Naïma Zitan et la troupe du théâtre de l’Aquarium, l'APELL (Association pour la Promotion de l’Édition du Livre et de la Lecture), Mohamed El Hassouni et la troupe de Théâtre Nomade de Salé (théâtre de rue), Alain Laëron et Touraya Bouabid, avec les élèves de l’Ecole Nationale du Cirque et celle des Arts Culinaires Shems’y, Yasmina Filali et la Fondation Orient-Occident (accueil et insertion des migrants subsahariens),
l’Association EAC-L’Boulevard de Casablanca (promotion et développement de la culture, particulièrement active dans le soutien aux musiques actuelles) Abdellatif Laâbi (poète), Driss El Maloumi (musicien) et Naziha Meftah (chanteuse), Aadel Essaadani, exprésident du collectif des Abattoirs de Casablanca, président des associations culturelles Racines et Arterial Network, oeuvrant pour le développement culturel au Maroc et en Afrique, Dounia Benslimane, « activiste culturelle », Amal Khizioua (conteuse, chercheuse en littératures orales et fondatrice de la Maison du Conte de Rabat), Mustapha (slameur), Moby Dick (rappeur), les membres du collectif Cinéma Guérilla, Mohamed Bariz (conteur de la place Jamâa El Fna de Marrakech), Fedwa Misk (Magazine collaboratif féminin Qandisha), Nadia Essalmi (fondatrice de la première maison d’édition jeunesse au Maroc), l’association Bouregreg, et l’association du festival du film de femmes de Salé ! Sans compter les écrivains et cinéastes dont la liste se trouve en fin de ce document.
L’événement exigeait également que les deux villes soient pleinement impliquées dans la diversité de leurs lieux de vie culturelle : espaces publics et privés, universités, établissements scolaires.
En même temps, il fallait éviter une trop grande dispersion, trouver un principe de lisibilité dans l’espace urbain : notre choix a été de privilégier les lieux situés pour l’essentiel tout au long de la ligne de tram n°1 qui relie Rabat et Salé et de faire de cette ligne elle-même un lieu d’animation, trait d’union entre les deux villes.

Le progamme du festival :
Ce festival est en partenariat avec :
émissions liées

jeudi 14 avril 2011

Manifestation nationale des diplômés chômeurs marocains

L'association nationale des Diplômés Chômeurs marocains a organisé à Rabat une rencontre  de toutes les sections de l'ANDCM, ouverte depuis 04 avril 2011.

هسبريس من الرّباط:
Wednesday, April 13, 2011
عمل معطلو الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب على اقتحام مقر المجلس الوطني لحقوق الإنسان بالرباط.. وقد تم ذلك بعد ظهيرة الثلاثاء 12أبريل ووسط كشف للمعطلين المقتحمين عن عزمهم الاعتصام بشكل مفتوح حتى الاستجابة لمطالبهم.
ذات معطلي الجمعية المذكورة كانوا قد أعلنوا اعتزامهم التصعيد خلال بلاغ عمم نهاية الأسبوع الماضي، ومن ثم فإن محيط مجلس اليزمي والصبار قد عرف إنزالا أمنيا جد مكثف في انتظار القرار المتبنى في التعامل مع المعطلين الغاضبين.
وإلى حد كتابة هذه السطور لا زال معطلو الجمعية، القادمون للعاصمة من مختلف أرجاء المغرب، معتصمين ومتشبثين بقرارهم لغاية الاستجابة لمطالبهم المعلنة تحت شعار "النضال من أجل سياسة وطنية ديمقراطية شعبية في ميدان التشغيل"، إذ يُطالب بفتح حوار للحكومة مع المكتب التنفيذي للجمعية.. وذلك على أساس المذكرة المطلبية المرفوعة سابقا مصدّرة بوجوب الاعتراف القانوني بالتنظيم.
كما يطالب المعطلون المعتصمون بمقر المجلس الوطني لحقوق الإنسان بـ "الكشف عن قبر الشهيد مصطفى الحمزاوي ومعاقبة مغتاليه، وإطلاق سراح كافة المعتقلين السياسيين مع إسقاط كافة المتابعات التي تطال مناضلي الجمعية الوطنية، واحترام الدولة للحق في الشغل مع إقرار تعويض عن البطالة لكافة أبناء الشعب المغربي بما لا يقل عن الحد الأدنى من الأجور الذي يجب رفعه".
--- En date de :
Lun 11.4.11, Andcm comité a écrit :
Objet: الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب تشل حركة المرور وسط الرباط و تعلن عزمها اقتحام مؤسسات رسمية خلال الأسبوع
À:
Date: Lundi 11 avril 2011, 18h02

 
الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب تشل حركة المرور وسط الرباط
و تعلن عزمها اقتحام مؤسسات رسمية خلال الأسبوع

    توقفت حركة السير بشكل كلي مساء اليوم الإثنين 11 أبريل 2011 لما يقارب نصف ساعة بعد احتلال معطلي و معطلات الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب لملتقى شارع الحسن الثاني و شارع جان جوريس القريب من "أوطوهول"  مما أربك حركة السير في مختلف الشوارع المؤدية إلى المكان.
    وقد انطلق معطلو و معطلات الجمعية الوطنية في حدود الساعة الرابعة و عشرين دقيقة ليحاصروا المكان في عملية أربكت حسابات قوات القمع التي وصلت متأخرة إلى الموقع بسبب عرقلة السير مصحوبة بسيارات الإسعاف، حيث أنها كانت تترصد المعطلين بباب الأحد في حالة تأهب بناء على توقعاتها الخاطئة.
   و تأتي الخطوة النضالية التي أقدمت عليها الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب في إطار البرنامج التصعيدي الذي سطره المجلس الوطني للجمعية والذي يتضمن  أشكالا أخرى من بينها عرقلة السير في عدد من المحاور إضافة إلى إعلان الجمعية أنها ستقوم باقتحام مؤسسات رسمية و

الاعتصام بداخلها خلال الأسبوع الجاري.

samedi 1 mai 2010

Maroc : CCDH, la fin des illusions

Par Ali Fkir,1/5/2010

Le Conseil Consultatif des Droits de l'Homme, l'un des appendices du régime, doit baisser le rideau en attendant que les commanditaires décident soit de changer le produit totalement périmé, soit de changer d'enseigne ou d'emballage pour leurrer pour quelque temps les non avertis.
Le vendredi 30 avril 2010, des centaines des victimes du régime se sont retrouvées à Rabat, devant la citadelle du CCDH, pour donner le coup de grâce au rejeton du makhzen et enterrer définitivement les illusions sur la "nouvelle ère".
Le FMVJ,(syndicat des victimes d'avant 1999) doit aller de l'avant et s'ouvrir sur les milliers de victimes de la "nouvelle ère" (l'après 1999).Parier sur les "bonnes intentions" des décideurs ne peut engendrer que des déceptions et causer des dédommagements moraux et psychiques chez ceux et celles qui ne voient plus loin que le bout de leur nez.
La nature profonde du régime marocain n'a pas changé d'un iota depuis des siècles, et cela malgré les opérations de maquillage auxquelles il a recours, et malgré la récupération qu'il opère au sein de l'opposition.
L'allégeance et l'assujettissement ont constitué et constituent toujours la seule référence qui détermine les rapports entre les millions de Marocain-es et les détenteurs sans partage du pouvoir.
De par sa nature antidémocratique, impopulaire et antinationale, le régime marocain ne peut en aucun cas accepter que ses pratiques, ses choix, ses décisions soient remises en cause. La "constitution marocaine" interdit, même aux "élus", de discuter le discours royal, et à tous les marocains (y compris les "élus") d'exprimer un avis critique sur les choix du monarque.
Le champs politique maroain est semé de "valeurs sacrées"
Pour arracher leurs légitimes droits, les victimes du despotisme n'ont d'autres voies que celle de la lutte unitaire, consciente et organisée